Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso : La qualité de la profession au cœur du 6e congrès

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • dimanche 9 juillet 2017 à 02h46min

Ouagadougou a abrité, ce vendredi 7 juillet 2017, le 6e congrès ordinaire de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso. C’est le chargé de mission du ministère de la santé, Pr Dieudonné Ouédraogo qui a présidé l’ouverture des travaux. Le doyen des pharmaciens du Burkina, Dr Paul Balima a rehaussé l’éclat de la cérémonie de par sa présence.

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Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso : La qualité de la profession au cœur du 6e congrès

Afin de répondre aux exigences des clients, l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso (ONPBF) a jugé nécessaire de réfléchir à comment exercer sa profession avec qualité. Et ce, au cours de son 6e congrès ordinaire. Deux sous thèmes seront traités au cours de cette rencontre. Il s’agit notamment de « la démarche qualité à l’officine : Défis et perspectives » et « la résistance aux anti-infectieux : Problématique et contribution des pharmaciens ». Outre cela, les congressistes vont procéder à la validation des textes régissant le fonctionnement de l’Ordre. Ces textes seront par la suite soumis à l’appréciation du ministre de la santé. Bien avant l’ouverture des travaux, l’assistance a observé une minute de silence en la mémoire de Dr Jean Marie Sawadogo.

Dans son intervention, le chargé de mission du ministère de la santé, Pr Dieudonné Ouédraogo, a salué la pertinence du choix des thèmes. Selon lui, l’utilisation abusive des antibiotiques a conduit à l’apparition de bactéries résistantes et souvent multi-résistantes. Ce fléau, a-t-il fait savoir, a des conséquences désastreuses pour le système de santé et souvent dramatique pour les populations en raison des nombreux échecs thérapeutiques. Même perception pour l’Organisation mondiale de la santé qui a sonné l’alarme. Elle a indiqué que la résistance aux anti-infectieux constitue aujourd’hui « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement ». Pour y remédier, tous les acteurs et utilisateurs du système sanitaire doivent être impliqués. Séance tenante, le Pr Ouédraogo a certifié le soutien du gouvernement.

Le président de l’ONPBF, Dr Alfred Sandouidi, quant à lui, a exprimé l’inquiétude des pharmaciens d’officine face aux insuffisances observées à faire respecter les dispositions règlementaires organisant la pharmacie hospitalière. « L’on n’a cessé de remettre à demain ce que l’on devait faire il y a 8 ans. Alors, ceux qui, ne voient dans le médicament que sa dimension économique, se sont engouffrés dans la brèche. (…) Ceci, au vu et au su de tous », déplore Dr Sandouidi. « Ils tentent par des manœuvres indécentes de susciter, sinon d’instiguer une confrontation entre pharmaciens d’officine et promoteurs de cliniques privées », a-t-il justifié en substance. De son avis, ces actes visent à mettre en péril la survie des officines « des jeunes confrères » installés dans ces nouvelles localités.

« Le maillage officine, que nous encourageons, qui vise à rapprocher le médicament du patient et de lui offrir un service pharmaceutique de qualité, ne doit pas se heurter à ces pratiques illicites », s’est empressé de dire le président de l’ONPBF. Avant de souligner « son incompréhension » de l’analyse et des prises de parole « polémiques » du ministère de la santé, dans ce cadre en 2016. D’après lui, la cohérence et la constance doivent être des exigences dans l’interprétation des textes. « Elle ne doit se faire au gré des vicissitudes et des soubresauts de la vie sociopolitique », a-t-il laissé entendre.

Malgré tout, les relations entre le ministère de la santé et l’Ordre se passent « très » bien, à en croire M. Sandouidi. « L’ONPBF agit en collaboration toujours avec le ministère de la santé. C’est l’Etat qui nous a délégué les missions que nous sommes en train d’exercer. Donc, il ne saurait y avoir de conflit entre nous. Mieux, nous sommes un interlocuteur souvent même exigeant vis-à-vis du ministère de la santé (…) », a-t-il rassuré. Tout en justifiant l’absence de l’ordre des médecins à ce présent congrès, le président de l’Ordre essaie de rassurer tant que faire se peut. « Nous travaillons en étroite collaboration avec eux, car le système de santé c’est un tout », a-t-il expliqué.

En 2018, les regards des acteurs du monde pharmaceutique d’Afrique et d’ailleurs seront focalisés sur le Burkina Faso à l’occasion de la tenue de la 19e édition du Forum pharmaceutique international.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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