Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

LEFASO.NET | Par Tambi Serge Pacôme Zongo ( Stagiaire ) • vendredi 13 octobre 2017 à 13h14min

Fin d’activités pour deux réseaux de délinquants spécialisés dans les vols et recels d’engins à deux roues et autres matériels. L’annonce a été faite par la Direction Générale de la police du Centre au cours d’une conférence, où elle a également présenté les différents groupes épinglés, précisé leur mode opératoire, et présenté les objets saisis. C’était ce jeudi 12 octobre 2017, dans les locaux de ladite Direction.

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Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

72 vélomoteurs de marques différentes, 05 ordinateurs portables, 06 postes téléviseurs écran plat, 06 téléphones portables, 02 appareils de sonorisation, 02 lecteurs DVD, 01 ventilateur, 01 fusil de chasse de calibre 12 mm, 01 coupe-coupe, 01 kilogramme et demi de cannabis et divers faux documents d’engins, tels sont les objets saisis qui ont été présentés par le Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) du Centre.

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Bonswindé Sankara, commissaire principal et central de police de la ville de Ouagadougou

Selon le commissaire principal et central de police de Ouagadougou, Bonswindé Sankara, ces arrestations font suite à de multiples plaintes de vols d’engins à deux roues et d’autres matériels.

Ainsi, le Service Régional de la Police Judiciaire du Centre de concert avec le commissariat central de police de la ville de Ouagadougou, ont ouvert une enquête ; enquête ayant donc conduit au démantèlement desdits réseaux.

Le 1er réseau, démantelé par le commissariat central de Police de Ouagadougou, se compose de mécaniciens, d’employés de commerce qui, pour la plupart, sont des repris de justice. La tranche d’âge de ce groupe varie entre 24 et 43 ans.
Le second, lui, composé d’élèves, d’orpailleur, d’étudiant, de mécanicien, d’employé de commerce, et de sans-emplois, a une tranche d’âge allant de 16 à 48 ans.
En ce qui concerne le 1er réseau, sur dix interpellés, sept seraient déjà à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou(MACO).

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Une vue du matériel saisi

Le commissaire de Police, chef du Service Régional de la Police Judiciaire de Ouagadougou, Honoré Kientéga, revenant sur le mode opératoire des deux groupes, a précisé qu’il était « bizarrement » le même. S’introduisant nuitamment avec effraction, dans les domiciles, en forçant portes et fenêtres ou escaladant les mûrs pendant que les occupants sont profondément endormis, les présumés voleurs ciblent les vélomoteurs « YAMAHA », de premier choix, ouvrent grandement les portes, et emportent ainsi le butin.

Une fois le vol opéré, le matériel est livré à un groupe de receleurs contre des sommes d’argent allant de 150 000 à 500 000 F pour les vélomoteurs et de 50 000 à 75 000 F pour les postes téléviseurs écran plat. A leur tour, receleurs et complices procèdent dans un premier temps, à la modification des numéros de séries des engins, ensuite établissent de nouveaux documents de douanes. Le tour joué, par l’intermédiaire de mécaniciens, les vélomoteurs sont réintroduits sur le marché. Les téléviseurs, eux, sont revendus à vil prix par les réparateurs et vendeurs d’occasions.

La zone d’opération est la bande constituée par le quartier Patte d’oie, Karpala, Zone 1, Dassasgho, Wemtinga, et les 1200 logements.

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Le commissaire Joseph Toni, remetant un des engins saisis à son propriétaire

M. Mohamed Sawadogo, commerçant à Ouagadougou, ayant fait les frais à deux reprises du réseau de malfaiteurs, et après avoir rappelé le film de son aventure, se dit le plus heureux aujourd’hui. « Quatre jours avant la Tabaski, vers deux heures du matin, ces jeunes hommes ont escaladé le mur de quatre mètres de ma maison, avec une barrière de protection au-dessus…trois motos ont été volées ce jour (…). Je remercie, aujourd’hui la SRJP pour le travail abattu, je suis le plus heureux », a-t-il confié.

Au stade actuel, les investigations sont terminées. Les mis en cause seront conduits devant Mme le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ougadougou.

Le commissaire de Police Honoré Kientéga a terminé en remerciant les populations qui, par leurs actions, ont permis d’atteindre ce résultat. Et de les inviter à davantage de collaboration afin d’endiguer l’insécurité.

Tambi Serge Pacôme Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 13 octobre à 13:44, par veritas
    En réponse à : Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

    il faut éliminer de manière physique, toute la vermine de la société. C’est un acte plus que dissuasif. Faut souvent oublier ces légalistes de structures de droits de l’Homme. Point barre !!!

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  • Le 13 octobre à 13:58, par Moumouni
    En réponse à : Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

    Il faut arreter avec cette plaisanterie ! Des repris de justice ! Cela veut dire que la prison ne sert a rien.
    Au Tchad, lorsque les malfrats sont pris, ils sont presentes au journal televise de 20h a visage decouvert.
    Dans certaines villes, le voleur est promene par la population avec son butin et tout le monde sait desormais qui, il est et se mefie desormais. Vous, vous cachez leur visage, ils vont faire 6 ou 12 mois a la MACO et ressortent et continuent leur sale besogne.
    Il faut qu’on arrete avec ce cirque.
    Nous nous voulons voir leur visage, leur identite complete.
    Celui qui va protester (droit de l’homme) doit etre traite comme un receleur, car personne n’a pu jusque la faire des omelettes sans casser des oeufs !

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  • Le 13 octobre à 16:14, par TOME de Boromo
    En réponse à : Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

    Voyez-vous mes chers, je pense que nos prisons ont raté leurs objectifs. elles devraient plutôt œuvrer à l’insertion sociale des prisonniers en les faisant travailler durement la terre au lieu de les incarcérer et les engraisser pour sortir encore s’adonner au vol. Ils faut leur apprendre à produire de leurs doigts, à les occuper utilement sinon ils passeront leur temps à cogiter à des plans de vols à appliquer quand ils seront libérés. Le centre de BAPORO à Boromo a été crée pour cela. Hélas il n’est plus judicieusement exploité après la révolution. Il faut utiliser les prisonniers aux hautes intensité de main d’oeuvre de l’Etat ; les faire produire pour se nourrir et même nourrir les plus nécessiteux du pays. Ce serait en même temps un apprentissage à l’insertion sociale. Mais les incarcérer 3 ans ; 5 ans , c’est leur apprendre à être plus paresseux. Que pourrait faire un paresseux sinon le vol. Les autorités sont donc interpellées à travers mon message. Merci

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  • Le 13 octobre à 16:37, par ya maam
    En réponse à : Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

    C’est pour dire après que les jeunes de Ouaga sont plus combatifs que les jeunes des autres régions..Pourtant Chaque jours nous assistons a des dementèlement des réseaux de voleur qui se disent être des employés de commerce, d’orpailleur, mécaniciens, activiste, osc....

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  • Le 13 octobre à 16:49, par kenichi
    En réponse à : Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

    Ces malfrats seront emprisonnés avec des petites peines prononcées de 2 ans ... et au bout de 06 mois ,ils seront libres de leur mouvement comme par magie... Ensuite, ils feront pire ... çest un cercle vicieux...
    Et après tout ça ,comme voulez vous que les gens aient confiance en la justice et à ses acteurs ? ç’est vraiment penible...

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  • Le 13 octobre à 17:08, par adama
    En réponse à : Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

    Après ce tapage médiatique remettez les aux Koglwéogos pour approfondissement de l’enquête et extinction de la race.

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  • Le 15 octobre à 19:15, par Awa
    En réponse à : Grand banditisme : Deux réseaux de délinquants dans les filets de la police de Ouagadougou

    L’insécurité est devenue une plaie pour notre société ,nous félicitations nos agents de sécurité et nous profitons par la pour leurs dire que pour réduire ce phénomène , après l’arrestation de ses malfaiteurs la doit démasquer leurs identités a travers la présentation de leur visage a la télé

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