« Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

Ceci est une contribution de Koudraogo Ouedraogo. • samedi 2 septembre 2017 à 19h18min

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« Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

C’est dans « L’Âge de glace 2 », alors que la fonte des glaciers entraîne une migration en masse des animaux vers les hautes terres, le grand-père hérisson refuse de suivre la horde. Il refuse de fuir, et ne veut qu’une seule chose : rester dans son trou. Il s’exclame donc ainsi pendant que sa famille essaye de le retirer de force de son trou ! Une série que mon fils adore.

C’est une scène maintes fois répétée dans les films hollywoodiens : lorsque la catastrophe s’est abattue sur une terre et que tout le monde se réfugie ailleurs, il s’en trouve toujours un, têtu, qui refuse de fuir, d’abandonner la mère-patrie, préférant y mourir plutôt que d’aller vivre à l’étranger !

Étonnamment, cet amour de la mère-patrie ne semble pas exister chez beaucoup d’hommes politiques africains. Ou du moins, il existe, mais d’une autre façon. On aime la patrie, on l’aime tant que l’on reste aux affaires, éternellement. On veut même mourir aux affaires, mais à l’étranger :

Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa ZA Banga, pour lui donner son nom entier, l’architecte de l’authenticité, a présidé 32 ans au destin du Zaire, l’actuelle RDC. C’est pourtant au Maroc qu’il est mort d’un cancer maintes fois traité en Suisse, l’authenticité n’ayant jamais fait tache d’huile dans les structures sanitaires, puisque s’étant limitée juste à son nom.

Après 58 ans passés à la tête du Gabon, c’est dans une clique barcelonaise qu’El Hadj Bongo Ondimba, rendit l’âme. L’homme qui se refusait à comparer les perdiems des Burkinabè aux salaires gabonais n’avait pas édifié des structures sanitaires à la hauteur de ses salaires.

Après 38 ans au poste de président de la République du Togo, c’est à bord d’un avion médicalisé que la mort allait rattraper Gnassingbé Eyadema dans sa fuite vers l’Europe pour se faire soigner. L’homme qui avait bâti la « petite Suisse de l’Afrique » en attirant à Lomé, sa capitale, les sièges de beaucoup d’institutions bancaires de la région (Ecobank, Orabank, BOAD, BIDC, Coris Bank, etc.), n’avait pas su accompagner ce succès avec des infrastructures sanitaires dignes.
Ils sont aussi nombreux ceux qui, après avoir fait le tour des cliniques européennes, sont revenus rendre l’âme chez eux :

Félix Houphouët Boigny est resté à la tête de la Côte-d’Ivoire, depuis son indépendance en 1960, jusqu’à sa mort en 1993. L’homme qui a construit la plus grande basilique du monde en Côte-d’Ivoire, avait négligé d’y construire un hôpital digne du nom, lui qui était médecin de formation ! C’est donc en France qu’il alla se soigner de son cancer.

Umaru Yar’ Adua, un homme qui se réclamait volontairement marxiste, a été élu président du Nigeria en 2007. Commençaient aussi trois longues années d’évacuations sanitaires vers l’Allemagne et l’Arabie Saoudite pour des soins relatifs à son problème rénal. L’homme n’a fait que 3 ans au pouvoir puisqu’il mourut en 2010. La question que l’on se pose, est de savoir pourquoi un marxiste a voulu se soustraire au sort du peuple en allant s’offrir des soins ailleurs ou la majorité des masses prolétaires qui l’ont porté au pouvoir ne pouvait le suivre ?

En somme, pour l’élite politique africaine, n’importe quel trou pour mourir, est préférable à leur pays d’origine :
R. Mugabé qui fustige l’impérialisme à longueur de journée, ne pouvant pas se rendre en Europe ou en Amérique parce que, interdit de séjour dans ces pays se soigne en Malaisie, à Singapour et à Dubaï. Ses propres enfants se la sucrent en Afrique du Sud, plutôt que de vivre dans le Zimbabwé de leur père.
Dos Santos, un autre pilier du marxisme africain en Angola, vient de rentrer d’Europe où il a reçu des soins.

Paul Biya, président du Cameroun vit semble-t-il en permanence à Lausanne en Suisse où il se fait soigner ainsi qu’en Allemagne, pendant que sa femme préfère la France. C’est la honte de l’Union africaine.

Plus proche de chez nous, on se rappelle que le dictateur burkinabè Blaise Compaoré était allé se faire opérer d’une simple cataracte à Paris. Depuis son exil en Côte d’Ivoire, c’est plutôt au Maroc qu’il est allé se faire soigner de sa fracture du pied. Son hôte ivoirien lui-même, n’arrête pas de défrayer la chronique quant à ses nombreuses visites dans les cliniques et hôpitaux de France. L’on se rappellera que dès le lendemain de sa prestation de serment, c’était paradoxalement, en France qu’il s’était rendu pour son bilan de santé. Avec Idriss Déby du Tchad et Ali Bongo du Gabon, Alassane Ouattara est un habitué du très cher Hôpital américain de Neuilly. A. Ouattara s’apprête à quitter le pouvoir avec un bilan économique plus que positif, mais comment peut-il se retirer la conscience tranquille quand lui se soigne en France à coup de centaines de millions pendant que les Awa Fadiga meurent au CHU de Cocody sans même recevoir des soins préliminaires ?

Plus récemment, c’est Buhari, le président du Nigeria, qui vient de rentrer au pays après presque trois mois passés en Angleterre pour des soins médicaux.
Salif Diallo, deuxième personnalité politique du Burkina - Faso est mort en France après être passé en Tunisie pour des soins. Il s’agit là d’un fait qui contraste nettement avec les éloges qu’il nous a été donné d’entendre et de lire lors de ses obsèques. En effet, l’acte de se rendre à l’extérieur de son propre pays pour des soins, est en lui-même l’aveu d’un échec : une incapacité notoire à transformer qualitativement le sort de son pays ! Comment peut-on être resté aux affaires aussi longtemps dans son pays sans avoir pu lui offrir une structure sanitaire digne du nom ?

La mort de Salif Diallo à l’étranger dévoile au grand jour, 30 longues années d’échec, de médiocrité, d’antipatriotisme, d’égoïsme au sommet de l’État. On ne peut pas être patriote et, de son pays, donner à voir ce minable spectacle des évacuations sanitaires où les plus riches et les plus puissants rançonnent les plus pauvres pour aller se faire prolonger la vie ailleurs ! Imaginons un instant le tollé, si en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, etc., l’Etat permettait que certaines personnes, eu égard à leur « importance » supposée, puissent sauter la queue pour se mettre en première position sur une liste d’attente d’organe !

Il ne s’agit ni d’un problème d’argent, ni d’un problème de compétence. Nous formons aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos pays des médecins qualifiés. Tout ce qui leur manque, c’est l’expérience et les moyens appropriés pour mener à bon port leur mission. Il se trouve que nous préférons dépenser nos faibles ressources pour le bonheur de quelques privilégiés plutôt que pour le pays entier. En effet, certaines sources placent le coût d’un avion médicalisé à la bagatelle de 78 millions de nos francs et celui d’un séjour à l’hôpital américain de Neuilly à presque 200 millions CFA. L’argent ne manque donc pas pour construire et équiper dans nos pays les hôpitaux qu’il faille. C’est plutôt la vision, le patriotisme, la compassion qui manquent.

Nous avions demandé et obtenu sous la transition un arrêt des évacuations sanitaires aux frais de l’État. C’était pour mettre tout le monde dans la même barque et forcer les décideurs à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de l’état de nos structures sanitaires, ou alors, mourir dans le même trou que le reste du peuple : « Tous les Burkinabè naissent libres et égaux en droits » peut-on lire à l’article premier de la Constitution ! Un article qui n’a plus aucun sens puisque le MPP, une fois au pouvoir, a ramené les évacuations sanitaires sans que même aucun parti de l’opposition ou de la majorité, n’en questionne le mérite ! Il y a même lieu de saisir la cour constitutionnelle pour qu’elle se prononce sur le caractère anticonstitutionnel du système des évacuations sanitaires tel que présentement implémenté au Burkina Faso.

Quel type de société sommes-nous, si nous décidons que le président de l’Assemblée nationale, ou la présidente du PDC mérite plus d’être en vie que l’anonyme paysan de Kankalaba ? Sur la base de quels critères ? De quel droit ?

Koudraogo Ouedraogo
Blog : http://burkinafache2015.wordpress.com
Membre, Faso 2020 : http://faso2020.org

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Vos commentaires

  • Le 3 septembre à 07:37, par Zemosse
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Bien dit.j’ai mal pour mon pays sur ce problème des hommes politiques qui négligent la santé de leur population grâce à qui ils n’ont pas honte d’aller se faire soigner à l’extérieur. Très bel article. Rien à ajouter. Félicitations.

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  • Le 3 septembre à 08:04, par Wamarou
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Monsieur Ouédraogo, vous avez touché du doigt le problème de nos soit dirigeant qui ont totalement démissionné mais le sort fini par les rattraper. En plus du secteur de la santé, il y a l’éducation où l’Etat a complètement démissionné pourtant la majorité de ses personnes qui nous gouvernent aujourd’hui ont bénéficié des bourses de l’Etat pour faire des études à l’extérieur. On crée chaque année des écoles privées et universités privées à la qualité douteuse. Allons seulement !

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  • Le 3 septembre à 09:00, par maan ne sugri
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Mon frère, ils n’ont aucun amour réel pour leur PAYS c’est un amour de façade. C’est parmi eux dont on fait les éloges, loue l’engagement et la perspicacité de ces burkinabés qui ont fêté leur milliard de francs CFA sur le dos du même peuple, n’ayant rien hérité de leurs parents parmi lesquels, il n’y avait ni de Bill gate, ni de Pdg, ou encore d’entrepreneur, c’est l’égocentrisme, moi d’abord et les autres ensuite. Leurs châteaux, leurs bateaux, leur parc auto, leurs actions dans les sociétés vont s’ecrouler ou deviendront obsolètes. Je sais simplement que Dieu seul est juste, est amour, miséricordieux. Nos hommagues ou nos mépris pour un homme ne peuvent le conduire ni au paradis, ni à l’enfer. DIEU seul sait ce qu’il fait et sait faire la part des choses. Dieu n’a ni haine, ni méchanceté, ni orgueil, ni m’as- tu-vu. D’ailleurs, les écritures saintes le disent "Les derniers seront les premiers au ciel et ne sera pardonné que celui qui pardonne".

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  • Le 3 septembre à 09:03, par Lavie
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Merci Monsieur OUEDRAOGO
    Les problèmes de santé, d’éducation , d’alimentation, d’assainissement et de déplacement sont tellement pesants que l’on se demande où se trouve le mérite des politiques de développement des pays d’Afrique noir après 60 ans d’indépendance. Votre appel aux juristes de veiller à la régularité des textes réglementaires est très pertinent.

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  • Le 3 septembre à 10:58, par le bon cytoyen
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Bien dit.j’ai mal pour mon peuple, des hommes politiques qui négligent la santé de leur population grâce à qui ils n’ont pas honte d’aller se faire soigner à l’extérieur. c’est malheureux. Mais j’ai foi que les choses vont changer un jour, notre prouesse des 30,31 octobre 2014 ne sera pas la dernière ! Le meilleur attend mon pays.

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  • Le 3 septembre à 11:13, par veni vidi vinci
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Monsieur Ouedraogo,

    Je suis désolé. Contrairement aux lauriers que vous voulez jeter à la transition, je suis au regret de vous informer qu’un ministre délégué sous la transition (dont je tais le nom) a fait évacuer sa soeur pour des soins en Tunisie alors qu’au regard de l’état de la patiente, les médecins n’étaient pas d’avis. La suite , c’est que la bonne au bout de 48 heures à rendu l’âme. On peut se demander s’il n’y avait pas d’autres dossiers en attente qui ont été loyalement écartés. Puisque pour avoir le quitus pour l’évacuation, le dossier de la dame a été manipule.
    Je m’apprêtais à applaudir quand j’ai commencé à vous lire mais très déçu à la fin.

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  • Le 3 septembre à 11:39, par Le Duc du Yatenga Nouveau
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    J’en ai déjà parlé et cet écrit vient me renforcer, mais vous savez, le marxisme est très difficile pour un comédien ! Il faut une résistance, une fidélité et une constance soutenue. Ce sont des valeurs faciles à acquérir, mais c’est la conservation qui est équivoque. Quand on gouverne et non le peuple, quand on ment au peuple, quand on a la boulimie du pouvoir, quand on vend les richesses du peuple à l’impérialisme, on ne peut que finir dans les conditions que vous avez si bien exposées ; Il faut que nos dirigeants marchent avec un peuple qui hait le capitalisme parce qu’accompagné et éduqué convenablement. Lorsqu’on n’ y arrive pas, on affirme que le marxisme est utopique et on rejoint le désordre et la sauvagerie du libéralisme. Il y en a même qui se disent ultra-libéraux parce qu’ils ne peuvent pas résister devant les contraintes et exigences du marxisme. Ils n’ont pas le courage de contrer les attaques du capitalisme. Mais cela viendra, souvenez-vous que le capitalisme a aussi mis beaucoup de temps pour venir à bout de la féodalité. Je suis Duc et j’ai des difficultés pour rassoir mon mode d’exploitation.

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  • Le 3 septembre à 11:44, par Kpièrou
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Bel article qui interpelle.
    Et pour aller dans le même sens, qu’on nous dise le budget annuel des évacuations. On maintient ce budget sur deux ans et on disposera d’une somme rondelette pour construire et équiper des structures de santé pour toute la population, dirigeants compris.

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    • Le 3 septembre à 18:18, par CHERIF SY
      En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

      Je m’excuse mais on dirait que tu ne sais même pas de quoi tu parles. D’après World Med Assistance s’adressant aux ressortissants français séjournant au Maghreb : <<Lorsque vous séjournez dans un pays du Maghreb ou que vous y êtes expatrié, commencez par vous renseigner sur la valeur des systèmes de santé locaux. Sachez notamment :
      •Que la Tunisie et le Maroc sont les deux pays du Maghreb bénéficiant du meilleur système de santé ;
      •Qu’il vaut mieux éviter une hospitalisation dans un établissement d’Algérie ;
      •Que les systèmes de santé en Libye et en Mauritanie manquent du minimum nécessaire pour une prise en charge dans de bonnes conditions, surtout dans le cas d’une urgence médicale.

      La qualité des soins dépend donc grandement du pays dans lequel vous vous trouvez. En Tunisie et au Maroc, l’hospitalisation se fait dans de bonnes conditions dans les grandes villes (Tunis, Rabat, Casablanca, Marrakech), vers lesquelles un transport sanitaire peut être mis en place si vous vous trouvez dans une petite ville ou dans une province éloignée au moment de l’urgence médicale. En revanche, depuis l’Algérie, la Libye et la Mauritanie, il est recommandé de privilégier un rapatriement sanitaire Maghreb en cas d’urgence.>>
      As-tu bien lu ? L’Algérie, on dit bien l’Algérie. Et pour certains cas on est même obligé de rapatrier du Maroc et de la Tunisie vers la France( l’EUROPE). Je souhaite donc bonne arrivée à ton hôpital que tu comptes construire avec l’argent des évacuations sanitaires annuellement prises en charge par l’état, car toutes ne sont pas prises en charge par l’état

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  • Le 3 septembre à 12:16, par john
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Vous etes mediocres et sans ambitions. J ai un bon emploi dans les mines. J irai me soigner a Paris et mes enfants iront au Canada etudier, pian. Restez ici seulement

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    • Le 4 septembre à 04:56, par Lavie
      En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

      John, John, John.
      Il faut chercher à comprendre le message et avoir de la retenue. l’écrit condamne ceux qui se font évacuer sur le dos du peuple et non des individus qui se déplacent avec leur moyen pour se soigner. Nous qui vous parlons avons à maintes reprises faire venir nos parents du village pour bénéficier des soins dans un CHU où le plateau sanitaire est plus révélé. Nous avons payés les frais avec nos ressources personnelles. Nous demandons simplement au gouvernement de renforcer d’avantage les capacités de nos hôpitaux au lieu d’affecter les ressources à des évacuations à l’Etranger. Je vous invite à argumenter au lieu d’insulter. Je vous donne un conseil gratuit. De nos jours, il s’est développe un réseau mafieux de transport international de cadavres dans les pays d’accueil des malades grabataires . le danger est que souvent des gens peuvent perdre la vie par la volonté de ceux qui ont intérêt à transporter leurs corps.

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  • Le 3 septembre à 12:28, par Ka
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Merci pour cette analyse de réveil des consciences et aussi limpide : Ce qui nous contraint a toutes et tous de poser à nous-mêmes et nos décideurs du continent depuis nos indépendances, ‘’’’combien de fois pouvons-nous dénoncer les carences de notre système sanitaire ? Surtout que ces multiples dénonciations puissent percer les cœurs de nos dirigeants de toutes les tendances.’’’ Des dirigeants qui ne se soucient pas la santé de leurs peuples, surtout, ils n’ont aucune vision à long terme pour trouver des solutions durables. Pour eux, une fois sur le fauteuil présidentiel, tous les moyens sont à leurs portés, et qui les mettent à l’abri des besoins pour se soigner correctement avec leurs familles à l’étranger. Pendant ce temps la grande majorité du peuple se débrouille dans les hôpitaux sous équipés avec un personnel mal formé, souvent corrompu, inefficace et surtout inconscient de ses responsabilités sur la vie des malheureux patients dans leurs mains. Nos services publics sont encore mal tenus par certains administrateurs peu conscients du poids de leurs responsabilités vis à vis de la population, et nos dirigeants criminels le savent. C’est dommage qu’au 21e siècle, avec un continent béni par Dieu comme l’Afrique avec ses grandes ressources naturelles (sous-sol et forêts,) la situation sanitaire qui est aussi le moteur de la vie ne change pas. Je persiste ici en disant à tous nos dirigeants que se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de son peuple : Pourquoi une injustice ? Pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents privilégiés qui sont nos dirigeants, prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour aller en Europe se soigner dans des cliniques de luxes, cela, par ce qu’ils n’ont pas pris le choix de construire des structures sanitaires bien équipées dans leur pays, surtout convaincus qu’ils pourront toujours être évacués vers les capitales occidentales. Et je confirme cette analyse de réveil, en disant que le continent Africain est le sommet mondiale des présidents décédés à l’étranger, à commencer par notre Baobab Salif Diallo : Mobutu, Bongo, Eyadéma, Zenawi, et tant d’autres. Toutes ces personnes de dits des dirigeants de pacotille pour leurs peuples, avaient eu les moyens et le temps pour construire des structures de santé pour les sauvé, et sauver aussi leurs peuples. Encore une fois, merci Koudraogo pour cette analyse de réveil des consciences.

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    • Le 4 septembre à 09:42, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

      - Mon ami et promo KA, il n’y a pas si longtemps, j’avais abordé ce problème dans un de mes posts sur ce faso.net là-même. Voici ci-dessous ce que j’avais exactement écrit :

      ’’Voyez-moi un pays ! Même pour une simple coronarographie diagnostique, il faut qu’on évacue les malades au Maroc, en Tunisie ou en France ! Alors que nos Docteurs et Professeurs de Cardiologie sont bel et bien capables de faire ces interventions s’ils avaient les équipements nécessaires pour cela ! Et ce ne sont que les soi-disant grands homme politiques, grands carde de l’administration et officiers supérieurs qui ont toujours le privilège d’être les plus évacués rapidement pour aller faire leurs bilans de santé, leurs soins, voire aller se reposer en Europe pour récupérer un peu au lieu de le faire à Satiri au bord du lac aux Hippopotames ! Et je pèse bien mes mots : je dis et répète que ce sont les grands hommes politiques, les grands cadres de l’administration et les officiers qui sont évacués. De toute façon on n’a pas besoin de charlater pour savoir que l’enseignant de brousse de Titabé (Séno), l’agent de police du commissariat de Wolonkoto (Léraba) ou le soldat de 2ème classe campant à Diguél (Soum) ne seront jamais évacués pas même au Maroc à côté pour des problèmes coronariens. Le temps même qui sera mis pour traiter son dossier sera prohibitif au point où ils mourront avant de voir l’aboutissement de leurs dossiers d’évacuations sanitaires. Or si c’est cette catégorie de soi-disant ‘’Grands’’ et surtout ‘’Gros et Gras’’ car mangeant trop, buvant trop et faisant peu d’effort physique, c’est par simple coup de fil que leurs dossiers sont traitées en 3 jours au maximum. J’ai suivi le cas d’un gouverneur officier supérieur dont le dossier a été traité en tour de main et il fut évacué pendant que certain trimaient plus longtemps que lui dans les couloirs du service de Cardiologie du CHU YO. Malheureusement il est décédé quelques temps après.

      On a beau être une bête politique, un Gargantua politique ou même un monstre politique, si à la moindre peccadille on fuit aller se soigner ailleurs parce que dans son propre pays le nécessaire pour les soins sont inexistants, je ne pense pas qu’on ait rendu service à la nation même si on était large au point de donner un sac de riz par semaine à chaque burkinabè.

      Nos hommes politiques n’ont aucune vision ni d’initiatives ! Avec le PNDES et cette histoire de PPP, pourquoi ne pas donner carte blanche à des cardiologues de se coaliser pour ouvrir un tel centre de traitement coronariens et de coronarographie diagnostique à Ouagadougou ? Quitte à les subventionner un peu vu l’importance de la question, surtout que les maladies cardiaques sont très fréquentes de nos jours. Au lieu de ça, non ! Nos politiques continuent de nous emmerder à longueur de journée avec des bavardages stériles sur les élections, les lois et règlements, etc. Voyez tout cet argent mis dans les obsèques du Dr Salifou DIALLO  ! N’est-ce pas qu’on aurait pu faire à moitié un tel Centre ? Je ne suis pas contre ces obsèques, mais le Dr Salifou DIALLO méritait qu’il y eu un tel Centre à Ouaga à côté de lui pour les soins de proximité.

      Dans tous les cas des RSS d’antan, il reste les RS ! Et la vie étant pleine de leçons, il est grand temps de songer à créer ce type de Centre car d’ici-là, un des RS restants risque de se retrouver dans la même situation que l’autre S désormais absent, chacun ayant son tour chez le coiffeur’’.

      Par Kôrô Yamyélé

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      • Le 4 septembre à 12:21, par Ka
        En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

        Mon ami Kôrô Yamyélé, je confirme, et surtout avoir lu ta critique fondée il y a quelques temps sur Lefaso.net concernant ce sujet si brulant : Et si nos décideurs du jour prenaient même une minute à lire tes préventions, nous n’en serons là. La faute politique, et le manque de calcul de nos dirigeants expliquent la colère d’une partie de l’opinion africaine lorsqu’elle apprend que les politiciens africains et leurs parents vont se faire opérer en Europe, simplement par égoïsme de prendre le choix de ne pas avoir fait des structures sanitaires adéquates de leur pays, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués. Comme je le dis, ‘’’’pour un dignitaire Africain de nos jour, aller se soigner en Europe est purement de l’injustice et condamnable,’’’’ puisque comme tu le dis, même le quart du PNDES pouvait avoir deux structures bien équipées au pays des hommes intègres pour éviter des évacuations coûteuses. Revenant sur des hommages couteux du Baobab salif Diallo, je suis parfaitement de ton avis : Même si nous savons qu’aucune mort n’est acceptable encore moins belle, surtout d’un être très cher, fusse-t-elle brutale ou attendue lors d’une maladie, on est totalement perdu et vidé et on en veut à tout. Mais je crois que Salif Diallo acceptera que tout ce gâchis pour son enterrement soit utilisé pour une structure sanitaire de haut niveau pour qu’aucun Burkinabé ne soit plus évacuer hors du Burkina pour des soins. Oui mon promo et ami Kôrô Yamyélé, voilà très longtemps sur le Web, nous essayons de dire a la jeunesse, ’’’’qu’exister véritablement comme être humain, c’est vivre pour son idéal et se dévouer à cet idéal : C’est qui nous apprennent la vie et la mort, rester soi-même.’’’ Porte toi bien avec ta famille.

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      • Le 4 septembre à 13:18, par Bintoa
        En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

        J ai la désagréable impression que tous nos dirigeants africains ont un très gros problème pour nos formations sanitaires parce que comme vous le relevez si bien ils ont la possibilité d aller ailleurs se soigner sur notre dos. Quel dommage pour des décideurs de ne voir que leur propre personne ! Aucun ne rêve de voir son nom associé à quelque chose de prestigieux chez lui. Regrettable et honteux !

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        • Le 4 septembre à 21:45, par Ka
          En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

          Bintao : Je partage sans réserve de ce que tu as complété de nos critiquées fondées : Koudraogo nous a posé une bonne question, et moi je poserai la mienne : ‘’’Quel Bilan faire de nos décideurs après 57 ans d’indépendance ? C’est la question qu’il faut se poser. Comment un continent qui possède toutes les richesses potentielles, aussi colossales, peut-il être tombé si bas, sans des structures adéquates pour son peuple ? Simplement, ça vient de nos dirigeants valets de l’impérialisme. La colonisation était une malédiction, mais l’indépendance, c’est encore pire. Merci de nous lire, a moi et de mon ami Kôrô yamyélé nationale.

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  • Le 3 septembre à 12:33, par Manno
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    En bon révolutionnaire, la meilleure propagande c’est la propagande par les faits. Commence d’abord par mourrir dans ton trou.
    Bonne traversée.

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  • Le 3 septembre à 12:35, par CHERIF SY
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    M. Ouédraogo, je vous prie de bien vouloir ne pas insulter l’intelligence du lectorat de Le.Faso.net. Gambro Healthcare International au Swaziland fait partie d’un groupe d’établissements de santé présent dans 15 pays et par conséquent n’est pas national. Cet Hôpital est la référence en Afrique car il est le 1er de tout le continent, mais seulement il est le 598e sur le plan mondial. L’Afrique du sud qui est je peux dire le leader de l’Afrique, arrive en 3e position avec Netcare Group classé 1546e sur le plan mondial. De tous les pays que vous avez cité, dîtes moi quel est celui-là qui vaut l’Afrique du sud (je précise que Netcare Group est un privé) qui elle-même n’est pas indépendante sur le plan sanitaire ? De grâce soyez véridique et réaliste dans vos propos. Même chez nous ici à l’hôpital Blaise COMPAORE ,bien que ce soit un très modeste centre médical, dîtes-moi combien de Burkinabé peuvent s’y faire soigner ? Si un jour nous arrivons à construire un vrai hôpital comme vous le souhaitez, surtout que cela est un peu possible maintenant grâce aux PPP, sachez que cela ne sera destiné qu’à une élite bien précise. Pensez-vous que les autorités des pays développés et leurs citoyens lamdas se soignent dans les mêmes hôpitaux ? Encore une fois de plus, je vous demande un peu plus de respect

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    • Le 3 septembre à 19:21, par Koudraogo Ouedraogo
      En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

      Je ne suis pas vraiment votre logique quand vous citez pelle mêle des pays et leurs structures privées de santé, qui ne sont pas l’objet de mon blog.

      Quant au fait que l’hôpital Blaise Compaoré ne soit pas accessible au Burkinabè moyen, à qui la faute ? Qui sont aux commandes et ont le devoir de le rendre accessible au même people qui en paye le fonctionnement ? Peut-être que le budget d’une seule évacuation permettrait de traiter gratuitement des milliers d’enfants à l’hôpital Blaise Compaoré !? Mais comme ils ne comptent pas ..

      Vous vous trompez royalement pour ce qui est de ce qui se passe ailleurs.
      En Europe, par exemple, la plupart des pays ont un system de santé publique très performant, fait qui réduit l’incidence du privé. Mieux encore, l’Etat ne soigne que dans le public, c’est-à-dire que, on ne peut pas (sauf exceptionnellement) obtenir un remboursement de frais médicaux venant du privé.

      Mitterrand a été opéré de son cancer, à l’hôpital Cochin, un hôpital public.
      Tony Blair, lorsqu’il a eu un problème cardiaque s’est rendu à l’hôpital de Hammersmith (publique).
      David Cameron dont la fille a des sérieux problèmes de santé, la soigne toujours dans un hôpital NHS.
      Helmut Kohl a été opéré à l’hôpital universitaire de Heidelberg

      Je pourrais continuer .. mais en un mot, ailleurs, personne ne prend l’argent du people pour aller se soigner dans un hôpital privé. Même aux USA, c’est plutôt l’assurance-maladie que l’on paye à titre privé, qui fait la prise en charge. Quand McCain se fait traiter à la clinique Mayo, ce n’est pas l’Etat américain qui paye, mais plutôt sa propre assurance maladie.

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    • Le 3 septembre à 21:00, par Ben
      En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

      Vous êtes un peu court Mr SY dans votre analyse ! Qu’ils soient 1er ou dernier là n’est pas le problème !
      Eux au moins sont classés ! Et nous ? Nous sommes hors barème ( dans le mauvais sens) !
      Et puis ces pays européens dont vous parlez disposent d’un système de prise en charge ou d’une assurance santé !
      L’Etat intervient donc dans ces formations sanitaires et de nombreux patients en bénéficient.
      Mr SY, fait on la queue durant des mois pour faire une dialyse dans ces pays ?
      Des femmes en travail peuvent elles être évacuées par manque de gans ?
      Un CMA ou CHR peut il pendant des mois ne pas être capable de faire une simple radiologie ?
      L’article a le mérite de toucher du doigt des réalités du pays, alors ne soyons pas aveugles encore moins hypocrites

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  • Le 3 septembre à 13:22, par en verité je vous le dis
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Les dirigeants africains se sentent mieux ailleurs que chez eux tout simplement ils ont peur des fuites sur leurs état de santé.Ainsi s’ils équipent leurs services de santé ils seront obligé de se soigner sur place.Mais ce qui me plait dans l’œuvre de dieu mème s’ils pourront prolonger leur survie ils ne sont pas éternels.Et aussi ce qui est bien dans ça c’est qu’on profite avec eux à tester des expériences des médicaments je sais de quoi je parle.Ceux qui ont l’argent qui pensent qu’en allant dans les pays dont ils pensent que la science est avancée se trompent éperdument.C’est mieux pour nos dirigeants de doter nos hôpitaux de meilleurs équipement la ils cesseront d’être des cowboys .

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  • Le 3 septembre à 14:19, par LEKAF
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Bravo chère Mr pour votre écrit. Vous avez mis à nu une injustice insupportable de ceux là qui prétendent vouloir apporter une amélioration significative dans la vie des Burkinabè. L’ironie de la situation c’est que ceux qui bénéficierons de ces évacuations sont déjà assis sur des fortunes amassées sur le dos des Burkinabè.
    Vivement un clone de Mr Paul KAGAME au pays.

    Répondre à ce message

  • Le 3 septembre à 14:54, par Le Capitaine
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Merci pour ce rappel qui montre que Gouverner, c’est prévoir. Mais dans notre pays, c’est un Pouvoir de réaction qui est la. Ils ont la capacité de conquérir le pouvoir, mais pas de gouverner.
    La prise de conscience collective de la population fera en sorte que les dirigeants n’auront d’autres choix que de nous suivre...et oeuvrer à la réalisation de l’intérêt général.

    Répondre à ce message

  • Le 3 septembre à 16:05, par Ka
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Merci pour cette analyse de réveil des consciences et aussi limpide : Ce qui nous contraint a toutes et tous de poser à nous-mêmes et nos décideurs du continent depuis nos indépendances, ‘’’’combien de fois pouvons-nous dénoncer les carences de notre système sanitaire ? Surtout que ces multiples dénonciations puissent percer les cœurs de nos dirigeants de toutes les tendances.’’’ Des dirigeants qui ne se soucient pas la santé de leurs peuples, surtout, ils n’ont aucune vision à long terme pour trouver des solutions durables. Pour eux, une fois sur le fauteuil présidentiel, tous les moyens sont à leurs portés, et qui les mettent à l’abri des besoins pour se soigner correctement avec leurs familles à l’étranger. Pendant ce temps la grande majorité du peuple se débrouille dans les hôpitaux sous équipés avec un personnel mal formé, souvent corrompu, inefficace et surtout inconscient de ses responsabilités sur la vie des malheureux patients dans leurs mains. Nos services publics sont encore mal tenus par certains administrateurs peu conscients du poids de leurs responsabilités vis à vis de la population, et nos dirigeants criminels le savent. C’est dommage qu’au 21e siècle, avec un continent béni par Dieu comme l’Afrique avec ses grandes ressources naturelles (sous-sol et forêts,) la situation sanitaire qui est aussi le moteur de la vie ne change pas. Je persiste ici en disant à tous nos dirigeants que se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de son peuple : Pourquoi une injustice ? Pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents privilégiés qui sont nos dirigeants, prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour aller en Europe se soigner dans des cliniques de luxes, cela, par ce qu’ils n’ont pas pris le choix de construire des structures sanitaires bien équipées dans leur pays, surtout convaincus qu’ils pourront toujours être évacués vers les capitales occidentales. Et je confirme cette analyse de réveil, en disant que le continent Africain est le sommet mondiale des présidents décédés à l’étranger, à commencer par notre Baobab Salif Diallo : Mobutu, Bongo, Eyadéma, Zenawi, et tant d’autres. Toutes ces personnes de dits des dirigeants de pacotille pour leurs peuples, avaient eu les moyens et le temps pour construire des structures de santé pour les sauvé, et sauver aussi leurs peuples. Encore une fois, merci Koudraogo pour cette analyse de réveil des consciences.

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  • Le 3 septembre à 17:06, par VITEX
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    J’apprecie votre écrit qui a le mérite de susciter des réflexions dans ce sens. Mais en ce qui concerne OUATTARA, je ne vois pas en quoi son bilan serait positif : on se rappelle dans quel type de compromission il est arrivé au pouvoir. Des promesses faites à des rebels sur le dos du contribuable. Ce bilan est positif selon la la puissance coloniale qui a joué des pieds et des mains dans l’histoire trouble de ce pays. Je parles ainsi car au plan de la géopolitique ce homme est une honte pour la sous-region eu égard ses accointances obscures et maladroites avec les dirigeants de l’ancienne métropole.

    Répondre à ce message

  • Le 3 septembre à 17:36, par peuple insurgé
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Merci Mr Ouédraogo. C’est çà la négritude dont il faut se débarasser. A se demander si nous nègres sommes vraiment de cette époque !!!

    Répondre à ce message

  • Le 3 septembre à 19:50, par konfe
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    justement c’est pas les paysans de Falangountou ou de Kankalaba qui peuvent changer quelque chose a cette situation. c’est nos représentants syndicaux auxquels nous avons donnés mandat et confiance qui doivent comprendre que l’élite du pays c’est a dire les hommes politiques, les haut gradés et autres DG s’enrichissent et vivent sur notre dos. Et dire un non catégorique au lieu d aller signer des accords confidentiels avec le gouvernement. Comment tous les travailleurs vous envoient d’aller négocier leurs conditions de vie vous revenez dire que vous avez signer des accord dont le contenu ne peut être dévoiler ?

    Répondre à ce message

  • Le 3 septembre à 21:09, par TRAORE Modibo
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Bonsoir,
    Mr OUEDRAOGO a très mal posé le problème. Ou alors Mr OUEDRAOGO ignore les problèmes de santé dès plus pauvres. Car le peu de matériel dont dispose nos structures sanitaires ne sont utilisés par les spécialistes. Les médecins prennent 15 patients par jours et certains ont fini leurs boulots au plus tard à 11h.Le reste du temps c’est la tournée dans les cliniques. cIl semble que certains matériels des structures sanitaires publiques disparaissent. La majorité de ces professionnels ont été formé au prix du contribuable burkinabé à l’étranger. Oui nous sommes à combien de médecins par habitants pour qu’un médecin décide de prendre 15 ou 20 patients par jour et généralement en 3 heures ou 4 au tout plus ???. Le problème est plus profond que vos simple analyses politiques. Le fait que vous ignorez royalement le mauvais comportement de certains professionnels de la Santé veut dire que vous ne vivez pas les réalités de votre pays. Vous appartenez à la même classe de Bourgeoisis que vous critiquiez. Et c’est dommage car le peu de materiels que nous avions pouvait soulager les populations un temps soit peu. Construisez vos structures hyper modernes et ne pas prendre en compte ce fléau n’est gaspillages de ressources financières. Donc voué à l’échec. Tu peux faire plus 72 heures voire avant d’être reçu par un professeur à Yalgado pour faire allusion à vos cas grave sui méritent des évacuations. Mais tu peux l’avoir en une demi journée dans une clinique de la capitale. Il y a un vrai problème mais ce n’est pas celui de l’insuffisance des appareils ou leur manque qui tue le plus de Burkinabés Mr OUEDRAOGO c’est la non disponibilité des ressources humaines existantes dans leur lieu de travail. Un vrai problème de société de société ne traite pas à sens unique. Le rôle des acteurs c’est comme un film.

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    • Le 4 septembre à 07:06, par Ka
      En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

      Je confirme, tu as bien vu le bon angle du problème sanitaire de notre pays qui se trouve dans les mains de nos professionnels de santé en carence totale : ‘’’Je veux parler de nos (médecins de tous bords,) pourtant formés par les moyens du contribuable et récupérer par des cliniques privées.’’’ Vouloir a Koudraogo est aussi n’est pas allé loin sur son analyse qui lance le débat : Il a simplement dit la première couche du problème, dont nous devons en prendre compte, et voir en profondeur la suite. Une analyse comme celle-là, nous montre pourquoi l’Afrique continue à être le continent de toutes les calamités quand le niveau de réflexions de sess décideurs, surtout les intellectuels de sa société, sont aussi reculés qu’on le pense.

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  • Le 4 septembre à 03:18, par SIDBALA
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Marxisme, Capitalisme, socialisme...Moi je suis où ?
    Ma grande mère veut à manger veut se soigner et vous me parler des pensées des autres. Vous même vous pensez quoi ?
    Négro réveille toi. C’est toi qui n’a ni prophète ni penseur. Qui es tu ? Qu’as tu fait au bon DIEU ?
    Ils se masturbent les esprits alors que mon oncle BILA a faim et le paludisme vient de prendre son seul enfant.
    Tchrrr

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  • Le 4 septembre à 08:33, par Idriss
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Le problème posé est clair et même très clair. Ceux qui ont d’autres problèmes à poser qu’ils les posent comme l’a fait très bien M. Koudraogo Ouédraogo (homonyme parfait d’un médecin précédemment au centre de lutte contre la tuberculose).
    Si le problème était pris à coeur par nos dirigeants, les problèmes connexes trouveraient solution. En effet, c’est l’inconscience et le laxisme qui sont le lit des autres problèmes non développés par M Ouédraogo. Ce qu’il demande c’est plus d’honnêteté, c’est que nous soyons de vrais africains (il parle de l’Afrique même si plus d’exemple se réfèrent au Burkina faso). Acceptons qu’il a lever le lièvre et que nous devons travailler pour plus de conscience. Le travers de certains commentaires est le reflet du mal de notre système éducatif. Les mots sont donc partout.

    Répondre à ce message

  • Le 4 septembre à 09:49, par WALAYE
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Vous avez touché une partie du problème de santé en Afrique en général et au Burkina faso en particulier et cela nous invite à la réflexion. Le coté simpliste de votre analyse c’est quand vous proposez de prendre les fonds des évacuations pour améliorer les plateaux techniques. Je parle en connaissance de cause, les fonds des évacuations ne peuvent pas améliorer les plateaux au Burkina Faso, par contre on peut commencer par faire l’économie des évacuations de complaisance (cela existe réellement). Il faut près de 10 ans de fonds d’évacuation pour espérer améliorer un seul plateau technique, il parait que l’Hôpital du District de Bogodogo (qu’on ne sent même pas) a couté plus de trente milliards de nos francs. Ce qu’il faut c’est une volonté politique et des choix courageux (l’échangeur du nord pouvait être converti en un hôpital digne de ce nom par exemple). Humainement, personne ne peut regardé son semblable mourir si on pense qu’on peut le sauver même par simple évacuation. Maintenant, le critères de décision je n’en parlerai pas comme dirait l’autre, "ça ne sortira pas de ma bouche".

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  • Le 5 septembre à 00:46, par TRAORE Modi
    En réponse à : « Je suis né dans ce trou et je mourrai dans ce trou ! »

    Bonjour
    Ah vraiment ce problème traité par Mr OUEDRAOGO est caduque en ce 21 ème siècle. De grâce depuis la fin du 20 siècles à part quelques pays du Maghreb, la majorité des pays africains sont dans le model du libéralisme économique. Les meilleurs hôpitaux et cliniques en Afrique et de part le monde sont en général privés ; je dis bien privés. Les cimenteries sont privés, les grandes raffineries de pétrole sont privées. Les meilleures universités sont privés en majorité. Les industries d’engrais chimiques sont privés Les meilleures écoles sont privées. Les sociétés de télécommunications et d’énergies sont privées.La plus grande société minière du Burkina est privée. In fine soit nous sommes dans le model libérale ou dans celui Marxiste. Et vous conviendrez avec moi que nous ne sommes pas le Marxisme depuis 1992. Alors ce qui nous reste à faire, c’est de s’associer et créér des structures modernes ; ou bien amener nos richissimes à s’investir dans le secteur de la santé. Peut être construire l’hôpital OUEDRAODO K l’un des plus modernes en Afrique de l’Ouest. Mais nous sommes incapable de s’associer des artistes via médecins et autres couches socio-économiques. Le secteur de la Santé est libéralisé. Ne perdons pas le temps réunissons le capital pour créer une société afin de concurrencer la SONABEL et l’ONEA. C’est révolu ce que ce Mr OUEDRAOGO vous a servie. Nous avions fermé ce sujet depuis les années 1991 ,92 93. Ce sujet ne tient plus la route de nos jours. Comment faire créer des structures privées performantes qui tire vers le haut l’économie du pays. S’il vous plaît arrêtez, nous ne sommes pas dans un model marxiste. Soit on veut le poussin et on laisse l’omelette. Mais les deux pour un oeuf relève du miracle. Alors nous devons nous associer et créer des structures de santé très moderne au lieu que chacun aille inventer sa clinique de quartier.

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