Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

lundi 7 août 2017 à 23h53min

Le bureau du Syndicat National des Chauffeurs de la Fonction Publique et Para-Public-Burkina (SYNACFPP-B) a sonné la mobilisation de ses membres autour d’une assemblée générale. Cette rencontre, qui s’est tenue le samedi, 5 août 2017 au siège de la CNTB, s’est penchée sur plusieurs questions relatives aux conditions de vie et de travail de la corporation.

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Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

C’est en avril dernier que le bureau actuel a été mis en place, suite au congrès du syndicat (SYNACFPP-B). Pour les nouveaux dirigeants du navire, il était de bon ton donc d’initier cette assemblée générale pour décliner non seulement la vision de la nouvelle équipe, mais également recueillir les propositions et suggestions pour les défis qui attendent la corporation. Selon les responsables du SYNACFPP-B, ils sont actuellement plus de 600 chauffeurs de la Fonction publique et du para-public affiliés à la structure, elle-même membre de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB).

Il s’est donc agi de « discuter des préoccupations actuelles et de l’avenir » des travailleurs de ce pan de la Fonction publique et du Para-Public au Burkina. Les actions identifiées par le nouvel organe ont donc été exposées à l’assemblée pour amendements avant leur finalisation pour en faire une plateforme de lutte.

Selon les dirigeants du SYNACFPP-B, les chauffeurs sont en quelque sorte marginalisés, « dans la mesure où ils sont souvent considérés comme des fonctionnaires sans diplômes, des sous-fonctionnaires ». C’est pourquoi, tout en félicitant le bureau sortant pour le volume de travail abattu dans la quête de meilleures conditions de travail et de vie du chauffeur de la Fonction publique et du para-public, Marc Stéphane Yaméogo et ses co-équipiers entendent également se servir des insuffisances pour « apporter la terre à de la terre » pour un fonctionnement efficace de l’administration burkinabè. Il s’agit, dans cet esprit, d’actualiser et poursuivre la plateforme revendicative du syndicat qui comporte six points.

Parmi ceux-ci, le reclassement des chauffeurs. ‘’Les chauffeurs sont classés à l’état actuel en E1 (catégorie, ndlr), ce qui n’est pas normal. Nous demandons au gouvernement de nous classer là où il faut, en tenant compte du diplôme. De par le passé, on a pris le chauffeur comme un fonctionnaire par défaut, quelqu’un qui n’a pas de diplôme. Aujourd’hui, les choses ont évolué et vous verrez que la plupart des chauffeurs ont des diplômes. Dès lors, ils doivent être reclassés et doivent bénéficier des mêmes droits que les autres fonctionnaires’’, a expliqué en substance, le secrétaire général du SYNACFPP-B, Marc Stéphane Yaméogo.

Outre la relecture de certains textes liés au reclassement, il y a la mise en œuvre du décret portant réglementation des véhicules de l’Etat. Pour M. Yameogo, ce dernier comporte plusieurs dispositions dont la mise en œuvre n’est pas encore effective au sein des ministères, à l’exception du ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle. Ce décret indique entre autres que « les véhicules doivent être parqués au niveau des ministères et définit également qui a droit à un véhicule de service ».

Le syndicat révèle également qu’il y a des chauffeurs qui travaillent sous bénévolat depuis, une dizaine d’années pour certains. C’est pourquoi estime-t-il qu’il faut les intégrer et ouvrir des concours pour les chauffeurs afin qu’ils puissent bénéficier des avantages que les autres fonctionnaires.

Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 8 août à 08:50, par wend yam
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    ça commence à venir !!!! bientôt nous aurons le syndicat des ânes des moutons et des chèvres.

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  • Le 8 août à 09:40, par bien
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    Mes chers chauffeurs ça dépend tjr du niveau de recrutement, si tu as le BAC et on demande le CEPE pour recruter un chauffeur, alors tu seras classé avec le niveau CEPE et non le BAC etc......c’est très simple.(ou bien ya concours professionnel dans chauffeur aussi au faso ?) De nos jours vous gérer impunément le carburant a des sommes faramineux sans aucun contrôle ni suivi de la hiérarchie ; vous penser que c’est normal ? il n’y a aucun respect actuel pour le chef de mission,d’autres disent même que c’est bien d’être chauffeurs qu’être docteur de nos jours car vous gérer des centaine de milliers lors des longues missions que vous rendez jamais compte aux patrons ; demander même dans les organismes comment le carburant est gérer, a cause de 25 F ont peux te remercier. Donc...........prudence..........car tous les fonctionnaires possèdent un permis de conduire.

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    • Le 8 août à 12:08, par @@GOG
      En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

      Mr Bien ,vous dites vrai,cette sortie fera plus de mal que de bien aux chauffeurs eux même ;Il existe des structures au B Faso ou le carburant des missions est géré ensemble ,c’est à dire l’ensemble Chef de mission ,les membres y compris le chauffeur sans qu il n’y ait problème ;Mais comme le fait que le chauffeur seul gère profite aux DAF ou SAF des structures et lui même on ne dit rien , malgré qu"ils connaissent très bien les bonnes formules de gestion du carburant des missions d’ONG et autres . C’est de ces arrangements avec les DAF et les SAFS que les chauffeurs sont indisciplinés ,ont des comportements insubordination vis à vis des missionnaires.Je suis un agent de catégorie c à l’agriculture et tout jeune , lors d’une mission , le chef a demandé au chauffeur à connaitre la quantité de carburant mis à sa disposition mais celui ci n’a pas répondu . je vous laisse imaginer la suite de la mission.Des agents de l’agriculture que je connais bien ont des diplômes supérieurs à ceux qu’ils avaient au recrutement mais ne demandent pas des reversements ou reclassements automatiques parce qu’ils connaissent la loi et la législation.Si l’État a les moyens de les satisfaire tant mieux mais qu’il satisfasse tous ceux qui sont dans la même situation dans tous les ministères

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      • Le 8 août à 18:34, par Le Vigilent
        En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

        C’est tout à fait normal que la gestion du carburant pour une mission soit confiée au chauffeur. Ce qu’il faut faire pour rationaliser la gestion du carburant en general, c’est de e redressement obligatoire la tenue d’un carnet de bord pour tout véhicule de l’etat. Un carnet de suivi de l’entretien du véhicule est également indispensable.
        A mon avis, un chauffeur qui conduit les membres d’une mission en dehors de son lieu de résidence doit recevoir des indemnités lui permettant de se loger et de se nourrir aussi bien que tous les autres membres de la mission. Les conduites pendant de longues heures et les conduites (voyages) de nuit doivent être proscrites. Les chefs et autres membres des missions doivent traiter les chauffeurs avec respect. Évitez de les mepriser, les énerver ou les mettre en colere ! La sécurité des membres des missions en depand.

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  • Le 8 août à 09:53, par Le Vigilent
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    Vous devez reclamer des tenues (habits + chaussures) de travail, le remboursement à hauteur de 80% des frais d’achat de verres correcteurs et des indemnités spécifiques ou le paiement des heures supplémentaires qui seront doublee en cas de voyage de nuit.

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  • Le 8 août à 10:22, par Le Vigilent
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    Il faut reclamer aussi des indemnités de risque, des bonus pour la tenue en bon etat et et le bon entretien du véhicule ainsi qu’une prime annuelle pour absence d’infraction aux règles de la circulation et absence d’accident durant toute l’année.
    Cs avantages, que je trouve justifiés, permettront de discipliner ceux qui ternissent l’image des chauffeurs de l’administration et de prolonger la durée de vie en bon état des véhicules de l’administration publique.
    .

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  • Le 8 août à 11:31, par Kpièrou
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    Les propositions de mr. Le Vigilent semblent bien se défendre par rapport au cassement par diplôme. En effet il faut encore considérer la catégorie de diplôme CEPE, Brevet ou Bac ou chauffeur mécanicien. Même mécanicien, tu n’es pas embauché pour des réparations....
    Bonne chance et bon choix dans les éléments de votre mission et service.

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  • Le 8 août à 11:39, par Jerkilo
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    Les chauffeurs sont justement utilisés comme des" ânes ou des moutons". Alors que leur rôle est essentiel dans les services et institutions, surtout lors des missions. C’est l’exemple typique d’une Fonction publique basée non sur les compétences pratiques mais sur les compétences purement intellectuelles.
    Ils sont taillables et corvéables à toute heure de la journée, sinon même de la nuit (quand ils sont en mission ou conducteurs des présidents d’institution, des ministres, des DG, etc.). La gestion du carburant de mission est confiée aux chauffeurs par certains patrons ou chefs de mission pour compenser les contraintes que ceux-ci subissent : par exemple, ils perçoivent la moitié ou les 2/3 des frais de mission des catégories supérieures. Cela les pousse à la corruption ou au détournement. Au lieu d’avantages indus, non statutaires et temporaires, la Fonction publique devrait revoir leur statut en les reclassant comme des ouvriers qualifiés (minimum D1, puisque beaucoup d’entre eux ont le CEP), instituer en collaboration avec le MJE des formations en mécanique pour des tests de reclassement en C. Il serait normal qu’on leur accorde des indemnités de sujétion, d’astreinte et autres avantages liés aux contraintes de leur métier.

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  • Le 8 août à 17:39, par docker
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    Bon courage les chauffeurs, sortez de l’ombre et valorisez votre profession. Seule la lutte paie ! " Nan Lara an Sara" disait Norbert Zongo.

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  • Le 8 août à 19:17, par Sycfpp.b
    En réponse à : Burkina Faso : Le SYNACFPP-B plaide pour les chauffeurs du public et du para-public

    J vs informe que certaine disposition d la loi 081 prevoir les memes droits que tout autre fonctionaire d l administrarion publiue.

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