FILO 2017 : Des hommages à Augustin Sondé Coulibaly et à Jacques Prosper Bazié

lundi 27 novembre 2017 à 07h00min

La Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) a rendu hommage à deux écrivains burkinabè le 25 novembre 2017 à Ouagadougou. Il s’agit d’Augustin Sondé Coulibaly et de Jacques Prosper Bazié. A travers cette cérémonie d’hommages, une présentation de leurs vies et de leurs œuvres a été faite au public.

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FILO 2017 : Des hommages à Augustin Sondé Coulibaly et à Jacques Prosper Bazié

Organisé par la société des auteurs, des gens de l’écrit et des savoirs (SAGES), l’hommage rendu à l’écrivain Augustin Sondé Coulibaly s’est articulé en trois points. Il a été question de son parcours académique, professionnel et d’écrivain. Selon l’inspecteur de l’enseignement secondaire, poète, dramaturge et critique d’Art de la SAGES, M. Boubacar Dao, Augustin Sondé Coulibaly est né en 1933 à Tin-Orodara dans la province du Kénédougou et mort le 07 février 2017.

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Cérémonie d’hommage à Augustin Coulibaly

S’agissant de son parcours académique, l’homme a fait ses études primaires à Bobo-Dioulasso et ses études secondaires en Côte d’Ivoire. En 1961, il poursuivit ses études supérieures au centre international d’enseignement supérieur de journalisme à l’Université de Strasbourg. Et par la suite, il a fait des études de journalisme au centre régional d’action culturelle africaine à Lomé, couronnées d’un diplôme de journalisme, de conseiller d’action culturelle et d’écrivain.

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Le Pr Ives Dakuo lors de la conférence d’hommage à Jacques Prosper Bazié

Parlant du parcours professionnel de l’homme, M. Dao a indiqué qu’il a occupé plusieurs postes de responsabilité de 1959 à 1986. Au-delà des postes, celui-ci a été professeur de sociologie des arts d’animation au centre international d’études en radio rurales (CIERRO), professeur d’histoire et de sociologie à l’académie des Arts, etc.
Pour ce qui est de son parcours d’écrivain, Augustin Sondé Coulibaly a écrit et publié plusieurs œuvres. Au compte de ses œuvres publiées, l’on a enregistré « Les dieux délinquants », « La fontaine aux masques », « Le dossier de la littérature et de l’art africain », « Dugutila-Tile » et « Farafindon Kililatuma ».

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Idrissa Coulibaly, fils de Augustin Sonde Coulibaly

Quant aux témoignages recueillis auprès des membres de sa famille, de ses amis et collègues de travail, tous gardent de lui, « un homme de justice, d’une bonté et d’une modestie extrême ». Selon eux, « Il était un grand et il restera grand dans leur mémoire ». Et pour terminer cette cérémonie d’hommage à Augustin Sondé Coulibaly, des extraits de texte tirés à la page 87 et 88 de son œuvre « Les dieux délinquants » ont été lus au public dans le but de montrer le contenu et la sonorité de ses écrits.

Après l’écrivain Augustin Sondé Coulibaly, c’est à Jacques Prosper Bazié que la FILO a rendu hommage à travers une conférence publique. Considérée comme un devoir de mémoire par le conférencier, le Pr de Lettres Yves Dakuo à l’Université Ouaga 1, Pr Joseph Ki-Zerbo, ladite conférence a porté sur deux axes de la vie de l’écrivain.
Ainsi, le conférencier s’est d’abord penché sur la figure de l’écrivain à travers la vingtaine d’œuvres écrites et publiées par l’auteur. Dans son intervention en effet, il a indiqué que l’auteur se définit comme un poète, un créateur à travers ses textes de 1983 jusqu’à sa dernière production. Pour lui, la poésie de Jacques Prosper Bazié est une poésie libre, non enchainée inscrite dans une volonté de rupture avec l’ancienne poésie. Un fait qui a permis au professeur de lettres d’établir des traits de ressemblance entre Jacques Prosper Bazié et Flaubert.

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M. Moussa Sanogo, ami et ancien collègue de Augustin Coulibaly donne son temoignage

Dans son combat en tant qu’écrivain, M. Bazié a accordé une importance à la langue, a expliqué le conférencier. Et parmi les langues utilisées, l’écrivain en plus du Français s’est appuyé sur les langues locales, c’est-à-dire le Yélé, le Mooré et le Dioula. Selon le Pr Dakuo, Jacques Prosper Bazié avait une écriture orientée vers le social avec une dimension humaniste et à travers ses écrits, les grandes questions du moment surtout celles du Burkina Faso étaient soulevées. Et de ce fait, il a donc rapproché Jacques Prosper Bazié au Pr Joseph Ki-Zerbo.

Concernant l’aspect de la figure de l’entrepreneur culturel qu’a été l’auteur, le conférencier a affirmé qu’il est l’un des pionniers de l’autoédition. Une autoédition qui, par la suite s’est tournée vers l’édition classique. Ce qui l’avait aidé à éditer plusieurs œuvres des auteurs burkinabè.

Et pour achever sa conférence, le Pr Dakuo a présenté l’auteur comme une personne qui s’est mise au service de l’art et de sa société dont il faut travailler à valoriser ses œuvres.

Yvette Zongo (Stagiaire), Lefaso.net

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