L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

Une tribune Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE • jeudi 24 août 2017 à 20h59min

Après l’alternance démocratique, voici le Burkina Faso devant une alternative que lui impose le terrorisme : renouer avec le patriotisme en changeant mentalités, comportements et politiques pour vaincre la terreur, ou refuser décidément encore le changement dont l’insurrection de 2014 lui offrait déjà l’occasion et vivre dans la peur, l’angoisse et les incertitudes.

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L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

Pas le nationalisme : un pays qu’aiment visiter des étrangers et où certains d’entre eux s’installent jusqu’à y risquer leurs vies ne peut être nationaliste ; ils n’accepteraient pas le risque d’y résider s’il n’était pas accueillant. Ni un patriotisme qui gonfle les muscles et se sent subitement tout-puissant pour "terroriser le terrorisme" après avoir subi encore une si violente attaque. Ni encore moins ce patriotisme qui croit trouver secours et refuge dans Dieu, le même Dieu que prient aussi les terroristes pour nous détruire, et que nous prions pour nous protéger des terroristes et sauver le pays.

Le passé et le présent

Au lieu de mettre Dieu dans l’embarras et l’incertitude d’un choix en notre faveur ou en celle des tueurs si, en dehors des prières habituelles auxquelles chacun s’adonne quotidiennement dans sa religion, nous nous mettions à prier parce que frappés, au lieu donc de cela nous ferions mieux de répérer plus modestement ce qui constitue, à même le choc des attaques à répétition que subit le pays, une chance de nous réveiller à un patriotisme intégral qui ne soit pas de circonstance, ni éphémère et fragile parce que peu convaincu, le temps d’une union émotionnelle dictée par la barbarie, mais, plus qu’un amour, la conscience de la patrie (nul ne pouvant aimer ce dont il n’a aucune conscience), sur laquelle (re)fonder toute la politique au Faso.

En soulignant précisément ici deux points essentiels, afin de contribuer à éclairer la situation militaro-politique du pays, et abandonner les confusions, les simplismes de l’intoxication et de la mauvaise foi ; tout en évitant aussi les facilités du discours expert qui ne décrit pas pour informer mais (sur-)interprête des attaques dont on sait que les auteurs ne se livrent jamais à de grands discours (juste des communiqués laconiques et brefs) mais agissent silencieusement pour être efficaces. Ne parlons pas trop à la place de criminels qui ne parlent jamais, comme si nous connaissions leurs intentions et étions, sous couvert d’expertise, leurs porte-paroles ou messagers !

1/ Sur le plan géopolitique et militaire, au sujet précisément des forces de défense burkinabè, il nous faut voir la vérité et la dire une fois pour toutes : l’état actuel dans lequel nous découvrons nos forces militaires aujourd’hui, à la lumière des attaques dans le nord et à Ouaga, ne peut pas dater d’aujourd’hui. Il est le résultat et l’effet retardés de toute notre politique depuis plus de trente ans. Il suffit de rappeler que depuis la petite "guerre des pauvres" en 1985 entre le Mali de Moussa Traoré et le Burkina de Thomas Sankara, et jusqu’aux attaques actuelles des jihadistes, les armées burkinabè n’ont connu aucune situation de guerre et d’adversité véritables, sinon des crises intérieures ou domestiques générées par le pouvoir lui-même (assassinat de N.Zongo, insurrections militaires de 2011-2012 ).

Fort heureusement, dira-t-on. Sauf que nos armées ne se sont aguerries à aucune adversité extérieure. Armes et hommes se sont littéralement enrouillés et sclérosés, ont perdu en combativité. Le tout diplomatique de la politique Compaoré a largement contribué à éloigner de nos esprits l’idée et la possibilité pour le Burkina d’avoir des ennemis et d’être en guerre. Nous n’avions que des amis, et vivions en paix, du moins côté extérieur. Tant mieux. Ce choix du tout diplomatique, qui persiste encore aujourd’hui comme un vieux réflexe invincible quand on nomme des militaires diplomates et ambassadeurs dans des pays que le terrorisme n’attaque pas, alors qu’ils seraient plus utiles sur les terrains de guerre, ce choix de la diplomatie n’a rien de déraisonnable en soi

Mais, ce que nous avons gagné en diplomatie et négociations obscures d’une main, nous l’avons perdu de l’autre sur le plan militaire de la guerre qui se rappelle brutalement et violemment aujourd’hui. Nous avons perdu tout le sens de la dure réalité de la guerre depuis donc 1985. Tant pis. A ne s’entourer que d’amis on n’est pas plus fort ni plus en sécurité...

Parce que le Burkina de Compaoré ne voulait avoir que des amis, ses forces de défense et ses renseignements tant vantés ne pouvaient servir que la seule diplomatie (ce n’est pas un hasard si les meilleurs diplomates étaient aussi des généraux) , et ne pouvaient préparer la guerre. Les failles et faiblesses que les attaques nous réveillent à découvrir actuellement dans nos forces de défense en découlent. Une armée correctement armée, formée et aguerrie ne peut pas, du jour au lendemain, et sans aucune guerre survenue qui l’explique, se montrer aussi affaiblie et non aguerrie ; et malgré que les ex-élites militaires du RSP ont renforcé les rangs de nos troupes, et y ont rajouté leurs compétences et armes dites plus sophistiquées ! L’asymétrie de la guerre ne peut excuser que la grande avenue ouagalaise du nom d’un grand combattant panafricain (Nkrumah) devienne le lieu des défaites répétées de nos forces (car éliminer deux terroristes qui viennent à chaque fois pour de toutes façons mourir en faisant le maximum de morts et de victimes n’est pas une victoire)...

Logiquement donc, une armée ne peut pas être plus faible et moins armée après que des soldats mieux formés, plus aguerris avec de meilleures armes l’ont renforcée si sa faiblesse et ses failles n’étaient pas globales et naturelles, ou entretenues pendant de longues années auparavant. Et mathématiquement, si l’on obtient du moins en ajoutant du plus (RSP) au moins (l’armée régulière), c’est que le moins est plus grand que le plus qui n’est que minime, négligeable et dérisoire ! Mais au lieu de regarder cette réalité en face beaucoup, experts y compris, continuent de se réconforter avec mensonges et simplismes, en produisant des explications farfelues qu’ils récitent à l’opinion, en établissant un lien causal entre la fin du régime Compaoré et les attaques terroristes contre le Burkina (à défaut d’établir le lien plus vrai entre la politique du tout diplomatique de ce régime et les faiblesses de nos forces de défense). C’est de l’anachronisme :
Car le jihadisme dans toute sa virulence terroriste telle que le Burkina comme d’autres la subissent aujourd’hui s’est installé et organisé pour la terreur au moment où précisément le régime de B. Compaoré entamait lentement mais sûrement sa marche vers la mort, vers sa fin. La quasi-totalité des groupes terroristes qui frappent et massacrent violemment le sahel s’est créée, organisée et internationalisée à partir de 2012, pendant et suite à la guerre au Mali où l’intervention de la France les a privés d’une victoire qu’ils avaient facilement au bout des armes :

Ansar Dine (2012), Al-Mourabitoune (2013), FLM (2015), Ansarul-Islam (2016), Jamaat Nostrat I.M (2017), fusion des trois premiers avec AQMI qui donc ne reste le même que par le nom, car il ne cesse de se transformer (comme Boko Haram du reste), et l’envergure des attaques se transforme autant, au gré des mutations internes (ce sont peut-être ces dernières seules qui mettront fin aux attaques, pas de quelque diplomatie ni de forces extérieures à ces groupes). Si AQMI existe depuis 2007, il n’opérait essentiellement que par des enlèvements d’otages Européens (au Niger notamment) contre des rançons, jamais ni nulle part il n’a attaqué de cette façon avant 2012. Et Boko Haram n’a commencé à franchir les frontières du Nigéria que pour combattre au Mali en 2012...

De sorte que les attaques terroristes telles que le Mali, le Burkina ou la Côte d’Ivoire subissent aujourd’hui n’ont pas coexisté avec le régime Compaoré : les premières se sont développées au moment où le premier était agonisant, et pas PARCE QUE ce pouvoir était mort pour le venger ! Aucun pays ouest-africain n’a été attaqué aussi massivement comme aujourd’hui pendant que le Burkina de Blaise était à l’abri. Le développement explosif des mouvements terroristes a donc eu lieu sans Blaise Compaoré et sa diplomatie, et sans lien causal avec eux.

En clair, c’est le tout diplomatique qui a affaibli les forces burkinabè, ce n’est pas lui qui a créé ni contenu, freiné et empêché le terrorisme au sahel et au Burkina. L’explication donnée à réciter à l’opinion, selon laquelle c’est parce que Compaoré et ses généraux diplomates ne sont plus là que les forces burkinabè se sont désorganisées et affaiblies pour faciliter les attaques terroristes est un mythe et une pure ineptie. De 2012 à aujourd’hui, c’est davantage depuis l’intervention de la France qui les a défaits au Mali que les groupes terroristes se sont énervés, déchaînés par-delà les frontières , pas l’absence ou la présence de Blaise Compaoré : de toutes façons la France de Hollande n’aurait jamais accepté que Compaoré Blaise négocie avec les jihadistes qui répandent la terreur aujourd’hui, tout comme elle a refusé que Bamako négocie avec Iyad Ag Ghali, le chef d’Ansar Dine...

La terreur sonne la fin de l’indolence et de l’assoupissement. C’est le glas de la seule diplomatie qui exclut toutes guerre et violence qui viennent de l’extérieur des frontières. L’ère des Bisounours de la négociation et des renseignements entre amis est close. Le général Diendéré n’aurait fait aucun miracle contre la déferlante terroriste aujourd’hui, précisément parce qu’il appartient à un autre temps qui n’est pas celui actuel de la guerre sans pitié ni bons sentiments : les renseignements entre amis sont devenus impossibles et délicats dans ce contexte où personne ne sait plus qui est son ami ou son ennemi, et les négociations vaines avec des ennemis invisibles qui ne perdent pas de temps à parler diplomatie...

2/ Sur le plan de la politique intérieure du Burkina Faso, allons de ce même pas signaler une autre mort, une autre fin : celles du CODERisme, c’est-à-dire cette politique de partis qui font alliance pour la démocratie et la réconciliation (CODER), politique qui, obsédée par la peur d’un ressentiment imaginaire, fait du ressassement de la réconciliation le tout de la politique d’opposition au Faso. Mort symbolique j’entends, sur l’avenue Kwamé Nkrumah de Ouaga où la terreur vient à chaque fois prouver la vanité, l’inutilité d’une politique de la réconciliation au Burkina, en unissant malgré elle des Burkinabè qui ont d’autres attentes et urgences que celle de leur réconciliation :
s’ils n’étaient pas réconciliés ils ne pourraient pas ainsi s’unir ; de la même manière que s’il n’y avait pas de réconciliation au Burkina Faso il n’y aurait pas pu y avoir le CODER ni donc une politique pour la réconciliation, puisque sans réconciliation il n’y pas de politique tout court. Autrement dit, le CODERisme perd du temps à rechercher comme fin (la réconciliation) cela même dont pourtant il se sert comme moyen de sa recherche et de sa politique (cette même réconciliation).

Cette politique de la réconciliation explique donc aussi pourquoi l’opposition politique côté CODER n’est pas assez forte et efficace : puisque cette opposition pose la communion nationale et fraternelle (une sorte de promiscuité politique) comme sa fin poursuivie, tout désaccord tranchant et tranché avec la politique du gouvernement peut par elle être considéré comme une atteinte et un obstacle à la réconciliation (mais laquelle justement, si elle n’était pas déjà là ?).

Sa quête d’une réconciliation communielle sans désaccords (ce qui trahit aussi l’idée de démocratie contenue dans la coalition CODER) rend cette opposition-là frileuse, et peut l’amener à s’auto-censurer, ce qui ne rend guère service ni au progrès ni à la démocratie. La terreur nous réunit parce qu’elle nous rappelle immédiatement, sans la politique, que nous sommes ensemble, un pays, une nation, et pourquoi nous sommes ensemble, pendant que le CODER nous exhorte à être ensemble sans (trop) nous dire au juste ce que nous ferons une fois ensemble et réconciliés, ou ce que nous ferons ensemble qu’ils (les CODERés) n’ont pas fait avant, et que la politique du gouvernement actuel ne fait pas. Or c’est cela qui est la priorité, pas le ressassement paranoïaque de la réconciliation contre un ressentiment imaginaire, alors que les ennemis réels tuent à répétition sur Kwame Nkrumah...

L’avenir

Ce n’est pas une critique mais une vérité à rappeler et reconnaître : l’état actuel de nos forces de guerre est entretenu plus ou moins directement par tous les hommes politiques burkinabè qui ont servi, parfois comme diplomates (les mêmes qui aujourd’hui s’aperçoivent enfin aujourd’hui qu’il y a des failles dans notre système de défense, comme s’il n’y en avait pas avant !), dans la politique du tout diplomatique de Blaise Compaoré. Tous ces hommes politiques et responsables militaires ont leur part de responsabilité, qu’ils soient dans l’opposition ou dans la majorité actuelle.

Mais nous ne cherchons pas sorcières et sorciers, des coupables, mais à seulement rappeler ce que tout le monde sait, pour aller de l’avant : les deux principaux responsables du parti MPP qui dirige le Burkina aujourd’hui (MM le président Kaboré et Simon Compaoré. Paix à l’âme de Salif Diallo qui, comme Arba, nous quitte et nous "abandonne" au moment précisément où le pays a besoin de combattants comme lui, comme pour marquer justement la fin d’une époque, et nous laisser nous "débrouiller" seuls pour mieux nous aguerrir...) ont suivi et fait la politique de Blaise Compaoré pendant de longues années. Aujourd’hui premiers dirigeants du pays ils expérimentent en un an et demi de vraies situations de guerre qu’ils n’ont jamais (heureusement) connues en plus de trente ans de responsabilités politiques, depuis 1985. Même l’armée de Moussa Traoré ne s’était pas aventurée jusqu’à Ouaga pendant la "guerre de Noël" en 1985.

Les " vieux briscards" de la politique burkinabè que sont ces...deux têtes politiques redeviennent comme de jeunes novices en politique. Ils ont été très fraîchement accueillis au pouvoir en 2016 par les attaques terroristes à Ouaga et au nord du pays, lesquelles récidivent en un peu plus d’un an et demi de leur anniversaire au pouvoir. Même Blaise Compaoré n’avait connu quelque chose de comparable. Évidemment. De fait, comme un juste retour de bâton (et quel bâton !), ils ont à gérer aussi ce qu’ils ont précisément négligé de gérer avec B.Compaoré. Suite à l’attaque d’Ansarul Islam du Burkinabè Dicko Malam (qui rime à dessein avec Boko Haram mais ne lui ressemble pas), qui a fait douze victimes dans les forces burkinabè à Nassoumbou en décembre 2016, M.Simon Compaoré, alors ministre de la Défense, reconnaissait publiquement que "la puissance de feu" des jihadistes "est supérieure à la nôtre". Eh bien, cette faiblesse qu’il a reconnue est celle qui était déjà là, mais non perçue, quand lui et le président Kaboré dirigeaient le pays aux côtés de Blaise.

Alors, qui mieux que les deux nouveaux ex-dirigeants du Burkina pourrait rattraper et "réparer" l’état de nos forces de défense qu’ils ont, avec Blaise, marginalisées, en n’ayant pas suffisamment investi en elles pour que leur puissance de feu se retrouve aujourd’hui fort insuffisante ? En même temps, nos plus jeunes politiques et députés ne peuvent manquer d’acquérir, par ces attaques brutales, une expérience de "vieux briscards" de la politique et de ses dures situations, en l’espace d’un petit an et demi...

Voilà donc notre chance et ses conditions violemment réunies par les attaques : les plus anciens politiciens en redeviennent rajeunis et novices, pendant que les plus jeunes débutants en aprennent plus que leurs aînés. Et les jeunes Burkinabè qui s’engageront à porter les uniformes de nos armées sauront, non plus mus par la cupidité et l’argent facile, qu’ils peuvent désormais, plus que par le passé, mourir à tout moment pour défendre et sauver la patrie ; de même l’argent des corruptions deviendra bien dérisoire par rapport au danger réel de perdre sa vie en le dépensant dans les endroits les plus confortables et luxueux :

C’est tout cela qui constitue le patriotisme qui vient, mais qui reste pour l’heure un voeu. Car toute chance est occasion de perdre ou de gagner. Nous perdrons sûrement si nous vendangeons ou gaspillons encore l’opportunité que la terreur nous offre, après la révolution de 2014, de rompre avec le passé et nos passés de facilités et d’inconscience, et si nous nous entêtons à éviter la rupture politique et patriotique à laquelle elle nous oblige et force. Ce voeu ne peut donc pas rester pieux, nous n’avons pas le droit de le laisser pieux, sinon nous sommes irresponsables et impardonnables

Le vrai patriotisme qui vient. Ou qui revient, sans nostalgie : "Burkina Faso" y est né, dans un patriotisme qui, pour nous galvaniser par l’adversité et faire ainsi progresser le pays, s’était donné et désigné un ennemi tout aussi dangereux, insaisissable et multiforme que le terrorisme d’aujourd’hui : l’impérialisme. Ce patriotisme s’appelait "la patrie ou la mort". Nous sommes aujourd’hui exactement devant la même alternative de la patrie ou la mort, forcés et obligés par la terreur de, comme des serpents, muer ou crever...

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

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Vos commentaires

  • Le 20 août à 11:52, par TAPSOBA DESIRE
    En réponse à : L’alternance après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    Excellente analyse à laquelle j’aimerais juste ajouter un autre aspect non négligeable : lutter contre cette vermine nécessitera non seulement une refonte de notre armée mais aussi une prise de conscience individuelle. Tous les Burkinabê doivent avoir en tête que ce ennemi invisible se joue aussi de cette indifférence pour mieux nous attaquer. A l’évidence , il y a des complicités intérieures, qui en plus de l’état de délabrement notre armée, expliquent la facilité avec laquelle, les djihadistes réussissent leurs missions diaboliques. Nous devrons à l’origine nous montrer extrêmement vigilants et agir en informant les FDS afin de prévenir, ceci, dès lors que certains comportements nous paraissent hautement suspects.C’est aussi être patriotique d’assumer sa part , aussi minime soit-elle, dans cet effort collectif pour sécuriser notre patrie, jadis un havre de paix.

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  • Le 20 août à 12:25, par icilondres
    En réponse à : L’alternance après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    Merci Christophe de ce écrit : un ( r)appel impératif à ce patriotisme si longtemps formel et formalisé au Burkina et à l’endroit duquel l’histoire ( les soulèvements successifs populaires, les deux affrontements armés contre le Mali, et maintenant le terrorisme) nous oblige, nous condamne à agir. Oui c’est un impératif auquel ne pourrait échapper les dérobades ou fuites en avant politiques " du tout diplomatique", de" tout le monde beau, tout le monde gentil ". Ne dit-on pas "qui veut la paix, prépare la guerre" ? Oui, c’est un impératif qui demande un (re)entraînement des consciences civiles, politiques, militaires et intellectuels de tous les Burkina ( ce qui ferait justement une réponse à l’angoisse (re)existentielle CODEriste). Un militaire mesure ses muscles, sa force à l’extérieur et non dans les quartiers en brimant pour des futilités ses concitoyens, ou en assassinant telle ou telle conjointe après des roulements de mécaniques dans les maquis et autres lieus de délices. Certes l’heure n’est pas à nous diviser mais à nous dire aussi et enfin certaines vérités patriotiques. Paix à L’âme de Salif Diallo. Patriote, l’homme l’était par son caractère travailleur, tranchant et amoureux du Burkina.

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  • Le 20 août à 12:43, par Tikeida Massimi
    En réponse à : L’alternance après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    "de même l’argent des corruptions deviendra bien dérisoire par rapport au danger réel de perdre sa vie en le dépensant dans les endroits les plus confortables et luxueux" Je ne suis pas convaincu que les gens qui vont dans les lieux publics que les terroristes attaquent aient eu leur argent par la corruption. Certains, c’est c’est certain. Mais pas tous. Il faut relativiser ici.

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  • Le 20 août à 13:31, par Tapsoba R(de H)
    En réponse à : L’alternance après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    "« Mais Mohamed,que gagnait le président Blaise Compaoré à donner gîte et couvert aux djihadistes ? » lui ai-je demandé.« Blaise Compaoré était notre maître ,me répondit-il,notre démarcheur.Il gagnait ,nous aussi nous gagnions.Il avait l exclusivité de négocier avec les occidentaux chaque fois que nous prenions en otage un de leurs ressortissants.Le deal avec lui était que nous acceptions que les fonds exigés soient réceptionnés par lui.Nous avions aussi convenu de ne pas faire de prise d otage au Burkina Faso . »" Extrait du livre « De l enfer je reviendrai » de Charles Blé Goudé. Blaise a fait son business en se servant de notre pays et de son pouvoir.Des actes plus criminels que diplomatiques.Aucun mérite

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  • Le 20 août à 14:01, par TAPSOBA DESIRE
    En réponse à : L’alternance après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    remplacer la première publication car un erreur s’est glissée

    "Excellente analyse à laquelle j’aimerais juste ajouter un autre aspect non négligeable : lutter contre cette vermine nécessitera non seulement une refonte de notre armée mais aussi une prise de conscience individuelle. Tous les Burkinabê doivent avoir en tête que ce ennemi invisible se joue aussi de cette indifférence pour mieux nous attaquer. A l’évidence , il y a des complicités intérieures, qui en plus de l’état de délabrement notre armée, expliquent la facilité avec laquelle, les djihadistes réussissent leurs missions diaboliques. Nous devrons désormais nous montrer extrêmement vigilants et agir en informant les FDS afin de prévenir, ceci, dès lors que certains comportements nous paraissent hautement suspects.C’est aussi être patriotique d’assumer sa part , aussi minime soit-elle, dans cet effort collectif pour sécuriser notre patrie, jadis un havre de paix.

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  • Le 20 août à 16:35, par baba
    En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    Je vois vraiment pas ou cette analyse est pertinente ! Au lieu de nous aider a. Aller de l avant on nous ressasse toujours le passer avec toujours Blaise comme acteur principal !!! Donnez des solution pour combatte le terrorisme au lieu chaque fois de parler de Blaise comparé !!!! Ça solutionne quoi en parlant tjrs de Blaise comparé ?

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    • Le 20 août à 18:41, par Elisée
      En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

      Quand on nous ressasse à l’envi la diplomatie de blaise /bassole pour expliquer pourquoi ont en est là aujourd’hui à subir des attaques, ce qui certainement te convient plus, il faut bien aussi insister pour rétablir la vérité. C’est la première fois que moi je lis quelque chose de nouveau, d’habitude c’est pas les explications qu’on nous balance sans arrêt. Je remarque aussi que cet écrit parle du passé mais aussi de l’avenir ; pour avancer il faut comprendre le passé. Ne soyons pas de mauvaise foi

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  • Le 20 août à 17:05, par Salem
    En réponse à : L’alternance après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    "L’explication donnée à réciter à l’opinion, selon laquelle c’est parce que Compaoré et ses généraux diplomates ne sont plus là que les forces burkinabè se sont désorganisées et affaiblies pour faciliter les attaques terroristes est un mythe et une pure ineptie." Franchement, là, je vous applaudis à tout rompre !! Tellement RFI et ses pseudo-experts (y a une de l’ICG qui s’affuble même du qualificatif de ’spécialiste de l’Afrique de l’Ouest’, eh, Dieu !) finissaient par nous révolter avec leurs soi-disant analyses fabriquées pour tenter d’orienter et de manipuler l’opinion, notamment noire francophone ouest-africaine. Aussi, M. Dabiré, que RFI vous interviewe pour avoir une analyse non biaisée.

    Cela étant, je ne suis toutefois pas d’accord avec vous quand vous avancez que la chose militaire a été délaissée au profit de la diplomatie ("c’est le tout diplomatique qui a affaibli les forces burkinabè"). Ça seulement, c’est pas vrai. Y a jamais eu ici au BF du "tout diplomatique". C’est peut-être mal connaitre l’armée BF et les champs de bataille sur lesquels elle a été occupée bien après 1985. Et de toute façon, le BF dans son histoire n’a jamais eu autant de coopérations militaires que ces dernières années (bases américaine, française, etc.). Donc une question essentielle est aussi l’incompréhension de cette corrélation apparente entre accroissement des coopérations militaires et bases étrangères et montée du djihadisme ici au BF. C’est vrai, la diplomatie, opportunément souvent, fait du tapage (médiation, etc.), et donc communique plus que les sales opérations de guerre dont généralement aucun pays au monde ne veut se réclamer acteur (les USA ne le font que quand ils sont bien obligés par les milliers de cadavres de leurs soldats ; sinon d’autres pays continuent de cacher leurs cadavres venant de Libye, etc.). Mais cette impression diplomatique ne saurait fausser l’observation des réalités militaires. Même, à proportion de son PIB, le BF pendant comme après Blaise, investit plus dans l’armement et autres dépenses militaires que par exemple dans l’éducation nationale ou la santé (en France, juste pour l’exemple, c’est l’inverse). Et ça, c’est pas normal pour un pays comme le notre (malgré l’émotion, le terrorisme n’a pas à être pris sous l’angle de la guerre, ce serait une mauvaise analyse : en tout cas jusque là aucun Etat n’a gagné une guerre de cette nature, parce que simplement c’est pas une guerre qu’il faut mener, c’est autre chose en partant de la vraie origine et nature du terrorisme). De toute façon, avant ce type de terrorisme privé que nous subissons aujourd’hui, nous avons aussi le terrorisme d’Etats dont les Africains ont souffert et souffrent encore (esclavage, traite, néocolonialisme, etc. avec leur lot de martyrs et bons dirigeants africains sauvagement assassinés) dont on ne parle jamais. Donc l’erreur d’analyse vient souvent du fait que la violence du terrorisme a tendance à faire oublier aux gens qu’il y a plus d’actes terroristes empêchés. Et là-dessus, aucun pays n’est à l’abri. C’est pas une affaire d’armée forte ou pas, l’Espagne a une armée plus grande que le BF, tout comme l’Angleterre, la France, la Russie, etc., mais regardez la récurrence des attaques dans ces pays. Et à vrai dire, hors mis les contraintes de l’émotion, le terrorisme en principe n’a pas à inciter à une implication de l’armée : mais l’émotion populaire est telle dans le monde entier, qu’on est obligé, comme rituel absolu, de déployer mécaniquement l’armée, sans grand résultat de toute façon.

    Cela étant, je crois plutôt que, pour ma part, et cela dans la même logique par laquelle vous avez très bien rejeté les pseudo-expertises du départ de Blaise comme causalité du terrorisme au BF, nous pouvons examiner autrement cette récurrence des attaques sur le territoire national et au sein même de la capitale. C’est pas une affaire de faiblesse de l’armée. Sinon, alors, il faut accuser au-delà du BF les forces USA et françaises présentes ici au BF avec des moyens conséquents, officiellement pour lutter contre le terrorisme.

    Tout est prioritaire au BF. Et je ne pense que, comme nous y incitent (parfois avec quelque malice) nos soi-disant partenaires étrangers, prendre le peu de nos ressources pour investir dans l’armée uniquement sera la (meilleure) solution à nos maux.

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  • Le 20 août à 17:47, par Deb
    En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    En somme, les vieux de la politique au Faso deviennent comme des novices alors que les nouveaux en apprennent de plus utile (1) ; certains qui chantent "réconciliation" à longueur de programme devraient comprendre qu’on est passé à autre chose (2) ; nos militaires, gendarmes et autres policiers doivent se convaincre de l’inutilité de la tricherie et de la nécessité de réaffirmer leur engagement pour la patrie au-delà de tout autre calcul (3). Voici ce à quoi nous conduisent ces dernières années les attaques terroristes à répétition auxquelles nous étions étrangers pendant belle lurette. Voici surtout une lecture de la situation actuelle de notre pays que nous autres n’avions pas encore. Je suis parfaitement d’avis avec vous, M. DABIRE, avec votre optimisme même si je crains qu’au lieu de considérer l’objectivité de vos critiques à l’endroit de la politique diplomatique de ce pays et ses inconvénients sur nos forces de défense et de sécurité, d’aucuns verront plutôt dans votre écrit une certaine forme de "critique facile". Enfin... ce ne serait pas étonnant !

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  • Le 21 août à 05:39, par Sekou
    En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    Analyse à la fois sobre et incisive. On en sort apaisé intellectuellement, un peu mieux informé et assez instruit. Mais DABIRE nous y a habitués, il n’écrit jamais pour écrire et signer. Chapeau à cet intellectuel riche mais trop discret à mon avis

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  • Le 21 août à 08:52, par Toto
    En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    J’aimerais que quelqu’un m’aide à comprendre quelque chose. Pourquoi le Niger n’est jamais attaqué par les djihadistes ? Pourquoi le Togo aussi et le Bénin ne sont pas attaqués mais toujours le Burkina ? Est-ce que ces attaques du Burkina n’arrangent pas certains Burkinabé qui sont à l’intérieur ou à l’extérieur Burkina ?

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    • Le 22 août à 01:08, par Yabila
      En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

      Justement, là se trouve le fond du problème et tôt ou tard, la vérité sortira au grand jour. Posons-nous la question du pourquoi le Burkina est actuellement attaqué et pas les autres pays alentour ? Le Burkina ne peut pas être à ce point livré aux attaques terroristes de toutes sortes sans que des burkinabè, depuis l’intérieur et depuis l’extérieur n’aient préparé cela et n’en soient complices. Du temps des Lamizana, la Haute-volta a fait face au conflit frontalier avec la Mali. Jamais le pays n’avait fait profil bas et jamais son armée n’avait défailli. On était craint dans la sous-région. Ensuite, on a vu la bravoure de notre armée durant "la guerre de Noël" avec la génération des Tom Sank. Nous avons repoussé l’ennemi vite fait et pourtant nous n’étions pas plus riches et plus armés qu’aujourd’hui. Vous allez me répondre que la guerre des terroristes d’aujourd’hui est diffuse, insidieuse et lâche. C’est vrai mais gagner passe aussi par l’intelligence, la tactique et la stratégie quelle que soit la circonstance. C’est depuis les 30 ans de pouvoir Compaoré que notre armée et nos FDS ont perdu leurs couilles et leurs capacités de dissuasion de l’ennemi. Cette armée et ces FDS sont devenus avec le pouvoir Compaoré, les Diendéré, Bassolet et Cie, des trafiquants d’or, d’ivoire, de diamant, d’armes, de drogue, pour les poches de Blaise, François, leur famille et leurs amis du CDP. Pire, ils sont devenus les alliés des islamistes, des djihadistes et autres trafiquants de haut vol avec lesquels ils trafiquaient au vu et au su de tous avec Blaise jouant au pyromane par-ci et au pompier par-là, grand facilitateur disait-on. On en voyait défiler au Burkina en tant qu’hôtes du pouvoir en place. Si le deal était d’épargner le pays tant que Blaise y était perché pour leur assurer leurs trafics, maintenant que Blaise a été chassé du pouvoir, que se passe-t-il ? Ce que nous voyons tous aujourd’hui. Des attaques terroristes répétées au Burkina, plus qu’ailleurs dans la sous-région Si cela n’explique pas tout, ça en fait partie des explications possibles des attaques terroristes dans notre pays. Nous aimons trop nous voiler la face au Burkina avec le "yélkayé" au lieu d’affronter les vrais problèmes qui minent le pays et qui sont entre autres " ses propres fils". Dieu sauve le Burkina.

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  • Le 21 août à 09:26, par TONGNOOMA
    En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    N’EST-CE PAS LE MEME CHRISTOPHE DABIRE QUI A ETE MINISTRE SOUS BLAISE COMPAORE ? DOMMAGE !

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  • Le 25 août à 20:08, par lumière7
    En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    Au sujet de la réconciliation, qui est en conflit avec qui au Burkina ??? Qui a peur de circuler librement au Burkina ? Il faut que les hommes politiques cessent d’imbéciliser le peuple et que le peuple cesse de se faire escroquer ! Ces politiciens trouvent le tour de passe de tout politiser même lorsqu’il n’y a rien de politique ! Quand un citoyen vole, on dit qu’il est voleur, quand c’est un homme politique, on dit que c’est politique ! quand un citoyen tue, on dit qu’il est meurtrier et si un politicien fait la même chose on dit que c’est politique ! Quand un citoyen détourne, on dit qu’il est détourneur et si c’est un homme politique, on crie à la chasse aux sorcières ! Il n’ y a pas de problèmes de réconciliation au Burkina, il y a tout simplement que des gens refusent de répondre de leurs actes devant la justice ! Des gens rêvent de se faire blanchir même quand ils ont vécus comme des porcs et surtout de se faire indemniser par rapport à tout ce qu’ils ont perdu sans aucune honte ! Parce que les dédommagements, on n’en parle pas d’abord, mais attendez qu’il y aient le certificat de réconcilié entre les mains !!! Nous avons perdu tant de valeur dans ce pays, et si nous suivons la logique de réconciliation telle que chantée, nous risquons de perdre définitivement la jeune génération.La seule réconciliation dont le peuple a besoin, c’est la réconciliation avec les valeurs d’intégrité, de mérite, de vérité, de justice, de respect de la chose publique, du respect de la nation, et cela n’a pas besoin de HCNR ni de cérémonie de réconciliation ! Il a tout simplement besoin d’un chef d’Etat garçon !

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  • Le 26 août à 17:51, par Afrique Consciente
    En réponse à : L’alternative après l’alternance : Le vrai patriotisme burkinabè qui vient

    Je rectifie que la france n’a pas empêché l’invasion de Bamako ou du Maliba par les ’jihadistes" ; c’est elle qui joue ses interets ; sachez par ailleurs pour votre gouverne que c’est elle qui orchestre tout ce macabre jeu de dit "terrorisme" dont vous parler comme des perroquets ; c’est tout comme vous chantez "democratie" parce que la france de mitterand vous l’avait mis sous la langue.
    Arrêtez de voir dans les pyromanes des pompiers. le jeu trouble, Tiken Jah Fakoli vous en avait pourtant suffisamment averti, mais vous n’avez pour informateurs "credibles " que rfi, france 24, tv 5 Afrique ; les sources de chez vous ne sont pas dignes de foi.
    D’autres parts, ceux qui n’ont rien compris du reste du jeu trouble de la france toujours du côté de la cote d’ivoire, nous dignes africains adorons et avons foi en tout ce que Ble Goudé ecrit (tout comme Koudou Gbagbo), les vrais PATRIOTES AFRICAINS de ces temps ci ; leurs confessions de foi sont les dignes sentiments des vrais africains.
    Patria o Muerte, Vincaremos ; La Lucha continua

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