Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

Ceci est une contribution de BOUBACAR Elhadji, Inspecteur de l’Enseignement du 1er Degré. • mercredi 19 juillet 2017 à 01h45min

L’éducation, au Burkina Faso comme presque partout à travers le monde, est en crise. C’est un fait et c’est peut-être une bonne chose. Les crises sont en effet des facteurs de progrès. Elles le sont surtout quand elles mobilisent tous les esprits dans la recherche de leurs solutions. En ce mois de juillet 2017, l’école burkinabè achève une série d’évaluations sommatives sanctionnant des années d’études. Il s’agit des examens du Certificat d’Etudes Primaires (CEP), du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) toutes options confondues et du baccalauréat, toutes séries considérées. Les résultats de ces examens cette année encore ont donné lieu à des supputations, à des mises en cause et à des interrogations plus ou moins légitimes. Ils ont rappelé à notre conscience collective les crises qui minent notre école ; ils ont cristallisé les opinions sur certains examens, au point de raviver l’idée de la suppression du premier de tous : l’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP). Faut-il vraiment supprimer cet examen ?

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Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

En tant qu’acteur encore en activité dans le système éducatif burkinabè, notre point de vue sur le sujet pourrait paraitre partisan. Notre prise de parole, comme celle des acteurs de l’éducation en général qui l’auraient précédé ou qui pourraient la suivre, est cependant à terme inévitable au regard des arguments relayés par la presse et qui soutiendraient une suppression de l’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP). Il ressort des opinions que cet examen coûterait cher et qu’il donne lieu à un diplôme sans grande importance de nos jours. Ces arguments sont peut-être pertinents et vrais.

Mais ils ne doivent en aucun cas justifier des décisions hâtives surtout entraînant la suppression de l’examen. Il faut profondément analyser les tenants et les aboutissants de cette cherté et de cette absence de valeur supposée du diplôme mis en cause avant de prendre une décision quelconque. Supprimer l’examen du CEP sans réfléchir profondément à des alternatives en lieu et place, c’est prendre le risque d’une erreur de gouvernance dont les conséquences sur l’école et la société burkinabè pourraient être incalculables. L’extrême prudence doit être de règle sur ce dossier pour, entre autres, les raisons suivantes :

1) L’examen du CEP est de nos jours l’unique ou presque ‘‘pression morale’’ sur les enseignants qui ont encore un minimum de conscience professionnelle. C’est assez osé et regrettable de le dire. La morale et la conscience professionnelle sont les choses les moins partagées aujourd’hui dans le milieu éducatif burkinabè, même s’il en reste fort heureusement d’enseignants conscients de leur mission et de leur rôle dans la société. Cela fâcherait probablement certains collègues, mais il faut admettre et réaffirmer qu’actuellement, c’est la perspective du CEP qui, entres autres, pousse certains enseignants à faire le peu d’efforts qui permettent d’obtenir les résultats que nous avons et que nous sous-estimons dans toutes les classes.

Dans toutes les régions à travers le pays, les retards, les absences, la volonté de se soustraire des obligations liées au métier sont devenus une règle de conduite largement partagée. L’autorité administrative et celle pédagogique n’existent que de nom. Les encadreurs pédagogiques, au-delà du fait qu’ils sont dépouillés de toute autorité, sont devenus des décors de leurs services, faute de moyens nécessaires dans l’exercice de leur fonction. Nous en savons quelque chose, pour avoir ‘‘bénéficié’’, il y a quelques années, comme frais de carburant, de 14.000 f par trimestre pour couvrir 55 écoles réparties entre deux communes. C’est là une des raisons fondamentales plaçant les encadreurs pédagogiques dans l’impossibilité et dans l’incapacité d’assumer pleinement leur principale fonction qui est celle du suivi des activités d’enseignement/apprentissage dans les écoles.

Et comme notre système éducatif n’a pas prévu une quelconque administration au sein des écoles, outre le Directeur d’école en général lui-même chargé de cours, le fonctionnement des établissements tient exclusivement au bon sens et à l’introuvable conscience professionnelle des enseignants. Quelles sont les mesures qui seront prises pour restaurer l’autorité des encadreurs pédagogiques et des directeurs d’écoles ? Quelles sont les dispositions qui seront prises pour leur donner l’essentiel des moyens dont ils auront besoin pour l’atteinte des objectifs qui leurs sont assignés ? Qu’est-ce qui sera fait pour qu’à défaut de favoriser la restauration de la conscience professionnelle, les enseignants se sentent dans l’obligation de faire le travail pour lequel ils sont recrutés et rémunérés ? Qu’est-ce qui sera fait pour l’amélioration des conditions de travail du personnel enseignant et qui pourrait les motiver davantage dans l’exercice de leur métier ? Quels rôles nouveaux pourront jouer les collectivités et les communautés dans l’administration et le fonctionnement des écoles ?

2) Les élèves eux-mêmes, dès lors qu’ils seront assurés de passer toutes les classes sans un minimum d’effort, pourraient percevoir les études primaires comme sans enjeu. S’il n’y a pas un dispositif et un mécanisme d’évaluation pertinent et rigoureux, un retour-dans les rangs des personnels de l’éducation- de la discipline et de la responsabilité, un patriotisme réel, la suppression du CEP pourrait tuer tout effort et intérêt pour les études chez les élèves. Quel type/forme d’évaluation sera instauré pour l’accès au post-primaire des élèves ? Il est utile de réfléchir très sérieusement à cela. Il est important de clarifier cette absence supposée d’importance du diplôme du CEP. Jusque-là, beaucoup de gens pensaient que le CEP joue, dans un contexte d’absence criarde de conscience professionnelle, la même fonction que le BEPC et le baccalauréat dans notre système éducatif : ouvrir la porte d’accès à un niveau supérieur d’études.

Pour cela, ils ne considèrent aucun de ces diplômes comme étant de trop. Chacun de ces diplômes est perçu comme un but à atteindre par les élèves, un idéal, une source de motivation dans les études à un moment donné, une boussole pour les autorités, les parents et pour toute personne qui s’intéresse aux questions éducatives. La preuve nous a été donnée après les résultats du CEP, session de 2017, avec cette indignation générale relayée par la presse suite aux mauvais taux de succès enregistrés par certaines écoles. Nous osons croire que ce n’est pas la question de l’emploi qui entretient cette conviction que le CEP ne servirait plus à rien.

3) La gestion des milliers d’enfants au post-primaire venant du primaire pourrait être une véritable équation à plusieurs inconnues si la suppression du CEP venait à intervenir avant que des dispositions idoines ne soient prises, en particulier pour ce qui concerne les infrastructures et le personnel enseignant. Il ne faut même pas exclure des troubles sociaux liés à cette éventualité. Que pensons-nous en effet de ce que feront les élèves et leurs parents si les perspectives de poursuivre les études après le primaire venaient à être compromises d’une quelconque manière ? Que pensons-nous qu’ils feront s’ils estiment que la qualité des enseignements/apprentissages compromet la réussite scolaire et sociale parce que les enseignants ne trouvent plus la nécessité de faire un quelconque effort ?

La suppression du CEP pourrait à terme déboucher sur des crises sociopolitiques (les politiciens exploitent toujours toutes les situations) aux conséquences imprévisibles. Si nous devons le faire, prenons donc, répétons-le, tout le temps nécessaire d’étudier les conséquences éventuelles et les solutions alternatives qui s’imposent.

4) Il n’est pas évident que la suppression du CEP soit un moyen de faire des économies, à supposer que l’éducation soit le lieu de penser à de telles opérations et à les réaliser. L’argument de cherté de cet examen appelle nécessairement sa suppression pour probablement investir ailleurs ce qu’elle aura permis de ‘‘préserver’’ comme ressources. Mais a-t-on réellement pris le soin de faire des projections pour voir si nos calculs sont bons ? Ne serait-il pas un simple déplacement de problèmes et de dépenses que nous ferons ? Sommes-nous certains que les dépenses liées à l’examen du CEP ne seront pas reportées à celui du BEPC ? Du reste, le problème réside-t-il dans la réduction des dépenses liées à l’éducation par la suppression d’un examen ou à la recherche d’une éducation de qualité par tous les moyens ? Ou doit-on se convaincre que la suppression d’un examen (et même que toute réduction de dépenses) entraîne nécessairement la qualité de l’éducation ?

En tout cas, au Burkina Faso comme partout ailleurs dans le monde, ceux qui ont leur ‘‘un peu’’ comme on le dit, inscrivent leurs enfants dans les meilleures écoles, celles où les frais de scolarité sont au-delà de l’imagination. Pourquoi à la maternelle déjà, des gens dans ce pays dépensent 100.000 f, 150.000 f, 200.000 f voire plus par an pour leurs enfants quand ils ne les envoient pas ailleurs hors du Burkina Faso ou même de l’Afrique ? Nous ne sommes pas en train de défendre une éducation coûteuse. Loin de là. Mais si le CEP est d’un quelconque apport à la qualité des enseignements/apprentissages dans notre système éducatif, il serait prudent d’envisager sa réforme d’abord, pour minimiser son coût et préparer sa suppression.

Allons par étape. Soyons très prudents avec une certaine perception de l’économie de l’éducation qui pourrait être sujette à des controverses. Du fait que ces dernières décennies, les autorités qui se sont succédées à la tête de notre pays soient accusées régulièrement à tort ou à raison de négliger l’école publique parce que leurs enfants n’y fréquenteraient pas, la question de la suppression du CEP doit être bien murie. Un pays qui peine à consacrer 20% de son budget à l’éducation se doit certes d’utiliser ses ressources à bon escient, mais aussi de tendre à accorder à ce secteur toute la place qui lui revient en ne ménageant aucun effort pour cela. Du reste, tant que notre pays ne fera pas le choix de développer l’éducation par un investissement massif aussi bien dans les infrastructures, les équipements, la formation et l’encadrement des personnels, pour le respect du temps et du déroulement des activités d’enseignement/apprentissage, il est illusoire de s’attendre à un quelconque développement.

5) La suppression du CEP si elle est actée, doit être soutenue par une réforme profonde de notre école, particulièrement, de l’administration scolaire. Nous comprenons très bien ceux qui soutiennent l’idée de cette suppression qui tire sa source de la réforme en cours du système éducatif. On ne parle plus de cycle terminal au primaire, ce qui devrait conduire logiquement à la suppression de l’examen du CEP. Il y a de la cohérence de ce point de vue, dans le désir de supprimer l’examen. De toutes les façons, tout le monde sait que cet examen sera tôt ou tard supprimé dans notre pays. Certains pays voisins l’ont déjà fait. La France qui est notre référence, l’a fait tout récemment en 1989, bien que son système éducatif soit à des années lumières du nôtre, mais loin d’être parmi les meilleurs dans le monde. Cependant, pour notre cas, il n’est pas interdit de revenir sur cette option du continuum si des études sérieuses étaient commanditées et venaient à relever l’importance de l’examen et la pertinence de son maintien pour l’instant. « Dans toute affaire, avant que de l’entreprendre, regarde ce qui la précède et ce qui la suit, et entreprends-la après cet examen » conseillait EPICTETE.

Pour terminer, nous sommes conscients que les autorités en charge du pays et de l’éducation, n’envisagent pas la suppression de l’examen du CEP dans un proche avenir. Nous savons que nous enfonçons une porte déjà ouverte, en espérant qu’elles s’entoureront d’une grande prudence avant de prendre une quelconque décision y relative. Peut-être qu’une simple réforme de l’examen serait suffisante, au stade où nous sommes, pour régler le problème et contenter ceux que son coût heurte et ceux qui voient dans le maintien de cette évaluation, un facteur d’engagement des enseignants, des élèves et des parents d’élèves, un moyen de pression morale sur tous. Encore une fois, rappelons que nous sommes conscient que notre pays doit faire tôt ou tard face à cette question de suppression pas seulement du CEP, mais aussi du BEPC.

C’est une perspective inévitable mais ne brusquons pas les choses. Si nous la brusquons, les conséquences (et l’image) qui en découleront seront semblables à celles liées à la rupture d’une digue d’un barrage. Il y a un véritable travail de conscientisation à faire et tout un ensemble de mesures à prendre pour que les enseignants burkinabè dans leur majorité retrouvent le patriotisme de leurs devanciers, la foi dans le métier, le sens de la responsabilité, le souci de mériter leur salaire, l’honneur d’exercer le plus noble des métiers. Le meilleur enseignant est celui qui aime à la fois son métier et ses élèves. Quand nos écoles seront majoritairement animées par ce type d’enseignants, nous pourrons même supprimer le baccalauréat sans inquiétudes. Que Dieu qui, seul et plus que tout autre sait ce qui est bien pour notre pays, fasse le meilleur choix pour nous, inspire ceux qui nous gouvernent et qui président à la destinée de notre école.

BOUBACAR Elhadji
Inspecteur de l’Enseignement du 1er Degré
boubacar.elhadji@yahoo.fr
70 10 05 50

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Vos commentaires

  • Le 19 juillet à 07:09, par pourrait pas etre inspecteur
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Monsieur l’IEPD, quand j’ai lu le titre, ma réponse est oui. A la fin de la lecture, ma réponse est encore oui. Néanmoins je vous félicite pour vos questions même si vos réponses sont biaisées puisque votre these, l’antithèse et la synthèse sont la non suppression. Aujourd’hui le CEP donne quel niveau ? Beaucoup de certifies ne savent pas écrire leur nom. Avec le CEP tu peux passer quel concours au Burkina ? Aucun ! Dans certaines chancelleries pour être simple vigile (le gardien, pour ne pas être vulgaire) il faut le bac. Votre seul argument est la "pression morale" du maitre qui tient la classe. Non, c’est mince comme argument, monsieur l’inspecteur. Par contre si l’on repondait franchement a vos questions, l’on supprimerait le CEP ce matin avec beaucoup de succès pour nous tous. Le seul avantage du CEP aujourd’hui est qu’il demeure la seule activité ou les inspecteurs et autres correcteurs et secrétaires peuvent s’approcher ce que l’autre considère, le Burkina, comme une charogne ou chacun peut venir couper un morceau. Le CEP aujourd’hui est la seule source d’enrichissement des acteurs en dehors des eleves. En cela sa suppression pourrait engendrer des troubles puisque vous allez voir la suppression du CEP comme la suppression de "notre Fond Commun" a nous. Seulement quand le chien mourra les tiques aussi trepasseront. Il n’y a pas d’avenir pour les habitants d’un pays sans avenir. Et nous comptons sur les inspecteurs pour trouver de vraies réponses aux vraies questions. Sans porter d’œillères.

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    • Le 19 juillet à 10:25, par RAWA
      En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

      Je ne suis pas du tout d’accord avec ton intervention. Supprimer le CEPE serait un désastre. Je dirait que l’on fearite mieux de limiter le nombre d’étudiants du supérieur. Très honnêtement, combien de gens utilisent vraiment leurs connaissances du supérieur dans leurs taches quotidiennes ? Par contre, beaucoup utilisent ce qu’ils ont appris au primaire. Un niveau BAC est largement suffisant pour faire toute sorte de travail. Tout le reste (license, master, phd, doctorat) sont pour la plus part simplement des objets de vantardise. Il faut simplement renforcer les études au primaire pour que le CEP retrouve sa valeur d’antan.

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      • Le 19 juillet à 12:58, par pourrait pas etre inspecteur
        En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

        Monsieur (Rawa), moi j’utilise ce que j’ai appris après le Bac. j’enseigne la philo. Je n’ai pas fait philo au CP. Par contre mon maitre était consciencieux et si je faisais 5 fautes en dictée, j’avais zéro et 20 coups de fouets. Le fouet était en fait mon répétiteur à la maison. Et ça marchait. Heureusement, si non, je serais resté un Rawa (sens de gaou en Abidjan). Quand on parle d’éducation, il faut déployer un argumentaire pas des humeurs.

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        • Le 20 juillet à 12:00, par Kôrô Yamyélé
          En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

          - Justement la philo ne sert pas à grand chose mon cher ! Si tu avais fait électrotechnique, tu allais produire plutôt que de rendre des services ! Sans rancune et avec toutes mes excuses.

          Par Kôrô Yamyélé

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          • Le 20 juillet à 18:01, par pourrait pas etre inspecteur
            En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

            Koro, je ne doutais pas que tu es un affabulateur dote d’un ego ampoulé. J’écris sur la toile donc je peux faire un camouflage momentané sur qui je suis. Je ne pensais qu’une personne qui a franchi la porte du CM2 et qui s’en vante post après post pouvait encore classer les gens selon leur spécialité d’etudes. Mais apparemment l’imbecilite double d’idiotie n’a pas de borne. J’ai un chauffeur et des vigiles. Je les respecte en leur disant Monsieur Untel car il ne me viendrait jamais a l’idée de dire qu’ils ne "servent a rien". Justement la valeur d’une grande personnalité se mesure au respect qu’il accorde au plus petit. Point final pour moi.

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      • Le 19 juillet à 13:32, par linelo
        En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

        Svp, je ne suis pas contre le debat de la suppression du CEP mais je pense que vous ne devez pas etaler votre ignorance sur la toile !!!! Je paris que vous n’avez pas fait de longues études sinon vous n’oseriez pas dire ici que les diplômes supérieurs sont "simplement des objets de vantardise" !!! Vous ne savez rien des intellectuels dont regorgent nos universités sinon vous auriez mesuré vos propos !!!!

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    • Le 19 juillet à 11:12, par Kôrô Yamyélé
      En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

      - Mon ami, pendant qu’on y est, pourquoi tu ne recommanderait la suppression totale de tout le cycle primaire ?? Vous voulez inover en détruisant l’école burkinabè. Là où le CEPE a été supprimé, là-bas, les enfants prennent des cours à la maison avec des parents instruits et engagés pour leurs enfants. Pas comme les têtes noires d’ici !!

      Par Kôrô Yamyélé

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      • Le 19 juillet à 12:42, par pourrait pas etre inspecteur
        En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

        Koro je te sais plu réfléchi. Relis l’article de l’inspecteur et analyse ses réponses. Il pose de bonnes questions pourtant il introduit des biais dans ses réponses. De toi a moi as tu eu des parents qui t’ont encadré a la maison p8our le niveau que tu as ? Si c’est non je te demande de réfléchir sans passion. Comme un intellectuel. Généralement les intellectuels posent de mauvaises questions (sciemment) pour apporter de mauvaises réponses. Ici l’inspecteur pose de bonnes questions mais comme il ne veut pas la suppression du CEP, il se contord pour ne pas apporter une réponse logique. J’ai fait logique. Je n’ai aucun problème avec des réponses logiques pour un problème mal posé. Par contre, j’ai du mal avec le sophisme. En toute courtoisie, koro.

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        • Le 20 juillet à 12:12, par Kôrô Yamyélé
          En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

          - Mon cher, évite de jouer au donneur d’enseignement de ’’philo’’. Je t’ai lu dans pusieurs répliques. Donc toi te te crois intellectuel pour inviter les autres comme moi le fermier à plus de réflexion ? Vraiment pauvre d’esprit. Heureusement que je n’ai pas fait la philo comme certain pour passer mon temps à voguer dans les nuages ! Biensûr que j’étais ce qu’on a appelé ’’Une bête des mathématiques’’ et de ce fait ma logique m’a entraîné à être très fort aussi en philo et à y râfler les prix devant tous les grands bavards en son temps. Mais je n’ai pas suivi la philo et j’ai continué avec mes mathos ! Bonne journée Mr le Philo !

          Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 19 juillet à 07:35, par Martial HLPGD
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Le Burkina Faso est peuplé en majorité de jeunes. Le taux de scolarisation est très faible. Le taux de déperdition aussi. Le CEP est un frein supplémentaire. Il met en compétition des écoliers et empêche des milliers de nos enfants de poursuivre l’école (obligatoire jusqu’à 16 ans ?). Un élève qui a l’opportunité de parvenir jusqu’au niveau de la 4ème est forcément plus capable de réflexion que celui qui a été recalé au CM2. L’éducation ne doit pas verser dans la compétition. Au contraire, il faut par tous les moyens faire en sorte que l’élève puisse aller le plus loin possible dans le cursus. Des pays sont dans cette dynamique avec beaucoup de bonheur.
    Au lieu d’évaluer les élèves à ce niveau, il faut instaurer un système d’évaluation efficace des enseignants du primaire.

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    • Le 19 juillet à 10:50, par kélémassa
      En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

      il faut supprimer le BEPC et le BAC .il faut retourner aux méthodes traditionnelles d’éducation (dozos ,kioogo, etc.... )

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    • Le 19 juillet à 19:48, par Kpièrou
      En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

      A quoi cela sert de poursuivre l’éducation (dans le système scolaire jusqu’à 16 ans) si c’est pour ne pas savoir écrire son nom ni faire une phrase correcte et en outre ni savoir faire quoi que ce soit de "ses dix doigts" ?
      Même si le développement de l’auteur de l’article ne suit pas "thèse, antithèse et synthèse" il a le mérite d’attirer notre attention sur le chaos qu’entraînerait la suppression du CEP.
      Avec sa suppression, comment juger du niveau de ceux et celles qui vont poursuivre au post-primaire ? Qui va laisser son enfant à la traîne ?
      L’auteur ne dit pas de le maintenir vaille que vaille mais il propose une issue de sagesse pour le moment. Il donne un point de vue aux décideurs en tenant les uns et les autres informés.

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  • Le 19 juillet à 08:33, par PUKNINI
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Bel écrit. C’est propre et sans commentaire. Que Dieu inspire nos gouvernants pour de bonnes décisions car l’enseignement primaire est la base de développement de toute société.

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  • Le 19 juillet à 08:39, par M.Houille
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    La question mérite d’être posée ! C’est tout notre système éducatif qui doit être revu.Le socle sur lequel repose notre système est bancal.Un enfant de nos jours peut obtenir son CEP sans pouvoir écrire son propre nom !Avec les ENEP privées on injecte chaque année dans le système des "enseignants" qui sont en réalité des moniteurs de garderies d’enfants car eux même sans niveau.La gangrène née au primaire va atteindre le secondaire. On note qu’un élève de 3ème qui a une moyenne de 09/20 en classe réussit au BEPC au 1er tour !

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  • Le 19 juillet à 09:08, par lass
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    très belle analyse du problème. tu commence à prendre les allures d’un vrai intellectuel dans le sens premier du terme.

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  • Le 19 juillet à 11:28, par KABAKO
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Belle Réflexion M Elhadji. Félicitation !!!! Vous avez toucher un des problèmes cruciaux de notre système éducatif. Ce débat était lancé au moment où le continuum était à l’ordre du jour. Tôt ou tard, il faudra trancher cette question sur la suppression du CEP au primaire.

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  • Le 19 juillet à 12:16, par TANGA
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    MERCI KÔRÔ Yamyélé ! Tu est un vrai Kôrô !
    Ces gens là veulent détruire notre école pour que leurs enfants qui fréquentent dans les écoles huppées viennent à leur tour gouverner nos enfants et nous ! C’est ce que dit quelqu’un.
    Faisons une simulation. Si le Certificat est supprimé, il n’ y aura plus de pression pour que les enfants étudient ; à cela s’ajoute le fait que les enfants dans beaucoup d’écoles passent automatiquement en classe supérieure. QUEL SERA LE NIVEAU D’UN NOUVEAU ELEVE DE 6ième ?
    Remarquez que les enfants qui parlent assez bien français à l’école sont ceux d’instituteurs ou de gros fonctionnaire. Si on baisse le niveau de l’école, ça sera la catastrophe.
    Le seul bon côté sera celui de certains enseignants qui auront beaucoup d’enfants à suivre .à domicile. Ceux qui ont des parents assez riches et qui veulent un bon niveau pour leurs enfants.
    Je pense qu’il sera préférable de garder ce certificat ; mieux il faut obliger toutes les écoles à faire les compositions de passage aussi. C’est le seul moyen de donner un certain niveau aux enfants du primaire

    "Si vous détruisez nos enfants, nous leur feront entrer dans l’armée e leur montrerons comment faire des coups d’états !" a dit une autre personne.

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  • Le 19 juillet à 12:48, par Elhadji
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Merci Kôrô. Je vois que êtes d’avis avec moi que l’heure de la suppression du CEP n’a pas sonné. Il y a des conditions préalables à remplir.

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  • Le 19 juillet à 13:23, par Moi Meme
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Laissez cet examen tranquile.

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  • Le 19 juillet à 14:29, par DANWARA
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    UNE TRÈS BELLE ANALYSE.
    Supprimé pour gagner quoi ? si c’est pas pour dégrader d’avantage le niveau de l’enseignement. L’école MAHON B qui a fait 0% au CEP cette année, si ce n’était pas à cause de l’examen du CEP est ce qu’on allait savoir que ce enseignant est entrain de massacrer nos enfants.
    Comme vous l’avez dit que Dieu qui, seul et plus que tout autre sait ce qui est bien pour notre pays, fasse le meilleur choix pour nous, inspire ceux qui nous gouvernent et qui président à la destinée de notre école.

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  • Le 19 juillet à 17:08, par Bonus
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Nous avons l’impression que beacoup de gens ne comprennent pas le role de l’education de nos jours. Dans notre culture, on a tendance a associer forcement le diplome et l’entree a la fonction publique. Non !! LE CEPE ne doit pas etre percu comme une porte d’entree dans la fonction publique. Cette epoque est revolue. Eduquer un enfant, c’est lui permettre de comprendre, se deplacer et entreprendre. Au lieu de supprimer le CEPE, il faut le reformer pour l’adapter au context actuel. Il doit etre utilse comme une evaluation de niveau des eleves en fin de cycle primaire ce qui permettra de comprendre combien ils ont appris au primaire.

    Merci

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  • Le 20 juillet à 09:52, par karassamba
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    CEPE ! Une question : qui n’a pas été fier d’obtenir son CEPE ?
    Ce n’est pas passer pour nostalgique mais le CEPE c’est le diplôme qui marque le plus l’esprit. En effet, il est la première source de motivation pour l’élève lui-même dans la quête du savoir. Et naturellement, l’on est fier quand l’institution Ecole reconnaît solennellement et matériellement qu’on est digne de mériter tel niveau.
    Cela n’a rien à voir avec l’idée que le CEPE me permet d’avoir un boulot !
    Bref ! Supprimer le CEPE va encore baisser le niveau qui est déjà faible. Ne voyons pas l’argent pour dire que c’est coûteux !
    Une certaine classe sociale est prête à débourser des milliers voire des millions pour bien former leurs enfants ; mais quand il s’agit de prendre en charge le formation de l’enfant de GOAMA ou wassalè ou Pounini qui est à logobou ou djibasso ou mangodara ; on trouve que c’est couteux !
    Depuis que les redoublements d’élèves sont quasi-inexistants, que constate t-on ? Jusqu’au CM2, des élèves ont des difficultés à lire correctement KARIM et AISSA.
    Si vous supprimez le CEPE, jusqu’en 3ième, bcp d’élèves ne retiendront pas à quoi est égale le périmètre du rectangle ou la surface du carré
    Rebaptisez-le comme vous voulez mais laissez-le tranquille !

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  • Le 20 juillet à 10:49, par BEMKAYONDO
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Supprimons le et prenons l’argent pour doter les encadreurs en matériels et carburant pour l’encadrement des enseignants et leurs notations. Ensuite que l’état soit responsable par les sanctions aux paresseux et ce qui sont là pour l’argent et vous allez voir que baigne. Le problème de ce pays c’est le manque de courage pour sanctionner les fautifs. Est ce que le privé est comme ça. Il manque la signature de contrats dans la fonction publique et tout le monde profite du flou pour faire du bordel. Dans le privé si tu fait on sort ton contrat et on lit noir sur blanc ce que tu as accepté et on décide de la suite.

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  • Le 20 juillet à 16:07, par Ka
    En réponse à : Education au Burkina Faso : Faut-il supprimer le CEP ?

    Une proposition pertinente qui mérite de réflexion. Supprimer le CEP n’est pas pour le Burkina du 21e et même au 22e siècle. Même les pays les plus avancer, le CEP continue à être la base de l’éducation dans les écoles maternelle et même le primaire , car ce diplôme de base donne à l’élève le gout de continuer. Nous avons vu dans notre pays des personnes avec le niveau CEP devenu des généraux dans l’armée avec une déviation intellectuel très poussée. Oui, quelques intellectuels de notre pays comme ceux qui se ventent d’être philosophe ont accumulé tous les diplômes sur terre avec des profils agrégés, Master en…. Licence en… BTS en… Docteur en…, et qui se retrouvent dans des entreprises florissante en doubles milliards créer par des personnes avec un niveau CEP qui ne se débrouillent pas mal : A l’exemple des plus grands commerçants venus de Koudougou ‘’’les BOUDA’’’ ou du Passoré les ‘’’Kanazoé,’’’ qui emploient des cadres supérieurs. Pour dire que le CEP au Burkina reste un diplôme de base pour tout avenir de formation professionnelle. Ce n’est qu’une contribution du vieux Ka à cette question pertinente d’un enseignant averti, et qui ne croit pas à ce qui est impossible dans un pays où il y a encore des écoles en paillotte.

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