Burkina : Ode, le nouveau visage de l’Afro soul

LEFASO.NET | Herman Frédéric BASSOLE • lundi 10 juillet 2017 à 22h46min

Sa peau noire ébène rappelle le charme des nuits étoilées et ses cheveux, l’impétuosité de la savane africaine. Ses cordes vocales si puissantes mais adoucissantes vous aideront à retrouver votre calme intérieur le temps d’une soirée. Telle une ode à la vie. Pour ses proches, elle est tout simplement l’héritière de Tracy Chapman. Ode puisque c’est d’elle qu’il s’agit est sans nul doute l’une des révélations de la musique burkinabè à surveiller de très près. Découvrons-là.

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Burkina : Ode, le nouveau visage de l’Afro soul

Quand on lui demande ce que représente la musique pour elle, sa réponse est toute simple « Je ne saurai vous l’expliquer car je ne me ferai pas comprendre… la musique c’est tout pour moi. Elle présente aussi bien dans mes moments de joie que de tristesse ». Piquée par le virus de la musique dès son enfance, Ode, à l’état civil Odette Kaboré, se rappelle encore, le sourire aux lèvres, ses premiers textes d’amour écrits sur des bouts de papiers. Son petit univers musical, elle l’a construit dans une famille où chanter était si anodin que lorsqu’elle a décidé de lancer sa carrière, la nouvelle n’a pas surpris ses parents. Même si toute petite, Ode rêvait de panser les blessures des Hommes dans sa blouse blanche. D’ailleurs, la musique n’est pas si loin de la médecine.

Son style musical, c’est l’afro soul, un mélange de la soul music et de rythmes africains. Toutefois, l’artiste qui a été révélé par le label Art Fusion refuse de se laisser embastiller dans un seul genre car son être est le réceptacle de plusieurs émotions qu’elle extériorise à travers sa voix. Avec huit titres au compteur, Ode aborde plusieurs thèmes en rapport avec la société notamment l’amour, l’immigration, le pardon, etc. D’ailleurs son single Sougri « pardon, en langue mooré » est fort apprécié sur les réseaux sociaux. Et que dire du dernier single « M’Nonga », chanté en featuring avec l’artiste 4A ? Un pure délice.

A l’instar de tout jeune artiste, Ode a des repères dans la musique burkinabè. L’on peut citer Bill Aka Kora, Alif Naaba et les regrettés Djata Ilébou et Victor Démé. Tous ces mastodontes ne se sont pas taillé un nom d’un claquement de doigts et Ode le sait. Il lui faudra un mental d’acier pour surmonter les difficultés au cours de sa jeune carrière. Le milieu du show biz c’est un terrain de chasse où mieux vaut ne pas jouer le rôle de la proie surtout lorsqu’on est une femme. Mais avec une bonne dose de confiance en soi et de persévérance dans le travail, Ode est convaincu que le succès sera à portée de main. Pour l’heure, elle est en pleine préparation d’un maxi qu’elle espère faire déguster aux mélomanes burkinabè.

Même si la musique est sa passion, Ode envisage revenir sur les bancs de la FAC et poursuivre ses études de lettres modernes à l’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo. Comme quoi les études et l’art ne sont pas incompatibles. Bon vent, l’artiste.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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