Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

lundi 11 septembre 2017 à 00h30min

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Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé :  La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

Excellence Monsieur le Président du Faso,

Avant tout propos, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) vous réitère sa compassion et solidarité, ainsi qu’à l’ensemble du peuple burkinabé pour les situations difficiles que notre pays a connues ces derniers temps.

Excellence Monsieur le Président du Faso,

Par correspondance N°2017-011/UAS/CS-SA/PDM en date du 1er juin 2017, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) vous informait de la situation de crise qui prévalait à l’Hôtel SOPATEL SILMANDE en vous invitant à prendre des dispositions urgentes eu égard à la défaillance des services habilités à faire appliquer la loi et/ou respecter les décisions des autorités face au patron de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE.

L’Unité d’Action Syndicale (UAS) dans ladite correspondance écrivait ceci :
« C’est avec un sentiment d’exaspération que nous venons à vous pour protester vigoureusement contre la situation qui prévaut à l’Hôtel SOPATEL SILMANDE. La prise de service du nouveau directeur général de l’hôtel en mars 2017, M. Omar SALL, a été suivie par la prise de mesures unilatérales et surtout par un comportement irrespectueux vis-à-vis du personnel. La volonté de dialogue des délégués du personnel et les suggestions qu’ils ont tenté de lui faire ont buté contre un refus de les écouter et des menaces qui ont abouti à une cascade de licenciements qui touchent aujourd’hui trente agents, en plus des onze qui ont été licenciés depuis l’arrivée du nouveau Directeur Général.

Ces licenciements ont été opérés en bravant toutes les initiatives et décisions prises par les autorités nationales :
• rencontres initiées par le ministère de la culture, des arts et du tourisme les 1er, 14 et 16 mai 2017 avec toutes les parties concernées par le conflit ;

• correspondance adressée par le Ministre de la culture, des arts et du tourisme au Président du Conseil d’Administration de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE en date du 19 mai l’invitant « à surseoir sans conditions aux licenciements, à annuler les décisions déjà prises concernant les 25 licenciements et les 12 suspensions et à reprendre sans délai les concertations devant aboutir à un règlement amiable de la crise ;

• rencontres initiées par la Direction Régionale du Travail et de la Protection sociale du Centre avec la Direction Générale, puis avec les représentants des travailleurs ;

• lettre adressée par le Directeur Régional du Travail et de la Protection Sociale du Centre pour notifier au Directeur général son refus de lui accorder l’autorisation de licenciement des délégués du personnel et des délégués syndicaux.
C’est donc au mépris de ces différentes autorités, de leurs recommandations et décisions que la direction générale de l’hôtel a procédé aux licenciements, en bénéficiant de l’appui d’une unité de la gendarmerie nationale. Et aussi contre les textes, elle a bloqué les salaires des travailleurs. ».

Depuis cette date du 1er juin 2017, et au nom du dialogue social tant magnifié dans notre pays, plusieurs initiatives infructueuses ont été menées par l’UAS sur ce dossier :

1. Une rencontre le 11 juin 2017 entre les Centrales Syndicales et la délégation gouvernementale à Genève, en marge de la Conférence Internationale du Travail. De celle-ci, nous avions reçu la promesse de Monsieur le Ministre de la Fonction Publique que « cette question sera réglée en Conseil de Ministres dès son retour ».

2. Las d’attendre ce règlement, l’UAS a demandé et obtenu de Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale la convocation d’une rencontre tripartite sur cette question le 26 juin 2017 qui a produit les conclusions suivantes :
-  la réintégration des travailleurs licenciés ;
-  le respect des actes pris par les autorités et de la Direction Régionale du Travail du Centre dans le cadre de la crise.

La délégation de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE qui en a pris acte et s’était engagé à transmettre aux autorités dès le lendemain 27 juin 2017 une correspondance sur ces conclusions après réunion du Conseil d’Administration. Cependant du 26 juin 2017 au 5 septembre 2017, aucune réponse n’est parvenue à l’UAS !
3. Rappelons que pendant cette attente, une marche meeting d’interpellation a été organisée par l’UAS le 29 juillet 2017 et une lettre remise au Ministre du Travail de la Fonction Publique et de la Protection Sociale pour exprimer aux autorités, l’exaspération du mouvement syndical face aux licenciements abusifs des travailleurs et des délégués du personnel dans notre pays.

4. Il a fallu attendre le mercredi 6 septembre 2017, soit deux mois dix jours après pour qu’une copie de la « réponse » de la direction de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE adressée au Ministre de la Fonction Publique et datée du 4 septembre 2017, soit transmise à l’Unité d’Action Syndicale (UAS). Et cela, à la veille d’un sit-in annoncé conjointement par les travailleurs de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE et les Comités de Défense des Acquis de l’Insurrection populaires (CDAIP).

Excellence Monsieur le Président du Faso,

Au regard de ce qui précède, l’UAS se pose légitimement les questions sur certains faits :
1. Le dialogue social tant clamé est-il vraiment une préoccupation pour tous et toutes ?
2. L’égalité de tous devant la loi et le respect strict de nos lois sont-elles des valeurs cultivées par tous ?
3. L’invite aux citoyens de ne pas se rendre justice eux-mêmes et que force doit rester à la loi ne sonnent-t-elles pas creuses ?
4. Le contrôle de l’Etat sur ses structures cédées en location-gérance, de même que les audits de la privatisation des structures ne sont-ils pas un impératif de bonne gouvernance ?

Excellence Monsieur le Président du Faso,

L’UAS a pu, une fois de plus, dans la recherche de solution concertée à ce dossier, faire suspendre le sit-in du 7 septembre 2017 pour tenir une Assemblée Générale sur la réponse reçue le 6 septembre à 15 heures.
Malheureusement nous constatons que cette réponse n’a rien à voir avec les engagements pris à la rencontre du 26 juin 2017, c’est-à-dire la réintégration de tous les travailleurs licenciés abusivement !

C’est pourquoi, nous, secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes, sommes aujourd’hui excédés par ces abus dont sont victimes des centaines de travailleurs, abus qui s’accompagnent souvent de mépris et d’injures vis-à-vis de notre pays.

Par conséquent, au vu du temps écoulé depuis notre correspondance du 1er juin 2017, de la situation extrêmement difficile que vivent les travailleurs licenciés de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE, des multiples rencontres infructueuses, nous ne pourrons plus faire retarder ou suspendre toute initiative de lutte des travailleurs pour rentrer dans leurs droits. Mieux, ils auront entièrement le soutien de l’UAS voire son appui pour entreprendre des actions plus vigoureuses pour la résolution de la crise.

Veuillez croire, Excellence Monsieur le Président du Faso, en notre ferme détermination à nous battre pour le respect des normes du travail dans notre pays !

Ont signé :

Pour les Centrales syndicales :
Le Président de mois

Bassolma BAZIE
Secrétaire Général Confédéral/ CGT-B

Pour les Syndicats Autonomes :
Le Président de Mois

Juste Koumara LOGOBANA
Secrétaire Général / SYNTAS

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Vos commentaires

  • Le 11 septembre à 01:10, par Yiriba
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    M. le Président, vous n’êtes pas un juge du tribunal du travail pour rendre justice entre ces deux partis et vos conseillers vous ont déjà certainement noté ceci. Si vous avez assez de fonds à injecter dans des entreprises privées avant l’Éducation, la Santé, les Infrastructures, l’Agriculture, c’est aussi de votre pouvoir et le peuple jugera vos décisions. Une décision en faveur de ces travailleurs du privé ou semi-privé serait de payer à même les fonds publiques, ce que leur employeur ne peut pas ou refuse de faire. Que ces travailleurs syndiqués s’arrangent avec leur employeur comme tous les autres travailleurs. Ils peuvent par exemple exiger de participer à la gestion de leur entreprise (accès aux documents comptables) et voir si l’employeur fait des profits significatifs et refusent volontairement de les partager avec les travailleurs. Mais si l’employeur prétend qu’il ne peut que payer correctement 20 personnes au lieu de cinquante, qu’est-ce qu’un ministre ou Chef d’État a à dire de plus ? Sauf s’il veut prendre en charge tout le personnel excédentaire. Voilà où les priorités gouvernementales rentrent en conflit et l’indépendance de gestion autonome des entreprises privées prennent leur signification.

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    • Le 11 septembre à 07:49, par fasobiiga
      En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

      Je ne rien compris à votre raisonnement mais vous semblez savoir certaines choses sur ce dossier au regard de ce que vous avancez. Je ne sais rien de plus que ce qui est écrit, mais c’est suffisamment clair. Il y a des gens qui refusent de respecter les décisions d’une autorité nationale. Et ça c’est inadmissible. En Europe ou aux USA, des entreprises comme Google, Apple ou Microsoft, lorsqu’une autorité leur intime quelque chose, elles obéissent ou contestent mais ne refusent pas car elles savent ce qui va se passer si elles ne font pas. Ce cas doit servir d’exemple et l’État doit appliquer la loi de façon rigoureuse afin de faire passer le message.

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    • Le 11 septembre à 07:56, par Kpièrou
      En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

      D’accord avec ce que vous avancez, Mr Yiriba. Mais qu’est-ce qui est premier, le respect des lois et textes qui régissent la société ou les profits des uns et des autres ? Si les employeurs voient que ce n’est pas rentables pourquoi se proposent-ils de le prendre en location gérance ? En outre si le climat de paix sociale n’existe pas dans une telle structure, les clients ne viendront pas s’exposer à des risques de manifestations.
      De plus, les gouvernants prétendent que les syndicats perturbent la vie sociale et politique, qu’ont -ils fait dans leur gouvernance pour le meilleur de la société et les syndicats perturbe ? Dans le cas d’espèce, si le contenu de la lettre est vrai, il y a réellement un problème de gouvernance et ce sont de telles situations qui amènent les uns et les autres à se faire justice puisque les lois et les textes ne sont pas respectés et que c’est la gestion hors loi.
      Attention aux poudrières que le silence ou la mal gouvernance préparent.....

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    • Le 11 septembre à 08:55, par OUED Ratou
      En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

      Tu changeras de langage si tu faisais parti des licenciés mais sache que nul est à l’abri des licenciements ?

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  • Le 11 septembre à 05:13, par Karfolo
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Il serait bien pour l’état de s’assurer que tous les protocoles qui ont prévalu pour la privatisation de ces sociétés ont été respectés. Il y’a trop de laisser aller , surtout Dans des sociétés privatisées ou l’état détiendrait une part importante des actions. Le promoteurs de ces sociétés semi privatisées ont intérêts à valoriser des compétences nationales que de parachuter des cadres étrangers souvent médiocres et trop coûteux pour ces entreprises. La conséquence est que quand ça tourne mal ces imposteurs continuent leur route ailleurs. Des audits seraient nécessaires pour voir si Les différents cahiers de charges ont été respectés.
    ce n’est pas seulement à SOPATEL HÔTEL Le même problème se rencontre Dans d’autres entreprises privatisées comme CCVA et autres ou selon des informations La moindre étincelle pourrait provoquer le désastre . Les DG parachutés de l’extérieur ne sont pas forcément la solution car ils demeurent très coûteux pour ces jeunes entreprises.

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  • Le 11 septembre à 08:27, par Ka
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    J’ai toujours soutenu la lutte des classes dans notre pays qui a toujours revendiqué une société juste sans exploitation de l’homme par l’homme, a l’exemple des directeurs d’entreprises qui se croient tout permis dans un pays comme le nôtre, dont la précarité de son peuple dépasse les 80%. Toute lutte de classe dans une société comme le nôtre est une lutte politique : Et solliciter au premier Burkinabé son excellence Mr. Roch Kaboré qui reste le premier avocat du peuple pour plaider une cause juste est légitime. Mais arrivera-t-il juridiquement même étant le premier avocat a garantir les affaires de son peuple a régler un problème a deux poids deux mesures ? J’en doute avec la conjoncture actuelle dont la concurrence des hôtels est rude, surtout Silmandé dont des nouveautés de types d’hôtel de classe supérieure sur le marché Burkinabè le met sur le tapis. Je suis contre les licenciements arbitraires, mais pour la sauvegarde de l’entreprise qui garantisse l’emploie. Et je crois que le président Roch Kaboré, un banquier économiste avéré, saura se mettre au bon côté de la balance pour que Silmandé continu a fonctionner pour garantir l’emploi, que notre pays en n’a pleinement besoin pour la jeunesse en majorité dans le chômage. Le seul conseil que je peux donner aux syndicats, ‘’’c’est que parfois, il arrive que la raison prenne la place de la lutte, et cela peut se vérifier par le ’’’pourquoi l’hôtel Silmandé en est arrivé là en se séparant de certaines personnes.’’’

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    • Le 11 septembre à 10:05, par Sogossira de Tuiré
      En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

      KA, J’admire votre grande générosité à partager vos idées avec les internautes cependant, j’observe que vos écrits sont souvent incompréhensibles, prenez le temps de vous relire avant de poster pour vous faire mieux comprendre. Les fautes d’orthographes ce n’est pas méchant on en fait tous et ça n’empêche pas de comprendre le texte mais des fautes de style ça rend souvent le texte indigeste. Ce n’est qu’un conseil amical gratuit pour le plaisir de vous relire.

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      • Le 11 septembre à 11:30, par Ka
        En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

        Merci Sogossira de Tuiré : Je confirme que je ne jamais relu ce que j’écris de ce que je pense réellement avec mon âme et conscience, avant de les poster. Je dis ce que j’ai vécu, ce que je sais, et de ce que je crois qui va mieux pour les autres. Retourné au dictionnaire analogique de la langue française, puis celui de l’académie française, et celui de Maximilien Émile Littré, et perdre un temps fou n’est pas mon fort : et je crois, que ce que vous voulez que je change ma façon d’exprimer pour les 2% des intellectuels la société Burkinabé, est une perte de temps pour 90% de la population qui aime la simplicité pour mieux avancer. Le Web est un défouloir pour plus de 99% des internautes qui aiment le français facile de ‘’’moi dit toi,’’’ que j’ai adapté voilà plus de dix ans pour me faire comprendre. Quand il faut, je peux aussi, comme mes écrits dans la presse écrite dont les règles exigent, me mettre dans la peau de Gérard Genette ‘’’lexique’’’, ou un de Umberto Éco, pour me mettre à niveau de ceux comme vous qui ne voulez pas de la simplicité. Allez-y sur ma page Facebook, vous verrez que beaucoup me comprennent à commencer par les jeunes du primaire et de la seconde dont l’internet est leurs outils de travail et auront un jour le dernier mot. Pour vous dire que j’ai dépassé ce bijou de Maximilien ou d’Emile Littré pour construire depuis plus de 40 ans après mes études, mes propres définitions, et me faire comprendre sans des fautes d’orthographe dont vous ne m’aviez pas dit lesquelles dans ma critique fondée. Relire ce qu’on pense sans des mensonges, c’est d’essayer de ne pas utiliser un lexicologue de dictionnaire et mentir soi-même avec des copier-coller. Depuis plus de dix ans dans les forums, vous êtes la deuxième personne à me faire cette remarque, et j’en suis heureux, car les 98% de mes lecteurs sont satisfaits de comment j’écris mes critiques fondées sur des argumentations solides. Lisez très souvent la presse écrite, comme l’Observateur, Evènement le pays, excet... et corrigez ’’Kayouré.’’ Merci de me lire : ce n’est pas que certain je changerai comme vous me le demandez, mais je ferai un effort pour vous ajouter au 98% de mes lecteurs qui n’ont fait la rémarque.

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      • Le 11 septembre à 14:41, par Ka
        En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

        Si tu as remarqué cher lecteur, je te répondais en faisant des courses au grand marché ce matin, avec mon portable et avec la magie du WIFI. C’est maintenant que je viens de remarquer que j’ai dit que je t’ajouterai a ceux qui n’ont fait la remarque au lieu de : ‘’’ceux qui n’ont ‘’’PAS’’’ fait la remarque : Mais je pense qui tu as compris ce que je voulais te dire. C’est ça aussi de donner des critiques fondées sincères qui sont au fond du cœur sans penser aux fautes d’orthographes.

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  • Le 11 septembre à 08:47, par Goudiaba
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Bande d’inconscient, si j’ai bonne mémoire, vous aviez lancé un ultimatum au chef de l’État dans le temps. La justice est là avec ses voies de recours. Saisissez là et foutez nous la paix. Comme si chaque énergumène pouvait aller droit au président.

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  • Le 11 septembre à 09:32, par Le vigilant du Sahel
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Que dit le cahier des charges lorsque l’Etat cédait l’hôtel Silmandé ? Le privé n’est pas la Croix-Rouge. Si le Gouvernement est laxiste, il sera régulièrement roulé dans la farine par le privé. Un privé peut injecter 500 millions dans une affaire et déclarer faillite quelque temps après, alors qu’il a déjà récolté des bénéfices au-delà de ses espérances.Un audit sur la gestion de Silmandé doit être fait sans complaisance avant toute décision.

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  • Le 11 septembre à 09:33, par NYKAP
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Je respecte la démarche de l’UAS et la cause défendue. Mais juste une question : est-il nécessaire de monter si haut quand on sait qu’il y a d’autres voies de recours plus indiquées avant d’en arriver au chef de l’Etat. Je crois qu’il faut faire confiance aux institutions républicaines et les faire (voire, les contraindre à) travailler au risque que tous nos problèmes nous conduisent à Kosyam.

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  • Le 11 septembre à 09:34, par Omar Dao
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Il y a une justice dans ce pays, utilisons ces voies. Même le PF doit s’y soumettre.

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  • Le 11 septembre à 11:05, par DIRECT
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Respect à l’UAS pour sa démarche.
    Mais dites, pendant que criez que l’Etat doit lutter contre les mauvaises pratiques dans le public comme entres autres les malversations ou vols, il ne faut pas encourager des fautifs de gestion dans le privés.S’ils ont fauté,qu’ils assument. Évitons de soutenir les gens dans leur égarement et leur indélicatesse.
    Nonobstant, la direction de l’hôtel doit être respectueuse des textes dans tous les sens car SILMANDE n’est pas hors d’un Etat.L’Etat doit aussi toujours bien éplucher les conventions signées avec les structures privées.

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  • Le 11 septembre à 11:27, par Yaabi
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Ma contribution au débat va de ce que l’on peut mettre dans une entreprise (excluons les organisations de l’économie sociale) et partant des conséquences de cette réalité. Prenons une définition simple de l’entreprise "une entité dotée d’une personnalité juridique dont la finalité première est la recherche du profit pour son Propriétaire. A cette fin elle combine des facteurs de productions pour produire des biens et services destinés à satisfaire un (des) besoins sur un marché". Le Propriétaire étant les actionnaires ou l’actionnaire. L’ Actionnaire est propriétaire de l’entreprise proportionnelle à ce qu’il a apporté ; il ne s’agit d’un homme une voix mais d’un homme et plusieurs parts ou voix.

    Parmi les facteurs de production se retrouve la force de travail (employés) et l’investissement (capital). La finalité étant le profit, si je peux produire avec moins de facteurs de production et obtenir plus de profit, il est évident que je ne vais pas m’en priver : c’est une logique de maîtrise de charges.

    Pour s’assurer que les managers (DG et autres) gèrent conformément à la volonté des actionnaires il y a des organes de gouvernance (conseils : d’administration, surveillance etc) qui dictent également l’orientation (valide la stratégie de l’entreprise, adopte le budget, approuve les comptes etc...).

    C’est l’organe de gouvernance qui a qualité et compétence pour récuser les décisions de gestion comme le licenciements d’employés. Autrement dit, c’est le conseil d’administration qui peut dire au DG de l’Hotel d’annuler son action de licenciement. Si le conseil d’administration ne le fait pas c’est qu’il entérine la décision alors il appartient aux employés d’aller devant le JUGE s’ils estiment être lèsés.

    Quelqu’un peut-il m’éclairer sur les deux questions suivantes :
    1. Le Burkina Faso est-il actionnaire dans cet Hôtel ?
    2. Qu’est-ce qu’une lettre de la direction régionale du travail ? Est-elle une décision de justice ?

    1. Si la réponse à la première question est Oui alors l’administrateur représentant l’Etat doit poser en conseil d’administration le problème pour susciter la discussion sur cette décision de gestion, mais encore faut-il qu’il puisse convaincre une majorité d’actionnaires de faire annuler la décision.
    Si la réponse est NON, sur quelle base les ministres (travail et tourisme) s’ingèrent-ils officiellement (ils peuvent non officiellement) dans un CONFLIT SOCIAL (très important) au sein d’une entreprise privée ? Mais par contre si l’entreprise se met à déverser des produits dangereux dans le barrage là l’autorité publique compétente peut s’en saisir.
    2. Si la lettre est une décision de justice, alors le non respect par le management entraîne un refus de se soumettre à la loi là effectivement la LOI (Etat à travers ses structures compétentes) doit s’en saisir pour OBLIGER la reprise des employés.
    Si la lettre de la direction régional du travail n’est pas une décision de justice, alors il n’y a pas OBLIGATION pour le management (direction) de l’exécuter. Mais si les employés s’estiment brimés dans leurs droits alors Il n’y a qu’à se pourvoir devant les tribunaux compétents.

    Le contexte burkinabè d’absence d’autorité de l’Etat et post insurrectionnel conduit à une confusion réelle des genres. Des Ministres qui font des promesses hors de leur champ de compétences (dans un contexte de PNDES quel d’investisseur va s’amener au BF s’il sait qu’il es permit à un ministre de la république de s’ingérer officiellement dans un conflit de travail ?). Des employés qui revendiquent tout azimut sortant de la défense de leurs intérêts matériels et moraux pour demander des relèvement de managers. Le secteur Privé n’est pas le secteur Public burkinabè où il n’y a pas d’autorité et beaucoup de politique. Il faut que les employés du privés s’entourent de toute la légalité dans leurs actions car les créateurs d’entreprises ont pris un risque d’investir et impérativement il doivent avoir ce retour sur investissement. Dans le secteur public comme dit l’autre malheureusement, mais c’est l’état d’esprit, "ce n’est pas le champ de mon papa" alors on profite de la fébrilité de l’autorité de l’Etat pour revendiquer.
    Dans ce conflit social ce sont les travailleurs licenciés et leurs familles qui sont véritablement affectés, les encouragements hypocrites et autres promesses de politiciens n’aideront pas à scolariser cet enfant à la veille de la rentrée. Un mauvais arrangement avec l’employeur était mieux qu’un tel tapage à la suite très douteuse.

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  • Le 11 septembre à 13:08, par le temps
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Monsieur "Goudiaba" , à mon avis, l’inconscience est celui qui autorise à ce qu’on piétiner m sa dignité. Et je pense qu’on ne peut porter un tel nom et être effectivement porteur de dignité à défendre ! Ce genre de personnage ont conduit Blaise dans le gouffre ! Que Roch ouvre l’oeil et le bon ! Dommage,car certains enfantements n’ont eu de valeur que la douleur !

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  • Le 11 septembre à 13:12, par Droit
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    " Goudiaba" attend les prochaines sorties face à silmande, tu comprendras si tu en as les capacités que l’ultimatum de l’UAS était la meilleure occasionasion à saisir. Et ai le courage à sortir pour qu’on t identifie ! Oualaye !!!

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  • Le 11 septembre à 13:39, par Humidité
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    La vraie lutte contre le terrorisme, ce n’est pas l’abattage des terroristes, mais l’interdiction formelle des conditions de production de ces terroristes : le non respect des décisions et des engagements.
    Un licenciement abusif et le refus de se soumettre à une décision légale en créant ses propres norme est une production de terrorisme !

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  • Le 11 septembre à 13:41, par Humm
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Même ceux et celles qui travaillent à silmande actuellement,si ce patron arrive à multiplier les lois par zéro,leur tour viendra. Ce n’est qu’une question de temps !

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  • Le 11 septembre à 14:01, par Oui
    En réponse à : Licenciements à l’hôtel SOPATEL Silmandé : La lettre de l’Unité d’action syndicale au Président du Faso

    Monsieur "direct" ,en relisant bien la correspondance,il ressort clairement que l’UAS ne protège pas des fautifs ! D’autant que même ceux qui ont tué sont en prison par respect des procédures légales : c’est le respect de la loi !
    Monsieur "yaa", dans une société d’hommes civilisés, le fait simple de donner sa parole ou s’engager à se soumettre vaut loi. Et là silmande s’est engagé si on lit bien cette correspondance. Retenions que ce qui se passe n’est pas acceptable dans un état de droit. Que ceux qui se constituent comme freins à l’aboutissement de ce dossier de ravisent à temps. La nature nous paie toujours cash nos actes, visibles et/ou invisibles

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