Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

LEFASO.NET | Par Anselme Marcel KAMMANL • jeudi 26 octobre 2017 à 00h57min

Depuis l’année 2015, le Nord du Burkina Faso est plus que jamais sous la voûte d’un extrémisme violent. Cet extrémisme violent se manifeste par des attaques des forces de défense, des assassinats et toutes sortes d’intimidation sur les populations. L’on a tenté une explication de cette nouvelle donne d’insécurité poussé par le fait de facteurs exogènes comme la crise malienne. Mais en ce mois d’octobre 2017, le rapport de Crisis group et celui du Honko Roger Judicael Bemahoun ont exhumé les dynamiques endogènes de cette crise sécuritaire de plus en plus endémique dans la région.

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Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

Le rapport de Crisis group s’intitule « Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad » tandis que celui de Honko Roger Judicael Bemahoun est titré « L’extrémisme violent dans l’espace culturel du Djelgodji : facteurs associés et modalités de mitigation ». Grâce à ces deux travaux scientifiques de terrain effectués sur la zone de crise, l’on en sait davantage sur les coulisses de l’avènement et de l’amplification du phénomène djihadiste et de ses ramifications.

La dynamique de la crise est interne et non externe

Lorsque les attaques ont commencé, bon nombre de personnes ont vite conclu à une extension du conflit malien sur les terres sahéliennes du Burkina Faso. Au regard de certaines réalités géopolitiques du conflit, ces gens n’auraient pas tort. Car, l’on se souvient que les revendications territoriales et souverainistes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) porte aussi sur la partie nord du pays des Hommes intègres. Si depuis l’éclatement de la crise en 2012 au Mali, la partie nord du Burkina Faso a été épargnée, c’est compte tenu de la protection que le président d’alors Blaise Compaoré assurait dans une certaine mesure aux rebelles touaregs. Ces derniers se seraient donc gardés de tailler des croupières à leur parrain qui en contrepartie leur assurait gite et couvert.

Avec la banqueroute du régime Compaoré en octobre 2014, il était donc prévisible que la situation change. Effectivement, elle a changé, elle a même évolué puisque la région du Nord n’est plus cette zone sécure où l’on peut se promener dans tous les sens. Et pour la majorité des gens, que ceux-ci soient des experts ou des profanes, l’avènement des attaques terroristes répétitives ne serait imputable qu’aux souverainistes du MNLA et aux hordes djihadistes qui sévissent au Mali.

Mais de nos jours, avec les différentes études menées, cette hypothèse, lorsqu’elle n’est pas battue en brèche, elle est de plus en plus relativisée. Sur cet aspect, les experts de Crisis group sont catégoriques dans leur analyse : « Il est faux de percevoir la situation dans le Nord du Burkina comme une extension du conflit malien, même si celui-ci rend plus disponibles les armes de guerre et offre une base de repli aux hommes d’Ansarul Islam » (p.14). Il s’agirait plutôt d’une crise sécuritaire aux origines endogènes. Le rapport déduit une vulnérabilité faite de plusieurs facteurs qui prédispose désormais cette région à être un terreau d’insécurité par excellence au Burkina Faso.

Lorsqu’on compulse également le rapport de Honko Roger Judicaël Bemahoun, l’on se rend à l’évidence que la crise puise ses racines dans la sociologie même de la région. Les origines de la crise sont encore économiques et politico-administratives.

Les origines sociologiques de la crise

Avec l’attaque de Nassoumbou en décembre 2016, l’on connait désormais l’acteur principal de l’insécurité dans la région sahélienne burkinabè. Il s’agit de Ansarul Islam de Ibrahim Malam Dicko, un groupe d’obédience salafiste. Jusque-là, l’on ne nie pas la connexion de ce groupe avec d’autres groupes djihadistes du Nord malien. Mais ce qui fait la singularité de Ansarul Islam, c’est qu’il se présente avant tout comme « un mouvement de contestation de l’ordre social qui prévaut dans la province du Soum, dans la région burkinabè du Sahel » (Crisis group, p.3).

Dans la région nord burkinabè, les Peuls forment la communauté ethnique largement majoritaire. Au demeurant, ce groupe qui n’est pas égalitaire connait une subdivision entre Peul issus des classes nobles et descendants d’esclaves, appelés Rimaibé. Les Rimaibé sont les descendants des populations autochtones qui ont été réduites en esclavage par les Peul et assimilés. Mais de nos jours, même si ces deux classes forment une entité ethnique partageant la même culture, la même langue, le clivage sociologique resterait de mise : « chacun connait sa place » d’après un représentant peul cité par Crisis group dans son rapport (p4).

La création de l’association Al Irchad (officiellement reconnue en 2012) par le prédicateur Ibrahim Malam Dicko procède de la contestation de l’organisation sociale en vigueur dans la province de Soum. Dans ses prêches, il remet en cause la subdivision de la société et appelle à la constitution d’une société égalitaire. « Il remet en cause la toute-puissance des chefferies coutumières et le monopole de l’autorité religieuse détenu par les familles maraboutiques, qu’il accuse de s’enrichir aux dépens des populations », soutient le rapport.

Cette rhétorique lui vaut un écho considérable, surtout parmi les jeunes et les cadets sociaux. Selon Honko Roger Judicaël Bemahoun, les extrémistes sont des Rimaïbé parce que Ibrahim Malam Dicko avec son discours anti-esclavagiste a pris fait et cause pour ces derniers considérés comme étant au bas de l’échelle sociale parce que descendants d’esclaves (p.39). Et par exemple, selon toujours Honko Roger Judicaël Bemahoun, il est inadmissible qu’un Rimaïbé dirige une prière dans une mosquée quelles que soient ses compétences.

Ainsi, en exprimant les doléances de la majorité silencieuse de la population qui ne détient ni le pouvoir politique, ni l’autorité religieuse, Ibrahim Malam Dicko et ses affidés font dorénavant de l’islam un référent de protestation contre une organisation sociale immobiliste et productrice de frustrations. C’est dans ce contexte que petit à petit, l’homme va glisser vers la radicalisation et la lutte armée avec la création de Ansarul Islam.

Les causes économiques et politico-administratives de la crise

Lorsque l’on parcourt « L’extrémisme violent dans l’espace culturel du Djelgodji : facteurs associés et modalités de mitigation » de Honko Roger Judicael Bemahoun et « Nord du Burkina Faso : ce que cache le jihad » de Crisis group, l’on a comme l’impression que la région du Nord, particulièrement le Soum est délaissé. En tout cas la perception que la population a de l’Etat n’est pas du tout reluisante. C’est la perception d’un Etat distant et en même temps incapable de disposer de services de base à ses citoyens qui prévaut.

Cette situation a contribué à l’essor du mouvement de Ibrahim Malam Dicko. « La population a le sentiment que la région du Sahel est délaissée par l’Etat et que ses potentialités économiques ne sont pas mises en valeur ». Or selon une enquête de l’Institut national de la démographie et de la statistique (INSD), en matière de taux de pauvreté individuelle, le Sahel burkinabè est la deuxième région la moins pauvre du Burkina. Faiblesse des infrastructures, routières en particulier, nombre limité de centres de santé et d’écoles, manque d’eau et d’électricité sont d’autres réalités économiques difficiles qui viennent se greffer au sentiment d’abandon par les autorités publiques. De surcroit, les habitants ne voient pas l’incidence heureuse du boom minier en termes d’amélioration de leur vie. Pour eux, les gisements sont exploités par des étrangers sans qu’aucun bénéfice ne leur tombe dans la main.

Et pour Crisis group, la demande de plusieurs Djibolais d’ériger la province du Soum en région administrative afin de favoriser le désenclavement est symptomatique de ce sentiment d’abandon par l’Etat. Les résultats des recherches menées par Honko Roger Bemahoun vont également dans ce sens : « Le sentiment selon lequel la province du Soum serait un « oublié de la République » est majoritairement partagé » (p.17). « Ils (gouvernement du Burkina Faso), sont là-bas(Ouagadougou), et nous ont laissés à notre propre sort. Toi-même, il faut regarder. C’est depuis quand ils nous ont promis le goudron (bitumage de la RN22) ? Tu étais là non ? » rapporte-t-il des propos d’un habitant à la page 16 de son rapport.

Par quelles voies et avec quels moyens désensorceler la région de l’extrémisme violent

La solution militaire est une option. Mais selon toute vraisemblance, elle n’est pas la meilleure pour venir à bout de l’hydre de l’extrémisme violent. C’est pourquoi il va falloir que les politiques soient plus ingénieux dans la recherche des solutions pour circonscrire le phénomène qui tend à se généraliser.

Les deux experts, Crisis group et Honko Roger Judicaël Bemahoun, les autorités burkinabè doivent développer une synergie d’actions pour pouvoir lutter contre l’extrémisme violent de façon efficace. Il faut donc développer une réponse globale à la crise.

A court terme, d’après l’expert Honko Roger Judicaël Bemahoun, l’Etat devrait équiper conséquemment les Forces de défense et de sécurité(FDS), mener des enquêtes sur les principales notabilités coutumières et religieuses en vue de conciliations, inviter les autorités locales à dire ce qu’elles savent de la crise, créer les conditions sécuritaires minimales pour la relance de l’activité économique…A long terme, le gouvernement devrait créer un centre de formation professionnelle aux métiers de l’élevage et de l’agriculture au profit des jeunes et rendre obligatoire la scolarisation des enfants ou du moins revoir à la hausse le niveau des statistiques de l’éducation (formelle ou non-formelle)…

Pour Crisis group, donner une réponse globale se matérialiserait précisément par le lancement d’un programme de développement d’urgence pour la région du Sahel afin de construire des infrastructures et de réduire la pauvreté. Les chercheurs de Crisis group ne manquent cependant pas de relativiser ces solutions économiques qui devraient être obligatoirement accompagnées par d’autres, étant donné d’ailleurs qu’il s’agit de donner une réponse globale à la crise.

En tout état de cause, il faudrait jouxter à la politique de développement local des perspectives de résolution des problèmes sociologiques ou sociétaux. Dans cette logique, concernant la question sensible de l’organisation sociale productrice de frustrations et bellicisme, l’Etat gagnerait à « mobiliser davantage les acteurs locaux pour trouver des solutions adaptées à une crise profondément enracinée dans des dynamiques locales » plutôt qu’à chercher à s’insérer dans les dynamiques socioculturelles pour tenter d’arbitrer la catégorisation sociale.

En outre, il faut rétablir la confiance entre les forces sécuritaires et la population de sorte à rendre efficace la collaboration et le renseignement. En effet, tant que les gens pris individuellement ne vont jamais se sentir concernés, responsables de la politique sécuritaire, ils ne contribueront pas en termes d’informations.

Enfin, une régulation à minima du discours religieux, dans laquelle les autorités religieuses et coutumières pourraient jouer un rôle clé, peut être envisagée afin de lutter contre les propos intolérants et haineux. Les autorités étatiques pourraient favoriser l’installation à Djibo d’une section de l’Union fraternelle des croyants, une association basée à Dori chargée de promouvoir la tolérance et le dialogue religieux.
De façon globale, les deux expertises sont convergentes sur les origines de la crise. Endogènes, elles le sont. C’est pourquoi elles appellent à prioriser des solutions endogènes. Espérons que les différentes propositions de solutions dont regorgent les deux travaux de recherche seront exploitées dûment par les autorités, surtout en ce printemps de fora sur la sécurité, pour trouver une solution idoine, globale et durable au phénomène.

Anselme Marcel Kammanl
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 25 octobre à 19:33, par Echos du Faso
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    Non, soyons sincères avec nous-mêmes. Prenons aussi un peu de recul pour ne voir que des causes exogènes à l’émergence d’un problème qui "semble" ne pas provenir des dynamiques sociales propres aux sociétés africaines. Les concepts sont souvent des points de départ d’une stratégie pour conduire ailleurs les comportements et les aspirations des individus afin de laisser leurs concepteurs faire ce qu’ils ont prévus de faire. les facteurs ne peuvent donc pas être qu’endogènes. le dehors et le dedans s’imbriquent généralement pour faire émerger les choses.
    Réflexions absconses mais je pensent que les gens comprendrons pour savoir que le capital a plusieurs façons de s’exprimer en vue de maximiser ses gains. Si le problème n’était qu’endogène, il y a longtemps qu’il avait été résolu. On a le devoir d’élever un peu le niveau de réflexion pour le bonheur de tous. Merci et cordialement

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    • Le 26 octobre à 11:04, par kato
      En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

      Soyons vigilants car je me méfie des rapports des ces instituts dont on ignore comment ils sont financer ; ils vont proposer des solutions qui arrangent après tout l’impérialisme et le capitalisme. si nous même au Faso, on ne peut cerner les contours du problèmes avec nos chercheurs dans les universités, c’est qu’on est mal barré. Même si ces deux rapports nous permettent de cerner les causes et facteurs de l’extrémisme violent dans le Nord du pays, il reste qu’ils proposent des solutions inadaptées. La seule solution qui vaille à mon avis, est le renfort des moyens sécuritaires, c’est tout. Si ’l’on veut gérer les causes endogènes, on est parti pour 20 ou 30 ans pour pouvoir résorber le problème. Car l’on pourra rarement éviter que des gens quittent le Mali et viennent frapper au nord et disparaître si l’on ne met les moyens sécuritaires conséquents. L’ avantage du cas de notre pays est que la partie , ou la zone victime des terroristes, n’est pas une grand espace comme au Mali, donc c’est actuellement qu’il faut contrer le mal avec les moyens militaires. Sinon si on s’amuse dans les années à venir, les radicaux pour pousser loin leurs pions.

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    • Le 26 octobre à 16:53, par ngoonga
      En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

      Laisse les , c’est comme çà ils (impérialistes et capitalistes ) ont semé le désordre au Rwanda et veulent perpétrer la même chose dans nos pays pour mieux exploiter nos ressources naturelles ; si non comment comprendre qu’on refuse à l’autorité Malienne d’exercer ses droits à Kidal son territoire ; il y a quelque chose de pas clair. La France n’ a telle pas été l’esclave de l’Allemagne ??? N’eut été le secours de l’Afrique elle allait payer l’impot à l’Allemagne.

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  • Le 25 octobre à 20:21, par à propos !
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    J’espère que les forumistes sécuritaires auront au moins lu ce rapport sérieux sur les causes de la crise sahélienne burkinabè. Si ce n’est pas le cas, le forum aura été totalement inutile comme d’ailleurs la plupart de ces grandes messes de discours inutiles, longs et fastidieux qui ne s’attaquent pas aux causes pour trouver des solutions en mettant une couche de vernis sur du bois vermoulu !

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  • Le 25 octobre à 21:21, par MD
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    Si effectivement le problème sécuritaire du nord trouve son origine dans la "contestation de l’ordre social qui prévaut dans la province du Soum, dans la région burkinabè du Sahel", on n’est pas sorti de l’auberge. Et ce sont pas les solutions proposées par les différents auteurs de ces rapports, qui par ailleurs ont le mérite de poser le problème sous un autre angle bien éloigné des analyses simplistes de jihadisme et d’extrémisme dont de prétendus spécialistes nous rabattent les oreilles depuis le déclenchement de la cris e au Mali et depuis peu au Burkina, qui nous permettront d’en sortir. Il ressort des deux rapport que c’est la remise en cause de l’organisation sociale qui est le ressort principal de ces crises dans le Soum, tout comme il a été dit auparavant par Cris Group et d’auteurs d’études commanditées pour mieux comprendre le phénomène au Mali, il sera difficile d’y venir à bout en simplement mobilisant "les acteurs locaux pour trouver des solutions adaptées" à cette crise qui serait "profondément enracinée dans des dynamiques locales ». Et puis que veut dire "mobiliser les acteurs locaux pour trouver des solutions adaptées" quand l’autre pense que "chacun connait (ou doit connaitre) sa place" ? Quand l’organisation sociale repose sur la domination d’un groupe sur un autre ? Quand le groupe dominant tire son pouvoir, son prestige, ses multiples avantages sur l’exploitation de l’autre groupe et en le maintenant dans son statut de dominé ? Mobliser les acteurs locaux pour des solutions adaptées, ce sera de dire aux premiers, les maitres, renoncez à tout, pouvoir et privilèges, et concédez que vos esclaves sont des hommes qui ont le même droit que vous ? Ou bien dire aux seconds, pour la paix locale, renoncez à vos prétentions, acceptez que vous êtes des esclaves mais désormais on va vous permettre de diriger les prières ou de venir manger à la table du maitre ? Malam Dicko n’a-t-il pas tout simplement trouvé dans l’Islam les arguments qu’il faut pour combattre l’odre social établi (certainement parce qu’il en est lui-même une victime) et pour mobiliser ses concitoyens du Soum qui y ont été sensibles ? Ce qui ne fait pas de lui un jihadiste ni un islamiste. N’a-t-il pas tout simplement pensé que c’est par les armes qu’il pourra le mieux lutter contre l’ordre social inégalitaire local plutôt que par la démocratie qui s’est montré inopérante comme elle l’a été ailleurs dans certaines parties du Burkina où des maires ont été empêché, pour les mêmes raisons, de siéger ? Qu’est-ce à dire ? Comme aimait à le dire mon professeur de philosophie, Mr Somé ? Que le problème est plus compliqué que ne le laisse voir les résultats de ces deux rapports. Et qu’il faudrait peut-être un changement de paradigme qui poserait le problème du politique sinon de l’Etat dans la construction de la démocratie ou d’une société plus juste ou plus modestement en permettant un fonctionnement plus démocratique de nos sociétés.

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  • Le 26 octobre à 08:05, par ragomzanga
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    Grand merci pour le partage de ces informations qui instruisent le public, les chercheurs, les artistes tout en invitant l’État dans son rôle de développement social, politique et économique du pays.
    Il faut éviter de jeter de l’argent par la fenêtre en cherchant à résoudre des problèmes là où il y en pas. Je suis parfaitement d’accord qu’une solution endogène à l’extrémisme violent est pertinente. Il reste à impliquer les vrais acteurs....
    RAGOMZANGA

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  • Le 26 octobre à 08:19, par citoyen optimiste2
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    Bravo Mr Anselme Marcel Kammanl pour l’éffort fourni dans cette info ! j’espère que vous aviez été convié au forum sur la sécurité. si oui, prenez vos rétributions à hauteur de 10 à 15% sur le budget alloué car c,est tout le travail qu,il faut que vous avez étalé ici.

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  • Le 26 octobre à 09:06, par Dimathème
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    Bonne analyse et de bonnes propositions. On n’a pas besoin d’avoir un doctorat en analyse stratégique ou en management social pour comprendre ce qui est dit. Espérons tout simplement que nos gouvernants prendront notes et s’activeront à la recherche de solutions idoines pour un retour au calme et à la paix dans cette région.
    Sur le plan économique, tout est concentré à Ouagadougou. Dans le Sahel, c’est seulement le lycée professionnel régional de Dori, spécialisé dans la transformation des produits carniers et le lait qui est en phase avec les besoins des populations. Il est grand temps que nos autorités essaient de doter chaque chef-lieu de région avec des unités qui répondent à leurs besoins.
    La misère et l’ignorance sont des facteurs qui influencent grandement les mentalités. Qu’est ce que cela coûte à l’Etat d’accompagner les PMEs et PMIs voulant investir dans l’élevage, la transformation des produits carniers et le lait à le faire dans le SOUM et aussi dans Sahel tout en recherchant des débouchées pour elles. Cela est faisable dans la mesure où l’Etat ne perd pas. Après quelques années de fonctionnement, les efforts de l’Etat seront récompensés grâce aux impôts. Le Brésil a un système bicéphale qui marche bien. l’Etat crée des unités industrielles dans des domaines jugés porteurs et par la suite encourage les privés à aussi investir. Dès que le privé s’installe, l’Etat vend sa boite et investit dans un nouveau projet.
    Il faut encourager les investisseurs locaux et non mettre des bâtons dans leurs roues. J’ose croire que les bureaucrates de la présidence et ceux du gouvernements liront ces rapports et en feront bon usage. En c^Côte d’Ivoire à côté, c’est en partie la stigmatisation et le délaissement de la région du Nord qui ont en partie légitimé la fraction du pays. Sachons ouvrir les yeux et tirer avantage de tout ce qui se passe autour de nous.

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  • Le 26 octobre à 09:11, par Joseph
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    Excellente synthèse...
    À lire et relire absolument avant de sauter pieds et poings liés dans des débats creux sur la Défense et la Sécurité.
    La solution à long terme est une approche globale.

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  • Le 26 octobre à 10:21, par PIDA RAODO
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    Monsieur Marcel,
    Les différences de façons de vivre, de religions ne peuvent pas créer des guerres.
    Faites le tour des grandes mosquées les jours de Ramadan ou de Tabaski et vous verrez des Hommes de l’église à côté de fidèles musulmans. Si ils ne se tolèrent pas l’un ’ira pas chez l’autre et l’autre ne l’aura pas reçu même si il se présentait.
    Faites un tour chez les chefs coutumiers, vous verrez également Musulmans, Chrétiens et Animistes côte à côte.
    C’est reconnu qu’il y a différence entre les couches sociales dans nos pays, mais ça se sait que tous se règle dans le dialogue ; pas seulement a Burkina mais partout dans le monde. Voyez, Les premiers peulhs et les Gourmantchés ont fini par s’asseoir ensemble et il y a même un chef peuls à Fada (Dori appartient aux Gourmantchés) malgré les façons de vivre diamétralement opposées.
    Si il y a la guerre de par les raisons qui sont citées par ces rapports, c’est qu’il y a eu des catalyseurs. En effet, un pauvre qui ne cherche qu’à pouvoir éduquer ces enfants, manger à sa faim et pouvoir se soigner n’A PAS D’ARGENT POUR S’ACHETER DES ARMES. Il n’A PAS LES MOYENS POUR DIFFUSER LA HAINE PAR LES ONDES, PAR INTERNET ETC... Il a été aidé  !!!
    Ces gens ont été poussés et aidé ; Par qui ? Par celui qui a intérêt à ce qu’il y ait la guerre.
    Qui a donc intérêt dans toutes ces guerres ?
    - Ceux qui veulent dessiner un pays entre le Mali, Le Burkina et le Niger.
    Ils ne le font par pour les beaux yeux des habitants de cette régions mais pour les finances (Armes, Or, pétrole Drogue etc...) tout en ne disant pas à ces populations que le pays ne naitra jamais par ce que tant qu’il y a des problèmes EUX ILS MANGENT.
    - Ceux qui veulent s’installer par tous les moyens dans nos régions (Bases militaires) par ce qu’ils prévoient une grande guerre contre l’Islam contre la chine, la Russie. Nos pays devrons servir de bases pour lancer les attaques de sorte que les ripostes de leurs ennemis soient concentrées sur nous au lieu de leurs pays.
    - Ceux qui savent que les réserves mondiales de pétrole diminuent et veulent s’accaparer à l’avance de nos champs pétrolier (Pour ceux qui ne savent pas ce que contient nos sous sols).
    Ce que nos dirigeants ignorent, c’est que de l’autre côté, les dirigeants en poste préparent le terrain pour ceux à venir. Ils créent les problèmes dans nos pays pour s’assurer la survie des leurs (Pétrole et autres) pour des décennies même sachant qu’ils doivent partir vite. C’EST LEUR COTE PART. Chez nous, on bétonne le pouvoir maintenant et pour toujours avec les mêmes tares.
    BREF, ET SI NOUS POPULATIONS DES PAYS CONCERNES DESIDIONS DE VIVRE ENSEMBLE ? C’EST A DIRE DE DEVENIR UN SEUL PAYS, CHAQUE PROVINCE AVEC SA DIFFERENCE ?

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  • Le 26 octobre à 11:05, par AH BON ?
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    JE PENSE QUE CEUX QUI ONT RAPPORTE CETTE SITUATION ONT TIRE A TERRE EN DISANT QUE LA CRISE N’EST PAS EXTERNE ; VOYEZ VOUS AUSSI COMMENT UNE POPULATION CIVILE MALGRE DES FORMATIONS REÇUES PEUVENT MENER CES GENRES DE TUERIES ? DES CIVILS MASSACRER NOS BRAVES SOLDATS ?QUI LES A ARME ? QUI LES A FINANCE ? SOYONS SINCERES CHERS EXPERTS !!!
    SI LE PROBLEME ETAIT PERCU COMME VOUS LE POSER, ON ALLAIT PARLER DE CONFLITS ETHNIQUES ET UNE MISSION DE LA CRS SUFFIRAIT POUR REMMETRE LES PROTAGONISTES SUR LES RAILS

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  • Le 26 octobre à 14:21, par Amkoullel
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    ONG pourrie CRISIS GROUP, nauséabonde de canniveaux. Il n’y a que dans nos Etats en lambeaux que ce genre de conneries d’ONG peut débiter de telles inepties.
    Allez y Mr de CRISIS GROUP, dire à vos bailleurs de fonds la NED, Georges SOROS et son Open Society que le Burkina libre et conscient vous mettra bientôt dehors coups de pieds au derrière. Le président BIYA du Cameroun vous a expulsé, au Burkina, ça sera pour très très bientôt. Vos intentions inavouées contre le Burkina vous crèveront les yeux et exploseront dans vos bouches puantes. Aux autorités du Burkina Faso, "Malheur à ceux qui bâillonnent leur peuple" et pire permettent à des ordures d’ONG de la trame de CRISIS GROUP de souiller nos terres par leur présence.

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  • Le 26 octobre à 15:08, par gohoga
    En réponse à : Vent d’extrémisme violent dans le Nord Burkina : Les origines sociologiques, économiques et politiques d’une crise aux relents identitaires et religieuses

    A mon avis la crise Libyenne et l’assassinat de KADHAFI ne peut pas être écarter de la cause du conflit que nous vivons

    Répondre à ce message

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