« Aider une femme à être autonome, c’est aider un foyer, aider toute une nation », maire de l’arrondissement 4 de Ouagadougou, Issa Anatole Bonkoungou

lundi 27 novembre 2017 à 07h30min

« Autonomisation financière de la femme : une femme, une AGR (activité génératrice de revenus), une famille épanouie ». C’est sous ce thème que l’association « Daigner œuvrer pour redonner confort, amour et le sourire » (DORCAS) a marqué, samedi, 25 novembre 2017 à l’arrondissement 4, ses dix ans d’existence. Un moment placé sous le patronage du ministre de la promotion de la Femme et de la solidarité nationale, Laure Zongo, et le co-parrainage du député-maire de l’arrondissement 4, Issa Anatole Bonkoungou et du maire de Pabré, Amidou Simporé.

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« Aider une femme à être autonome, c’est aider un foyer, aider toute une nation », maire de l’arrondissement 4 de Ouagadougou, Issa Anatole Bonkoungou

Autorités coutumières et religieuses, administratives et politiques ainsi que différentes couches sociales se sont mobilisées pour « honorer les efforts consentis par les braves dames ».

Selon la responsable de l’association, Maïmouna Ilboudo, la cohésion sociale, l’épanouissement des femmes et de leur famille, la culture de l’esprit entrepreneurial, la scolarisation des enfants, la fréquentation des centres de santé par les femmes et leurs enfants, l’amélioration de la qualité des logements sont entre autres acquis de l’association DORCAS en dix ans d’existence. A ce jour, elles sont plusieurs centaines de femmes à bénéficier des activités de l’organisation. « Tout plan de développement ne peut être effectif, objectif et durable sans la prise en compte des femmes », constate Maïmouna Ilboudo.

Le projet EPC (Epargner pour le changement) piloté par l’association est mis en œuvre dans les secteurs 3, 4, 7, 9, 11 de l’arrondissement 4 et dans la commune rurale de Pabré, dans le souci de s’autonomiser financièrement et contribuer à l’épanouissement des femmes et de leur famille. C’est un mécanisme de solidarité traditionnelle(tontine) entre les femmes. « Il consiste à se réunir en groupes homogènes d’au moins 15 membres, épargner un montant donné, selon la capacité financière de chaque femme une fois par semaine. Les fonds progressivement constitués sont utilisés pour octroyer des crédits aux membres du groupe avec un délai de remboursement qui varie entre 3 et 6 mois… », a dit Mme Ilboudo, qui précise qu’au terme d’un an de fonctionnement, les fonds sont redistribués et chaque membre reçoit le cumul de son épargne et dividende.

Cette initiative a permis d’améliorer les conditions de vie des femmes dans les zones d’intervention et les activités menées par les femmes sont entre autres, la maraîcher-culture, la préparation et la vente de dolo (bière locale), la vente du mil germé, la préparation et la vente du soumbala, le tissage et le petit commerce...

« Grâce à nos activités, on arrive à satisfaire aux besoins de notre famille, surtout scolariser nos enfants. Nos conditions de vie ont vraiment changé et nous sommes reconnaissantes à la responsable de l’association et à nos maris qui ont accepté nous accompagner dans nos activités dans l’association », ont confié des femmes membres de l’organisation.

Pour le co-parrain, le maire de l’arrondissement 4, Issa Anatole Bonkoungou, c’était un devoir, en tant que collectivité, de soutenir les femmes pour qu’elles puissent sortir de la situation de précarité ; ce que fait l’association DORCAS sur le terrain. Pour le député-maire, c’est un véritable programme d’autonomisation des femmes qui s’inscrit en droite ligne du PNDES (Plan national de développement économique et social).

« Lorsque les femmes m’ont approché en me désignant comme parrain, je n’ai pas hésité un seul instant en m’associant au projet, qui entre en droite ligne de la politique de la commune de Ouagadougou en matière d’emplois des jeunes et des femmes en ce qu’il permet d’œuvrer en faveur des femmes et des enfants. Il constitue une concrétisation de l’autonomisation des femmes. Les résultats de l’association se vivent et nous avons pu le constater. Rares sont ces associations qui arrivent, en dix ans, à faire des résultats du genre », a relevé le premier responsable du Conseil municipal de l’arrondissement 4, prenant l’engagement d’accompagner l’association dans sa dynamique d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie des femmes.
« Aider une femme à être autonome, c’est aider un foyer, c’est aider toute une nation. La femme a toujours été l’actrice au centre dans la vie des familles en Afrique et de façon singulière au Burkina », a affirmé le co-parrain.

C’est pourquoi estime-t-il qu’accompagner cette initiative, c’est aider des familles et, partant, toute la société burkinabè.

OL

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