Autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou : Le projet avance lentement mais surement

LEFASO.NET | Jacques Theodore BALIMA • lundi 30 octobre 2017 à 00h12min

Le projet de construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou avance côté burkinabè. Réunis à Ouagadougou, les membres du Comité de pilotage dudit projet ont passé en revue la procédure de sa mise en œuvre.

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Autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou : Le projet avance lentement mais surement

La construction de la grande voie devant relier Yamoussoukro à Ouagadougou va débuter, selon les prévisions, en 2018 dans la partie burkinabè. Même si la date n’est pas encore connue, les membres du Comité de pilotage croient dur comme fer en ce projet.

Pour cela, ils se sont réunis à Ouagadougou en vue de revisiter la procédure et envisager les étapes à venir. « La rencontre est une occasion pour nous de faire le point sur ce qui se passe au niveau du projet de l’autoroute. Nous aurons à amender et adopter certains documents relatifs au rapport d’activités de la dernière session. Il s’agit notamment des recommandations de la dernière session et des perspectives pour le démarrage des travaux en 2018 », a indiqué Paul Yaogo, Secrétaire général du Ministère des Infrastructures et président du Comité de pilotage.

La mise en œuvre du projet avance…

Le projet réunit une trentaine de membres dont des représentants des régions traversées par l’autoroute, des experts et des agents du Ministère des Infrastructure. L’objectif est de réussir ce grand projet dont la mise en œuvre coute la somme de 1 200 milliards de francs CFA au Burkina Faso. « Nous sommes présentement à la première section Ouaga-Bobo. Les études techniques sont bouclées et nous sommes en phase de passation des marchés par le biais de la loi 042/2017 du 3 juillet 2017 portant allègement des procédures de passation des marchés », a ajouté le secrétaire général du Ministère des Infrastructures.

Appui de l’UEMOA

Longue d’environ 600 kilomètres, la construction de la route est financée par l’Etat burkinabè et l’Union économique ouest-africaine. « Nous finançons le tronçon Bobo-Dioulasso-Frontière de la Côte d’Ivoire », a laissé Aboubacar Touré, chargé du Programme Transport à la Commission de l’UEMOA.

Initié par le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, le projet revêt des enjeux majeurs. « Le projet promeut l’intégration entre les deux pays. Il renforce leurs liens de coopération et c’est également un projet qui améliore la compétitivité entre les deux pays », a ajouté le Secrétaire général du Ministère des Infrastructures. D’où la nécessité qu’il voit le jour au grand bonheur des populations des deux pays.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 30 octobre à 08:39, par rabo
    En réponse à : Autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou : Le projet avance lentement mais surement

    " L’objectif est de réussir ce grand projet dont la mise en œuvre coute la somme de 1 200 milliards de francs CFA au Burkina Faso. « Nous sommes présentement à la première section Ouaga-Bobo. Les études techniques sont bouclées et nous sommes en phase de passation des marchés par le biais de la loi 042/2017 du 3 juillet 2017 portant allègement des procédures de passation des marchés », a ajouté le secrétaire général du Ministère des Infrastructures." dixit Jacques Théodore Balima du faso.net

    "1 200 milliards de francs CFA" qui risquent de passer tous en "procédures de passation des marchés en mode allégé, en gros de gré à gré !!!!!!

    Ce montant de 1 200 milliards de francs CFA correspond à peu près à la moitié des recettes attendues au budget 2017 du BURKINA.

    C’est dur à dire, mais si toutes ces sommes passent en mode gré à gré (même sur 5 ans), on est foutu.

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  • Le 30 octobre à 09:10, par LE LOUPP
    En réponse à : Autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou : Le projet avance lentement mais surement

    Un projet gigantesque qui sert uniquement les investisseurs et industriels étrangers. Le Burkina et la Côte d’Ivoire ont besoin d’infrastructures routières mais l’urgence n’est pas l’autoroute mais bien une amélioration de tous les axes routiers actuels. Frontière du Burkina et de la CI à Bouaké, Koupéla-Fada, la N11entre Gaoua- Batié vers la frontière et entre Gaoua-Banfora..... Un axe routier se construit pour le peuple et non pour améliorer les relations entre deux pays et permettre aux industriels étrangers de faciliter leur commerce entre le Burkina et le port d’Abidjan. L’exemple du nouvel aéroport est éclairant dans ce domaine ! Ce nouvel aéroport, pour qui ? Pourquoi, alors que l’existant qui a été réhabilité suffit au trafic. L’urgence est ailleurs : Santé, amélioration de toutes les infrastructures routières sur l’ensemble du pays, construction d’écoles en dur et de puits pour la population.......

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