Taux de prévalence du SIDA au Burkina : La région du Centre en tête de liste avec 2,5%

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • samedi 15 juillet 2017 à 01h09min

La XVIe session ordinaire du Comité national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) s’est tenue le vendredi, 14 juillet 2017, à Ouagadougou, sous le patronage du président du Faso, Roch Kaboré.

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Taux de prévalence du SIDA au Burkina : La région du Centre en tête de liste avec 2,5%

Les travaux de la XVIe session ordinaire du CNLS-IST permettront aux membres d’approuver le bilan général de la mise en œuvre du Plan national multisectoriel (PNM) 2016 et d’adopter les orientations et les priorités pour la mise en œuvre du PNM 2017. Des communications spécifiques seront également faites à titre d’information. La cérémonie a été placée sous le patronage du Chef de l’Etat, Roch Kaboré. « Au moment où nous devrons nous pencher sur les résultats du PNM de lutte contre le Sida et les IST 2016, je note avec satisfaction que les difficultés rencontrées n’ont pas empêché d’engranger des acquis perceptibles dans les domaines de la prévention, prise en charge, coordination et de la gestion de l’information stratégique », a-t-il signifié.

Selon les dernières statistiques, le taux de prévalence est passé de 0,9% à 0,8% entre 2014 et 2016. En ce qui concerne le nombre des personnes vivant avec le VIH dépistées et suivies sur le plan médical, le Chef de l’Etat a indiqué qu’il est passé de 77 648 (dont 51 946 femmes) en 2015 à 82 837 (dont 57 976 femmes) en 2016. Mais seulement, 69% des PVVIH (personnes vivant avec le VIH) sont sous ARV (traitements antirétroviraux).

A en croire le coordonnateur de l’unité de gestion financière du Comité national de lutte contre le sida et les infestions sexuellement transmissibles, Seydou Kabré, le Burkina est cité parmi les meilleurs exemples dans la sous-région et en Afrique de l’Ouest surtout « où nous sommes en troisième position ». C’est donc dire que la lutte contre la pandémie du VIH/Sida a connu beaucoup de succès ces dernières années. Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Le VIH/Sida représente toujours une menace pour le Burkina. Et les régions telles que le Centre (89% de décès), les Hauts-Bassins, le Sud-Ouest, le Nord et le Centre-ouest, ont une prévalence au-dessus de la moyenne nationale qui est de 0,8%, se classant ainsi au-delà de la zone rouge définie à 2%. Deux autres régions ont franchi cette ligne rouge : le Centre-Ouest (Koudougou) avec 2,3% et le Sud-ouest (Gaoua) avec 2,2%.

« Le taux de prévalence au niveau des travailleuses de sexe est de 16% ; au niveau des hommes ayant des rapports avec des hommes, le taux de prévalence est 3,6% (…) », ajoute M. Kabré. En ce qui concerne la transmission résiduelle du VIH de la mère à l’enfant, le taux reste encore élevé. C’est pourquoi, le PNDES (Plan national de développement économique et social) l’a inscrit parmi les priorités pour le renforcement du capital humain.

Pour sa part, le CNLS-IST est en train de développer des stratégies avec l’appui de la Banque mondiale, du PNUD, l’Onusida pour lutter contre le phénomène. « Les rapports sexuels sont le nid de la transmission du VIH. Et ce que nous avons comme stratégie, c’est la prévention à travers la sensibilisation au niveau de la frange jeune, qui représente plus de 50% de la population. Si nous mettons l’accent sur la sensibilisation, ça peut amener les jeunes à changer de comportements et à réduire le risque de transmission », a expliqué M. Kabré. En outre, le CNLS-IST, en collaboration avec des ONG (Organisation non-gouvernementales) et associations, ambitionne passer par les techniques d’information et de communication pour toucher davantage les jeunes.

L’année 2017 constitue une année charnière dans la mise en œuvre du Cadre stratégique national de lutte contre le VIH, le Sida et les IST pour la période 2016-2020. En effet, « l’adoption d’un plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale qui prend en compte l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici à 2018 et l’organisation réussite de la table-ronde des bailleurs de fonds pour la mobilisation des ressources constituent un engagement fort résolument orienté vers l’élimination du VIH », a noté pour sa part, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Andrew Young.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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