Classement du Burkina dans le rapport 2016 de la Banque mondiale : Respectable, selon l’économiste en chef pour l’Afrique

LEFASO.NET | Maxime Jean-Eudes BAMBARA (stagiaire) • vendredi 28 juillet 2017 à 01h23min

Dans le cadre du lancement du rapport 2016 de la Banque mondiale sur l’évaluation des politiques et institutions nationales (EPIN) ou Country profile and Institutionnel Assessment (CPIA) pour toute la région Afrique, l’économiste en chef de cette institution financière pour l’Afrique, Albert G. Zeufack, a effectué une visite au Burkina Faso. Visite qu’il a mise à profit pour s’entretenir avec les étudiants de Koudougou et Ouagadougou à travers des conférences publiques sur des questions économiques. Pour l’expert en économie, ‘’le classement du Burkina Faso est respectable, mais il reste des efforts à faire’’.

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Classement du Burkina dans le rapport 2016 de la Banque mondiale : Respectable, selon l’économiste en chef pour l’Afrique

La visite de l’économiste en chef de la Banque mondiale au Burkina Faso n’a pas été de tout repos. En effet, après le lancement du rapport 2016 de la Banque mondiale sur l’évaluation des politiques et institutions nationales le lundi 24 juillet 2017, Albert G. Zeufack a animé deux conférences publiques les 25 et 26 juillet respectivement dans les universités Norbert Zongo de Koudougou et Pr Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Occasion pour monsieur Zeufack, Dr en sciences économiques de CERDI-Université de Clermont-Ferrand (France) où il a enseigné avant de rejoindre la Banque mondiale, d’analyser la situation économique des pays africains.

‘’Je suis économiste en chef de la Banque Mondiale pour la région Afrique et mes fonctions incluent le renforcement des liens entre la Banque Mondiale et les institutions de recherche et d’enseignement des sciences économiques en Afrique. Je me fais le devoir à chaque fois que je visite un pays de faire des conférences à l’université pour discuter avec les jeunes, les étudiants en sciences économiques sur les nouvelles méthodes, sur les résultats de nos travaux analytiques, dans l’espoir de contribuer à leur formation’’, a indiqué le camerounais Albert Zeufack.

A l’en croire, le bilan de ces deux jours d’échanges avec le monde universitaire est satisfaisant. ‘’J’en tire une très bonne expérience. Que ce soit à l’université Norbert Zongo de Koudougou ou à l’université Pr Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, les étudiants se sont montrés extrêmement intéressés aux thématiques que nous avons développées à savoir les facteurs de promotion de l’investissement en Afrique et les projections de la croissance future qui, elle, dépend de la gestion des chocs que nos pays ont eus suite à la baisse vertigineuse des prix des matières premières, mais aussi de la qualité des politiques économiques et des institutions mises en place pour gérer ces chocs. Je pense qu’on a eu des échanges assez fructueux avec les enseignants et les étudiants’’ a-t-il souligné.

Pour l’économiste en chef de la Banque mondiale, ‘’la situation économique du Burkina est assez bonne parce que dans l’indicateur CPIA que nous venons de présenter, le Burkina Faso a un score de 3,6/6. Le meilleur sur le continent c’est le Rwanda qui est à 4, avec le Sénégal et le Kenya qui ont 3,8. Il y a un effort à faire, mais je crois que le classement du Burkina est assez respectable’’. ‘’Sur le plan de la croissance, il y a une certaine volatilité mais nous pensons que le taux de croissance du Burkina pour l’année 2017 sera au-dessus de 5%. Naturellement, nous souhaitons que ce taux puisse atteindre les niveaux déjà spécifiés dans le PNDES et pourquoi pas les taux similaires à ceux des pays asiatiques qui leur ont permis d’éradiquer la pauvreté en un demi-siècle’’ a-t-il poursuivi.

Il est important, dit-il, pour le Burkina Faso de continuer l’effort d’investissement public pour réduire le gap d’infrastructures. ‘’Il s’agit non seulement des infrastructures physiques, mais aussi l’infrastructures numériques pour résoudre les problèmes de bandes passantes’’, a précisé Albert Zeufack pour qui c’est quelque chose qui pourra permettre aux pays de mieux se positionner pour des taux de croissances plus soutenus dans le futur.

Les étudiants, à l’instar de Jules Bado, ont également apprécié positivement la qualité des échanges. ‘’A l’issue de cette conférence, il faut noter que c’a été un plus pour nous parce que quand on parle de la Banque mondiale, on n’a pas ses axes stratégiques d’intervention et cette conférence vient nous outiller pour permettre de dégager les axes d’intervention de la Banque mondiale au niveau africain. Et pour résumer ce que j’ai pu capter, la Banque mondiale n’est pas le support essentiel de développement des pays mais c’est un outil d’accompagnement des pays dans leur élan de développement. Ce qui sous-entend que l’on ne peut pas axer notre développement sur cette institution, mais il revient à chaque pays de définir ses stratégies de développement et la Banque mondiale n’est là que pour accompagner. Et comme l’a dit le conférencier, les institutions internationales n’ont jamais développé un pays’’. A tenté de résumer, l’étudiant en 3e année Economie agricole et de l’environnement de l’université Norbert Zongo de Koudougou.

Maxime Jean-Eudes BAMBARA (Stagiaire)
Lefaso.net

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