Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

Source : Une retranscription du service de communication du ministère de la justice • samedi 30 septembre 2017 à 09h00min

Le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, Bessolé René BAGORO était l’invité le jeudi 28 septembre 2017 de la radio La voix du Sanguié, 102.8 Fm. De 9h à 11h, il a répondu aux préoccupations des journalistes et des auditeurs sur la justice et les questions judiciaires qui alimentent l’actualité nationale.

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Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

Quelles sont les conditions d’obtention de la liberté provisoire pour le général Djibrill Bassolé ?

La loi dit qu’un prévenu peut demander la liberté provisoire soit parce que son dossier est terminé, soit qu’il ne présente plus de risque de fuite etc. Mais l’appréciation appartient au juge qui a le dossier. Seul le juge qui a le dossier. C’est encore une erreur que certaines personnes commettent, ou par méconnaissance de la séparation des pouvoirs, que de vouloir faire pression sur le gouvernement pour libérer quelqu’un. Parce que, le gouvernement n’a aucun pouvoir pour détenir quelqu’un ni de le libérer, c’est un pouvoir souverain du juge de sorte qu’il lui appartient d’apprécier. Et je ne voudrai pas opiner sur les éléments qui peuvent militer en faveur ou en défaveur de la libération provisoire de quelqu’un.

Les marches et autres manifestations peuvent-t-elles militer en faveur de la libération provisoire d’un détenu ?

Pas du tout. Au contraire, marcher pour demander la liberté d’un détenu est une forme de pression sur la justice et c’est une infraction. Les textes prévoient que le juge doit travailler sans aucune pression, ni politique, ni sociale, ni familiale… Donc les marches ne peuvent pas être un élément pour obtenir la liberté d’un prévenu. C’est parce qu’il y a beaucoup de tolérance. Sinon, quelqu’un qui marche pour demander la libération provisoire d’une personne détenue préventivement enfreint à la loi et c’est là où se situe le paradoxe : pendant que ces personnes disent vouloir qu’on applique la loi, ils ne veulent pas la respecter en la laissant se dire. Au contraire, si le juge libère quelqu’un sous la pression, il n’a pas respecté la loi.

Pourquoi la venue du ministre à Réo à la veille d’une marche pour demander la libération du général Djibrill Bassolé ?

Je remercie les auditeurs pour l’intérêt qu’ils accordent à l’émission parce que je vois qu’il y a beaucoup de questions. Ma venue n’a rien avoir avec la marche. J’ai été sollicité par les journalistes. Vous verrez que le mardi 3 octobre prochain, paraîtra dans le journal Le Pays, une interview que j’ai accordée le mardi dernier. Après Réo, j’aurai certainement l’occasion d’aller ailleurs pour parler parce que le gouvernement pense qu’il y a souvent des incompréhensions, des gens ne comprennent pas le fonctionnement de la Justice, d’où certaines récriminations. C’est une démarche globale.

• La détention de Djibrill Bassolé n’est-elle pas politique ?

Pour dire qu’une détention est politique, cela suppose qu’il n y a aucune base légale. Or, monsieur Bassolé est détenu sur la base de faits qu’on lui reproche et qui au regard du code de justice militaire sont des infractions. A partir du moment où il est inculpé pour des faits de trahison et que ces faits sont prévus par nos lois, je ne vois pas en quoi sa détention est politique. Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique. J’étais à Genève il y a deux semaines de cela. En aucun cas, le Burkina Faso n’a été interpellé pour avoir dans une de ses Maisons d’arrêt et de correction un détenu politique. Les Nations Unies n’ont jamais dit que la Djibrill Bassolé est un prisonnier politique, sinon on nous aurait interpellés.

Pourquoi deux ans sans jugement pour Djibrill Bassolé ?

J’aurai aimé que l’auditeur demande pourquoi des gens sont en détention deux, trois ans sans jugement ? Il y a d’autres cas. Les faits reprochés à Djibrill Bassolé sont des crimes et comme tels il y a tout un processus qu’il faut suivre et ce processus est suivi. L’auditeur doit se rappeler aussi que si le dossier traîne, c’est en partie aussi à cause des avocats de monsieur Bassolé et d’autres détenus qui multiplient les recours, ce qui est de leur droit.

Garder deux ans en prison des personnes pourrait être une promotion des droits humains ?

La promotion des droits humains signifie qu’on respecte la dignité humaine quelque soit la situation où la personne se trouve. Donc, même étant en détention, on peut promouvoir vos droits parce qu’il y a un certain nombre de mesures qu’il faut prendre. Garder quelqu’un deux ans an prison n’a pas commencé aujourd’hui. Nos textes le permettent. A partir du moment où c’est sur la base de lois, ça n’a aucune contrariété avec la promotion des droits humains. L’essentiel est que le détenu puisse jouir d’un certain nombre de droits, notamment en termes de santé, d’alimentation, de visites… et cela se fait. L’essentiel est que la personne puisse être respectée dans cette situation.

Pourquoi dans le dossier du coup d’État manqué, certains prévenus bénéficient de la liberté provisoire et pourquoi pas Djibrill Bassolé ?

Si on accepte la séparation de pouvoir telle qu’elle est aujourd’hui, c’est le juge qui peut répondre à une telle question. C’est le juge qui en fonction des éléments qu’il a en sa possession peut accorder la liberté provisoire à un prévenu ou la refuser. Le juge a ses raisons et je ne peux pas opiner sur cette question qui relève du pouvoir judiciaire.

Pourquoi en Turquie les putschistes sont jugés en moins de deux ans et pourquoi pas au Burkina Faso ?

Je ne sais pas si l’auditeur connaît les textes qui régissent les procédures en Turquie. Je l’ai expliqué, les procédures sont faites par rapport aux textes pré établis. En Turquie effectivement, les lois permettent dans ces genres de situation, de juger gens rapidement, comme chez nous au Burkina des lois permettent de juger les gens rapidement en matière de délit… Si des putschistes ont été jugés en moins de deux ans en Turquie, certainement que c’est parce que leurs textes le prévoient et que dans le déroulement des procédures, les avocats n’ont pas multiplié les recours comme chez nous. Les deux ans que nous venons de boucler ne sont pas exagérés et il faut ajouter à ça le fait que les avocats ont fait beaucoup de recours, ce qui est leur droit mais ça pour effet de rallonger les procédures.

• En tant que fils de la province du Sanguié, que faites vous pour arranger le problème de Djibrill ?

Je suis le ministre de la Justice, je me considère comme fils de tout le Burkina Faso. Il ne m’appartient pas de mener des démarches personnelles par rapport à quelqu’un qui est en détention même si nous sommes originaires de la même région. Je ne mène aucune démarche et ce n’est d’ailleurs pas mon rôle. Seule la justice gère le dossier, le gouvernement n’a pas à intervenir. Je suis en mission pour tout le Burkina Faso.

Pourquoi les comptes de Djibrill Bassolé sont toujours bloqués ?

Le blocage des comptes fait parti des procédures judiciaires. Si le juge estime que les faits qu’on vous reproche peuvent avoir un lien avec le mouvement de vos comptes, il le fait. Moi je ne connais pas le fond du dossier puisqu’il y a la séparation des pouvoirs, mais je dis que bloquer les comptes est une procédure normale lorsqu’une personne est poursuivie. Cependant, il y a des voies de recours pour demander à ce que les comptes soient débloqués.

Où en sommes-nous avec les dossiers Dabo Boukari ? Norbert Zongo et Thomas Sankara ?

Ces dossiers connaissent des avancés. Ces dossiers étaient pratiquement au ralenti sous l’ancien régime. Ce n’est qu’avec l’arrivée du gouvernement de la transition pouvoir que ces dossiers ont été remis au goût du jour. Des actes sont entrain d’être posés. Ce qu’il faut savoir, c’est que chaque fois que le juge pose un acte, il ne peut pas sortir expliquer. On a souvent besoin de la discrétion pour avancer dans les dossiers. Au niveau du dossier Thomas Sankara, plusieurs personnes ont été inculpées. Dans le dossier Norbert Zongo, le juge a inculpé des personnes et des mandats d’arrêt ont été lancés.

Contrairement à ce que monsieur François Compaoré a dit, un mandat d’arrêt a été émis contre lui dans le cadre du dossier Norbert Zongo. Seulement, quand un mandat d’arrêt est lancé contre quelqu’un, on ne va pas aller lui notifier. Bien évidement, il y a de nombreux actes qui sont posés par les juges pour des questions de discrétion. Je voudrais rassurer l’auditeur que ce sont des dossiers qui ne dorment pas dans les tiroirs. Nous espérons que les mandats d’arrêts émis seront exécutés.

Quelle suite le ministre donne au rapport de la commission d’enquête du Conseil supérieur de la magistrature ?

Le Conseil supérieur de la magistrature a mis en place une commission spéciale d’enquête pour élucider certaines situations sur lesquelles on interpellait depuis longtemps sur des actes de corruption. Ce travail a été fait et la commission a retenu des faits contre 37 magistrats, 3 avocats et un certain nombre de greffiers. Le rapport a été transmis au ministre de la Justice que je suis et il sera transmis au CSM en sa session disciplinaire dès la rentrée judiciaire en octobre. Si nous ne l’avons pas encore transmis, c’est parce que nous sommes en vacances judiciaire… Le CSM dans sa composition disciplinaire prendra les décisions qui s’imposent. Il n’y a pas de politique de deux poids deux mesures.

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Vos commentaires

  • Le 30 septembre à 06:57, par Ka
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Monsieur le ministre, vous venez de montrer avec ces précision juridiques, ‘’’’’dire tout haut ce que tout le monde savait et disait tout bas. Si ceux-ci sont ce que vous faites avec foi auprès des juges sans se mêler de leur travail, le peuple sait a qui s’en prendre avec les bourdes judiciaires qui se multiplient sans qu’on sache qui est coupable. Si un jour nous voyons un criminel comme Djibril Bassolé qui ne veut pas assumer ses actes qu’a compter que sur marches des inconscients en liberté provisoire, son juge sera lyncher et passer à un TPR improvisé. Encore une fois merci pour avoir dit tout haut la loi concernant les libertés provisoires pourtant accordés par des juges a des criminels en puissance qui font les fêtes dans leurs villas à Ouaga 2000.

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  • Le 30 septembre à 07:50, par LibrePenseur
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Monsieur le Ministre, j’admire votre sérénité et votre style dans cette interview. Vous méritez amplement votre portefeuille. Courage et bonne chance. Avec des ministres comme vous la génération consciente ne sera pas trahie.

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  • Le 30 septembre à 08:36, par Le banlieusard
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Ce ministre est une personne honnête et véridique. Monsieur Bagora a dit les choses justes et instructifs. Bien avant cette affaire de putsch Djibril est connu comme un criminel ayant couvert tous les crimes du régime Compaoré et cela mérite une détention en prison sans oublier les affaires d’or qu’il doit rembourser obligatoirement. C’est bien dit, tout ce qui font pression pour qu’on libère Djibril sont passibles de poursuite judiciaire. Que ça soit compris une fois pour toute. Zaïda l’anarchiste impénitent n’aura pas le loisir de pourrir la situation de notre pays, que cela aussi soit compris une fois pour tout, les insurgés ne lui laisseront pas le loisir. .

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  • Le 30 septembre à 08:56, par Alexio
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Voila une vision claire que les internautes doivent s eduquer pour comprendre qu au Burkina Faso, il ya separation du pouvoir. Quitte a ceux qui la croit plus. Le syndrome du regime Blaise Compaore a pris la fuite avec lui. La justice etait manipulee par ces reseaux maconiques dont Djibril Bassole lui-meme etait grand maitre de la loge du Faso.

    Quand au regime de la Turquie, la separation du pouvoir avec la justice n existe plus apres le coup d etat rate. Racip T. Erdogan er voie de se tailler un mateau de dictateur en islamisant la Turquie du pere de la nation seculariste de Mustapha Kemal Staturk en dictature.

    Les prisoniers du regime serons liquides par lhumeur du nouveau maitre du pays.
    Donc si Djibril Bassole etait en Turque, il allait encaisser la peine capitale.

    D ailleurs la Turquie dans ce debat ? Les deux pays sont diametralement oppose, soit culturellement que politiquement. La justice n est plus libre, elle est entre les mains des dirigeants actuels apres un referendum qui permettait d elargir le pouvoir du dictateur REcep Tayyip Erdogan.

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  • Le 30 septembre à 09:11, par Le Capitaine
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Eh bien, voilà qui est clair. Le Juge est seul maitre des décisions de justice. S’il se laisse corrompre ou cède sous la pression, il est responsable et devra assumer ses actes. Le Ministre fait ressortir le fait que le Juge doit travailler de maniére impartiale. Alors, messieurs les juges, si vous faites mal votre travail, on vous jugera. Si vous subissez des pressions politiques, dénnoncez les et le peuple saura où se trouve la vérité et qui juger.

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  • Le 30 septembre à 09:11, par AMAD
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Maintenant il ne reste plus aux « partisans » que de se calmer. Les armes ne règlent pas tout dans la vie. Lui même Bassolet a survolé en hélicoptère pour voir le monde qui était dans la rue pendant l’insurrection. Des instances de cette insurrection ont dit que tous ceux qui ont dansé avec BLAISE doivent attendre 2020 pour se présenter. Lui Djibril a dit que lui il sera candidat mais pas en 2020. C’est sur quoi il se basait pour tenir ce langage ? Certainement le RSP et le spécialiste des coups d’état et des intrigues. Ce général a accepté d’assumer pourquoi pas Djibril ? Si le juge persiste malgré des lettres a Macron c’est détient du solide contre lui. Si être malade est suffisant pour être libre la Maco sera vide. Du reste est ce que c’est Djibril seul qui est le fils de la région est en prison ?

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  • Le 30 septembre à 11:44, par yelmion
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Laissez les juges faire leur travail au lieu de les menacer. Un minimum de respect doit être observé à leur égard ainsi qu’à l’institution qu’ils représentent. Les jugements qu’ils rendent le sont au nom du Peuple et doivent être respectés par Tous même s’ils ne sont pas satisfaisants.
    Comment voulez vous combattre l’incivisme si vous incitez les gens à lyncher des juges pour les actes qu’ils auront posés dans l’exercice de leurs fonctions ? Il faut éviter ce type de propos qui est de nature à saper la paix sociale et le bon fonctionnement de nos institutions.

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  • Le 30 septembre à 12:09, par bangrenoma
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Quelle comparaison entre la Turquie et le Burkina, c’est déguelasse ! Marcher plutôt vers la justice militaire au lieu de nous enfumer avec le cas Djibril. Des dossiers plus vieux que nos papas dorment dans des tiroirs. Le garder plus longtemps est mieux que le déclarer non coupable. Depuis la disparition de l’or entre la gendarmerie et le BUMIGEB et les 42 millions de taxes de péage nous avons soif de jugement de ce Mr !

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  • Le 30 septembre à 12:54, par kiriki
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Merci Monsieur le Ministre,

    je félicite cette communication qui permet d’éclairer les gens sur cette détention de DJIBRIL BASSOLE.
    Compte tenu du contexte actuel, il est important pour la justice de travailler à maintenir cette proximité avec l’opinion publique. L’idée c’est de savoir dans quelles perspectives la magistrature peut retrouver ses lettres de noblesses et mettre consécutivement à la disposition du public une justice équitable. Après Blaise, c’est sûr, ça ne viendra pas en un coup de bâton magique. Mais vous donnez déjà le ton. Et c’est bien.
    je note donc :
    1- enquête diligentée par le CSM
    2- Mise en place d’un code de déontologie même si cet document reste interne
    3- 1ère communication à ma connaissance, du Ministre lui même en personne, sur une question d’importance majeure quand au putch manqué ayant causé des décès dans le pays.

    Monsieur le Ministre, nous pouvons parler d’innovation dans le domaine de la justice au Burkina. Gardez le cap pour qu’on ne vous dise pas un jour que vous n’êtes qu’un burkinabé qui commence toujours bien, mais qui ne termine jamais.
    Gardez le cap Monsieur BAGORO !

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  • Le 30 septembre à 13:38, par Pigpassonou
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Tout le monde sait que Djibrill est un criminel. Il a aide la famille presidentielle a faire du faux dans le dossier David Ouedraogo. Ou est l" Adjudant- Chef Semde le naif qui a fait le faux come quoi, c’est la gendarmerie qui a arrete David Ouedraogo alors que tout le monde sait qu’ il a etet arrete par le petit president parce qu’ il a vu ce qu’ il ne devait pas voir dans la maison hantee, brule a la flamme a Laye et mort par la suite ? Djibril est un cirminel qui a vole l’ or de ce pays. Il est intelligent. Ca, c’est sur mais il est tres malhonnete. Le diable non plus n’ est pas bete Il est en train de payer. Dieu ne dort pas. Tout cela, vous allez payer ici avant d’ aller pourrir en enfer si enfer il y a. Mais en attendant, ca fait deux ans maintenant que ces gars sont enfermes pour coup d’ etat. Ca coute quoi de les juger ? Si vous ne les jugez pas, c’est qu’ il y a anguille sous roche. Mais on attend seulement le jour ou vous allez dire qu’ ils sont liberes provisoirement ou definitivement. C’est la meme chose dans ce pays. Ne nous prenez pas pour des condors. Je suis mal a l’ aise que vous enfermiez des gens dont le cas est clair et vous nous tournez en bourrique. Le peuple n’ acceptera jamais vos mouta- mouta de politiciens sans prinicipe. Vous etes avertis. Ce n’ est pas parce que le beurre dort qu’ il n’ est plus du beurre. Est-ce que Blaise croyait qu’ il allait tomber un jour ? Il croyait qu’ il etait sorti du nuage comme Mobutu.Comme le peuple reel ne parle pas, ces plaisantins sortent leur museau pour voir s’ ils peuvent danser. Allons seulement.

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  • Le 30 septembre à 13:46, par Jean Belemtigre
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Le koimbre de Blaise dit que lui il circule et que ya fohi. Il est frequent a Abidjan et a Paris. Si vous avez reellement lance le mmandat, est-ce a dire que c’estr Abidjan ou Paris qui refuse de l’ arreter ? Si tel est le cas pourquoi ? Et que faites - vous aussi en retour, Mr. Le Ministre ? Lance ou pas, si le Koimbre circule toujours entre Paris et Abidjan, c’est comme si devant c’ etait patate de Zoula. Dites la verite au peuple. Vous n’ avez pas deux cerveaux. C ;’est un comme pour nous tous.

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  • Le 30 septembre à 15:07, par Le patriote
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Moi je ne comprend plus rien. C’est le rôle de la justice indépendante d’éclairer les gens ou bien c’est le rôle du gouvernement ? Cela prouve qu’il y a une main mise sur la justice si le gouvernement doit convaincre les gens à sa place. Hey, les gars faut pas qu’on se mente, il y a des gens qui n’ont pas intérêt à ce que le monsieur soit libre de ses mouvements.

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  • Le 30 septembre à 16:35, par On sera se voir si vous vous entêtez
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    « Marcher pour demander la liberté d’un détenu est une forme de pression sur la justice et c’est une infraction ». Nous prenons très bonne note cette information que vient de nous livrer le Ministre Bagoro. je crois que pascal zaida est désormais bien au courant de cette informations précieuse pour nous qui avons été victimes de ces bourreaux du peuple tels les deux généraux. Si jamais, il s’entête pour organiser son meeting de la honte à notre célèbre place de la Révolution, il nous croisera énergiquement sur son chemin. Nous aiderons les forces de l’ordre à lui prouver que la pression sur la justice est une infraction et qu’il doit cesser d’insulter la mémoire des victimes du coup d’état le plus bête du monde. si pascal zaida se croit homme fort, comme son mentor BC d’alors qui s’illusionnait et portant était très faible, qu’il (ce zaida) nous défie sur notre place de la Révolution et on verra bien qui a mis l’eau dans coco. Bande d’assoiffés de sang humain ; on vous attend.

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  • Le 30 septembre à 17:16, par Batin
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Quand je regarde la réponse à l’avant dernière question, je vois bien que le Ministre donne des réponses sur les jugements de Norbert Zongo, de DABOU... et dit "nous sommes en vacances judiciaires" comme s’il était membre du Judiciaire.
    Mais sur toutes les questions relatives à BASSOLE, il met la séparation des pouvoirs en avant.
    Je pense qu’il s’agisse d’une attitude fourbe. Et cela montre que monsieur le ministre joue aux deux visages tout en refusant un visage. Quelle honte !

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  • Le 30 septembre à 17:21, par On sera se voir si vous vous entêtez
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    « Marcher pour demander la liberté d’un détenu est une forme de pression sur la justice et c’est une infraction ». Nous prenons très bonne note cette information que vient de nous livrer le Ministre Bagoro. je crois que pascal zaida est désormais bien au courant de cette informations précieuse pour nous qui avons été victimes de ces bourreaux du peuple tels les deux généraux. Si jamais, il s’entête pour organiser son meeting de la honte à notre célèbre place de la Révolution, il nous croisera énergiquement sur son chemin. Nous aiderons les forces de l’ordre à lui prouver que la pression sur la justice est une infraction et qu’il doit cesser d’insulter la mémoire des victimes du coup d’état le plus bête du monde. si pascal zaida se croit homme fort, comme son mentor BC d’alors qui s’illusionnait et portant était très faible, qu’il (ce zaida) nous défie sur notre place de la Révolution et on verra bien qui a mis l’eau dans coco. Bande d’assoiffés de sang humain ; on vous attend.

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  • Le 30 septembre à 17:49, par watt
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Ce entretien est instructif. On n’a pas besoin d’être un spécialiste du droit pour comprendre ça. Si la justice estime qu’elle n’est pas indépendante dans le traitement des dossiers judiciaires qu’elle communique et le peuple saura se situer.

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  • Le 30 septembre à 23:50, par amsk
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    monsieur le ministre merci pour cette instruction. voila des invidividus qui ont retardé le burkina sur tous les plans et qui aujourdhui ne veulent pas assumer leurs actes devant la justice.nous ne pouvons qu encourager la justice et que ces criminels et marchands d illusions soient punis conformement à la loi. la turquie est une dictature islamiste et le burkina est un pays democratique et laic.

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  • Le 1er octobre à 01:24, par Patriote
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Tres fiere de la reaction du No 1, 2, 3 et 4 mais surtout de ce ministre qui dit de facon limpide les choses. On vous dit separation de pouvoir, n’est ce pas claire ?

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  • Le 1er octobre à 12:23, par Ka
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    ‘’’’A’’’ l’intervenant : Veni Vidi Vinci : Toute critique stérile en vers Ka, ne mérite pas ma sagesse. Ici je voudrai que tu saches une seule chose si tu me lisais depuis plus des dix ans sur les sites des réseaux sociaux, ou dans la presse écrite, tu verras que tout jeune, j’ai appris de Karl Mars l’idéaliste morale, qu’il faut lutté pour une cause qui est ‘’’’la défense des opprimés pour revendiquer une société juste.’’’’ Et dans mes critiques fondées sur des argumentations solides, suivis de mes vécus, c’est ma conscience qui me les vende à prix d’or, que j’achète pour m’exprimer librement sans qu’aucune personne sur cette terre ne puisse me payer pour que je dise quoi que ça soit. Rappelle-toi de mon message que je t’ai écrit quand tu voulais défendre l’indéfendable sur l’analyse de Somé sur ‘’’’’son lever l’hypothèque Compaoré :’’’’ je te disais ceux-ci si tu ne l’as pas lu, ‘’’’’’’’’’’A’’’’’Veni Vidi Vinci, l’Italien raté :’’’’’ Après l’insurrection, tu es venu sur le forum de Lefaso.net avec tes multiples pseudos suivre comme une mouche au vu d’une goutte de miel, mes critiques fondées sur des argumentations solides de mes vécus, de mon présent, et de l’avenir quelles donneront à notre jeunesse assoiffée du passé pour construire sans faute l’avenir. M’attaqué avec des critiques débiles suivies des dénigrements ne peuvent m’empêcher de dire ma vérité qui est un socle de ciment pour reconstruire un Burkina saint avec sa jeunesse. Que tu sois parenté, a la famille Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré, Djibril Bassolé, je te comprends : Mais ne défend pas l’indéfendable, tu vas finir par te retrouver dans un centre psychiatrique là où tu résides. Laisse faire le temps et l’œuvre de Dieu. Ayant vécu les pouvoirs de nos présidents prédateurs, ‘’’’de Maurice Yaméogo, a Sangoulé Lanizana, en passant S.Zerbo, qui ont payés leurs dettes à la société Burkinabé par la justice, entre eux, personne n’a songé de revenir au pouvoir, ni s’amuser à insulter le peuple souverain qui est celui du Burkina, qui pardonne mais n’oublie pas.’’’’’ S’agissant de Blaise Compaoré, ‘’’’que le Burkina soit pour tous les Burkinabé, Somé, ni toi, ne peut convaincre le peuple Burkinabé à recevoir un criminel en puissance qui est votre mentor comme rien n’a été faite, ni revenir au pouvoir comme vous le désiriez.’’’’’’ Même un ex-président comme ATT qui a montré les maliens la voie de la démocratie ne peut plus prétendre le fauteuil présidentiel, car le peuple Malien veut avancer. Alors ne parlons pas de Blaise Compaoré qui tuait qui il veut, là où il veut sans se soucier des familles de ceux dont il tuait. Surtout celui qui, dont ses crimes ont traversé les frontières du Burkina jusqu’à vendre des armes pour s’enrichir, des armes qui ont tué plus de 300.000 personnes au Liberia, plus de 3.000 de ses frères Ivoiriens, sans oublié l’Angola. Aujourd’hui monsieur Veni Vidi Vinci l’Italien raté, tu souffriras comme les familles que Blaise Compaoré, Diendéré Gilbert, Djibril Bassolé, ont ôté la vie. Car le mal ou le bien revient toujours à l’origine. Ne soit pas étonné si une personne riche devient pauvre du jour au lendemain. Ou si certaines personnes perdent la vie dans des conditions pitoyables ou dramatiques. Et comme il est mentionné dans la Bible, on récolte ce que l’on sème.’’’’’’ Comme le disait un grand écrivain Français ‘’’’rien ne se perd, tout se transforme,’’’ et Dieu transforme tout en terre avec quoi il crée. C’est pourquoi il nous dit dans sa Bible, que nous sommes tous créés de la terre, et nous retournerons dans la terre. Une chose est sure, le peuple souverain ne se laissera plus manipuler par un introverti criminel sans conscience comme Blaise Compaoré et son frère François. S’il y a une vraie justice au Burkina, Djibril Bassolé payera le même prix que l’auteur du coup d’Etat à la maternelle qui est Gilbert Diendéré le vrais soldat qui assume humblement ses actes.

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    • Le 4 octobre à 08:37, par Minute
      En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

      Bien dit, Ka. Gilbert Diendéré a reconnu les faits, pas parce qu’il est brave et humble. Mais, c’est parce qu’il a été pris la main dans le sac. Il n’y a pas plus filou que ce dernier. Regarde tout ce qui a été fait et établi durant la prise du pouvoir sanguinaire de Blaise Compaoré ! Voilà un monsieur qui sait accuser ses victimes pour enfin les éliminer. Il a toujours monté des faux coup d’état pour tuer les Henri Zongo, Lingani et autres. Vraiment, comme Dieu ne paye pas immédiatement ses dettes, il l’a observé jusqu’à ce qu’il tombe bêtement à travers son fameux coup d’état. Imaginez-vous un peu si le coup avait marché ! Qu’allons-nous être ? Actuellement ce véreux de général "sac à dos" allait faire ses épuration et actuellement le peuple allait toujours être dans la terreur. Pour tous ceux qui s’égosillent pour demander la libération de ces putschistes doivent se mettre à l’évidence que le pays ne peut rester et éternellement sous le diktat de ce groupuscule frauduleusement hissés à la tête de notre pays. Et toute honte bue, Blaise Compaoré se permette de fuir son pays et changer de nationalité. de grâce, mes chers compatriotes ; Nous n’avons pas autre chose à faire que de se soucier de ces individus sans personnalité et sans dignité ? Le pays doit avancer. Blaise a fait son travail avec ses erreurs. Le témoin a changé de main. Nous ne devons plus reculer. A force de revenir en arrière, vous plongez encore le couteau dans la plaie. Le pire de nos actes actuels, c’est de demander le retour de Blaise Compaoré qui a renié sa nationalité. Le mal que nous vivons au Burkina est la résultante de la terreur que Blaise a su fait preuve pour accéder et gérer le pouvoir. Ce qu’il faut retenir, c’est que le Burkina n’appartient pas à la seule famille des Compaoré. Laissez-nous en paix. Bande de cromaillons !

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  • Le 2 octobre à 07:57, par Joel Z
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    tu ne devrais pas être là encore pour ce poste de ministre vu que tu l’a occupé pendant la transition ? En Afrique, les pouvoirs sont liés donc faut pas nous bluebander pour rien. Tu prétends ne pas être au courant ? Le compte rendu du département de la justice parvient à qui au final ? Tu es le ministre non ? Réponds franchement aux questions ultérieurement Mr BAGORO le ministre !

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  • Le 2 octobre à 09:05, par Le COMBATTANT
    En réponse à : Burkina : « Ce n’est pas parce que Djibrill Bassolé est un homme politique que sa détention est politique », Réné Bagoro, Ministre de la justice

    Je ne sais comment l’appareil judiciaire fonctionne, mais ce monsieur est très loin d’être un membre du corps judiciaire, il ne sera jamais capable de parler de justice, c’est purement un produit des OSC, qui est utilisé par le pouvoir pour camoufler certaines choses, il simplement un kamikaze, ce qui veut dire qu’il faut l’arrêter dès maintenant avant que les dégâts ne soient TOTALEMENT irréparables.
    Des gens sans expériences, à des connaissances douteuses. C’est bien dommage.

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