Dassandaga à Paris comme au pays

lundi 18 septembre 2017 à 00h25min

(Paris, 15 septembre 2017). Loin du pays, mais solidaire, la communauté burkinabè en France multiplie les initiatives de rencontres et de retrouvailles. Entre manifestations à caractère régional et initiatives associatives faitières, la volonté est affichée de resserrer les liens. C’est ainsi que l’association des femmes dite Taafè Fanga a organisé le 9 septembre dernier, en banlieue parisienne de Creteil, un Dassandagha qui a drainé la communauté, avec à sa tête l’Ambassadeur Alain Francis Gustave Ilboudo, malgré la météo capricieuse. "Nous sommes venus retrouver un air du pays", dira le diplomate, entre deux tours de stand avec les organisateurs

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Dassandaga à Paris comme au pays

Il y avait en ces lieux, de quoi rappeler aux papilles gustatives, les saveurs du pays. Gonré, piga, babenda, brochettes, et, bien sûr, l’incontournable dolo, bière à base de sorgho germé. "Ce sont des choses qui nous manquaient, et on est content de retrouver cela ici, aujourd’hui", opine Mme Fatoumata Diénépo, qui a bravé la pluie pour se rendre à cette fête.

En famille, ou entre copains, burkinabè et amis du Burkina Faso ont pu solidariser, et célébrer leur appartenance à une communauté. De passage à Paris, des personnalités comme l’ancien ministre Elie Justin Ouédraogo, sont venues apporter leur soutien aux organisateurs.

Jusque dans la nuit, au son de la musique, et avec l’énergie insufflée par le dolo, alors que l’automne s’installe avec sa grisaille, on aura fait le plein de moments ensoleillés, en attendant l’hiver. La deuxième édition du dassandagha s’est achevée sur des notes de satisfaction pour les organisateurs, emmenés par Fatoumata Ouédraogo, au four et au moulin. Le cap est déjà mis vers l’année prochaine.

La marraine 2017, Mme Fouad Houssein, fonctionnaire en charge du cinéma à l’Organisation internationale de la Francophonie, s’est essayée au warba, sur un air de Bamogo Jean Claude dit "man". Elle était ravie de communier avec les Burkinabè. "La communauté est très soudée, et c’est ce qui saute aux yeux, en premier. De voir une communauté réunie, pour passer des moments de convivialité, et de pour montrer aux autres, ce qu’est le burkina Faso", lance-t-elle, presqu’à bout de souffle.

Quand le DJ aura fini le tube de Bamogo Jean Claude dit "man" certaines personnes se mettent à la danse, au rythme de batteurs de djembé.
Vers 21h, quand il est temps de quitter les lieux, tout le monde promet, ferme, d’être là, l’année prochaine, inch Allah.

R. A. BAMBARA.
Photos. A. BAGHNYAN

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Vos commentaires

  • Le 18 septembre à 07:16, par sandokans
    En réponse à : Dassandaga à Paris comme au pays

    Merci M. BAMBARA pour la relation de cet événement mais moi je reste sur ma faim parce que la photo ci-contre ne rend pas suffisamment compte de l’ambiance qui y a régné. Pourrions nous avoir d’autres photos sous d’autres plans ?

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    • Le 18 septembre à 10:41, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : Dassandaga à Paris comme au pays

      - Dommage ! Si monsieur Bambara avait su, il allait venir faire un reportage chez moi ici dans mon petit village ! Chez moi le Kôrô Yamyélé, on a eu le ’’Pougoum-poussoum’’ ou encore ’’PPS’’ de ma petite-fille. Pour ceux qui ne connaissent pas le ’’PPS’’, c’est que son fiancé, les parents de son fiancé et ses amis sont venus chez moi pour demander sa main puisque son papa et ses oncles (mes fils) l’ont voulu ainsi. Mais dit donc ! Il fallait être là ! A l’occasion, j’ai organisé une bamboula digne de la demande de main d’une petite-fille de votre très cher Kôrô Yamyélé  ! J’ai fait tuer un boeuf et des pintades pour que les invités se régalent. Attention ! Je pécise aussi que tous les cabarets du village ont été préparés pour moi seul et celui qui voulait du dolo devait venir chez moi ce jour et être servi gratuitement. Il y avait de la bière et je suis allé aussi cherché des cannettes de bière dans notre chef-lieu de province.

      Le Chef de file de la future belle-famille a dit que malgré son âge avancé, il n’a pas encore vu pareille cérémonie. Je me suis levé, je suis entré dans le centre du cercle et j’ai dit en me battant la poitrine avec un bruit tel un mortier que : ’’Je l’ai fait et ceci n’est encore rien ! Vous n’avez encore rien vu car le mariage lui-même vient ! J’ai fait exprès ! C’est un message que j’envoi à son futur mari dès à présent ! Ma petite-fille peut avoir à manger. Je voudrais dire ici dès maintenant que ma petite-fille, même épouse de quelqu’un, n’est pas son tambour ! Elle ne doit pas être battue dans son ménage pour un oui ou pour un non ! Tel est mon message que vous devez prendre en compte dès à présent !’’. Et ce fut un tonnerre d’applaudissements de la foule ponctué de sons de tam-tams et de bendrés !!!

      La prochaine fois, je vais faire filmer tout.

      Par Kôrô Yamyélé

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      • Le 18 septembre à 14:46, par Ka
        En réponse à : Dassandaga à Paris comme au pays

        Merci mon ami Kôrô Yamyélé : Comme je le dis souvent, la culture est la seule valeur pour identifier tout un peuple : Et ceux qui sont les porteurs de ses valeurs culturels sont des personnes comme vous dans les villages, et celles de la diaspora de Paris, qui restent nos vrais ambassadeurs à travers le pays et dans le monde.

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