Commission mixte Burkina - Royaume de Belgique : Les experts en discussion pour entériner le programme de coopération 2018-2022

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • mardi 21 novembre 2017 à 16h10min

Ce mardi 21 novembre 2017 s’est ouverte à Ouagadougou, la 3e session de la commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, sous la présidence du secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Dieudonné Sougouri. Cette session s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du programme de démarrage à l’adoption du Programme pluriannuel 2018-2022, dont les modalités ont été arrêtées de commun accord avec la partie belge, ce, en tenant compte des priorités du gouvernement burkinabè inscrite dans le Programme national de développement économique et social(PNDES).

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Commission mixte Burkina - Royaume de Belgique : Les experts en discussion pour entériner le programme de coopération 2018-2022

Après douze ans d’absence, le Royaume de Belgique a relancé la coopération au développement avec le Burkina Faso le 21 mai 2015. Et cette 3e session de la commission mixte est, selon l’ambassadeur, Dieudonné Sougouri, « une opportunité à saisir pour renouer avec cette coopération et développer un certain nombre de projets bénéfiques pour notre pays ». Ainsi, les experts vont s’essayer à l’exercice du bilan de la première phase du programme de démarrage. Ils vont également approuver le nouveau programme de coopération 2018 - 2022 dont l’objectif général est « de contribuer à la croissance socio-économiques durable et inclusive de la région du Centre-Est dans les pôles urbaines de Koupéla et de Tenkodogo ainsi que leurs environnants ».

Pour ce faire, quatre axes d’intervention sont envisagés et feront l’objet d’analyse au cours de la présente rencontre. Il s’agit, en effet, de la promotion de l’entrepreneuriat et de la création d’emplois avec une attention particulière pour les jeunes et les femmes d’une part ; le renforcement de la sécurité à travers la police de proximité d’autre part. A ceux-ci, s’ajoutent le renforcement des compétences des parties prenantes de la coopération belgo-burkinabè et enfin la promotion de la santé de la reproduction. La valeur ajoutée de cette dernière composante, faut-il le souligner, est l’intégration de l’utilisation du téléphone portable dans l’offre de services de santé reproductive des adolescent(e)s et des jeunes, pour sécuriser et protéger ces derniers des grossesses non désirées, du VIH et des infections sexuellement transmissibles.

Pour l’exécution du programme pluriannuel, l’agence de développement du royaume de Belgique, la Coopération technique belge (CTB), a octroyé une enveloppe financière de 39 millions d’euros au Burkina Faso. Puis au chef de la délégation, Guy Rayée, de préciser : « Notre ministre a décidé d’ajouter, en plus de ce budget, 360 hommes-mois d’expertise qui seront pris en charge par la Belgique ». S’il est aussi vrai que le pays a été exclu de la liste des pays prioritaires de l’aide au développement en 2004, la coopération indirecte, elle, par contre a toujours été présente au Burkina Faso, selon M. Rayée. Pour preuve, a-t-il expliqué, « à travers nos acteurs de la société civile, nos universités, nos organisations non-gouvernementales, nous avons été toujours actifs avec des montants considérables ».

Revenant sur la tenue de la 3e session de la commission mixte, le chef de la délégation belge a fait savoir qu’elle est à la fois un aboutissement et un commencement. « Un aboutissement parce qu’elle a été précédée d’une préparation intense, qui a mobilisé beaucoup de ressources tout en permettant à chacun d’entre nous d’apprendre à se connaitre et à s’apprécier. Mais c’est aussi et surtout un commencement, le point de départ d’un partenariat que nous souhaitons solide fructueux et inscrit dans la durée afin d’accompagner le changement », a-t-il dit en substance.

A l’issue donc des travaux, les responsables des deux parties vont parapher l’accord de coopération de la commission mixte. Le document contiendra tous les programmes approuvés par les experts. « Après cela, il y a une période de six mois où il faut établir tous les dossiers techniquse et financiers solides. Notre agence de coopération va s’y mettre avec les partenaires techniques locaux et les ministères pour la répartition des fonds (…) », a résumé M. Rayée.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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