Gestion des déchets biomédicaux : Une table ronde des partenaires techniques et financiers pour des solutions idoines

dimanche 26 novembre 2017 à 00h32min

La gestion des déchets biomédicaux est une préoccupation de santé publique au pays des Hommes intègres. Conscient de cela, le ministère de la Santé à travers sa Direction générale de la santé publique, a organisé ce vendredi 24 novembre 2017, à Ouagadougou, une table ronde des partenaires techniques et financiers pour le financement des plans de gestion de ces déchets.

Gestion des déchets biomédicaux : Une table ronde des partenaires techniques et financiers pour des solutions idoines

Solliciter l’engagement des Partenaires techniques et financiers (PTF) pour le financement des plans de gestion des déchets biomédicaux (DBM) au Burkina Faso, c’est le sens de cette table ronde que le ministère de la Santé a organisée. En 2016, des missions réalisées par la Direction de la promotion de la santé (DPS) ont fait ressortir plusieurs insuffisances dans la gestion des DBM au niveau des établissements de santé. Il s’agit notamment de l’absence ou la mauvaise fonctionnalité des incinérateurs, du tri à la base qui n’est pas toujours effectué, de l’insuffisance de dotation budgétaire pour couvrir les besoins en gestion des DBM. 

Le Directeur général de la santé publique, Dr Isaïe Médah

Selon le Directeur général de la santé publique, Dr Isaïe Médah, cette rencontre vise spécifiquement à faire l’état des lieux de la gestion des DBM, à échanger sur la problématique de cette gestion dans les établissements de santé, à obtenir un engagement des PTF pour le financement des activités dans le cadre de cette gestion. A son entendement, c’est en toute conscience des pollutions environnementales que la mauvaise gestion de ces déchets pourrait engendrer que le ministère de la Santé avec l’appui de la Banque mondiale depuis novembre 2005 a adopté une stratégie nationale de gestion des déchets biomédicaux assortie de plans d’actions pour sa mise en œuvre. Mais force est de reconnaitre que la réalité est toute autre dans les structures sanitaires, avec une gestion non convenable des déchets biomédicaux produits.

Dr Arouna Traoré, Coordonnateur national bureau santé d’Expertise France

Une préoccupation partagée par des PTF comme Expertise France. Pour son Coordonnateur national bureau santé, Dr Arouna Traoré, ce problème est crucial et il faut y remédier pour assurer la sécurité et la qualité des soins. Surtout que le constat fait état de 70 à 90% des infections associées au soins. « Quand un malade vient à l’hôpital pour des soins, pour un paludisme par exemple, en repartant il peut acquérir d’autres infections. Et pour éviter d’autres infestions, il faut une bonne gestion des déchets biomédicaux », a-t-il laissé entendre. Avec le Projet PRISMS (Prévention du risque infectieux et sécurité en milieu de soins) financé par l’Union européenne à hauteur de 2,4 milliards de FCFA, Expertise France alloue la moitié de ces fonds dans la gestion des DBM. 

Une photo de famille

De l’avis de Dr Traoré, compte tenu des ressources limitées des hôpitaux, la gestion des déchets est le plus souvent reléguée au second, comme si ce n’est pas une priorité. Il propose alors l’application du système pollueur-payeur. C’est-à-dire que la centrale d’achat des médicaments qui fournit des seringues à l’hôpital apporte des boites de sécurité pour récupérer les boites de seringues utilisées. Les pannes des incinérateurs ne sont pas pour arranger les choses non plus. Pour cela, la solution serait d’externaliser la gestion des déchets comme cela se fait ailleurs grâce à un partenariat public-privé. L’audit qui est en cours, dans les jours à venir, dira ce qu’il faut réellement pour y remédier.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 26 novembre 2017 à 11:55, par Adama SIMPORE En réponse à : Gestion des déchets biomédicaux : Une table ronde des partenaires techniques et financiers pour des solutions idoines

    « Je salue cette rencontre de réflexion mais je suis quand même étonné de voir la sélection de l’équipe semble être faussée car je ne peux pas comprendre que les acteurs qui sont sensés maîtriser la gestion des DBM ne maîtrisent pas très bien certains principe de gestion de l’environnement à savoir le "principe du pollueur payeur". Je me réfère aux dire du Dr Arouna TRAORE : "Il propose alors l’application du système pollueur-payeur. C’est-à-dire que la centrale d’achat des médicaments qui fournit des seringues à l’hôpital apporte des boites de sécurité pour récupérer les boites de seringues utilisées" ». Songer à associer les environnementaliste dans votre projet. C’est ce qui va vous aider à avancer voir réussir votre lutte. Merci pour la bonne volonté !

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