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Putsch manqué de septembre 2015 : Yves Nicodème Bassolé, le cousin du Général Djibrill Bassolé, devant le tribunal militaire

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • • mardi 7 novembre 2017 à 22h53min
Putsch manqué de septembre 2015 : Yves Nicodème Bassolé, le cousin du Général Djibrill Bassolé, devant le tribunal militaire

L’audience de confirmation des charges dans le cadre du coup d’Etat manqué de septembre 2015 s’est poursuivie ce mardi 7 novembre 2017 au tribunal militaire. Yves Nicodème Bassolé, cousin du Général Djibrill Bassolé et Bénédicte Jean Bila étaient face au juge militaire. Hermann Yaméogo et Léonce Koné les avaient précédés la veille.

Lentement mais surement, la justice militaire fait son travail, comme elle peut, dans le dossier du coup d’Etat manqué de septembre 2015. Depuis le lundi 6 novembre 2017, l’audience de confirmation des charges a débuté. A tour de rôle, les 107 accusés passent devant le tribunal militaire pour entendre les infractions qui sont retenues contre eux dans le cadre de ce dossier.

Hermann Yaméogo et Léonce Koné, accusés d’avoir pris part à ce coup de force contre les autorités de la transition en place après l’insurrection populaire de 2014, étaient les premiers à passer devant les juges. « Leur audition a duré toute la journée d’hier », nous a confié un journaliste d’une des radios de la place.

Sur onze programmés pour la journée du lundi, seuls les deux ont été entendus par les hommes en toge. A leur suite, d’autres accusés ont été entendus ce mardi. Yves Nicodème Bassolé et Bénédicte Jean Bila ont pris connaissance des griefs qui leur étaient reprochés. Ils bénéficiaient déjà d’un non-lieu. Mais le parquet a exigé qu’ils soient cités à comparaitre. Ce qui a, du reste, surpris leur avocat, Me Ollo Larousse Hien. « Mes deux clients avaient bénéficié d’un non-lieu total du juge d’instruction. Ce qui signifie que le juge d’instruction a estimé qu’il n’y avait pas de charges suffisantes contre eux et que les poursuites devaient prendre fin. Mais le procureur militaire a estimé qu’il fallait les citer à comparaitre devant la chambre criminelle pour leur mise en accusation. Ce que j’ai trouvé vraiment extraordinaire en droit », s’est surpris l’avocat. D’autant plus que selon le conseil de ces accusés, les charges rejetées par le juge d’instruction ont été ramenées au goût du jour par le parquet militaire.

Une note d’espoir

Heureusement pour Me Hien, Yves Nicodème Bassolé a vu son non-lieu confirmé par le parquet. Par contre des charges sont retenues contre Bénédicte Jean Bila. « Concernant Yves Nicodème Bassolé, le parquet a estimé qu’il n’y a rien contre lui et qu’il faut confirmer l’ordonnance de non-lieu. Mais pour Bila Bénédicte Jean, le parquet estime qu’il doit être poursuivi pour complicité d’attentat à la sureté de l’Etat », a expliqué l’avocat.

L’issue pour le client de Me Hien sera la décision de la Chambre de contrôle. « J’estime que la procédure est biaisée. Mais j’espère que la Chambre de contrôle, dans sa sagesse, va reconnaitre au moment du délibéré, que pour ce qui concerne les non-lieux, qu’elle ne peut pas en connaitre et qu’il faut constater seulement que des non-lieux ont été ordonnés dans l’ordonnance du juge d’instruction, qu’il n’y a pas lieu de suivre concernant les personnes bénéficiaires de ces non-lieux », a-t-il ajouté.
D’autres inculpés dont le colonel Yacouba Ouédraogo et la journaliste Caroline Yoda devront passer ce mercredi devant la justice militaire pour la confirmation ou l’infirmation des charges retenues contre eux.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

Messages

  • Aidez moi à mieux comprendre. Je voudrais savoir si les hauts gradés de l’armée cités dans le cadre du putsch d’une part et d’autre part ceux qui ont brûlé l’Assemblée Nationale, la Radio nationale et les domiciles privés où des gens sont morts seront aussi entendus ?
    La nation avant tout et non aux combinaisons politiciennes et les vidéos de clowns.

    • Ouais, certains temoins pertinents du putsch comparaissent, eux, comme ambassadeurs à l’extérieur, avec la bénédiction de Rock. C’est ça le Burkina post insurrectionnel.

    • Ce qui intéresse le peuple, ce ne sont pas les détours juridiques mais la manifestation de la vérité quel que soit le moyen utilisé pour l’atteindre. Vos clients ont intérêt à être blanchi devant le juge que dans le silence des non-lieux.
      Vous confondez le coup d’Etat avec les domiciles (acquis au-dessus des salaires de fonctionnaire des propriétaires) ? La différence est que ceux qui ont brûlé les domiciles-là n’ont tué personne, alors que ceux qui ont perpétré ce coup d’Etat soutenu souterainement par vous autres, ceux-là ont tué depuis octobre 1987 et ont encore tué ces 30/31 octobre. Depuis-là, c’est qui on a encore tué ? LE CDP ? Il n’est pas question de parler de réconciliation avec des gens qui refusent de prendre leurs responsabilités devant des faits clairement établis ; si on fait çà, ce sera la fin du Burkina.

  • Tel qu’un ’’Discours in-discourable’’, le jugement sur le putsch est un ’’jugement in jugeable’’.
    C’est mon analyse après l’information disant que toute ou presque toute la haute hiérarchie militaire était au courant. Pire, sur les onde d’une radio FM, il y a eu le nom de monseigneur de Bobo (OUEDRAOGO) qui a poussé les militaires par sa déclaration à aller de l’avant (Tous savons que dans l’église, on ne parle jamais dans l’affirmatif quand il s’agit d’induire les autres à faire une chose que l’église désire mais ne peut pas la faire elle même).
    Chers compatriotes, ce qu’il y a lieu de faire, c’est de comprendre que nos hommes (militaires) ont été induit dans la bêtise par une entité qui a des diramations partout (civils, militaires, églises ...) et cela pour mieux casser notre cher pays.
    Posons nous la question à savoir, pourquoi c’est seulement au Burkina, au Niger et au Mali que les problèmes ont des tournures bizarres ces dernières années (Niger Wankage, Burkina Putsch manqué après la fuite de Blaise et Mali pour une débâcle militaro-civil (départ du président qui ne volait plus se présenter aux élections)). Tous ces problèmes à un moment où comme le disait un conférencier un Europe : Nous choisissons vos présidents dans vos rangs et on peut créer un pays entre le Mali, le Burkina et le Niger ; les velléités d’identité sont grandissantes.
    Il sera préférable pour nous Burkinabès de faire un mea culpa ; nous repentir et faire un pardon générale. Si non, nous verrons notre pays coupé pendant que nous nous bâtons contre nous même tel que disait quelqu’un : Les arabes se sont entendu pour ne pas s’entendre mais ici, je pense que nous Africains surtout Burkinabès, nous nous sommes entendu pour ne jamais avancer.
    Si tout ce beau monde était au courant, c’est que tous consentaient DONS C’ETAIT LEGITIME ! Réparons alors les pots cassé et avançons.

  • Quand des serpents venimeux se cachent dans un bosquet pour sortir et mordre les gens, il ne reste qu’une seule chose à faire : mettre le feu au bosquet por les en déloger. C’est ce que le peuple a fait le 30 octobre 2014. Aucun regret. On pourra replanter des arbres dans la forêt

  • Comme tu es "Bizarre" débrouilles-toi Monsieur Bizarre.

  • Un véritable MIC MAC ou folklore judiciaire.
    Ce film ne nous intéresse plus car sans saveur.

  • est-ce-qu’à Sidwaya tu peux écire ce que tu veux ? je crois que non !! média pubic ne veut pas dire "merde publique" donc il faut aussi une limite à toute chose. le ministre est censé savoir ce qui va causer un trouble à l’ordre public et comme gouverner c’est prévoir, il a raison. un homme politique disait, "on se soumet ou on se démet" raison pour laquelle Norbert ZONGO (paix à son âme) a crée son journal. Jean Marc ZOUNGRANA aussi a décidé de quitter Sidwaya. il faut apprendre à grandir et prendre son indépendance au lieu de croire que tout doit être comme vous voulez.

  • Allons seulement... J’espère que vous n’allez pas être surpris de la fin de votre mandat et vouloir justifier votre échec de la gestion du pouvoir par le fait que vous vous êtes beaucoup investi dans le jugement du coup d’état. Les attentes des populations sont ailleurs. Bonne chance à vous tout de même.

  • Posons nous la question pourquoi le Général veut enrôler plus d’un dans son coup d’état qu’il a fomenté .soyez sérieux dire que j’assume ne veut pas dire délirer.si vous avez bien lu le reporter tous ceux dont le général a cité ont refusé de le soutenir et ont mème demandé qu’ils arrêtent mais ils ont décidé de continuer comme quoi ils ne peuvent plus faire demi tour.Pour tous ceux qui connaissent Monseigneur Paul Ouedraogo savent que mème dans sa tombe il ne peut pas cautionner un coup d’état

  • ces auteurs de coup d’état ont vraiment la chance car ils bénéficient de jugement !!! à une certaine époque il ne restait que leurs os (s’ils avaient eu la chance d’être enterrés et non carbonisés) sous des tonnes de terre ;. que les temps ont changé : même ceux qui ont assumer publiquement la responsabilité du coup d’état sont vivants ! DIEUX merci

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