Avènement du 15 octobre 1987 : La crise au sein du Conseil National de la Révolution(CNR) et l’échec des tentatives de conciliation

Kakiswendépoulmdé Marcel Marie Anselme LALSAGA • dimanche 15 octobre 2017 à 14h31min

Lorsqu’on parle des causes de la chute du Conseil National Révolution(CNR), d’aucuns ont cette propension à achopper leur attention et leur analyse sur les exactions et les dérives militaires des Comités de Défense de la Révolution(CDR). En dehors des acteurs de premier plan qui étaient au parfum de ce qui se tramait et des chercheurs qui se sont consacrés de façon spéciale sur la question, la plupart des gens se laissent aller souvent à des analyses ne s’en tenant qu’aux apparences, aux on-dit et à l’anecdotique. Or, l’appréciation des causes du 15 octobre 1987 ne peut pas se faire dans la seule considération des dérapages des structures populaires de la révolution.

Avènement du 15 octobre 1987 : La crise au sein du Conseil National de la Révolution(CNR)  et l’échec des tentatives de conciliation

Dans le cadre de nos recherches, il nous a été loisible de constater que la problématique de la création d’un parti d’avant-garde a constitué l’un des mobiles essentiels ayant conduit au drame du 15 octobre 1987. Mieux, l’intrigue qui a conduit à l’assassinat de Thomas SANKARA découlait de la conjuration d’un groupe de communistes dont le metteur en scène était le numéro deux du régime, le capitaine Blaise COMPAORE. La tragédie du 15 octobre 1987 fut l’épilogue d’une opposition entre deux individus, chacun avec son camp politico-militaire, Thomas SANKARA et Blaise COMPAORE. Véritable tragédie grecque !

Thomas SANKARA était-il un autocrate ?

Les actions humaines sont toujours marquées par le sceau de l’imperfection. Dans la culture moaaga, l’on aime souvent dire : « L’Homme est neuf, il n’est pas dix ». Une métaphore qui évoque évidemment l’imperfection de l’Homme, et dans sa pensée, et dans son action.

Thomas SANKARA était loin d’être un ange. L’on peut donc pas exclure que certains problème de la révolution aient pu procéder de sa responsabilité. Plusieurs témoignages s’accordent sur son impatience, son excentricité et son caractère improvisateur. Pour d’autres, il était « très autoritaire dans le travail » (Bruno JAFFRE : 2006, p. 158). Bien qu’officiellement, la gestion du pouvoir revenait aux quatre chefs historiques de la révolution, Thomas SANKARA, selon certains dires, avait quelquefois cette tendance à décider seul. « Un tel comportement ne pouvait durer longtemps sans avoir des conséquences sur l’unité des quatre dirigeants de la révolution » (Bruno JAFFRE : 1989, p. 251).

Après son assassinat, ses contempteurs du Front Populaire ont fait de la surenchère en surfacturant ses défauts afin de pouvoir soutenir des critiques sévères sur sa gestion du pouvoir et par ricochet justifier sa chute. Pourtant, à y voir clair, les accusations de personnalisation du pouvoir, l’autocratisme et la dérive droitière dont on l’a affublé manque crûment de tangibilité pour peu que l’on se réfère à la vie qu’il a menée. Celle-ci a été simple et frugale, policée mais sans fadeur, comme le disait une figure de proue de la révolution française, Saint-Just.

La conception de Thomas SANKARA en matière de gestion du pouvoir était le service du peuple, d’où son rappel sans cesse à ses collaborateurs que la révolution était là pour servir et non pour se servir. « Tant que la révolution ne sera pas en mesure d’apporter bonheur matériel et moral à notre peuple, elle sera simplement l’activité d’un ramassis, d’un certain nombre de personnes avec plus ou moins simplement de mérite, mais qui représentent tout simplement des momies, qui représentent tout simplement un rassemblement statique de valeurs décadentes, incapables de mouvoir et de faire mouvoir la réalité ; incapables de transformer cette réalité » disait-il dans son discours du 04 août 1987 à Bobo-Dioulasso.

Mais dans l’élite révolutionnaire de l’époque, des gens s’accommodaient difficilement à cette vision qui rimait avec décentrement de soi, sacrifice, austérité et ascétisme. En effet, le détachement de toute considération matérielle et pécuniaire dont Thomas SANKARA faisait preuve n’était pas forcément partagé par certaines personnes de son entourage qui voulaient jouir des plaisirs du pouvoir. Naturellement, pour ces gens, Thomas SANKARA était dérangeur.

Lézardes idéologiques et politiques sur la problématique de la création d’un parti d’avant-garde de la révolution

Le CNR, en tant qu’organe de conception et de direction de la révolution, n’avait pas les assises d’un parti fédérant toutes les sensibilités idéologiques et politiques. Il y avait donc ce défi de mettre en place un véritable parti d’avant-garde de la RDP. Mais il y avait des dissentiments. La vision de Thomas SANKARA était de procéder à un élargissement de la base de la révolution à d’autres couches ou forces politique afin d’aboutir à une certaine ouverture démocratique et populaire.

Face à la situation de déchirures idéologiques et populaires, la panacée pour Thomas SANKARA était la création d’un parti qui allait par une gouvernance inclusive garantir la prise en compte de tous les Burkinabè et leur participation véritable au processus révolutionnaire. Et en matière de modus operandi, la conception du père de la Révolution Démocratique et Populaire(RDP) était d’éviter une sorte de nomenklatura qui risquerait de tomber dans l’opportunisme, la restrictivité et la sélectivité. Il s’était rendu à l’évidence que ceux qui prônaient le purisme idéologique et politique n’étaient pas les plus authentiques révolutionnaires et les plus désintéressés.

Mais les cadres de l’Union des Communistes Burkinabè(UCB) et du Groupe Communiste Burkinabè(GCB) qui étaient à la manœuvre pour le compte du Capitaine Blaise COMPAORE nourrissaient une ambition antinomique. Le tandem UCB-GCB, appuyé plus tard par l’Union de Lutte Communiste(ULC)-La flamme, a constitué le principal sicaire politique du président du CNR dans sa volonté de pause et d’ouverture de la révolution.

Pendant que Thomas SANKARA, soutenu par l’Union de Lutte Communiste Reconstruite(ULCR), souhaitait la mise en place d’un parti d’avant-garde pluriel, certains militaires et les théoriciens du tandem UCB, GCB et ULC-La flamme désiraient un parti communiste unique de type soviétique ou chinois où ils allaient devenir les maîtres à penser. Ils voulaient faire de l’orthodoxie.

C’est tout naturellement qu’ils prônaient l’exclusion de l’ULCR et s’opposaient au retour du Parti Africain de l’Indépendance(PAI) dans le processus révolutionnaire en vue de la construction du parti. D’ailleurs, après l’assassinat de Thomas SANKARA, l’UCB décalottait davantage son goût pour l’hégémonisme en ces termes : « Il y a nécessité objective pour les organisations de mener une lutte d’hégémonie sur le terrain afin d’aboutir en dernière analyse à une clarification conséquente et totale, indispensable pour la bonne poursuite de la révolution » (Cf T. G., « La vision mystique de l’unification et les leçons de la résistance » in Sidwaya n°893 du 06 novembre 1987, page 05).

Les divergences sur la pause et la reprise des travailleurs sanctionnés

Le tandem « UCB, GCB, ULC-La flamme » était également contre les mesures d’apaisement social que le président du CNR estimait opportun de prendre afin de réconcilier la population avec la révolution. Ils critiquaient acrimonieusement la lettre n° AN V 00019 du président du CNR ordonnant la reprise des travailleurs licenciés.
En effet, pour matérialiser sa volonté d’ouverture, Thomas SANKARA avait signé la circulaire suivante adressé à tous les ministres : « Suite au discours du 04 août 1987, je vous invite à vouloir bien faire réexaminer les demandes de reprise d’agents sanctionnés pour leurs actes et propos contre la révolution. Avec perspicacité révolutionnaire, sans complaisance mais sans sectarisme, vous devez courageusement engager le débat d’idées. Ceux qui font entrave au combat du peuple devront être convaincus par la force de vos arguments ; à défaut, vous devrez les amener au moins à respecter les devoirs du bon citoyen et à accomplir correctement les tâches qui leur sont confiées. Des camarades ont prouvé que les divergences politiques n’excluent pas dans certaines limites un bon rendement du travailleur : et notre peuple en a été le bénéficiaire. Il reste que vous devez rester fermes vis-à-vis de tous ceux qui, provocateurs fanatisés ou subtils saboteurs, confondraient dialogue et faiblesse. » (cf CNR, PF, Lettre n°AN V 00019 du 19 août 1987, Le Président du CNR, Président du Faso à tous ministres, objet : reprise d’agents, in Jeune Afrique n°1401 du 21 novembre 1987, page 41).

Pendant que l’ULCR soutient le président du CNR dans cette politique d’apaisement et d’ouverture, dans le bloc UCB-GCB-ULC-la flamme, on récrimine crûment contre. Les trois organisations disconviennent de l’option du président de procéder à la pause. Elles ne cautionnent guère la volonté de Thomas SANKARA de faire reprendre les agents sanctionnés.

C’est une lapalissade de dire qu’en agissant à hue et à dia, les cadres du trio UCB, GCB et ULC-La flamme servaient bien entendu la conspiration dont le métronome était le Capitaine Blaise COMPAORE.

Blaise COMPAORE : conspirateur de première heure…

L’exploration de l’historiographie sur la période révolutionnaire divulgue un certain nombre de témoignages qui stipulent que dès l’avènement du 04 août 1983, Blaise COMPAORE avait voulu occuper le devant de la scène, mais la conjoncture politique ne lui était pas favorable.

Par le fait, l’on raconte qu’il avait dit Vincent SIGUE, un fidèle de Thomas SANKARA, qui avait rallié les militaires de Po pour préparer le coup d’Etat du 04 août 1983, que si l’opération réussissait, lui Blaise COMPAORE deviendrait le président et Thomas SANKARA occuperait la primature.

Selon d’autres indiscrétions, l’un des scenarii du 04 août 1983 prévus par Blaise COMPAORE et ses ouailles était de faire en sorte que dans le feu de l’action Thomas SANKARA perde la vie. Ce qui allait permettre à Blaise COMPAORE de faire de lui un héros et occuper tranquillement la présidence de l’Etat. Selon toute vraisemblance, Blaise COMPAORE voulait le pouvoir, mais il ne pouvait pas y accéder directement du point de vue de sa notoriété personnelle.

Que comprendre de cet extrait du livre de Jean René GUION, vraisemblablement commandé et généreusement financé, sur la personne de Blaise COMPAORE : « Certes, le capitaine Blaise COMPAORE, sans lequel l’opération militaire et la mise en condition psychologique de la population n’auraient sans doute pas pu avoir lieu, était tout à fait désigné pour occuper la première place » (Jean René GUION, 1991, Blaise Compaoré : réalisme et intégrité, portrait de l’homme de la Rectification au Burkina Faso, Paris, Berger Levrault International, page 27).

A partir du mois de septembre 1987, Blaise COMPAORE avait acquis le contrôle de toutes les organisations civiles membres du CNR à l’exception de l’ULCR. Voici ce que l’intéressé lui-même affirme dans le journal français Libération du 26 octobre 1987 : « Je savais que mon camp politique était fort. Thomas ne contrôlait plus l’Etat. » Avec cette donne, il n’était plus question de permettre au président du CNR de procéder aux réformes qu’il ambitionnait. Car si Thomas SANKARA avait dépassé le cap de 1987, il n’était plus évident que l’on puisse le faire partir. Il avait prévu une augmentation des salaires en fin d’année, une véritable pause dans les projets révolutionnaires, la reprise effective des fonctionnaires licenciés ; et si toutes ses mesures avaient pu être prises, il était évident qu’il avait plus d’avenir pour des raisons évidentes fondamentales.

L’impossible conciliation au sommet de l’Etat

A partir du mois de septembre, tout s’était accéléré. Thomas SANKARA, s’étant rendu compte, avec toutes les alertes venant de son entourage et de ses amis, que le danger était des plus imminents, tentait de prendre des dispositions palliatives en ouvrant le problème à ses plus proches collaborateurs. Non seulement il cherche à crever l’abcès avec ses camarades, mais encore il veut prendre des dispositions pour renforcer sa sécurité personnelle qui dépendait surtout des militaires commandés par Blaise COMPAORE.

Dès le 03 septembre 1987, a lieu une réunion particulièrement tendue de l’OMR sur le problème des tracts orduriers qui circulaient en ville. Thomas SANKARA déclara que leurs auteurs étaient présents. Blaise Compaoré s’emporta alors et se plaignit que la réunion ait été convoquée pour l’accuser ; il reprocha à ceux qui étaient présents de ne rien comprendre aux problèmes politiques. La plupart des militaires s’exprimèrent et réaffirmèrent leur fidélité à Thomas SANKARA. D’après Sennen ANDRIAMIRADO, de jeunes officiers dont plusieurs furent abattus après l’assassinat de Thomas SANKARA sont allés plus loin en accusant Blaise COMPAORE de comploter contre le président du CNR : « Il n’ y a pas de numéro deux, lui avaient-ils lancé, il y a un président et c’est le capitaine Thomas SANKARA » et désormais, « qui s’attaque au président du CNR s’attaque à la révolution »( Sennen ANDRIAMIRADO : 1989, p. 75).

L’épineuse question de la création de la FIMATS

Dans la volonté de renforcer la sécurité présidentielle qui dépendait de Blaise COMPAORE, il y avait eu cet ancien projet de création de la Force d’Intervention du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Sécurité (FIMATS) dont le commandement devait revenir à Vincent SIGUE.

Le lundi 21 septembre 1987, au cours d’une réunion où le bureau politique du CNR décida de se doter d’un programme politique devant servir de base de travail à l’unification des organisations membres du CNR, Blaise COMPAORE s’opposait cette fois-ci de façon ouverte et ferme à la création de la FIMATS sous les ordres de Vincent SIGUE : « Que doit être cette FIMATS ? Une police politique puisqu’elle doit relever du ministère de la sécurité ? Une milice ? Il va y avoir des interférences entre l’armée, la gendarmerie, les CDR – avec lesquels nous avons déjà des problèmes – et maintenant la FIMATS ! Et si l’on confie tout ça à SIGUE qui n’est pas militaire, ce sera encore plus la pagaille ! »

Le dernier virage de la crise : une étape fatale à Thomas SANKARA

Le mois d’octobre 1987 fut le dernier virage dans cette lutte, pour la conservation du pouvoir dans le camp de Thomas SANKARA et pour sa conquête dans le camp de Blaise COMPAORE. Le 02 octobre 1987, lors de la commémoration du quatrième anniversaire du DOP à Tenkodogo, les protagonistes de la crise jetèrent en pâture leurs contradictions.

L’expression des antagonismes sur la place publique compromettait désormais toute tentative conciliatrice. Le 08 octobre 1987, Thomas SANKARA convoqua une réunion pour débattre du regain du climat de malaise créé par l’incident de Tenkodogo. Jean-Baptiste LENGANI en partance pour une tournée dans l’Ouest n’y était pas présent. Devant le silence des deux autres, Thomas SANKARA se leva et claqua la porte. Le dernier évènement déterminant de cette crise au sommet de l’Etat avant la tragédie du 15-Octobre fut le conseil des ministres qui s’était tenu le 14 octobre. Blaise COMPAORE absent, Thomas SANKARA l’avait présidé, une première depuis le dernier remaniement gouvernemental. Le conseil ratifie la création de la FIMATS.

Le 15 octobre 1987, aux environs de 16h30, Thomas SANKARA est assassiné au cours d’une réunion avec ses compagnons. Après le coup d’Etat sanglant, l’on apprenait que le pouvoir était désormais aux mains de Blaise COMPAORE avec pour organe de direction le Front Populaire, lequel se fixait comme objectif de mener une politique de rectification de la révolution.

Dans la toute première déclaration du nouveau pouvoir, Thomas SANKARA est taxé de traître, de renégat, d’autocrate. Il est par la suite accusé de dérive droitière et d’avoir planifié un complot le 15 octobre 1987 à 20 heures dont l’exécution devait aboutir à la liquidation des trois autres chefs de la révolution. Jusqu’à nos jours les preuves tangibles de ce complot dit de 20 heures se font attendre. Pendant ce temps, l’Histoire, elle, continue de réhabiliter Thomas SANKARA. Comme quoi les faits sont vraiment têtus…

Kakiswendépoulmdé Marcel Marie Anselme LALSAGA(KAMMANL) Chercheur & Journaliste, Spécialiste d’Histoire politique et sociale
Lafaso.net

Source : K. Marcel Marie Anselme LALSAGA, « Pouvoir populaire et crise politique sous la révolution au Burkina Faso de 1985 au 15 octobre 1987 : rôle et responsabilité des structures révolutionnaires », mémoire de DEA en Histoire politique et sociale.

Auteur de : Pouvoir et société sous la révolution au Burkina Faso : le rôle des structures populaires dans la gouvernance révolutionnaires de 1983 à 1987, Sarrebruck(Allemagne), Editions Universitaires Européennes, 404 pages, ISBN : 978-613-1-56221-1

Messages

  • Monsieur de Faso.net
    Pourrions nous avoir un éclairage de l’une des personnalités de l’époque qui était membre des coordonateurs du Faso ?
    Je pense à Kambou Maturin par exemple
    D’avance merci

  • Merci M. LALSAGA pour ce travail bien ficelé avec la rigueur scientifique. Je profites exprimé ma déception de Basile GUISSOU qui s’est montré un historien de bas étage.

  • Pour la première fois en 30 ans, je lis une version conforme à ce que j’ai vécu de l’intérieur.
    Sankara était en surcis dès le début de la révolution. Il fallait juste que Blaise ait le temps de se construire une image de présidentiable car en 1983, personne d’autre que Sankara ne pouvait être légitime comme président.

  • « Si l’on demandait quel est le plus méchant, le plus pernicieux des hommes, tout le monde répondrait que c’est le traître. »
    (Plutarque ; Œuvres morales - Ier s. ap. J.-C.)

    • Que Dieu éloigne de toute personne les hypocrites, sournois, vipères, couleuvres de la trempe de Blaise Compaoré !

    • Le traitre est celui qui te promet fidelité mais te fait un bébé derriere le dos. Pour dire que Blaise n’a pas trahi Sankara. Ils etaient amis politiques et le choc des ambitions legitimes les a separé. A la lecture de l’article, on se rend compte que le conflit etait ouvert. Chacun avait peur pour sa vie. Le plus fort/ chanceux a survecu.

      Peut-on dire que Salif, Simon et Roch ont trahi Blaise ? Non, je ne pense. Et pourtant ils etaient amis et alliers. Puis Il y a eu rupture et les trois ont contribué a faire tomber leur ancien camarade. C’est la regle du jeu en politique : n’oublie jamais qui t’a fait roi !

    • Pour vous assassiner et "faire tomber" c’est la même chose ?
      Et même si l’on considérait le 15 octobre comme de la "légitime défense",et les autres nombreux assassinats sous son règne ,sur lesquels on ne peut être exhaustif : (Daniel Kéré et ses compagnons au BIA,Lingani,Zongo,Koama à Kamboinssin,Watamou Lamien,Bamouni,Oumarou clément O,Sayogo,Dabo, Gaspard Somé,Norbert Z,David O............,Nébié,les morts de l’insurrection tous mort par arme à feu sans compter les morts d’apparence naturelle qui sont également de son fait etc.
      Face à ce palmarès Lucifère en personne reste un minable pécheur !

    • Mon cher Ami, si Sankara du haut de son fauteuil avait clamer justice pour Nézien et mieux avait sévèrement punis les assassinats de Somé Yorian et fidèle Guébré nous en serions probablement pas là. J’ai lu dans un article dont je n’ai plus les références que Sankara avait confié à un de ses amis qu’il s’agissait d’une bavure de Sigué. Vrai ou faux. Les soit disant proche de Sankara friand de révélation aujourd’hui pourraient nous en parler.

      Malheureusement Sankara s’en est rendu complice et pire encore, complice et protecteur de son sanguinaire garde rapproché Vincent Sigué à qui il avait confié le tristement célèbre DST et à qui il s’apprêtait à confier la fameuse Fimats.

      Combien de personnes ont été tué et torturés sous la révolution par ce dernier sans que Sankara ne lève le petit doigt.
      Qui a initié au burkina les pires de torture ?

      Renseigne toi auprès des militaires de l’époque et tu sauras que la seule initiative de confier une telle force à Sigué suffisait à mettre le feu aux poudres tout simplement parce plusieurs connaissaient ceux dont ce dernier était capable et le sort qu’il allait leurs réservés.

      Mon ami allons doucement.

  • Oui c’est vrai, c’est cette dimension qui a précipité les choses car la construction d’un parti d’avant-garde aurait tué dans l’œuf les visées de Blaise. Et lui et son groupe ne pourraient plus mettre en œuvre leur plan ourdi dès le lendemain du 4 aout 87. Dans ce plan l’action, des CDR ont eu une grande importance pour tout saper. Mais tu as raison de dire que l’on analyse de façon superficielle en se focalisant sur les cdr ; c’est plus que vrai. Parfois c’est de façon tendancieuse que l’on avance cet argument.

    "Mieux, l’intrigue qui a conduit à l’assassinat de Thomas SANKARA découlait de la conjuration d’un groupe de communistes dont le metteur en scène était le numéro deux du régime, le capitaine Blaise COMPAORE." Tu ne peux pas dire plus vrai que cela. Je vois que tes recherches semblent aller vraiment au fond de la problématique. Ce semble du travail sérieux.

    "C’est tout naturellement qu’ils prônaient l’exclusion de l’ULCR et s’opposaient au retour du Parti Africain de l’Indépendance(PAI) dans le processus révolutionnaire en vue de la construction du parti"
    Oui voila là ou le PAI LIPAD s’est fourvoyé alors que sankara a lutté corps et âme pour les sauver et sauver les tètes de ses dirigeants que le camp de Blaise et salif tenait à éliminer physiquement. Les frères ture (soumane et dramane) en savent quelque chose, mais ils n’ont jamais eu le courage de prendre position. C’est là où la LIPAD s’est tuée toute seule et a connu le reniement et sa fin. Plus tard on comprendra l’éclatement du PAI LIPAD avec les Philippe ouedraogo etc. instrumentalisés par Blaise sur des bases tribalistes. Quand l’intellectuel tombe bas !!!

    « Suite au discours du 04 août 1987, je vous invite à vouloir bien faire réexaminer les demandes de reprise d’agents sanctionnés pour leurs actes et propos contre la révolution" : ce sont ces mêmes individus se sont opposés a la réintégration pour accuser ensuite sankara de déviation : rappelez-vous le discours d’un cdr de l’université un certain Somé Jonas qui a publiquement pris le contrepied du discours de sankara avant même qu’il ne le prononce. Et pourtant ce discours était sensé secret avant sa lecture par le président. C’est "l’incident de Tenkodogo". Comment l’a-t-il su le contenu de ce qu’allait dire le président ?

    Le bloc UCB-GCB-ULC-la flamme a été le plus nocif contre la révolution. On comprend la campagne des tracts sur thomas sankara qui déferlaient sur ouaga à l’époque. On sait qui en étaient les auteurs. Comment cela pouvait se faire sans que les CDR n’en soient informés ? Et s’ils étaient informés, pourquoi laissaient faire ? Aller chercher à comprendre du coté de ouedraogo Pierre, le responsable du CDR et membre de ce bloc UCB-GCB-ULC-la flamme. Tous étaient acquis à la cause de Blaise compaore. Et ensuite ce dernier s’est débarrassé d’eux.

    Il était de notoriété publique à ouagadougou à l’époque que Blaise voulait être président le 4 aout 1987 mais a été mis en minorité au sein du groupe et que les dissensions avaient commencé. Tous on savait que Blaise préparait sa revanche : c’était une question de date et d’opportunité.

    "Car si Thomas SANKARA avait dépassé le cap de 1987, il n’était plus évident que l’on puisse le faire partir. Il avait prévu une augmentation des salaires en fin d’année, une véritable pause dans les projets révolutionnaires, la reprise effective des fonctionnaires licenciés ; et si toutes ses mesures avaient pu être prises, il était évident qu’il avait plus d’avenir pour des raisons évidentes fondamentales." Et avec la FIMATS, on ne pouvait plus accéder facilement a sankara car les hommes de blaise qui gardaient sankara perdaient la main sur la sécurité de sankara. Donc tout coup devenait quasi impossible.

    Merci mon frère : vous faites de très bonnes analyses et profondes de votre problématique. Et on voit que vous avez fait de vraies recherches scientifiques. Félicitations
    SOME

    • Je vous prie de citer les noms des différents leaders politiques qui composaient le bloc UCB-GCB-ULC-la flamme. On dirait que Mr Lalsaga et vous-même faites exprès de ne pas citer les noms. Puisque c’est le moment de se dire la vérité sur le rôle des uns et des autres, allez jusqu’au bout au lieu de charge Blaise seul. Qui étaient les partisans de Sankara et qu’ont-ils fait après ? Puisqu’il est clair que Blaise avait plusieurs personnes avec lui dans le bloc, qui étaient ces personnes ? Que sont-elles devenues après la rectification ? Où sont-elles actuellement ? Toujours dans l’appareil d’Etat ou hors. La vérité historique doit être dite en identifiant tous les acteurs clés afin de dégager leurs responsabilités dans la suite de notre histoire commune.

      Le15 Octobre 1987, les ont commencé au Conseil 10mn après que je sois passée par là-bas avec mon vélo en revenant du Lycée. Aujourd’hui encore, j’entends les bruits de la DCA et je mesure ma chance d’être passée avant les tirs. En un clin d’oeil, tout avait basculé. Je suis un enfant de la révolution et je les aimais tous. J’ignorais qu’ils se bagarraient à l’interne.

    • - ..............et la petite pique lancée par Ernest Nongma Ouédraogo juste après la prise de décision au conseil des ministres de créer la FIMATS et la nomination de Sigué Askia Vincent à sa tête, a vite fait de paniquer le groupe de Blaise Compaoré le traître. En effet, Ernest Nongma sous la tutelle duquel était placée la FIMATS du terrible Vincent Sigué, avait dit dans la salle du conseil des ministres : ’’Jusque-là, nous nous étions occupés de nos ennemis. Maintenant on va pouvoir nous occuper de nos amis’’.

      Par Kôrô Yamyélé

  • L’analyse de M. Lalsaga vient édifier une vérité : le Burkina n’en pas encore fini de solder les l’héritage des évenements de 1982 à 1987 survenus au Burkina. Le prochain séisme se produira en 2020, avec une recomposition profonde du tissu politique burkinabé. Au pire, il faut craindre pour notre pays, y compris, une déchirure qui ne se refermera pas.

  • Bonsoir,
    Je vous lis, je ne vous connais pas, mais, tout ce que vous écrivez est exactement comme si vous y étiez. Merci pour ce travail de recherche et de reconstitution de l’histoire (du CNR). D’autres détails restent certainement à compléter. Bonne continuation.
    Merci encore.

  • Ils sont toujours les memes ! Il y a un coté le groupe communiste de Blaise et de l’autre le groupe communiste de Sankara. Hier c’etait le groupe de Blaise qui parlait haut et fort, aujourd’hui ça semble etre le groupe de Sankara. On semble assister au combat de Tribor and babor.

    Le pays doit pourtant avancer. Il faut qu’ils parlent tous (lex communistes revolutionnaires) sous le controle d’une personne neutre, là on saura la verité toute la verité.

    • Remarque que un des groupes a décimé les leaders de l’autre groupe et actuellement ce dernier groupe demandent des comptes au premier groupe ;

  • Quand on regarde cette photo on ne peut s’empecher de se demander qui des 4 est LE TRAITRE...A quoi pense ce traitre en regardant cette photo ? Qu’il sache que cette photo est la propriete du monde entier y compris les enfants, freres et soeurs, amis et sympatisants de ceux qui ont ete assassines. Tout ce monde attend que justice soit rendu et il en sera ainsi.

    • @ M.Kouka votre message ferra pleurer le traitre s,il lui reste toujour un coeur. Parait que le traitre pique souvent des crises de colere actuelement dans villa laba et tape sur les vitres et autre. Pas facile, que lui il veut rentrer. Je conseil Nana Tilbaut de mettre un peu la terre (sable) du PAYS que Sankara a baptiser Burkina Faso mettre dans un sachet emporter a son maitre. Sinon wayiiiiii !!!!!!!!!!!

  • S’il y a des incertitudes sur la responsabilite de Blaise dans l’assassinat de Thomas Sankara nul ne peut douter que Lingani et H. Zongo ont ete froidement executer par Blaise et ses hommes pour raisons de tentative de coup d’etat, sans aucune preuve convaicante. Surement que Diendere en sait quelque chose. Tout comme lui et son maitre ont estimer que la simple intention de coup d’etat meritait la peine de mort, ils ne devraient pas se douter du sort reserve aux auteurs d’un coup d’etat reellement accompli (celui dirige par Diendere). On peut dire que jusque la il a de la chance, lui qui n’a donne aucune chance aux autres.

    • Monsieur KOUKA , vous devez savoir aussi que sous la révolution , environs 10 personnes civiles et militaires ont été fusillées sans aucune pitié , parce qu’on les a accusées , de vouloir faire un coup d’état. Et pourtant Blaise n’était président du Faso.

  • Ils sont arrives au pouvoir par un coup d’etat. Un autre coup d’etat les a séparés. Il y a des faits et des commentaires dans ce document ecrit par un historien ce qui traduit un manque d’objectivite. Il faut produire des preuves de ce que vous avancez. Ce sont des propos de sankaristes qui sont rapportes, d’ou la question sur leur credibilite.
    Il faut arreter d’accuser qui que ce soit et plaire aux idealiates. En 1987 le peuple etait fatigue de la revolution. Certes ils n’ont pas souhaite la mort du president du CNR mais ne voulait plus de la revolution.

  • Pourquoi Henri Zongo et boukari lengani ne sont nuls honorés comme étant aussi des victimes de la révolution ? Répondez moi messieurs les spécialistes de l’histoire de la révolution d’aout

    • Monsieur ou madame Mando

      Henri Zongo et Boukari Lingani sont des victimes de la RECTIFICATION et non de la Révolution...
      Certes, aujourd’hui, on veut disserter sur tout, mais tout de même...

    • Henri Zongo et le commandant Lingani n’ont pas eu une position claire après les évènements du 15 Octobre. Ils ont crû naïvement peut-être que Blaise allait composer avec eux. Ils se sont vite rendu compte que Blaise voulait rester seul aux commandes mais malheureusement ils n’avaient plus le pouvoir de le contrer. Si Blaise à fait liquider le président ce ne sont pas eux qui allaient échapper. Ce qui arrivera ponctuellement le 19 septembre 89. Deux ans de collaboration avec Blaise ont effacé leurs noms.

    • Juste pour vous dire qu’ils sont bel et bien des victimes du coup d’état mon frère.
      C’est parce que leur assassinat s’est produit à une autre date. Merci

  • Merci Marcel pour ces recherches bien menées qui nous eclaire sur la fin de la revolution. C’es du bon boulot. Que justice soit faite

  • Merci de nous avoir éclairé Monsieur K. Marcel Marie Anselme LALSAGA

  • A quand la justice pour les victimes de la révolution ?
    (webmastermon précédent message a été bloqué. Laisse passer car nous aussi les non révolutionnaires avons des droits)

  • Merci mon frère LALSAGA. Rien que de la vérité que vous avez retracée. Blaise avait mûri son coup depuis longtemps. Sinon si c’était une erreur comme il l’a dit, il n’allait pas refuser de montrer le corps de Sankara à ses parents et encore moins lui refuser les honneurs qu’ il méritait en tant qu’ami. Il n’allait pas non plus continuer de faire tuer les autres après Sankara.
    Cessons de gaspiller nos salives. Blaise même sait très bien ce qu’il a fait, il sait entre lui et Dieu la vérité.
    Il le paiera plus cher tôt ou tard, ici ou ailleurs.

  • Quand je regarde cette photo, je vois 4 gosses, trop jeunes pour être au devant d’un pays. 4 gosses issus de parents peu nantis qui avaient bénéficié des bonnes bourses, bonnes écoles militaires internationales et des largesses du gouvernement du Général Laminzana. Ils se sont crus de pouvoir refaire le monde car leurs ventres étaient "pleins". Mais ils ont oublié qu’avec pleins d’immaturité, pleins de fougue, d’impulsivité et d’inexpérience, cela ne peut pas diriger une Etat, sauf bien sûr dans les républiques bananières.

  • Donc, tu veut dire que les deux qu’il a tué aussi étaient aussi autoritaires comme SANKARA, sauf lui seul qui était sage ?

  • M. Kouadio ; c’est les paresseux, et les corrompus qui étaient fatigués de la révolution, sinon ....

  • Bon à savoir : « le 4 Aout 1983, 4 officiers de l’armée (Thomas Sankara, Blaise Compaoré, Henri Zongo et Jean Baptiste Lingani ) et les dirigeants de deux (2) partis politiques à savoir Le PAI et l’ULRC font un coup d’ETAT révolutionnaire »
    Pour la suite : Le PAI a tété assaini à l’an I. le CNR s’élargira à des individus isolés et à d’autres organisations telles l’UCB, GCB et l’Union de Lutte Communiste(ULC)-La flamme. Les autres groupes qui ont bénéficié de l’ouverture matent ensuite l’ULCR et le Président du CNR avant de s’acharner sur les trois autres militaires.
    Constat : des acteurs historiques pour l’avènement du CNR, il ne reste que BLAISE COMPAORE
    Question : Pourquoi occulter une complicité une du PAI pour se venger de l’ULCR par la mort du président et l’éviction de l’ULCR du circuit.

  • La révolution a fait entrer le loup dans la bergerie dès son commencement. C’est l’apologie de la violence faite par tous ces révolutionnaires sans exception (y compris Thomas SANKARA) qui a produit, qui produit et qui va continuer à produire tous ces malheurs au pays des hommes "dits intègres" (laissez moi rire un peu !!!). Quel historien à peu près intègre pourrait nous rappeler le nom d’un célèbre phoulophophe qui qui donnait des conférences sur L’OPPORTUNISME dans les années 1986-1987 ?

  • Quelle était la position de Henri Zongo Et JB LINGANI avant le 15 octobre 1987 ? étaient-ils du côté de Blaise ou de celui de SANKARA ou alors étaient-ils étaient neutres ?

  • Bonjour Marcel,
    je découvre avec un vif intérêt ton analyse claire et passionnante des enjeux de la Révolution burkinabè, et des conflits internes qui l’ont menée à sa perte. Certes tous les crocodiles extérieurs guettaient leur proie, mais effectivement si Sankara avait pu passer le cap d’Octobre 87 peut-être aurait-il réussi à construire la nation durablement. Il était en train d’acquérir la maturité qui lui avait fait défaut au début.
    Je trouve que tu termines un peu abruptement sur cette lugubre "rectification". Il n’y a rien de plus dérisoire que ces soit disant militants marxistes "purs et durs" qui ont livré le pays au capitalisme le plus sauvage...
    A travers ton écrit le personnage de Blaise prend tout son sens. Son air timide et innocent cachant un profond cynisme fait douter qu’il ait jamais éprouvé de l’amitié pour Sankara...
    J’ai quitté le Burkina, mais je me souviens de nos échanges... Que le ciel te protège toi et ta famille.

  • A lire ce document assez partial, qui semble avoir pris son parti, à lire les interventions, c’est comme si Blaise Compaoré devait juste accepter de tendre le coup pour se faire occir. Une lutte s’est engagée : à la vie à la mort...et malheur aux vaincus...vae victis

  • En vérité, la position de Henri Zongo et de Boukari Lengani était celle de la lâcheté. Elle explique aussi pourquoi finalement Sankara prenaient beaucoup de décision seul au point ou certains croient y voir un signe d’autocratie. Blaise calculateur, cherchait des occasions de s’opposer à Sankara. Les deux autres bien que courageux (surtout Zongo) ne semblaient pas aussi pétris d’idées pour illuminer les chemins non défrichés. Résultat, Sankara se retrouve seul. Voilà comment ces deux chefs historiques ont raté le train de l’histoire. Sachant bien que les 2 autres chefs de la révolution sortirons certainement de leur torpeur après l’élimination de Sankara, Blaise n’a pas hésité à les devancer. Voilà c’est ce genre d’homme que nous avons supporté 30 années durant et que des compatriotes encore réclament le retour.....
    Cette brillante analyse de notre historien démontre que c’est toute une classe politique qui portent la responsabilité du clash d’octobre 1987 avec la palme pour Blaise. Cette classe politique a failli et ne devrait pas survivre à l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014. Vous comprenez maintenant pourquoi le jugement de l’affaire Sankara se fait attendre ?
    Tant que les acteurs du 15 octobre 87 resteront en scène, il n’y aura jamais de justice pour Sankara.
    Pendant plus de 30 ans cette classe politique s’est accaparé de l’appareil d’État pour assouvir ses ambitions personnelles. Il est temps maintenant qu’elle dégage !

  • En regardant la photo de SANKARA, on sent qu’il est ouvert, il a un ventre blanc, parce que chaque fois il est souriant, par rapport à son tueur qui a l’ai pensif. Et pensif pour imaginer comment tracer ses sals plans. SANKARA ! Que la terre libre de ton pays te soit légère.

  • LA CUPIDITÉ DU POUVOIR EST LE TRAIT D ’UNION DE TOUS CES RÉVOLUTIONNAIRES D’ ANTAN.DES VENDEURS D’ ILLUSIONS ; QUEL GÂCHIS POUR NOTRE PEUPLE.

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