Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

mercredi 22 novembre 2017 à 00h22min

La tribune suivante est un appel à l’autorité publique fait par un étudiant sur les arriérés de paiement des bourses aux étudiants en France.

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Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

« Y’en a ras-le bol » voici le sentiment d’exaspération que partage l’ensemble des étudiants boursiers du Burkina Faso en France. En effet, pour certains, depuis leur arrivée en France en tant qu’étudiants boursiers, ils constatent des retards : « Cela fait maintenant 5 ans que je suis boursier, et chaque année au moins 3 fois dans l’année, nous constatons des retards. Au début, on arrivait à gérer parce qu’il s’agissait d’un retard d’une ou de deux semaines. Mais lorsque tu as un mois de retard ou plus cela devient vite ingérable. Et lorsqu’en ce moment tu es obligé d’appeler pour avoir des informations auprès du service qui s’occupe des étudiants et que tes interlocuteurs te font savoir qu’ils n’en savent rien, ou parfois divulguent de fausses informations, moi je dis clairement c’est du [sic] gros foutage de gueule » témoigne un boursier très mécontent de la situation qu’il partage avec ses camarades.

Il revient très souvent, dans les témoignages que nous avons recueillis, une très faible communication de l’ambassade, plus précisément du service culturel qui ne daigne même pas envoyer un mail pour alerter les jeunes des possibilités de retard : « S’il y a un minimum que doivent à tout prix faire les services responsables de la gestion de cette bourse, ce serait de verser la bourse à temps le premier trimestre car c’est à cette période que beaucoup de changements se font. Certains à cause de leur master sont obligés de déménager, de changer de ville, sans compter qu’il y a les frais de scolarité à payer, les fournitures à acheter, les abonnements de transports en commun, la sécurité sociale, la mutuelle des étudiants…

Ce sont autant de dépenses obligatoires, et toutes nos économies y passent. Donc imaginez dans quelle situation nous sommes, et les retards amplifient cette crise, pff ». Comme cet étudiant, ces jeunes sont actuellement dans une situation précaire, obligés de serrer la ceinture, de ne manger plus qu’un repas par jour pour certains. À cela s’ajoutent les différentes relances de bailleurs pour les arriérés de loyer, les factures impayées d’électricité et d’internet, etc.

Une pétition avait été auparavant faite auprès du dit-service pour réclamer une amélioration de leur communication. Bien évidemment, Ils n’ont pas pris en compte les attentes des étudiants boursiers : « Nous avons, en 2015, fait une pétition que nous avons envoyé directement à l’ancienne conseillère sur le retard des bourses vu que cela faisait deux mois que nous attendions notre bourse, elle devait nous être virée en octobre 2015, mais nous ne l’avons reçue qu’en fin novembre pour certains [la majorité], donc deux mois de retard.

Elle nous avait répondu en disant qu’elle n’était pas responsable des retards, que le CIOSPB s’occupe du transfert des fonds suivant une correspondance sur le statut du renouvellement des étudiants, chose que nous acceptons et nous comprenons. Pendant un certain temps nous avons constaté une amélioration au niveau de la communication. Le service nous a envoyé un mail pour statuer sur le retard de la bourse d’avril de la même année. Ainsi, nous avons pu nous préparer à cette éventualité et nous avons pu palier ce retard.

Puis après, silence radio. Plus aucune information ne nous était transmise mis à part sur le renouvellement de la bourse ou les billets de mi-parcours. S’ils l’ont fait une fois pourquoi ne pas le faire tout le temps, ça prend juste 10 minutes de rédiger un mail et de le faire parvenir à tout le monde. Ils savent bien, à des périodes préétablies, que les étudiants attendent leurs bourses. Si à cette date vous ne recevez rien, faites juste un mail pour expliquer la situation. C’est simple et ça nous calmera. A la limite, ils pourraient même anticiper l’envoi des mails parce qu’ils savent bien que si l’argent n’a pas été envoyé à une certaine date, nous, les étudiants, nous ne recevrons pas notre bourse à temps ».

Certains étudiants en viennent à se demander si l’ambassadeur, qui est leur représentant sur le territoire français, a conscience des différentes situations qu’ils traversent : « Nous avons joint l’ambassade pour avoir des nouvelles de la bourse. Le secrétariat du service culturel nous a fait savoir que l’argent leur avait été viré. Cependant, du fait de nombreux changements, notamment l’arrivée d’un nouveau conseiller culturel, mais aussi et surtout de la non présence du trésorier qui est parti en vacances, ils ne pourront pas nous transmettre ce qui nous revient de droit.

Cela fait plus d’un mois que nous attendons notre bourse, qui en plus est la bourse de début d’année ; attendu impatiemment par beaucoup d’entre nous, car nous avons eu notre scolarité à payer en plus des loyers et des factures, toutes nos économies y sont passées. Et parce qu’un « Monsieur » a décidé de partir pour ses vacances, nous sommes totalement bloqués. Pour toute une ambassade, c’est inimaginable qu’une personne puisse jouer avec la vie de plusieurs personnes. Il a pris ses congés, chose normale pour toute personne qui travaille. Mais le contexte ne sied pas. Ils savent bien que le CIOSPB doit leur transmettre l’argent pour les boursiers. Pourquoi ne pas designer une personne hautement qualifiée pour autoriser la sortie des fonds ?

Pourquoi, son excellence Monsieur l’ambassadeur, ne peut-il pas émettre une dérogation pour nous permettre de recevoir notre argent ? Nous sommes pour la plupart des boursiers de longue date, vous avez reçu l’argent pour certains d’entre nous, vous avez nos coordonnées bancaires enregistrés, vous avez une liste ; transmettez-nous ce qui nous vient de droit le plus vite possible. Vraiment, nous ne comprenons pas ! Nous réclamons des explications et la prise de mesure pour que de tels agissements ne se répètent plus ». Comme vous l’aurez constaté, la frustration bat son comble et cela pourrait porter préjudice aux résultats scolaires des étudiants.

En outre, ces étudiants en quête d’amélioration de leurs conditions de vie à l’étranger, ont décidé de mettre en place une association. Cette initiative a pour objectif d’établir un pont entre les étudiants et les services concernés. Cette alternative pourrait tenter de résoudre les problèmes de communication rencontrés depuis plusieurs années et de calmer la frustration des protestataires.

Cependant, ils ont tenu à informer les autorités et à faire passer un message auprès des différentes institutions responsables concernées : « Nous ne voulions pas en arriver là, mais vu que la situation ne s’améliore pas, on se doit de se mobiliser afin de faire évoluer les choses, pas seulement pour nous mais aussi pour les futures générations. Nous demandons à Monsieur le Ministre des enseignements secondaire et supérieur, au Directeur du CIOSPB, à la responsable du service culturel à l’ambassade du Burkina Faso à Paris, de trouver une solution afin d’améliorer les conditions de vies des étudiants boursiers. Nous sommes venus en France pour étudier, et nous l’avons toujours bien fait. Nous honorons année après année notre contrat vis à vis de vous ! Nous vous conjurons d’en faire de même. Faute de quoi, nous serions obligés d’employer d’autres moyens pour nous faire entendre par l’autorité »

Un étudiant burkinabè en France

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Vos commentaires

  • Le 21 novembre 2017 à 17:22, par Affaire de Bourse Burkinabe j’en ai paye le prix Cache !!!
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    courage a vous !!! quand je suis arrive ici aux USA en 2012 ,mon universite a tout fait pour contacter le centre pour conprendre ce qui se passe avec ma bourse mais silence radio, ils ne repond pas au coup de fil, n’en parlons pas les emails. luniversity ma mi dehors a la fin du semestre, jetais oblige de trouve une autre solution pour adjuster mon status avant de reprendre les classes de mes propres poches !!! Avec ca vous voulez qu’on rentre pour servir le pays, partagez nos experience.!!!

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  • Le 21 novembre 2017 à 18:25, par Inside
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Vous êtes en France, vous avez des MacDo, des KFC et pas mal de petit boulots en temps partiel qui recrutent des étudiants. Arrêtés de vous spécialiser dans l’assistanat, regardez autours de vous, vous verrez que les petits Français à la fac combinent études et petit boulots.
    A ma grande surprise quand j’étais à Lyon, j’ai constaté dans les Fac, que la plupart des étudiants Européens avaient un crédit à la banque pour financer les frais de scolarités. Ils étudiaient et bossaient en parallèle. Ce rythme les a forgés et aujourd’hui la plus part sont de grand patrons.
    J’ai par ailleurs constaté qu’une partie (pas tous) des étudiants Africains étaient des fils à Papa qui frimaient à longueur de journée.
    Vous vos frais de scolarités sont tous payés, vous avez la semu pour vos soin de santé. La bibliothèques son gratuites. Donc sans bourse, vous pouvez bien vous en sortir en mouillant le maillot.
    Les pleurniches et la victimisation ne fera pas de vous de grands Homme.
    Les vrais Hommes/Femmes parmi vous sont ceux qui pourront renoncer à leur bourses au profits de ceux restés au Pays.
    Je connais bien la France, on peut très bien réussir ses études sans bourse.
    Mais bon si vous avez choisit de frimer sur faceBook avec des photo de la tours Eifels, des champs etc.., il vous faut donc votre bourse.
    Comprendra qui pourra.

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    • Le 21 novembre 2017 à 22:50, par Outside
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      Oui la plupart des étudiants ont des petits boulots mais ce n’est pas pour financer leurs études mais pour disposer d’argent de poche pour les activités annexes (sorties, dépenses diverses, etc.).
      De même, les crédits dont il est question ne sont habituellement pas contractés pour les cursus classiques à la fac mais pour des formations ayant des coûts plus élevés comme dans les écoles d’ingénieurs, les master spécialisés etc.
      De plus, je ne vois point le lien entre les fils à papa et les étudiants bousiers. Si les parents de ces fils à papa ont les moyens qui leur permettent de frimer ou se trouve le souci ? il s’agit là d’une caractéristique bien connue chez nous burkinabè à savoir la jalousie.
      Oui on peut bien réussir ses études en France sans bourse et nous l’avons fait en ayant des petits boulots. Toutefois je suis contre cet amateurisme ou méchanceté de certaines autorités qui bloquent très souvent l’argent d’autres burkinabè juste parce qu’ils ont une petite parcelle d’autorité. Il faut simplement que ça cesse à tous les niveaux. L’état s’est engagé à les soutenir pour leurs études en France, alors qu’il tienne ses engagements et les étudiants boursiers ont tout à fait le droit de réclamer ce qui leur est dû.
      Enfin, les attributions des bourses obéissent à certains critères. Ils ont ces bourses car ils ont été jugés plus méritants. Pour quelle raison vont-ils renoncer à leur bourse. Il faut plutot travailler à plus de transparence dans l’attribution des bourses.

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    • Le 21 novembre 2017 à 23:14, par Fillon
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      Inside pardon ces jeunes réclament leur bourse c’est leur droit le plus absolu. Donc travaillons a ce que ces etudiants aient leur bourse a temps pour pouvoir étudier Tu as fais la France ? tu dois savoir alors que la plus part des ces etudiants font également des petits boulots qui compléter la bourse qui ne couvre toujours les charges en France. Tu sauras egalement que dans certaines etudes si un étudiant veux réussir il ne peut pas prendre trop d’heures de travail en off car ca jouerait énormément sur ces resultats scolaire. donc la bourse doit venir a temps pour leur permettre de survire et terminer leur etude. Monsieur l’ambassadeur et cie payez ces pauvres étudiants faut pas qu’ils deviennent des SDF en France, faut pas hypothéquer l’avenir des gosses a cause de vos lourdeurs administratives ou de vos négligences professionnelles

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    • Le 21 novembre 2017 à 23:24, par faucun
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      monsieur Inside toi tu n’as certainement pas été boursier en France. Ce que tu dis complètement ridicule a la limite inhumain. Face aux cris
      de détresse de tes compatriotes étudiants en France tu trouve moyen de dire que ce sont des frimeurs ? Toi qui connas la vie en France tu parle comme ca ? Hey INSIDE ton coeur est dur deh !!! j’espere que si on fait deux mois sans te payer ton salaire tu ne te plaindra pas tu pourras vivre sans problemes

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      • Le 22 novembre 2017 à 14:10, par Inside
        En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

        Faucun,
        il n y a rien d’inhumain dans mes propos.
        Retient ceci : le petit déjeune des héro est fait d’obstacles. ceux qui passerons leurs temps à pleurnicher se spécialiserons en pleurniches, ceux qui mettrons en œuvres des stratégies pour surmonter ses obstacles et gagner des € deviendrons des athlètes qui il s’agira de monter des entreprise pour se faire des €.
        Vois tu, à chacun son chemin pleurnichard <=> entrepreneur.
        En tout cas, publier une photo sur la toile pour étaler sa misère et celle de son pays d’origine est connu pour être le point fort de ceux qui restent toujours au bas de l’échelle.

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    • Le 21 novembre 2017 à 23:49, par Par un ancien étudiant boursier
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      Inside je prends le soin de vous répondre car je trouve que vous allez trop vite dans votre jugement.
      De nombreux étudiants ne refusent pas de retrousser les manches pour s’en sortir en faisant de petits boulots’ comme vous dites. Cela n’est d’ailleurs pas sans conséquences sur leur scolarité dans de nombreux cas. Donc dire qu’ils se contentent de l’assistance n’est pas vrai.
      De plus, ce n’est pas dans toutes les villes que vous trouverez un emploi. Aller dans certains endroits où il y a un 2-3 mc do pour 50 000 demandeurs de petits boulots et vous verrez que ce n’est pas garanti de trouver un emploi. Vous n’êtes pas sans savoir non, vu que vous connaissez la France, que l’étudiant est soumis à un respect de quota d’heures de travail (60% du nombre d’heures légal maximum), et que les petits boulots (qui portent bien leur nom) ne sont pas payés une fortune. Si l’étudiant doit prendre son temps d’études pour travailler dans un mc do, je ne vous pas l’intérêt de l’envoyer étudier.
      Pour aborder le cas des nationaux qui étudient et qui travaillent (parce qu’ils ont contracté des emprunts), il ne faut pas oublier qu’ils sont marginaux par rapport au nombre total d’étudiants, qu’ils ont des aides inaccessibles aux étrangers(prime d’activité), et que leur famille est là pour les soutenir. Bien qu’ils travaillent ils se font assister par leurs proches. Vous connaissez la français, je connais les français et je connais les étudiants. Un dernier point sur la secu, que vous abordez comme étant un avantage dont profite’ tout les étudiants, ils ne faut pas oublier qu’ils cotisent pour y avoir droit, et qu’elle représente au mois 40% de leurs frais de scolarité (pour ceux qui sont dans le public).

      Il n’est pas utile de fustiger des gens qui se plaignent d’une situation qui n’est pas normal. Les étudiants Burkinabé ont toujours (ou presque) fait preuves de sérieux et leurs efforts sont reconnus. Il ne sert à rien de les culpabiliser et de les traiter de pacha ou de viveurs bons à rien, car ce serait un faux jugement. Pour ma part je leurs souhaite bon courage en leur demandant de ne pas baisser les bras (ou plutôt de les garder toujours haut)

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    • Le 22 novembre 2017 à 09:47, par Alain
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      Vu les fautes élémentaires dans votre écrit (Semu, eifle, etc.), je doute que vous ayez fait la France

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    • Le 22 novembre 2017 à 10:09, par Incroyable
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      De prime à bord, il est étonnant de lire l’étalage d’une méconnaissance profonde de la vie estudiantine en France et surtout d’une aigreur sans pareil.
      Monsieur "Inside", concernant les français, vous devriez savoir par votre courte vie en France que la plupart bénéficie de bourses d’étude s’ils sont de famille démunie. Ils ne travaillent en général que pour maintenir un niveau de vie élevée (voiture, Iphone dernière génération, etc.). L’emprunt pour financer les études concerne ceux qui vont à science-po, écoles de commerce ou d’autres universités privées (là ce n’est vraiment pas le coin des démunis). Certains des étudiants burkinabés boursiers travaillent à côté mais le revenu obtenu est généralement inférieur à 400 euros le mois et permet à peine de compléter la bourse. D’autres étudiants boursiers (les chercheurs, doctorants) ne peuvent tout simplement pas se permettre le luxe de travailler à côté en raison des obligations (de présence par exemple) qu’imposent leurs laboratoires (ex : physique, biochimie, etc.).
      Monsieur "Inside" la bourse d’étude ce n’est pas de l’assistanat (ex : le RSA). Elle est similaire aux pécules versés aux élèves infirmiers, policiers ou magistrats au cours de leurs formations. L’essentiel de ces étudiants boursiers intègrent directement la fonction publique à la fin de leur formation en France (ex : les doctorants). La bourse d’étude est obtenue par mérite, renseignez vous au CIOSPB.
      Aveuglé par l’aigreur – surement vous n’avez pas eu de bourse pour venir en France – vous soutenez les défaillances de l’administration. Les quelques mois que vous avez passé en France ne vous ont malheureusement pas ouvert l’esprit pour comprendre que ces chercheurs et étudiants boursiers sont l’avenir de la nation burkinabé. Vous êtes burkinabé peut-être de sang mais pas de cœur (pourquoi tant de haine ?).
      Soignez vous.

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      • Le 22 novembre 2017 à 13:39, par Inside
        En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

        Incroyable
        La meilleures choses qui me soit arrivés est d’être arrivé en France par mes propres efforts et sans bourse.
        Je suis arrivé à l’aéroport Lyon-Saint Exupéry sans savoir où j’allais véritablement passer la nuit.
        Cela ne m’à pas empêché de réussir brillamment à l’INSA et d’être aujourd’hui le PDG d’une grande entreprise qui paient des centaines de milliers d’euros d’impôts à l’état Français.
        Vois-tu : les difficultés sur nos chemins sont faits pour nous forger. C’est une aubaine que d’être un étudiant fauché dans un Pays étranger comme la France. Je le dis et je le maintient, les difficultés qu’ils traversent en ce moment est le meilleurs cadeaux de Noël que la nature les offres.
        A eux de faire tourner leurs cerveaux (dans l’autre sens) pour voir et surtout ouvrir la porte du succès que la nature les offres en fermant celle du CIOSPB. Car, la nature nous offre tous, mais elle ne nous donne rien. A chacun de tendre la main pour prendre.
        Oui ils sont en difficultés, Oui s’ils se fixent des objectifs, ils passeront progressivement d’un revenu de 200€ à 300€ à 400€ à 500€ ..... voir plus de 1000€ par mois en restant étudiant (si si plus de 100€/mois en étant étudiant). Quand ils embrasseront le monde professionnel, ce sera probablement pour des revenues beaucoup plus important car ils auront appris à se faire de l’argent.
        A l’époque j’avais remarqué que les étudiants boursier connaissaient moins la société Française que nous qui étions obligé de mouiller le maillot. En bossant dur en parallèle aux études, nous avons très vite compris l’âme de la France et des Français. On s’est très très vite intégré et avons tout de suit pris nos marques.

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        • Le 23 novembre 2017 à 16:04, par Nicaise
          En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

          Dis nous Combien d’étudiants burkinabé tu as pris dans ta boite Monsieur de pdg avant de nous raconter ton histoire . Ensuite assumes tes propos au lieu d’écrire avec un faux pseudo

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        • Le 23 novembre 2017 à 16:55, par Pegdwendé
          En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

          Ne comparez pas votre situation à celle des étudiants boursiers parce que c’est pas pareil. La, ce sont des étudiants qui ont été envoyés par l’état burkinabé, en raison de l’excellence de leurs résultats, pour étudier et revenir servir le pays.
          Ces étudiants ont une sorte de contrat avec l’état burkinabé qui investit sur eux.
          Quand à vous, vous êtes allés pour des fins personnels. Ce qui m’étonne c’est que vous semblez fier de verser des milliers d’euros d’impôts à l’état français. Vous avez oublié ce qu’est le patriotisme.
          En plus, j’aimerais bien savoir ce que vous considérez comme réussir brillamment. Vous êtes qui aujourd’hui ? Quel est le nom de la fameuse entreprise dont vous êtes le PDG ?

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        • Le 23 novembre 2017 à 18:13, par Incroyable
          En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

          Cher monsieur "Inside"

          Vos propos démontrent une fois de plus que vous ignorez tout de la vie estudiantine en France aujourd’hui, à votre décharge vous utilisez l’expression "à l’époque".
          Pour quelles raisons voulez vous que ces étudiants renoncent à leurs bourses ? C’est un droit – et non un don – et ils peuvent le réclamer. Si l’Etat s’est engagé, il doit remplir ses engagements. Si réclamer le respect de ses droits c’est pleurnicher alors on devrait supprimer la constitution et fermer tous les palais de justice. Vous êtes simplement cruel avec ces étudiants et je crois que si vous ne pouvez rien faire pour les aider ne commentez pas.
          Vous dites que vous êtes PDG d’une entreprise, avez vous déjà fait part à l’ambassade d’offres de stage pour les étudiants qui ont des difficultés à en avoir ? Vous pouvez renoncer à une partie de votre salaire pour financer partiellement ceux qui n’ont pas de bourse. L’objectif de la vie n’est pas de vivre dans les difficultés quand vous avez une autre option saine et légale qui vous permet de réussir brillamment (d’ailleurs la plupart de ces étudiants font les petits boulots dont vous parlez). Un doute profond repose même sur l’existence de votre entreprise et votre séjour en France cher PDG.
          Certains burkinabés d’aujourd’hui : Mesquins, jaloux et veulent que les autres souffrent comme eux même ont soufferts (jamais de développement avec une telle mentalité).

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  • Le 21 novembre 2017 à 18:33, par un ancien étudiant en France
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Chers compatriotes vivant en France,

    Je comprends parfaitement votre situation pour avoir vécu en France pendant 4 ans. Contrairement à vous, je suis allé avec la bourse d’une fondation. Chaque mois, je prenais 500 €. Cette somme était "juste-juste". Comprenez par là que si je paye le loyer (plus de 200 €, charges comprises), j’enlève les unités pour appeler au Faso, le reste ne me permet pas de manger ce que je voulais. Côté nourriture, j’étais vraiment très restreint.
    J’ai appris que le bourse nationale est comprise entre 400 et 500 €. Donc, j’imagine votre peine avec une telle "paye" ("misère" est le mot qui sied ici). Cette peine est encore plus insupportable lorsqu’on apprend que la "paye" intervient avec des mois de retard. Quand on est au Burkina, on peut négocier avec son bailleur. Mais en France, "ou on paye, ou on se fait virer". Ce n’est pas facile pour vous.

    Soutien total. Ne lâchez rien du tout !
    Nan laara, an saara.

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  • Le 21 novembre 2017 à 19:10, par Dougoutigui
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    On sait tous dans quel conditions les bourses pour la France sont attribuées. 90% des boursiers burkinabés en France sont des bourses détournées pour les enfants, cousins, maîtresses et autres, donc l’ambassade n’est même pas au courant de certains. Donc si ca ve va pas rentrer au pays ou apprenez a vous débrouiller comme la majorité des étudiants non boursiers.

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    • Le 22 novembre 2017 à 03:16, par Jeune Burkinabé
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      Bonjour, tout le monde le sais, il y’a souvent des magouilles dans l’attribution de la bourse, mais je crois que votre jugement va très vite. Réclamer leur bourse est leur droit le plus absolu. Et cela indépendamment des conditions d’obtention. De plus, je connais personnellement beaucoup de boursiers (200 environ) qui sont actuellement dans de grandes universités, cela prouve la qualité de leurs résultats et donc un certain mérite. Je dirai donc que 90% ce serait vraiment exagéré de votre part. Enfin, quant à se débrouiller comme les non boursiers, je vous fais comprendre que c’est presque impossible si on sait qu’on ne peut pas appeler souvent à la maison pour demander un coup de main. En effet, entre les obligations de résultats et la demande en temps des jobs étudiant (15h par semaine minimum et les patrons eux même fixent un emploi du temps souvent non négociable), il devient impossible de s’en sortir. Dans un pays où le loyer consomme plus de 60% des revenus des étudiants, peuvent ils se permettre cette situation de retard à répétition ? C’est exactement comme demander à un fonctionnaire de ne pas se plaindre en cas de retard de paiement. Quant à rentrer au pays, imaginez vous un étudiant ayant fait 2 années d’études où il a tout donné et vous lui demandez d’abandonner maintenant. Je sens une certaine frustration envers cette situation (attribution des bourses) ce qui est normal, mais est ce la faute aux responsables ou à ces jeunes boursiers ? A qui devez vous vous en prendre ?

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  • Le 21 novembre 2017 à 20:44, par Moi MEME
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Courage. Ca me rappelle une lettre que j’avais envoyee a la presse à l’epoque.

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  • Le 22 novembre 2017 à 09:18, par NEYA Ibrahim
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Le Burkinabè est très jaloux et malhonnête. Si chacun dans l ’administration faisait consciencieusement son travail tout le monde sortirait gagnant. Dans notre propre pays quand tu poursuis un dossier dans l’administration tu deviens comme un étranger tu vois sous tes yeux la magouille . Pourquoi ne pas donner aux décideurs de l’administration au maximum 24h pour signer ou rejeter les dossiers qui leurs sont soumis. Celui qui n’est pas à mesure de le faire qu’on nomme à nouveau un décideur. ceci freinera un temps soit peu les ardeurs des corrompus. J ’ai l’impression que les délais prolongés dans le traitement et la signature des dossiers donne de l’importance et du poids à toutes les strates de l’administration publique.
    Un travail bien et vite fait honore le décideur. J’aimerais poser une question au décideur chaque fois quand ils parlent que le dossier est en traitement en traitement , souvent on attend 1 mois, 2 mois voir jusqu’à la mort.Le traitement est-il au dessus de la force humaine.
    Ayez pitié de cette veuves et ses orphelins qui n ’attendent que la fin du traitement ou cette petite signature qui doit leur permettre de mettre quelque chose dans le ventre pour dormir.

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  • Le 22 novembre 2017 à 09:41, par Kenichi
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Moi j’ai eu 15,36 de moyenne au BAC C ( Mention Bien)..A l’époque,0 j’ai monté mes dossiers comme tout le monde pour une bourse extérieure.. mais je n’ai jamais eu ..J’ai donc fini en MP à l’UO.. Alors que , j’avais un camarade (dont le père était député) qui a eu 10,08 de moyenne au BAC C mais a obtenu la bourse pour la France... Je me suis toujours demandé comment ça marchait cette Affaire !!
    Tout de même, je vous soutiens mes petits,car, même si pour la plupart d’entre vous, vous ne méritez pas réellement,la bourse, c’est votre chance, car vous n’avez pas demandé à naître dans des familles aux bras longs....

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  • Le 22 novembre 2017 à 11:21, par Omy
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Merci Kenichi. On ne peut vraiment que les soutenir car ce n’est pas de leur faute d’être nés dans certaines familles. Mais je leur demande à leur tour d’être plus honnête si jamais ils venaient à être des bras longs.
    Personnellement je connais des étudiants qui sont franco burkinabé ayant toujours résidés en France mais qui bénéficient de la bourse burkinabé prévue aux bacheliers du Burkina.
    Courage quand même dans vos réclamations car cela soulagerait le peu d’étudiants qui sont partis honnêtement et n’ayant pas d’autres soutiens. Merci à tous.

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  • Le 22 novembre 2017 à 11:23, par celine
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    anticipation ? Nos administrateurs ne connaissent pas. sinon comment se fait - il que des choses que faites chaque année vous ne pouvez pas le faire dans les délais requis. pensez à ces enfants qui auraient pu votre enfant parent ou tout simplement un frère dans le Christ.

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  • Le 22 novembre 2017 à 15:30, par &éé
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    bonne chance mes amis ! pour vous est doux ! il fait frais labas !
    ici ! il fait chaud, et nous sommes sans salaire ! (pas aide einh), depuis 10 mois !
    Avec le terrorisme au burkina l’argent ne suffit plus !
    Courage donc !

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  • Le 22 novembre 2017 à 16:49, par verity
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Mon cher Petit deçu ; tu n’as rien fait pour l’etat ; et tu es contre les anciens qui ont le doctorat ; eux qui avalent la poussiere de Ouaga pour le bien du pays. Tu as vu la poussiere de ce matin ? C’est le meme doctorat non ? tu penses que tu vaux mieux que qui dans ce pays. si tu es bon, vient faire concours niveau maitrise d’abord.. on va te voir ici. Si Je deviens president ici ; meme si tu as doctorat tu vas faire d’abord concours BAC.....

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  • Le 22 novembre 2017 à 22:15, par sixgentry
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Officiellement le Burkina n octroie plus de bourses pour les universités européennes. Comment ces personnes sont elles parties là bas. De la même façon qu elles ont obtenu la bourse en France qu elles se fassent payer par ce même canal. Je suis même surpris que ces personnes manifestent leur ras le bol puisque ces bourses ne font pas de bruit normalement surtout que la plupart de ceux qui l obtiennent ne sont pas les meilleurs.

    Répondre à ce message

    • Le 23 novembre 2017 à 16:49, par Pegdwendé
      En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

      Ce que vous dites n’est pas vrai. Vois pouvez aller vous renseigner au CIOSPB, les résultats de la bourse de cette année sont sûrement encore affichés.
      L’état burkinabé octroie entre autres ce qu’on appelle la bourse de second cycle pour les études hors d’Afrique. En français facile, c’est une bourse destinée aux étudiants pour des inscriptions en master au Canada, en France, en Belgique, aux usa ou dans tout autre pays hors d’Afrique.
      Il y’a un communiqué qui est fait pour postuler à cette bourse, et les admis sont classés par ordre de mérite.
      Peut être certains ont réussi à avoir cette bourse par les bras long, mais c’est que des exceptions. La bourse existe bel et bien.

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  • Le 24 novembre 2017 à 07:10, par Juste de passage
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Sixgentry tu vis sur quel planète ? Cherche bien avant de venir raconter tes sentiments.
    Inside je doute fort que tu ai réussi brillamment car si tu n’as pas eu la bourse celà veut dire que t’étais pas bon à l’origine oubien c’est le froid qui t’a rendu brillant quoi ?
    Verity pour toi là c’est de l’aigreur.
    Incroyable ! Avec des gens comme ça le pays n’ira jamais loin.
    Bref si vous ne pouvez pas les aider laisser les ya quoi même ???
    Mes bons petits courage !!!
    On est de tout cœur avec vous

    Répondre à ce message

  • Le 19 décembre 2017 à 08:58, par Feeser Compaoré
    En réponse à : Etudiants burkinabè boursiers en France : Confrontés à des arriérés de paiement, ils crient « A l’aide ! »

    Un grand soutien aux étudiants. Aucun disfonctionnement administratif ne devrait permettre une telle situation. L’image d’étudiants africains qui pour survivre, sont obligés de réclamer à corps et à cri leur dû, est insupportable. Nous devons faire en sorte d’y mettre fin. C’est tout de même difficile de convaincre le monde qui écoute et nous regarde, que des bourses étudiantes régulièrement versées à date fixe est du domaine des impossibles de l’administration burkinabè. Cela, devrait même pouvoir se faire, avec quelques petits ajustements, sur les mêmes méthodes que celle permettant au salaire des fonctionnaires d’arriver à temps.
    Bonne journée à tous et vive le Burkina Faso
    Docteur Delphine Feeser Compaoré ; Docteur de l’Université Paris SUD.

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