Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

DECLARATION • mardi 19 septembre 2017 à 00h21min

Ceci est une déclaration de l’union nationale des établissements d’enseignement privés laics (UNEEPL) sur le rapport des sorties de suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement (IPES).

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Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

Suite à la publication par la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur, du RAPPORT DES SORTIES DE SUIVI-CONTROLE DES INSTITUTIONS PRIVEES D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (IPES), rapport dont la conclusion est le classement des IPES du Burkina Faso, les établissements privés d’enseignement supérieur ont organisé une assemblée générale le samedi 09/09/2017 au siège de l’UNEEP L.

Après avoir largement débattu du rapport, les IPES se sont accordées sur les points suivants :

I. Du principe du suivi-contrôle
II. Du présent rapport
III. De la rencontre DGESup/IPES

I. DU PRINCIPE DU SUIVI-CONTROLE

Les Institutions privées d’Enseignement Supérieur reconnaissent le rôle régalien du ministère en charge de l’enseignement supérieur de contrôler et d’évaluer les IPES. Ce contrôle permet aux établissements d’évoluer vers un enseignement de qualité, un objectif partagé par les acteurs. C’est également un encouragement pour tous à se conformer à la réglementation ainsi qu’à l’éthique. D’ailleurs c’est pour prouver la qualité de leur enseignement par rapport aux critères fixés par les autorités publiques des Etats que les IPES en grande majorité soumettent volontairement leurs diplômes au CAMES

II. DU PRESENT RAPPORT

Le rapport dans son introduction dit que l’opération a été faite conformément aux articles 35, 36 et 37 du Cahier des Charges qui régit les institutions privées d’enseignement supérieur. (Arrêté n°2011- 120/MESS/SG/DGERS/DEPr du 18 juillet 2011). Or l’évaluation et le classement sont traités dans les articles 85 et 86.

L’article 85 stipule :

« Le ministère en charge de l’enseignement supérieur peut procéder à une évaluation des établissements privés autorisés à ouvrir ».
« Cette évaluation peut être suivie d’un classement selon des critères définis par arrêté du ministre en charge de l’enseignement supérieur ».

Les IPES déplorent quatre points :

1. L’UNEEP-L n’a pas connaissance de la présence de l’arrêté du ministre en charge de l’enseignement supérieur comme le stipule l’article 86 ci-dessus cité devant précéder à l’évaluation ;

2. Le rapport ne respecte pas le principe élémentaire des audits ou des inspections. En effet, l’auditeur doit porter le résultat de son travail à la connaissance de la structure concernée, et recevoir éventuellement des recours, avant la publication,

3. Les visites ont eu lieu dans une certaine confusion : des IPES n’ont pas reçu les missions ; certaines ont refusé de les recevoir ; des IPES nouvellement autorisées et dont les programmes démarraient à peine furent évaluées ; plusieurs établissements avec un nombre important de diplômes reconnus par le CAMES sont plutôt mal classés.

4. L’UNEEP-L n’a ni été associée, ni été contactée durant tout le processus de mise en œuvre et de diffusion de cette évaluation
5. Les qualifications « bonne qualité », « assez bonne qualité », « moyenne qualité », « mauvaise qualité » ou « très mauvaise qualité » sont abusives au regard du champ couvert par la présente inspection.

III. DE LA RENCONTRE DGESup/IPES

Les IPES ont répondu massivement à la proposition de la DGESup de les rencontrer le mardi 12/09/2017 dans la salle de réunion de la DGESup. La rencontre était présidée par Mme la DGESup entourée de la Directrice de l’Enseignement Supérieur Privé (DIPES) et de leurs collaborateurs, et du Président de l’UNEEP-L.
Elle s’est déroulée dans un esprit d’écoute mutuelle, de vérité constructive et d’apaisement.

Après avoir reconnu des insuffisances de fond et de forme au rapport dont les responsabilités sont partagées, les parties sont parvenues aux initiatives d’amélioration suivantes :

- Les IPES qui estiment être injustement classées et qui le souhaitent peuvent fournir à la DIPES les informations et documents manquants jusqu’au vendredi 15/09.
- Après avoir pris en compte ces informations et documents, la DGESup publiera un rapport complémentaire dans les délais les meilleurs, si possible le 20/09.
- La DGESup étudiera la possibilité de rehausser le classement vers le haut, comme cela se fait ailleurs, afin de ne pas dévaloriser l’enseignement au Burkina par rapport à d’autres pays où des établissements peuvent être classés « excellent ».
Les participants se sont félicités de cette rencontre qui a permis de rappeler l’objectif partagé de tous qui est la construction d’un enseignement supérieur de qualité. La décision a été prise de renforcer le partenariat entre l’UNEEPL et la DGESup en vue de relayer les informations des autorités d’une part et prendre en compte les préoccupations du secteur privé de l’autre.

A l’issue de la réunion DGESup/IPES, les établissements ont tenu sur place une assemblée générale. Les participants se sont réjouis des résultats obtenus. Ils se sont mis d’accord pour se conformer aux conclusions de la concertation avec la DGESup, dans l’espoir que des décisions diligentes permettront de sauver ce qui peut encore l’être mais surtout qu’à l’avenir les conditions d’élaboration du rapport seront meilleures.

Fait à Ouagadougou le 18/09/17
Pour l’UNEEP L
Issa COMPAORE
Président
Officier de l’Ordre International des Palmes Académiques CAMES
Chevalier de l’Ordre du Mérite Burkinabé

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Vos commentaires

  • Le 18 septembre à 14:16, par kouadio
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Le rapport revele des choses vraies car bcp d’institutions sont des entreprises familiales, des business diriges par des gens sans scrupules. Or ces propriétaires devaient aimer l’enseignement pour accepter le sacerdoce. Il y a de nombreux escrocs parmi les responsables d’institutions privées. Il suffit de faire le tour et vous verrez le hiatus entre ce qu’ils proposent et ce qu’ils donnent aux étudiants : point d’enseignants qualifiés, point de documents pour faciliter la recherche, point de salles dument équipées.

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    • Le 18 septembre à 17:33, par L’étranger
      En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

      Vraiment la méchanceté est burkinabè ! On classe un institut de mauvaise qualité alors qu’en plus de la validation des UE, la moyenne de passage dans cet institut - je suis étudiant camerounais dans de cet institut- est de 12 sur 20 conformément à la moyenne exigée dans l’enseignement professionnel. Tous les enseignants sont gradés entre professeurs d’université et titulaires de DESS. Ils finissent les programmes et délibèrent.

      On a classé l’institut de mauvaise qualité pour la simple raison qu’on est venu interroger en 20 mn du personnel subalterne en leur disant qu’il n’était pas nécessaire qu’ils en avisent le directeur académique et le directeur administratif.

      Continuez !

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      • Le 19 septembre à 09:10, par Lexys
        En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

        Parce que ton institut est mal classé, tu traites tous les Burkinabé sans exception de méchants. Moi, je ne descendrai pas dans ta bassesse pour m’attaquer à tous les Camerounais sans discernement parce que tu es camerounais.
        Si ton établissement est mauvais, il l’est et on ne va pas changer les critères uniquement pour te plaire. Le fait d’avoir des professeurs d’université et des titulaires de DESS n’est pas une garantie de qualité. Quel est le volume horaire par matière ? Est-ce que les enseignants sont assidus ? Est-ce toutes les matières sont validées ? Est-ce que l’établissement dispose des enceinte appropriées pour l’enseignement ? Est-ce qu’il y a un dispositif de suivi et de validation de l’enseignement dispensé ? Etc. On le sait dans certains établissements, on s’entoure d’enseignants de qualité pour juste les certifications mais dans le quotidien de l’enseignement de ces établissements ces enseignants sont irréguliers voire absents. Certains se font enrôler honnêtement dans ces établissements mais pour raison d’engagements financiers non tenus par les fondateurs, interrompent leur intervention en plein milieu d’année. Les faits sont là. Peut-être que ton institut fait partie de ces catégories d’établissements. Arrête donc de raconter n’importe quoi. Parce, quand on te lit on a du mal à savoir pourquoi tu te plains, mis à part le fait que le mauvais classement de ton établissement te touche aussi. Sois factuel et argumentes sérieusement pour qu’on te prenne au sérieux à la suite.

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    • Le 18 septembre à 20:56, par Simpore
      En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

      IL faut les comprendre . IL s’agit d’un réseau de lobbies sans idéaux mais seulement en quête de profit.

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  • Le 18 septembre à 14:22, par ZOUNG
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Je conseille aux IPES de se mettre au travail afin de mériter leur place. Le classement du Ministère est "très propre" comme on le dit le plus souvent. J’en connais qui délivre du n’importe quoi. Des enfants se retrouvent avec des masters 2 mais quand on veut les évaluer ils n’ont même pas le niveau d’un simple ouvrier. ils ne connaissent absolument rien.
    J’en connais qui donnent des notes de complaisance conséquence, l’élève se retrouve avec 16/20 de moyenne mais lorsque l’on le compare à un autre il n’aura même pas 8/20. J’en connais où le 1er d’une filière ne vaut même pas mieux que le dernier de la même filière dans un autre établissement.

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    • Le 19 septembre à 12:10, par Sidpasata Veritas
      En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

      En fait, tout l’ensemble du secteur de l’enseignement, depuis la maternelle à l’enseignement supérieur au Burkina est plein d’établissements et d’instituts rapaces qui n’ont d’autres soucis que se faire de l’argent. Et les autorités étatiques ont longtemps été complaisants en laissant faire !
      Alors pour une fois que les choses vont dans le bon sens, il faut arrêter de se plaindre et se mettre au travail pour mériter une meilleure note au prochain contrôle. Il faut que les autorités accentuent et étendent ces contrôles qui devraient même avoir un caractère inopiné pour prendre les tricheurs la main dans le sac. Il faut réellement assainir le secteur de l’enseignement en hésitant pas à retirer aux médiocres persistants le permis d’exploiter de leurs structures, souvent à but exclusivement lucratif.
      Souvent les gens sont prompts demander la fin des corruptions, des magouilles et des passe-droits au profit de la rigueur, et les mêmes ne pensent pas que ces changements qu’ils exigent à leur bénéfice les concernent aussi aux bénéfices des autres. Plus rien ne doit être comme avant pour personne !

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  • Le 18 septembre à 14:23, par Enseignant
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    C’est vrai quoi un peu serieux un jour.parmis vous il y en a qui modifient les notes apres que nous ayons transmis ces notes en bonne et due forme.c’es t des arrangements pour des resultats mirobolants mais totalement faux.on flatte certains etudiants alors qu’ils nuls. Vous etes dans la majorité complaisants dans le recrutement de cetains enseignants,dans l’administration des programmes et cours dans les evaluations.et le fonctionnement administratif laisse a desirer et souvent commique.

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  • Le 18 septembre à 15:20, par Yaabi
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    S’il y a reprise du classement, c’est que le travail est mal fait ; alors Monsieur le Ministre en charge de l’enseignement supérieur, qui choisi vos collaborateurs pour vous ? C’est très grave !!! A pauvre Burkina Faso !!!

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  • Le 18 septembre à 15:39, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    - Moi je suis totalement d’accord avec la réaction de ces gens. En effet j’ai vu des universités classées parmi les meilleures mais à regarder leurs bâtiments où ils donnent les cours, je me demande comment elles eu cette place de tête !? Par contre certaines sont dites ’’Assez bonnes’’ alors que tout le monde sait qu’elles sont parmi les meilleures de ce pays et devraient être classées ’’Excellents’’ ! Faut pas se leurrer. Il y a eu mauvaise appréciation dans certains cas !

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 18 septembre à 15:42, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    ......et puis dans la plupart de celles classées ’’Excellents’’, il y a plein de profs titulaires de l’U.O. dans leurs enseignants et Conseils académiques. C’est celà la vérité. Ils sont allés s’octroyer de bonnes notes dans le privé alors qu’ils bâclent les cours et leurs programmes dans le public !

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 19 septembre à 08:49, par Anonyme
      En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

      Koro yamyélé, ce n’est pas la beauté des bâtiments qui fait la qualité de l’enseignement. Pour ma part, je trouve que l’État mème a été trop indulgent en tenant compte de toutes les écoles. Si c’était moi, toutes les écoles qui ne présentent pas leurs étudiants au BTS d’État n’allaient mème pas être classés. Ces écoles là se basent sur le fait que leurs diplômes sont reconnu par le CAMES pour ne pas présenter leurs étudiants au BTS d’État. Koro Yamyélé, les plus belles écoles de se pays là n’osent plus présenter leurs étudiant au BTS car ils savent que c’est l’échec assuré puisqu’ils sont conscient de la mauvaise qualité de la formation. Moi je reçois fréquemment des étudiants de ces plus grandes écoles là en stage chez moi. Comment peut tu comprendre qu’un étudiant issu d’une belle et grande école, titulaire d’une Licence ou d’un Master en comptabilité reconnu par le CAMES ne puisse mème pas construire un tableau sur Excel.

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  • Le 18 septembre à 18:24, par SID PAWALEMDE
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    S’il y a reprise du classement, c’est que le travail est mal fait et personne ne va vous suivre. Alors Monsieur le Ministre en charge de l’enseignement supérieur, qui choisi vos collaborateurs pour vous ? C’est très grave !!! Moi je connais des gens qui enseignaient au privé et qui ont abandonné à cause des notes négociées par les fondateurs pour la soi disant notoriété de l’établissement. Ne nous poussez pas à dire des choses qui n’honorent pas notre pays. La DGES a même été sensible par endroit sinon on devait fermer certains établissements.
    J’invite la DGES à être comme Luc Ibriga par rapport à Nathalie Somé qui a demandé une contre expertise. Où était - elle ??? Où étiez vous pendant l’inspection pour demander de rehausser votre rang dans le classement basé sur des critères non sévères. Revoyez les critères du Ministère, c’est même un minimum, un minimummmmm.

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  • Le 18 septembre à 18:30, par bebriigda
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Moi je crois que l’inspection opérée est objective et révèle la vrai réalité des IPES dans notre pays.
    La DGSUP et la DIPES en tant structures chargées de la supervision et le contrôle des IPES à travers ce rapport qui fait polémique vient démontrer à souhait à l’opinion que ses décisions ne sont pas souveraines et irrévocables gage d’autorité qui dissuaderait tout IPES véreux qui ne respecterait le cahier de charge,maintenant que les deux s’engagent à reprendre le classement est-ce à dire que réellement que le ministère en charge de l’enseignement supérieur est préoccupé par un enseignement de bonne qualité ?car de telles décisions prises ne devais pas
    faire l’objet d’appel et donc non négociable.n’ouvre pas un établissement supérieur qui le veut.Il y’ a un certains nombres conditions et de règles à respecter pour faire fonctionner l’institut.au lieu de chercher à s’améliorer ses promoteurs ont plutôt choisit le levier politique pour continuer leur sale besogne.pauvres DGSUP et DIPES lorsqu’on n’a pas les coudées franches on démissionne pour son honneur.

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  • Le 18 septembre à 18:34, par Watamu
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Félicitation au ministère. Où étiez-vous quand cette mission se préparait ? Des correspondances vous ont été adressées et vous les avez négligé ; certains se sont même permis de refuser de les recevoir : des agents de l’Etat en mission, Habaa ! Le rapport présente probablement des insuffisances, mais c’est un bon début. Si le Ministère pouvait publier un tel classement des IPES chaque année, ce serait un grand soulagement pour nous parents d’élève. Nous sommes assaillis par toutes sortes de publicités dont une bonne part est mensongère. Ce rapport nous donne déjà une orientation quant au choix des IPES où inscrire nos enfants. Je pense que c’est cela qui fait courir l’association : certains établissements vont perdre de la clientèle : tant mieux pour les étudiants et tant pis pour les médiocres. Encore félicitation au ministère pour l’initiative !!!

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  • Le 18 septembre à 19:56, par Tian
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Les gens veulent qu’il y’ait plus de sérieux dans l’enseignement privé et c’est bien normal. Moi même je suis aussi demandeur d’une certaine rigueur et si le ministère peut l’exercer tant mieux. Mais quand on recoupe les informations sur le rapport qui a été produit il semble finalement comporté beaucoup d’insuffisances. Comme tout début on peut penser que le ministère a péché par précipitation. Quand on va au delà des termes utilisés pour classer les IPES et on s’intéresse dans le détail aux critères utilisés on se rend compte que les évaluations ont porté plus sur la gestion administrative des établissements que sur le contenu et la qualité de la formation, pourtant c’est ce qui nous intéresse. Je suggère que le Ministère puisse s’entourer d’experts dans les différents domaines capables de scruter dans le fond les programmes de formation et leurs exécutions et de nous sortir un vrai classement ! Ce travail ne peut pas être fait par des fonctionnaires ordinaires du Ministère, pas par ce qu’ils ne sont pas compétents mais c’est au delà de leur domaine de compétence. Nous voulons effectivement connaitre la qualité et non la conformité aux cahiers de charge, je pense qu’il faut corriger le tir en utilisant pour cette fois-ci les bons termes et travailler réaliser une bonne et rigoureuse évaluation. Ce travail mal ficelé va permettre malheureusement aux canards boiteux de s’en sortir comme des victimes, mais quand ce n’est pas bon il faut reconnaître que c’est pas bon même si l’intention a été de bien faire. Il ne faut pas abuser l’opinion qui veut cette information non plus, donc Messieurs du Ministère, corrigez le tir et préparez-vous

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    • Le 19 septembre à 08:14, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

      - Mon frère Tian, à tout Seigneur tout honneur, dit-on. Moi j’aurai souhaité qu’on commence l’évaluation par les universités publiques. C’est la véritable plaie de l’Enseignement supérieure dans ce pays avec des enseignants qui feintent les cours, qui s’absentent, qui font trop de deals dans les consultations au détriment de leurs cours, qui passent le temps à se balader de conférences en conférences, et naturellement ils ne terminent pas leurs programmes et bâclent les cours en fin d’année. C’est là qu’on devait commencer cette évaluation !

      Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 19 septembre à 08:31, par DIPAMA
      En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

      Je salue le MESRSI pour leur clairvoyance.Ce travail permet d’identifier les bonnes graines parmi les mauvaises . Je souhaite que nous les internautes, nous fassions des bonnes propositions que le ministère prendra en compte car ça y va de l’intérêt de tous. Ne n’oublions pas que ce travail vient répondre aux inquiétudes de ceux qui se posaient la question de savoir dans quel établissement doit-il m’inscrire ou inscrire quelqu’un d’autre pour une meilleure qualité de formation.

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    • Le 19 septembre à 08:57, par Lucide
      En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

      Monsieur Tian, c’est trop prétentieux de votre part de dire qu’il n’ya pas de compétences au ministère chargé des enseignements supérieurs. Moi je les félicite pour le travail abattu meme s’il ya des imperfections. La vérité est qu’en Afrique on n’aime pas les classements des écoles. Ailleurs, ce sont meme certains journaux qui font le classement en précisant bien les critères retenus. La question du niveau est réel. Je me souviens , un de nos professeur à l’Université (UFR/SJP) passait son temps à nous coller les mauvaises notes. Nous avons fait un devoir où la plus forte note était 7 et plus de 400 personnes ont eu zéro. Avec un autre, gagner la moyenne relevait du miracle. Pendant ce temps, ces memes professeurs distribuent les bonnes notes à leurs élèves des établissements privés. L’UO a meme été surnommé Guantanamo. Je trouve les critères laxistes. Il faut y inclure les critères d’employabilité.

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  • Le 19 septembre à 08:01, par CITOYEN
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Ce contrôle permet aux établissements d’évoluer vers un enseignement de qualité, un objectif partagé par les acteurs. C’est également un encouragement pour tous à se conformer à la réglementation ainsi qu’à l’éthique. C’est du bon boulot. Mais il toujours travailler à amélorier.

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  • Le 19 septembre à 08:16, par hehe
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Felicitations aux Ministere et UNEPEL. Cest un bon en avant pour la qualité de notre système éducatif. Qu’il en soit de même dans les post primaire, prescolaire et ENEP privés duIN FASO

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  • Le 19 septembre à 08:36, par DIPAMA
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Tant mieux pour les étudiants et tant pis pour les médiocres. Encore félicitation au ministère pour l’initiative .

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  • Le 19 septembre à 08:55, par sav
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    De toutes les façons je n’irai pas inscrire mon enfant dans un institut qui ne pas capable de fournir des informations utiles et nécessaires dudit institut en 10mns au ministère de tutelle ce que eux même ne savent pas ce qu’ils font. Je suis satisfait du classement de la DGEsup travailler a ce qu’on vous classe parmi les premier c’est tout.

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  • Le 19 septembre à 09:12, par De Balzac
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Dire que le Ministère ne dispose pas de personnel compétent pour évaluer les IPES n’est pas vrai. Tous les enseignants des institutions d’enseignement supérieur publiques - IES (universités, instituts, centre de recherche, etc.) sont des agents du Ministère. Sauf par méconnaissance ou par ignorance, je suis surpris qu’on dise que le ministère ne dispose pas de compétence pour évaluer les IPES.

    Il faut préciser que le but de ce premier exercice de contrôle n’est pas forcément de sanctionner immédiatement sur le plan législatif. Il s’agit plutôt d’accompagner les IPES en difficulté à se conformer aux cahiers de charges pour le moment. On comprend la frustration de certains promoteurs hors la loi, mais ils doivent revoir leur propre copie.

    Quant au contenu, il a été pris en compte dans l’enquête même si on reconnais que beaucoup reste à faire et des travaux sont en cours au niveau de la DGESup pour sortir d’autres textes relatifs à la qualité des programmes dans les IPES, . Donc, les mauvaises IPES seront toujours dans le tourment.

    L’Etat reconnais la contribution des IPES dans l’offre éducative, mais il est temps qu’il soit regardant sur la qualité, et ça ne va tarder. Comment comprendre que des IPES, qui ont 10 voire 20 ans et plus de création, vont jusqu’à se proclamer même Université, alors qu’ils n’ont aucun minimum pour être université (enseignant permanent, laboratoire de recherche, etc). Il faut être sérieux et l’Etat ne peut plus continuer à laisser ces gens tromper les parents d’étudiants et les étudiants pour se remplir les poches alors que la formation est bâclée.

    S’agissant des enseignants des universités publiques qui officient dans les IPES, des mesures seront prises à la rentrée académiques 2017-2018 pour encadrer les mouvements de ces derniers. On ne peut pas continuer à tuer l’enseignement supérieur public, qui reçoit 80 à 90% des effectifs d’étudiants, au profit du privé même si on reconnait l’apport des partenaires privés. Si des enseignants des IES pensent qu’ils peuvent faire carrière dans le privé, qu’ils aient le courage de démissionner du public et se faire recruter dans le privé. Ils rendront ainsi service au privé et à l’Etat. Il en sera de même pour les enseignants hospitalo-universitaires, fonctionnaires de l’Etat, qui sont vacataires dans nos hôpitaux et titulaires dans les cliniques.

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  • Le 19 septembre à 09:57, par padonou
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Bravo et felicitation a cette commission dont les resultats viennent confirmer mes apprehensions. La plupart de ces Instituts superieurs de formation sont de niveau mediocres bien qu’ils aient l’accreditation du fameux CAMES qui reconnait leurs licences et masters. Il est temps que l’Etat reprenne les choses en main pour veritablement assainir ce milieux qui est devenu un temple de la mediocrite de la connaissance et du savoir. Osons jeter un coup d’oeil chez le voisin beninois qui vient d’instaurer pour compter de cette annee, l’exament de la licence dans toutes les filieres dispensees dans les etablissements prives. Cela signifie que dedormais aucun etablissement prive ne delivrera de diplome mis a part l’Etat a l’image du baccalaureat. Ainsi, le niveau de nos etablissement sera bien releve et nos enfants seront bien formes pour le bonheur des parents. En me referant a vos conclusions, je me pose la question de savoir comment ces etablissements mals classes ont pu avoir l’accreditation du CAMES qui a reconnu leurs diplomes. Le probleme de la credibilite de cette institution se pose du moment ou elle meme ne respecte pas tous les criteres avant de reconnaitre les diplomes de ces etablissements mediocres.

    Je suggere que la commission propose a l’Etat de revenir sur la delivrance des diplomes et laisser le CAMES s’occuper de la reconnaissance des doctorats dont certains ont des niveaux qui laissent a desirer.

    J’adresse encore mes tres vives felicitations a la commission d’evaluation et l’exorte a poursuivre sa noble mission contre vents et mares.

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  • Le 19 septembre à 14:50, par BTS
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Voilà donc. Enfin, vaut mieux tard que jamais. Puisqu’il faut un début à tout, félicitations au ministère. Seulement je déplore comme l’a dit un internaute, le fait que le ministère n’est pas pris en compte la participation des établissements au BTS d’Etat malgré que cela soit bel et bien inscrit dans le cahier de charge. Le BTS reste également un indice de qualité permettant de départager le niveau des étudiants de ces établissements. Je tairais bien le nom des établissements mais je ne suis pas surpris. De toute façon, l’enseignement est devenu un pur et simple commerce. On se cache derrière cette soit disant accréditation du CAMES pour flatter les élèves que les diplômes d’école DTS sont reconnus par le CAMES et donc pas de BTS puisque c’est la même chose disent-ils. Accréditation reconnus avec la bénédiction des famaux enseingants d’université qui ici sont actionnaires, ou prennent des enveloppes pour se sucrer au détriment des universités publiques. Un enseignant d’université n’est pas fou pour donner 0 à 100 étudiants dans un privé, mais à l’UO il donne 0 à 400 étudiants et personnes ne crie au scandale. Triste université. Mais que voulez-vous quand un président comme Roch vas inaugurer un établissement privé (qui a même retiré ses étudiants du BTS) au détriment de l’université publique, ne signe-t-il pas là la validation des mauvaises pratiques. Eh oui, mais chers parents, demandez à vos enfants, dans combien de matières ils arrivent à finir le programme dans l’année ? Dans certaines de ces écoles, il y’a meme des matières fondamentales qu’ils n’arrivent meme pas à avoir avant la fin de l’année.
    Félicitation encore, comme l’a relevé un internaute, le ministère va lancer une chasse aux sorcières face aux enseignants. C’est très bien. Encore faut-il arriver à la faire. Koro Yamyelé, te souviens-tu ? une fois je t’avais interpellé sur le problème de l’université. Je te disais que le problème de l’université en parlant des retards avait comme cause principale le désordre au sein des enseignants : enseignants fantômes, enseignants qui bloquent les notes, enseignants qui bloquent l’avancée des cours et personne ne peut rien lui faire. Tant qu’on ne vas pas résoudre ce problème, on restera toujours dans ce cycle infernal.
    Webmaster, laisse passer, y’a rien de méchants ni de mauvais ici.

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  • Le 19 septembre à 18:32, par Amadoum
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Les produits de bon nombre de ces institutions ne peuvent pas etre bons pour la simple raison qu’elles n’ont pas les moyens pour gerer une institution credible. Il ne suffit pas d’avoir quelques millions de Francs CFA pour monter une institution d’education superieure comme si ont ouvrait un lycee ou une ecole primaire. Meme a ces niveaux de nos jours, secondaire et primaire, on se rend compte que la qualite du produit laisse beaucoup a desirer : les resultats aux differents examens et la performance de ces eleves dans la vie quotidienne en disent beaucoup.

    Il faut plus que de l’argent pour monter une institution d’enseignment superieur.

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  • Le 20 septembre à 05:03, par warba
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Il faut annuler le rapport,prendre et publier l’arrete ministeriel sur les evaluations,installer une equipe competente et professionnelle d’evaluateurs reconnus pour leur probite et faire reprendre correctement le travail avec des TDR clairs.n’oubliez pas que certains ministres ont des etablissements sup et ce travail peut servir a mettre a terre le projet des adversaires politiques si c’est mal fait.il faut associer,le CAMES, l’ASCLE et les associations representatives pour faire un travail incontestable assorti de sanctions.Il faut egalement que les auditeurs remboursent les perdiems d’un travail bacle.

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  • Le 20 septembre à 08:51, par Zemosse
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    Tous les établissement sup. Privés n’ont pas le quota en professeurs permanents exigés pour fonctionner. La majorité de leurs enseignants sont issus des universités publiques. Il faudra également évaluer les universités publiques car il s’y passe des choses nauséabondes. Le label cames est bancal. Il faut revoir les critères d’admission sur les listes en privilegeant les activités pédagogiques et en exigeant que les enseignent soient réellement suivi dans leur cours. Nous avons des enseignant qui présentent des dizaines de publications scientifiques au cames ,sans confectionner de documents pédagogiques au profit des étudiants durant toute leur carrière. &

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  • Le 20 septembre à 10:53, par arnoldouedraogo
    En réponse à : Suivi-contrôle des institutions privées d’enseignement : Les promoteurs d’établissements rejettent le classement du ministère

    PAUVRE FASO public comme privée rien ne va ,
    _ vous y verrez des enseignants qui se croient tout permis, ce sont eux les super intelligents leur point de vue n’est pas discutable, ils ont la vérité absolue, SI ON RÉPÈTE LA MÊME CHOSE OU EST LA CRÉATION L’INNOVATION ; Einstein a fait avancer l’Humanité pendant qu’il partageait rarement le point de vue de ses enseignants !
    _des gens qui donnent cours sans évoquer leur parcours universitaire hormis le poste qu’ils occupent !
    _des enseignants qui refusent d’encadrer des étudiants parce qu’ils se disent trop grands ou n’ont pas leur temps pendant que c’est l’État qui a payé leur formation !
    _des enseignants qui draguent leurs élèves ! la moralité, elle est ou ?
    _des enseignants qu’ils veulent qu’on les vénèrent !
    _le taux d’insertion après l’obtention du diplôme ?
    _les contenus des cours, l’assiduité, la pertinence ?
    _le chef de l’école c’est juste le fric !
    C’est pour cela dès que vous partez à l’Extérieur vous êtes obligé de tout recommencer et on ne vous respecte point !

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