An III de l’insurrection populaire : « Quelqu’un qui a sacrifié sa vie et ils sont en train de nous remercier ainsi », Abdoul Wahab Sanou, blessé de l’insurrection

mercredi 1er novembre 2017 à 12h31min

Etudiant en deuxième année de Géographie à l’université Ouaga1 Pr Joseph Ki-Zerbo en 2014, Abdoul Wahab Sanou a été touché par une balle à la tête le 30 octobre 2014 lors de l’insurrection. Pour avoir la vie sauve, il a dû subir une intervention chirurgicale au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo. Obligé d’interrompre ses études à cause des séquelles, il ne sait à quel saint se vouer, trois ans après. Il demande justice et assistance. Lisez !

An III de l’insurrection populaire : « Quelqu’un qui a sacrifié sa vie et ils sont en train de nous remercier ainsi », Abdoul Wahab Sanou, blessé de l’insurrection

« On a opéré ma tête, mais jusqu’à présent je présente des séquelles d’aphasie et je fais des crises épileptiques. En 2014 j’étais un étudiant en 2e année Géographie, vu ces problèmes, j’ai suspendu les études jusqu’à ce jour. Jusqu’à présent, l’Etat ne fait rien. Si ce n’est la décoration et les 300 000 FCFA que l’Action sociale nous avait données. J’ai suspendu les études à cause de mon incapacité partielle qui est permanente sur le plan langagier et concernant les crises épileptiques.

Les médecins m’ont recommandé de m’abstenir de mener certaines activités. Depuis 2014 c’est l’hôpital Yalgado qui prenait les soins en charge. Mais la prise en charge des soins a été suspendue dans le mois de janvier 2017. Depuis cette date, je me débrouille avec mes parents pour payer les produits que je prends chaque nuit avant de dormir, alors que je suis dans le chômage. Je travaillais avec un commerçant, mais un jour je suis tombé dans sa boutique à cause de mes crises. Il a eu peur et m’a donné la route.

Actuellement, ce sont des gens qui m’aident pour payer les produits. Vous voyez que ce n’est pas facile. Quelqu’un qui a sacrifié sa vie et ils sont en train de nous remercier ainsi. Ce n’est pas bien de la part des autorités. Il faut rapidement une justice pour les victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et même du coup d’Etat manqué des 16 et 17 septembre 2015. Il y a une lenteur qui est là. Cela fait trois ans que nous sommes dans la souffrance. Il y a eu la transition et après la transition, on pensait que ceux qui allaient prendre le pouvoir allaient aider les familles des victimes et blessés de l’insurrection populaire. Si l’Etat arrive à m’aider au plan sanitaire cela me soulagerais car j’ai besoin d’un suivi médical permanent. »

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