Réforme de l’administration publique : L’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso tient son premier symposium d’État

LEFASO.NET | Maxime Jean-Eudes BAMBARA (stagiaire) • samedi 29 juillet 2017 à 01h22min

Après la session ordinaire du conseil national de la modernisation de l’administration, tenue hier jeudi 26 juillet 2017, le premier symposium d’Etat de l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso a levé son rideau ce 28 juillet dans la salle de conférences de Ouaga 2000. Deux jours durant, les participants à ce symposium vont définir des priorités et planifier des actions pour une administration efficace et efficiente.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Réforme de l’administration publique : L’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso tient son premier symposium d’État

Ils sont venus du Bénin, du Mali, du Sénégal et bien évidemment du Burkina Faso, les participants à ce premier symposium d’Etat de l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF). Ils ont tous un dénominateur commun : la volonté de réformer leurs administrations respectives pour les rendre plus opérationnelles au grand bonheur des usagers que sont leurs concitoyens.

‘’ Quelles réformes pour une administration publique efficace et efficiente : priorités et agenda’’. C’est la grande question à laquelle ils devront tenter de donner, sinon obligatoirement donner, une réponse pour une réforme effective de l’administration publique. La réforme administrative centrale de l’État tant en ce qui concerne la question de l’organisation et du fonctionnement, mais également en ce qui concerne la question de productivité ainsi que les thématiques liées à l’administration déconcentrée et de l’administration décentralisée sont entre autres les grands axes qui seront abordés au cours de ces deux jours que vont durer les travaux du symposium.

JPEG - 87.8 ko
Les participants au Symposium

‘’ Le constat que l’administration burkinabè est budgétivore, elle souffre d’une certaine lourdeur alors que les récriminations des citoyens sont légion et quotidiennes. Il va falloir donc travailler à réduire les temps de réponses aux sollicitations des citoyens, à alléger les procédures longues pour que les citoyens puissent avoir rapidement accès aux services publics mais également à dégraisser l’administration en travaillant à diminuer l’inflation administrative, en travaillant également à augmenter la productivité administrative’’ foi du président de l’Union nationale des administrateurs du Burkina Faso.

JPEG - 70.4 ko
Hamidou Dipama, président de l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso

Pour Hamidou Dipama, réinventer et réformer l’administration est non seulement un axiome, mais participe également de la manière positive et utile de faire progresser la société. ‘’ Une administration qui jouit de la légitimité de ses résultats est une administration qui œuvre pour une société apaisée. En revanche, une administration qui n’est pas capable de résultats est une administration qui produit une société en colère. Comment peut-il en être autrement si en dépit du fait d’être interpellée quotidiennement, l’administration continue à faire la sourde oreille, à prendre tout son temps et se réfugier derrière les procédures et rester insensible et inaccessible ? s’interroge l’administrateur civil ?

JPEG - 69.8 ko
Clément sawadogo, ministre en charge de la fonction publique

Pour le ministre en charge de la fonction publique, ce symposium s’inscrit dans le cadre des actions que le gouvernement compte mettre en place d’ici à 2020 pour le développement socio-économique du Burkina Faso. ‘’Nous avons tenu la session ordinaire du conseil national de la modernisation de l’administration, mais nous avons besoin des réflexions de ceux-là mêmes qui sont en contact direct avec les populations pour enrichir le tableau des actions et mesures que l’on doit prendre pour aller de l’avant. Aujourd’hui le défi principal de l’administration publique c’est comment être au diapason de son temps’’ a martelé Clément Sawadogo.

Certes, les maux de l’administration publique sont multiples et c’est pourquoi chacun doit faire de la question de la réforme effective des services publics une préoccupation en respectant d’ores et déjà les heures de services.

Maxime Jean-Eudes BAMBARA (Stagiaire)
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés