Piraterie et contrefaçon : Une quinzaine de douaniers en formation pour aller en croisade contre ces fléaux

lundi 2 octobre 2017 à 23h52min

Les phénomènes de la contrefaçon et de la piraterie prennent de l’ampleur au fil des ans dans nos pays. Ils constituent une menace pour la santé et la sécurité des populations, mais aussi et surtout pour l’économie en ce qu’ils induisent une concurrence déloyale pour les entreprises. Il est de la responsabilité des administrations douanières de protéger les frontières contre la circulation illégale des produits piratés ou contrefaits. C’est dans ce cadre qu’une quinzaine de participants venus du Togo, du Benin, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso prennent part à un atelier régional sur les aspects opérationnels de la lutte contre la contrefaçon et le piratage, du 02 au 06 octobre 2017. Cet atelier est organisé par l’Organisation mondiale des douanes en collaboration avec la Direction générale des douanes du Burkina.

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Piraterie et contrefaçon : Une quinzaine de douaniers en formation pour aller en croisade contre ces fléaux

Produits authentiques et contrefaits se côtoient aujourd’hui sur les différents marchés du Burkina et de plupart des pays africains et même au niveau mondial. Et souvent, le consommateur ne peut même pas faire la différence entre les deux. Pourtant, les produits contrefaits ou piratés sont très dangereux aussi bien pour les populations que pour l’économie mondiale. « De la destruction du tissu économique en passant par la mise en danger des consommateurs sur le double plan de la sécurité et de la santé, la contrefaçon et la piraterie sont des fléaux de l’économie moderne contre lesquels, il est impérieux de lutter », a rappelé Micheline Ilboudo/Diallo, Directrice générale adjointe des douanes du Burkina.

L’enjeu est donc de taille car la prolifération des produits contrefaits met en danger la santé et la sécurité de la population. D’où la nécessité pour les administrations des douanes de s’y mettre pour pouvoir lutter contre ce phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur. C’est pourquoi, l’Organisation mondiale des douanesmet en œuvre des activités pour sensibiliser les douanes sur ce phénomène devenu un fléau à combattre au niveau mondial.

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les participants à la formation ainsi que quelques invités à la cérémonie d’ouverture.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le présent atelier de formationqui se tient au Centre régional de formation de Ouagadougou au profit d’une quinzaine de personnels des administrations douanières de quatre pays de l’Afrique de l’Ouest que sont : Togo, le Benin, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.« Il va s’agir pour les participants, durant les cinq jours, d’améliorer leurs pratiques en matière de contrefaçon et de piraterie, en se familiarisant avec les dernières tendances en la matière », a précisé Casimir Sawadogo, Directeur général de l’Ecole nationale des douanes du Burkina.

Durant ces cinq jours, la formation de la quinzaine de participants sera assurée par Wiggo Elster, expert de l’Organisation mondiale des douanes. Sensibilisation sur la contrefaçon, la réglementation internationale, les outils de l’OMD pour connaître la contrefaçon ; les typologies de risques… sont entre autres thématiques qui seront abordées.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 3 octobre à 09:50, par Karfolo
    En réponse à : Piraterie et contrefaçon : Une quinzaine de douaniers en formation pour aller en croisade contre ces fléaux

    Nos douanes ne doivent pas être utilisées comme des soldats des impérialistes pour assouvir leurs intérêts. Quand il s’agit de leurs produits, ils n’ont que des droits et nous des devoirs. Et quand nous nos intérêts sont brimés ils nous laissent Tout seul nous battre. Quand ces impérialiste ont commencé à délocaliser leur usine en Chine, Inde, etc. , ils savaient bien qu’ils posaient Les bases de La contrefaçon. Ils n’avaient pas associé l’Afrique. Nos états doivent mettre des agences en place et celles-ci doivent leur facturer ces genres de formations. Toutes ces firmes intéressées par cette lutte doivent faire de gros financements à nos états par le biais de nos agences afin de mettre en place une meilleure stratégie de lutte. Nos États doivent cesser d’être des garçons de course de ces impérialistes qui n’ont que des droits.

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