Budget de l’Etat, gestion 2018 : 2 018 milliards de francs en recettes, 2 441 milliards en dépenses

LEFASO.NET | Moussa DIALLO • mardi 28 novembre 2017 à 01h30min

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi des finances de l’Etat, gestion 2018, le 27 novembre 2017 par 87 voix pour, 21 abstentions et 13 contre. Ce budget se chiffre en recettes à 2 018 157 960 000 FCFA, et en dépenses à 2 441 317 986 000 FCFA. Le déficit qui se dégage est donc de 423 163 026 000F CFA.

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Budget de l’Etat, gestion 2018 : 2 018 milliards de francs en recettes, 2 441 milliards en dépenses

A l’issue d’une séance plénière marathon de près de huit heures (10h-18h), le 27 novembre 2017, les députés de la 7e législature ont adopté le budget de l’Etat, gestion 2018. Par cet acte, ils donnent leur quitus au gouvernement pour mettre en œuvre ses actions et activités au profit des populations burkinabè. Sur les six groupes parlementaires, seul le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a voté contre la loi de finances. L’Union pour le progrès et le changement ainsi que le groupe Paix, justice et réconciliation nationale ont jugé bon de s’abstenir. Le Mouvement du peuple pour le progrès et le groupe parlementaire Burkindlim ont naturellement donné quitus au gouvernement, tout comme le nouveau groupe parlementaire UPC-Renouveau démocratique de Daouda Simboro et ses 12 douze camarades frondeurs de l’UPC.

Simboro et ses camarades frondeurs de l’UPC ont voté « pour »

« Le groupe UPC-Renouveau démocratique a bien voté pour l’adoption de ce budget. Il est de bon ton qu’on donne à ce gouvernement la chance d’adopter et d’exécuter ce budget. Nous avons également parlé de la fronde sociale qui paralyse un peu la mise en œuvre de l’action gouvernementale. Donc, nous invitons franchement les populations à regarder d’où nous sommes venus et où nous voulons conduire ce pays-là pour donner les chances à notre pays de relancer son économie et chercher à assurer une véritable sécurité pour nos populations, pour notre territoire. C’est pourquoi, nous avons voté pour », a expliqué Daouda Simboro, le président du groupe UPC-RD. Contrairement aux autres groupes parlementaires, il n’a pas donné de consigne de vote. Mais, tous les frondeurs du parti du Lion ont voté pour. D’ailleurs, Daouda Simboro a été fortement ovationné par les élus de la majorité lors de son allocution. Pendant que les députés de l’UPC « authentique » contestait à leurs anciens collègues le droit de prendre la parole.

Au titre des recettes, le montant total prévu et avalisé par les députés est de 2 018 154 960 000 FCFA dont 1 607 977 612 FCFA de recettes fiscales et 174 217 145 000 de don. Le montant des dépenses est évalué à 2 441 317 986 000 FCFA dégageant ainsi un solde budgétaire général négatif de 423 163 026 000FCFA. Les charges courantes représentent 55,05% du montant total des recettes tandis que les dépenses en capital pèsent pour 44,95%.

Il ne s’agit pas d’un boulevard offert au gouvernement…

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L’Assemblée jouera son rôle de contrôle pour s’assurer de la bonne exécution

Ainsi, les ressources propres connaissent une hausse de 22,43 par rapport au budget 2017. Les recettes extraordinaires, elles connaissent une baisse de 26,46%, passant de 346,38 milliards sont réduites pour se situer à 254,71 milliards en 2018.

En adoptant ce budget, les élus de la 7e législature donnent au les moyens de réaliser son programme, de faire des réalisations pour les populations burkinabè. « Mais, ce n’est pas un boulevard que nous avons ouvert pour le gouvernement parce que nous allons mettre en place des outils pour pouvoir suivre l’exécution de ce budget. Dans les prochains mois, l’Assemblée va mettre en place des structures pour aller sur le terrain voir sur le terrain quelles sont les réalisations qui ont été faites », a toutefois précisé Alassane Bala Sakandé, Président de l’Assemblée nationale.

Un budget pro-pauvre, selon le gouvernement

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Un budget pro-pauvre selon Rosine Coulibaly

« Le budget 2018 passe un certain nombre de messages importants. C’est d’abord la consolidation de la croissance après les années de crise en 2014 et 2015, on avait atteint des taux de croissance les plus bas possibles. En 2016-2017, la croissance s’est résolument amorcée, 5,4% ; 5,9%. Cette année, nous sommes à 6,4% et 2018, on table sur une croissance dans le même ordre de grandeur. Ça veut dire qu’on maintient le niveau de croissance et on le renforce. Deuxième message, c’est que c’est un budget orienté pro-pauvre, nous avons maintenu les dépenses au niveau des secteurs sociaux (éducation, santé).

Autre élément, malgré les difficultés que nous avons rencontré, nous avons maintenu en 2018 aussi un niveau d’investissement acceptable. Nous avons orienté le budget dans les secteurs de la sécurité et de la défense. Avec la menace, il fallait donner les moyens d’actions aux forces de défense et de sécurité, renforcer en cela une discrimination positive en direction de la région du Sahel », a confié Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, ministre de l’Economie, des finances et du développement.

Toutefois, elle convient avec certains députés que ce dans ce budget qu’il y a aussi des tâches noires, notamment le poids des dépenses sociales. « Les dépenses courantes dépassent la moitié du budget et ça c’est un aspect sur lequel nous devons travailler à travers des réformes courageuses que nous devons engager ensemble », a-t-elle précisé.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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