Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

Déclaration • mardi 25 juillet 2017 à 01h14min

La journée internationale de la drépanocytose a été célébrée le 19 juin 2017. Elle a permis de marquer un arrêt sur cette maladie héréditaire qui touche 5 à 7 % de la population africaine. A cette occasion, le débat sur la prise en charge a été relancé, et notamment sur l’accès aux médicaments pour les patients drépanocytaires.

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Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

Du fait de sa prédominance africaine, les grandes firmes pharmaceutiques ont jusque-là fait preuve d’un certain manque d’intérêt dans la quête d’innovations thérapeutiques pour le traitement de la drépanocytose. Et c’est là tout le mérite du FACA, un phytomédicament (médicament à base de plante médicinale) issu de la pharmacopée burkinabè. Le FACA a été mis au point par les chercheurs de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) et homologué au Burkina Faso par le Ministère de la Santé en 2010. Depuis lors, le produit est aussi exporté par des circuits informels vers d’autres pays africains et même au-delà du continent.

Malgré l’espoir suscité et entretenu par le FACA, il ne cesse de faire l’objet de critiques allant crescendo de la part de l’establishment médico-scientifique suscitant de plus en plus de la méfiance et des réserves à son égard. Fort de son intérêt dans la lutte contre la drépanocytose, et convaincus de son potentiel médical et économique, nous faisons un plaidoyer pour la poursuite des recherches sur le FACA afin de l’élever au rang de médicament moderne commercialisable partout dans le monde.

1. Origines et processus de développement du FACA

Le FACA est un médicament traditionnel amélioré (MTA) issu des écorces des racines de deux plantes médicinales de la flore Burkinabè, à savoir Fagara xanthoxyloides (FA) et Calotropis procera (CA). A l’origine, c’était une recette de la pharmacopée traditionnelle. En 1990, un doctorant en Médecine qui enquêtait sur des recettes tradithérapeutiques au Nord du Burkina Faso fît la connaissance d’un tradipraticien qui lui dévoila la composition de sa recette contre la drépanocytose. Par la suite, une forme de partenariat fut consentie entre le dépositaire traditionnel et l’équipe de recherche de l’Université de Ouagadougou conduite par le Professeur Innocent Pierre Guissou.

Ainsi, commença deux passionnantes décennies de recherche et de développement sur les deux plantes médicinales ayant abouti au FACA. Entre autres études, on peut retenir une enquête ethnopharmacologique (thèse en 1991) ; une évaluation de l’évidence ethno-médicale sur 30 enfants drépanocytaires SS et SC ; des études précliniques évaluant les activités biologiques antifalciformante, anti-inflammatoire, antipyrétique et myorelaxante ; des études toxicologiques conduites en 1998 ; une étude pharmaco-clinique menée sur des enfants au CHU Yalgado Ouédraogo en 1995. L’identification des principes actifs intervient en 2004 et 2009 et sont baptisés « burkinabines » A, B et C. En 2006, les premières gélules du FACA sont produites par U-Pharma, société d’Etat alors sous la responsabilité technique du Dr Badioré Ouattara. Le développement du FACA a été financé par le gouvernement burkinabè appuyé par des partenaires financiers et techniques dont l’Organisation mondiale de la santé, l’Université de Liège et l’UEMOA.

Le FACA a reçu plusieurs distinctions dont la « coupe de la meilleure invention dans le domaine de la santé » au Forum International des Inventions et Innovations Technologiques (FNIIT) au Niger le 12 novembre 2011, et le premier Prix du Forum National de la Recherche Scientifique et des Innovations Technologiques (FRSIT) en 2012 au Burkina Faso.

2. Autorisation de mise sur le marché du FACA

Le 28 mai 2010, le FACA a obtenu une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) au Burkina Faso. Cette AMM concerne les formes gélules (80 mg et 160 mg) qui ont été enregistrées sur la base d’un dossier introduit dans la catégorie « Médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle ». En effet, la réglementation pharmaceutique au Burkina Faso prévoit et encadre la mise sur le marché de médicaments traditionnels, avec des procédures et un niveau d’exigence différents de ceux des médicaments modernes.

Il est donc inexact de dire que le FACA a été mis sur le marché par la seule volonté politique, comme il nous a été donné de lire dans un article récemment paru dans le journal Le Monde. En effet, les preuves requises pour les phytomédicaments comme le FACA reposent aussi sur l’évidence ethno-médicale, c’est-à-dire que l’efficacité et l’innocuité proviennent empiriquement de longues expériences d’utilisation par les populations locales. Une forme sirop du FACA a récemment été mise au point mais celle-ci n’a pas encore d’AMM.

Depuis 2011, le FACA fait partie de la Liste Nationale des Médicaments Essentiels au Burkina Faso. Malheureusement, à ce jour il n’a pas encore d’AMM en dehors du Burkina Faso alors qu’il fait l’objet d’une forte demande dans d’autres pays, notamment en Afrique centrale.

3. Commercialisation du FACA

La commercialisation du FACA est pour l’instant limitée au Burkina Faso où elle a obtenu son AMM. Toutefois, on observe une exportation vers d’autres pays à travers des canaux informels. Le prix public est de 4500 francs CFA pour les 100 gélules de 160 mg, et de 3850 francs CFA pour les 100 gélules de 80 mg. Pour l’instant, U-Pharma, l’unité de production du FACA, joue à la fois le rôle de fabricant et de distributeur vers les officines pharmaceutiques. L’enregistrement du FACA dans d’autres pays faciliterait son exportation, mais il faudrait au préalable travailler à améliorer le dossier technique avec des données fondamentales et cliniques plus probantes.

L’une des menaces à la production du FACA sur le long terme réside dans la disponibilité limitée des matières premières. Le Fagara xanthoxyloides est retrouvé uniquement dans la partie Ouest du Burkina Faso, si bien qu’un passage à l’échelle de la production nécessiterait une intensification de la culture de cette plante, déjà initiée à juste titre par les promoteurs du FACA. Une nouvelle filière pourrait ainsi naître pour les paysans et autres agro-businessmen.

Il y a lieu à terme d’envisager la synthèse chimique afin de diminuer la dépendance aux matières premières végétales. Toutefois, cela demande de connaître avec précision le mécanisme moléculaire par lequel les Burkinabines A, B et C produisent leurs effets thérapeutiques. Il sera tout aussi nécessaire de renforcer les capacités de production et de passer à un modèle de gestion et d’exploitation plus réaliste et donc plus viable. Présentement, U-Pharma dépend essentiellement du budget alloué au Ministère en charge de la recherche et de l’innovation ; ceci constitue un frein à la production industrielle du FACA.

4. Des griefs faits au FACA

Depuis sa mise sur le marché, le FACA fait l’objet de nombreuses récriminations. Si certaines paraissent purement spéculatives, d’autres plus objectives handicapent l’homologation du médicament hors du Burkina Faso, et méritent être rappelées ici.

1) L’inachèvement des recherches fondamentales
Les recherches fondamentales sur le FACA ont certes permis d’identifier les Burkinabines A, B et C comme les principes actifs, mais le mécanisme précis par lequel le FACA produit ses effets antifalciformiants reste à élucider.

2) L’inachèvement des recherches cliniques sur le FACA
Dans la Médecine moderne contemporaine, la méthode classique pour prouver qu’un médicament est efficace et sûr, et par conséquent commercialisable, est le passage par les essais cliniques randomisés en double aveugle, précisément de phase III. Cela consiste à comparer les effets du médicament à ceux d’un placebo (substance inactive) ou d’un autre médicament sur un nombre conséquent de patients qui reçoivent soit le médicament expérimental, soit l’autre produit sur la base d’un simple tirage au sort. La qualification « double aveugle » signifie que ni le patient ni le médecin investigateur ne peut distinguer le placebo du médicament expérimental. Tout ceci a pour but de déterminer avec la plus grande rigueur l’effet réel du médicament expérimental en dehors de tout effet psychologique et d’un quelconque penchant du chercheur. L’essai est souvent qualifié de « multicentrique », c’est-à-dire qu’il se fait dans plusieurs sites d’investigation, souvent indépendants les uns des autres.

Dans le cas du FACA, les recherches cliniques ont concerné une quarantaine d’enfants de 5 à 15 ans au CHU Yalgado Ouedraogo de Ouagadougou, suivis pendant des crises aigues drépanocytaires. Malgré l’intérêt d’une telle étude, toute demande d’AMM dans d’autres pays, notamment en dehors de la zone UEMOA, nécessiterait des études multicentriques enrôlant un nombre plus important de patients (au moins quelques centaines).

3) L’absence de brevet sur le FACA
Les résultats des travaux sur le FACA n’ont pas été protégés par un quelconque brevet. De ce fait, le procédé n’est pas à l’abri d’éventuelles imitations. Seule l’appellation « FACA » constitue une marque déposée auprès de l’Organisation Africaine de la Propriété intellectuelle. D’autres équipes dotées de moyens plus poussés pourraient partir du FACA et aller jusqu’à l’identification et la purification du composé chimique à la base des effets du FACA, avec possibilité de brevet. Cela pourrait de facto entraîner une dévalorisation du FACA dont le principe actif reste vaguement identifié comme « Ecorces de racines de Fagara xanthoxyloides + Ecorces de racines de Calotropis procera ».

5. De la nécessite de poursuivre les recherches sur le FACA

On peut percevoir le FACA comme étant le fleuron de la recherche pharmaceutique au Burkina Faso, mais aussi comme un espoir pour les drépanocytaires. Les recherches sur ce produit doivent être davantage poussées afin de le voir homologué et commercialisé dans d’autres pays. Les raisons en sont les suivantes.

Premièrement, le FACA contribue sans doute au rayonnement international du Burkina Faso en matière de recherche scientifique. Ce rayonnement serait plus éclatant si le produit parvenait à obtenir des AMM dans d’autres pays africains, mais aussi occidentaux.

Deuxièmement, le potentiel économique du FACA est indéniable. En effet, selon l’OMS, les hémoglobinopathies sont endémiques dans plus de 60% des pays du monde et environ 5% de la population mondiale serait atteinte d’hémoglobinopathies majeures dont la drépanocytose. D’après la firme Grand View Research (www.grandviewresearch.com), le marché mondial des hémoglobinopathies se chiffre en milliards de dollars avec des projections optimistes sur les années à venir. Le FACA pourrait aller à la conquête d’un segment de ce marché, à commencer par l’Afrique subsaharienne où les médicaments conventionnels s’avèrent trop coûteux mais pas toujours efficaces.

Troisièmement, au-delà de son opportunité, un essai clinique de phase III aux standards internationaux avec le FACA est faisable au Burkina Faso. En effet, le pays dispose de capacités humaines et infrastructurelles pour conduire un tel essai. Sans être exhaustif, on peut citer les plateformes de recherche ayant des expériences avérées en la matière comme le Centre MURAZ de Bobo Dioulasso, l’Unité de Recherche Clinique de Nanoro et le Centre National de Recherche et de Formation sur le Paludisme de Ouagadougou. Avec les hôpitaux universitaires et les cliniques privées qui constituent de potentiels sites de recrutement et de suivi de patients, l’essai a la possibilité d’être multicentrique. On pourrait même envisager une collaboration sud-sud avec d’autres centres de recherche en Afrique.

Enfin, un projet de poursuite des recherches sur le FACA est financièrement faisable. Le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) constitue une opportunité pour conduire de tels travaux sur le FACA en ce sens qu’il offre un cadre institutionnel mais aussi de financement. En effet, une telle entreprise cadrerait parfaitement avec les objectifs spécifiques 2.1. « Promouvoir la santé des populations et accélérer la transition démographique » et 2.3. « Promouvoir la recherche et l’innovation au service de la transformation structurelle de l’économie ». La société d’Etat U-Pharma pourrait s’ouvrir aux capitaux privés ; elle pourrait aussi rechercher des fonds philanthropes tant au plan national qu’international.

Conclusion

Le FACA est une réponse intéressante au problème de santé publique que pose la drépanocytose, notamment dans les pays d’Afrique subsaharienne. Il illustre le potentiel scientifique des pays Africains malgré les moyens technologiques et financiers limités. Pour conquérir le juteux marché international du traitement de la drépanocytose, il est essentiel de renforcer la production du FACA à travers une sécurisation durable de l’approvisionnement en matières premières, de développer le circuit de commercialisation, et de surtout poursuivre les recherches. Les moyens humains et les infrastructures disponibles au Burkina Faso permettent de conduire des essais cliniques de phase III conformes aux standards internationaux sur le FACA. Quant aux financements, ils pourraient provenir de plusieurs canaux, dont le partenariat public privé et le mécénat. L’Etat au plus haut niveau devrait accompagner un tel projet qui, s’il aboutit, matérialiserait une voie exemplaire à suivre.

Bibliographie

- Articles de presses
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/22/drepanocytose-un-medicament-burkinabe-suscite-l-espoir-des-patients-et-l-inquietude-des-scientifiques_5149592_3212.html
http://santeactu.bf/faca-medicament-de-bonne-qualite-fierte-burkina-faso/
http://news.doccheck.com/fr/blog/post/1441-faca-tout-savoir-sur-cet-antidrepanocytaire-de-la-pharmacopee-burkinabe/
http://lefaso.net/spip.php?article12200

- Articles scientifiques
• B. Ouattara et al. LC/MS/NMR analysis of isomeric divanilloylquinic acids from the root bark of Fagara zanthoxyloides Lam. Phytochemistry Volume 65, Issue 8, April 2004, Pages 1145-1151.
• J-B Nikiema et al. Promotion de la Médecine Traditionnelle du Burkina Faso : Essai de développement d’un médicament antidrépanocytaire, le FACA. The African Health Monitor, Special Issue 14, African Traditional Medicine Day, August 31, 2010. Pages 52-57
• IP Guissou et al. Etude de l’efficacité antidrépanocitaire de gélules FACA chez les enfants en milieu hospitalier de Ouagadougou (CHN-YO), Pharm. Méd. trad. afro 1995, pp 29-36

Pour le think tank AGORAH,
Le groupe ad hoc de travail

Contact : agorahbf@gmail.com ; www.agorah.net

Note :
AGORAH (African Group Organised for Research and Actions in Health) est un think tank (laboratoire d’idées) crée en 2016 au Burkina Faso. Il entend contribuer par la réflexion, le plaidoyer et les actions d’éveil et de veille à l’amélioration de la santé des populations.

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Vos commentaires

  • Le 24 juillet à 14:02, par Gongloma SOOKE
    En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

    Toutes mes félicitations au groupe AGORAH (African Group Organised for Research and Actions in Health). Par cet article, grande est votre contribution à la réflexion, le plaidoyer et les actions d’éveil et de veille des consciences. Votre cadre de réflexion propose par là une opportunité de relance de la poursuite des recherches sur le FACA, ce phytomédicament qui fait bien ses preuves d’efficacité sur le terrain mais peine à s’imposer sur la conquête du marché international.
    Au vu de l’intérêt et de l’espoir suscités par le FACA dans la vie des drépanocytaires,
    il faudra que l’Etat Burkinabé à travers le ministère de la santé, prenne toutes ses responsabilités, pour la relance de la recherche sur ce médicament.
    Bonne suite au groupe AGORAH. On vous attend sur d’autres dossiers !
    Du courage et bonne suite.
    Gongloma SOOKE

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  • Le 24 juillet à 19:09, par Badioré OUATTARA
    En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

    Bonjour à toutes et à tous
    Je salue le courage du groupe AGORAH qui apporte par cet écrit sa précieuse pierre dans la manifestation de la vérité sur "les FACA" (gélules FC 90_26, FACA 1/9, FACA 3/7, FACA 6/4)
    Voilà au moins un document qui n’est pas produit par le docteur Badioré OUATTARA et qui cherche, je le suppose, à être objectivement amendé.
    J’ai beaucoup de choses à dire sur ce document, mais le cadre ne s’y prête pas ; néanmoins voilà quelques contributions :
    1) Ce n’est pas au nord du Burkina Faso que le tradipraticien était mais bien à l’ouest (village Fô il s’agit de FEU/ MONSIEUR JEAN TANOU)

    2) La production des premières gélules du FACA est bien antérieure à 2006 et elle n’a jamais été comme vous l’écrivez sous la responsabilité technique du docteur Badioré OUATTARA seul ( ma responsabilité s’est toujours limitée à peser et mélanger les intrants ; le contrôle de qualité incombait au docteur Marius LOMPO et le conditionnement en gélules revenait au docteur Sidiki TRAORE) ; je n’ai été que très fugacement coordonnateur des activités de U-PHARMA en 2012

    3) L’homologation des médicaments traditionnels améliorés (MTA) est bien régie par des référentiels d’homologation en l’occurrence ceux de l’OAPI (le Burkina Faso en est membre) ; les principes fondamentaux de ces référentiels n’ont jamais été respectés avec le FACA, notamment la standardisation de la production. Vous reconnaissez vous-mêmes qu’aucun autre pays, malgré la demande des patients, n’a homologué le FACA en dehors du Burkina Faso : celà veut dire en industrie pharmaceutique que des raisons autres que scientifiques ont primé sur l’homologation de ce médicament au Burkina Faso. J’ai beaucoup de supports écrits depuis 2010 témoignant mon opposition à des pratiques non scientifiques de nos structures

    4) Vous faites référence à l’article Jean-Bapiste Nikiéma et al. 2010 concernant la promotion du FACA ; les auteurs de cet article ont abusivement mis mon nom en deuxième position sur leur document sans jamais me le montrer ; ce article ne figure dans aucun de mes rapports d’activités, ni dans ma thèse soutenue à Liège/Belgique en 2013. Je n’ai découvert son existence que sur internet après 2013 (on a balancé ce document sur le Net afin de faire une pression sur moi ; j’ai vigoureusement protesté auprès des auteurs et l’écho est arrivé jusqu’à l’OMS)

    5) au niveau des griefs, non seulement il y a une insuffisance de données techniques fondamentales pour homologuer le FACA, mais plus grave est que beaucoup de travaux du professeur Innocent Pierre GUISSOU et collaborateurs sont FAUX (article sur l’efficacité du FACA, celui sur la toxicité aiguë (DL50 de 600mg/kg), le dosage des cardiotoniques,...)

    Je suis disponible pour apporter plus de précision sur tout ce que je viens de vous affirmer
    Cordialement !
    Dr Badioré OUATTARA, Pharmacien d’insdustrie, PhD
    Direction Générale de la recherche Scientifique et de l’Innovation (DGRSI)

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    • Le 25 juillet à 13:46, par VISION
      En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

      Vous n’êtes pas le Dr Badioré OUATTARA.
      Vous me direz de le prouver ?
      Et bien, parce qu’un Dr doit agir avec Sérieux.
      Vous n’avez juste qu’à contacter la rédaction du journal lefaso.net, avec votre écrit "Dr Badioré OUATTARA, répond au Think Tank AGORAH, sur le FACA" : ..
      et moi je n’aurais pas eu besoins de faire ce commentaire. Basstaa aux individus comme ça...

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      • Le 26 juillet à 06:52, par Badioré OUATTARA
        En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

        Bonjour à vous l’internaute qui affirme que je ne suis pas le Dr Badioré OUATTARA.
        C’est bien le Dr Badioré OUATTARA pharmacien d’industrie, chercheur de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) en fonction administrative à la Direction générale de la recherche scientifique et de l’innovation (DGRSI). Téléphone 00226/ 70 26 17 14. Appelez moi et vous saurez que je suis toujours vivant et prêt à servir
        Si c’est le Dr Badioré OUATTARA de part sa nature, sa vision du monde qui vous chagrine, sachez qu’il n’est qu’un mortel qui quittera, comme toutes les créatures, bientôt ce bas monde ; dans ces conditions si le Dr Badioré OUATTARA meurt avant vous, alors vous pourriez être satisfait. Mais si c’est la VÉRITÉ qui vous chagrine, alors mon cher internaute, votre vie ne sera qu’un enfer car en tout temps et en tout lieu, les créatures du Seigneur vous rappelleront la nécessite de la VÉRITÉ pour le bien de TOUS
        Cordialement !
        Dr Badioré OUATTARA, Pharmacien d’industrie, PhD Tél. 70 26 17 14

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    • Le 25 juillet à 13:55, par Un internaute sérieux depuis Nanoro
      En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

      Dr Ouattara,
      je vous félicite et pour votre courage, et pour votre honnêteté scientifique.
      J’ai une fois lu votre article où vous expliquiez votre opposition à ce baclage scientifique.
      Comment un éssai clinique sérieux de phase 3 peut-il se limiter à une quinzaine de patients ? Ni l’efficacité, ni la sureté ne peuvent être assurée. On ne connait pas les effets de l’utilisation au long cours..
      Je pense qu’on devrait retirer cette homologation de fantaisie, de scientifiques de seconde zone pour refaire un sériex éssai clinique.
      Merci.

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      • Le 25 juillet à 18:40, par Boureima KONATE
        En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

        Cher frère,
        Il ne faut pas jeter tant de discrédit sur le Faca. Il s’agit avant tout d’un médicament traditionnel "amélioré", un savoir de nos ancêtres, et par respect de nos propres valeurs médico-culturelles, acceptons ce qui nous soignent depuis des millénaires. On peut reprocher au Faca la démonstration scientifique de son efficacité, comme tout autre médicament, mais une réalité reste incontestable : en usage traditionnel, les plantes médicinales ayant donné naissance au FACA sont efficaces. Les gélules fabriquées par U-Pharma sont appréciées des malades partout en Afrique. Il n’y a que le monde scientifique qui rechigne, et c’est normal. D’où AGORAH plaide pour la poursuite des études cliniques.

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        • Le 26 juillet à 07:23, par Badioré OUATTARA
          En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

          Bonjour cher internaute,
          Un médicament traditionnel amélioré (MTA) n’est pas un sous-médicament il doit être conçu et produit avec tout le sérieux scientifique convenu (Voir les référentiels de l’OAPI).
          Le Burkina Faso ne peut pas prétendre avoir une envergure internationale tout en faisant des recherches avec des "méthodes maison" NON VALIDÉES comme nous le voyons avec le FACA.
          Ces "scientifiques" se substituent abusivement au tradithérapeutes pour avoir des projets et produire de faux documents uniquement pour la gestion de leurs carrières académiques : le pansement des maux de nos sociétés, maux pour lesquels ils prétendent faire la recherche, ne les préoccupent guerre. Le FACA est un cas d’école traduisant ce funeste égoïsme de certains : après environ 30 ans de recherche pour la mise au point de médicaments antidrépanocytaires à partir de la pharmacopée, nous sommes toujours au point de départ.
          Il ne suffit pas de proclamer avec la bouche que le FACA soigne, il faut le prouver scientifiquement avec des arguments montrant un médicament sécurisé ; rappelez-vous l’histoire des médicaments retirés du marché tels que le MEDIATOR et autres, ils soignaient mais ne sont pas arrivés à prouver scientifiquement qu’on pouvait continuer à les dispenser aux malades
          Cordialement !
          Dr Badioré OUATTARA Pharmacien d’industrie, PhD, Tél 70 26 17 14

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      • Le 26 juillet à 07:00, par Badioré OUATTARA
        En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

        Bonjour cher internaute et merci,
        Un seul doigt ne peut rien faire ; osons faire face à notre réalité en vue de l’améliorer. Le FACA a besoin de tout le monde pour mieux soigner les drépanocytaires tout en faisant honneur à notre savoir faire
        Cordialement !
        Dr Badioré OUATTARA, Pharmacien d’industrie, PhD, Tél 70 26 17 14

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      • Le 26 juillet à 21:03, par Badioré OUATTARA
        En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

        Bonjour cher internaute depuis Nanoro et merci,
        Un seul doigt ne peut rien faire ; osons faire face à notre réalité en vue de l’améliorer. Le FACA a besoin de tout le monde pour mieux soigner les drépanocytaires tout en faisant honneur à notre savoir faire
        Cordialement !
        Dr Badioré OUATTARA, Pharmacien d’industrie, PhD, Tél 70 26 17 14

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    • Le 25 juillet à 15:18, par Boureima KONATE
      En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

      Dr OUATTARA, je suis enfin ravi de connaitre le nom du dépositaire traditionnel du Faca. Feu Jean TANOU, Paix à son âme.
      Dans toutes les publications que j’ai lues, articles scientifiques, interviews, littérature grise, le nom Jean TANOU n’a jamais été dit. Tous le désigne par " un guérisseur", "un tradipraticien"...

      Il revient aussi dans la littérature à plusieurs reprises, tantôt c’est un étudiant en médecine, tantôt un étudiant en Pharmacie qui soit à l’origine du contact avec le guerisseur.

      Aussi, c’est la première fois de savoir que le guérisseur est de l’Ouest du Burkina Faso, avec une précise importante non suffisante, le nom du village. Il faut ajouter son ethnie, puisqu’on parle d’ethnobotanique, d’ethnopharmacologie appliquée.

      Il n’est donc pas facile d’écrire l’histoire sans la trahir ! Même une histoire très récente !

      Quoi qu’il en soit, depuis novembre 2012, toutes les familles africaines, françaises auxquelles j’ai expédié par compassion des boites de Faca, toutes rende grâce à Dieu que le Faca ait été découvert. Les enfants tombent rarement en crises, et s’en remettent très rapidement.

      En attendant que des études cliniques approfondies de phase III et répondant aux exigences internationales, des raccourcis non réducteurs mais fortement médico-culturels peuvent être mis à profit pour octroyer des AMM au Faca dans les pays africains, d’autant que plus de 70% des africains se soignent encore par la médecine traditionnelle !

      Dr OUATTARA Badioré, durant votre brillant séjour à U-Pharma, est-ce que des demandes d’AMM ont été introduites dans les pays africains ?

      Dr KONATE Boureima, PharmaD, Master Santé Internationale
      E-mail : boureimakonate@gmail.com

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      • Le 26 juillet à 07:57, par Badioré OUATTARA
        En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

        Bonjour Dr Boureima KONATE
        Aucun dossier d’homologation n’a été introduit dans un pays en dehors du Burkina Faso ; pourtant beaucoup de pays africains (Maroc, Niger, Tchad,......) via des pharmaciens qui pour certains ont même fait le déplacement jusqu’à U-PHARMA/IRSS/CNRST pour que le FACA soit enregistré dans leur pays. Le professeur Innocent Pierre GUISSOU n’a jamais voulu que suite favorable soit donnée à ces sollicitations : C’est la preuve qu’il est convaincu que ses résultats ne peuvent permettre l’homologation du FACA en dehors du Burkina Faso où malheureusement il dispose de divers moyens de pression négative. Je pourrais vous donner les messages et adresse d’une pharmacienne du Maroc qui est venue au Burkina pour le FACA, elle est restée sur sa soif.
        Feu/docteur OUATTARA Alain était bien un étudiant en médecine en 1989 lorsqu’il a rencontré Feu/monsieur Jean TANOU du village de Fô.
        Le nom TANOU est une déformation de SANOU, il s’agit donc dun Bobo de l’OUEST du Burkina. Un document datant de 2014 qui a pour auteurs Dr Valérie SABATIER (Grenoble/France et Dr Ignace MEDAH (IRSAT/CNRST/Burkina Faso) induit les internautes en affirmant que l’étudiant qui a apporté la recette traditionnelle était un étudiant en pharmacie et que le dit médicament est du Nord du Burkina Faso.
        Quand j’ai vu leur document en 2016, j’ai aussitôt appelé mon compatriote Ignace Médah de l’IRSAT pour lui dire que leur document contient beaucoup d’erreurs ; j’ai sollicité une rencontre avec lui, chose que je n’ai jamais eu jusqu’à présent (cf contacts téléphoniques) ; pour mieux vous situer, allez à l’université Ouaga 1 et à l’UFR/SDS puis demandez la thèse du docteur Alain OUATTARA ; si vous avez des difficultés contactez moi et nous allons nous y rendre
        Chacun est responsable des actes qu’il pose, cherchez à mieux connaître "les FACA" afin d’avoir les supports scientifiques adéquats pour aidez véritablement les drépanocytaires
        Cordialement !
        Dr Badioré OUATTARA, Pharmacien d’industrie, PhD, (DGRSI, Tél. 70 26 17 14)

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  • Le 25 juillet à 01:35, par Tchèfari
    En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

    Félicitations au think tank AGORAH pour cette sorties. Le jeu en vaut la chandelle. Il nous faut de plus en plus d’OSC dédiées aux questions de développement, au lieu de se focaliser sur la politique.

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  • Le 25 juillet à 01:38, par Manaja
    En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

    Merci au think tank AGORAH. Espérons que les gouvernants vous écoutent.

    Répondre à ce message

  • Le 25 juillet à 01:39, par Laluttacontinua
    En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

    Je vous félicite pour cette contribution. Toutefois, je vous conseille de rester équidistants des chapelles politiques.

    Répondre à ce message

  • Le 25 juillet à 08:30, par Le résultat
    En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

    Partout dans le monde il y a des drépanocytaires. Même si les proportions ne sont pas équitables.Donc une maladie mondiale. C’est le lieu pour nous de féliciter AGORA H pour ce plaidoyer et l’encourager à continuer dans ce sens.Un jour des milliers de personnes retiendront la contribution de toute œuvre salvatrice .Nous somme persuadés que bientôt le remède sera un acquit.Mais faut il encore de la bonne volonté de la part de nos dirigeants et des partenaires financiers.MERCI AGORA H !.

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  • Le 27 juillet à 03:23, par Mouminek
    En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

    Dr Badiore
    Je suis un grand admirateur de votre ethique. Je sais que vous courez beaucoup de risque a faire ce que vous faites. Que la verite triomphe un jour.
    Si 1 % des Burkinabe etaient comme toi, nous serions loin de nos jours.
    Merci et longue vie. J’ai pris votre contact.
    J’ai quelques questions a poser.
    Il n’y a pas d’ordre des pharmaciens qui peut etre saisi ?
    le comite d’ethique ne peut t’il pas intervenir ?
    Je crois que vous continuer de precher dans le desert car il y’en a peu formes a l’UFR SDS qui ont assez dans les pantalons pour vous soutenir publiquement.

    Répondre à ce message

    • Le 28 juillet à 05:04, par OUATTARA Badioré
      En réponse à : Drépanocytose : Le think tank AGORAH plaide pour la poursuite des recherches sur le phytomédicament FACA

      Bonjour cher internaute Mouminek,
      Je vous remercie pour les compliments,
      La défense des causes justes n’a jamais manqué de relais solides pour son acheminement vers la victoire ; je ne suis qu’un des maillons préoccupé à ne jouer que ma partition avec sagesse et persévérance.
      Je pense que notre cause est entendue car comparativement aux années précédentes (2013-2016) où nous avons essuyé beaucoup de paroles non indiquées, aujourd’hui l’objectivité de la lutte pour l’honneur des scientifiques burkinabè et africains ne souffre d’aucun doute.
      Ce n’est plus "le fou Badioré OUATTARA" qui s’attaque injustement à une sommité scientifique burkinabè, mais en observant les différents soutiens à travers le monde entier, Badioré OUATTARA n’est qu’un des " fou" qui osent dire la vérité dont nous avons tous besoin pour justifier nos titres et fonctions.
      L’histoire du MEDIATOR (benfluorex) des laboratoires SERVIER en France est très édifiante pour notre lutte ; ce ne sont ni les sommités scientifiques ni les instances de régulation de l’éthique pharmaceutique qui furent les fers de lance pour sauver les malades des dangers de ce médicament mais c’est bien la PERSÉVÉRANCE d’une brave DAME au cœur pétrit d’amour pour son prochain, docteur Irène FRANCHON (Pneumologue de Brest/France) qui a permis d’arrêter le mal (valvulopathies) que la France déversait sur le monde entier. L’enquête du journal français "Le Monde" sur le FACA et les différents cris de cœur qui l’ont précédée (venant d’abord du BURKINA FASO) ne sont qu’une invite à mieux servir les malades ; si notre combat est véritablement pour le bien de TOUS, alors rien ne nous arrêtera.
      Cordialement !
      Dr Badioré OUATTARA, Pharmacien d’industrie, PhD (DGRSI, Tél 70 26 17 14)

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