Transport au Burkina Faso : La SBTA désormais pour la liaison Ouaga- Abidjan

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • mercredi 5 juillet 2017 à 00h37min

Le ministre des transports et de la mobilité urbaine, Souleymane Soulama, a procédé à la coupure du ruban marquant le démarrage effectif des activités de la Société Bonkoungou transport de l’Agneby (SBTA), qui assurera la ligne Abidjan-Ouagadougou, au prix de 25.000 F CFA par trajet. C’était dans la matinée du lundi 3 juillet 2017, au siège de la compagnie sis à Gounghin. La cérémonie était placée sous le parrainage du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Transport au Burkina Faso : La SBTA désormais pour la liaison Ouaga- Abidjan

La Société Bonkoungou transport de l’Agneby répond à l’appel lancé en 2016 par le gouvernement burkinabè lors du Traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Il avait été demandé au burkinabè vivant à l’extérieur de revenir apporter un coup de main au développement de leur pays.

Dans sa phase de démarrage, la compagnie dessert la ligne Abidjan-Ouagadougou, et ambitionne d’ici à 2019, l’ouverture des lignes Ouaga-Bobo, Ouaga-Koudougou et bien d’autres villes de l’intérieur du pays. Ainsi, le premier départ pour Abidjan est fixé au jeudi 6 juillet à 20 heures. « On enregistre les bagages une heure avant le départ. Même s’il y a deux personnes dans le car, on bouge. Chez nous, c’est la ponctualité », a fait savoir le représentant de la direction générale de la société, Adrien Adom Kouakou. A la SBTA, les prix varient d’une ville à l’autre. En effet, « l’aller simple Ouaga -Abidjan coûte 25.000 F CFA. Pour le transport Bouaké-Ouaga, il faut débrousser la somme de 19.000 FCFA, et 13.000 F CFA pour Bouaké-Bobo ».

Avec la SBTA, c’est un emploi direct de 310 personnes et 130 emplois indirects en Côte d’ivoire

« Le père fondateur, Bonkoungou Paleowoego Boukary, décédé il y a 4 mois, avait commencé son activité de transport avec un véhicule dans les années 1990. C’est en 2000, de son vivant, ayant très tôt fait confiance à ses neveux et enfants dont le Président-directeur général, Bonkoungou Moussa, qu’il a décidé de les associer à la gestion. Leur vision et génie managérial ont transformé l’activité informelle en véritable société », a témoigné le directeur des finances de la société. En Côte d’Ivoire, la SBTA communément appelée la compagnie « des choco » sert plus de 600.000 voyageurs par an avec un emploi direct de 310 personnes et 130 emplois indirects.

Avec le lancement officiel de ses activités au Burkina Faso, elle a désormais la double nationalité. « Les ivoiriens nous ont ouvert les bras et nous espérons que le peuple burkinabè, notre pays d’origine ne va pas nous lâcher. Ce sera la honte pour nous certes, mais ceci peut décourager d’autres amis hommes d’affaires à revenir investir dans le pays », a dit M. Kouakou.

« Notre pays ne peut se développer que dans la conjugaison des efforts de l’Etat et des opérateurs privés »

Le ministre en charge des transports a, d’entrée de jeu, félicité la SBTA pour son apport à l’effort de désenclavement du Burkina Faso à travers la réduction des distances et le rapprochement des localités entre elles. Pour lui, au-delà d’être un exemple pour ses compatriotes, M. Bonkoungou montre que l’expertise acquise où que ce soit peut être mise au service du pays pour renforcer le tissu économique à travers les emplois et les richesses qui seront créés directement ou indirectement. Aussi, dans la dynamique de pallier un tant soit peu aux accidents et drames sur les routes, le ministre Souleymane Soulama prône la qualité du parc automobile. Même s’il est vrai que le plus grand pourcentage d’accidents est dû au fait de l’homme, il estime pourtant qu’il y a aussi la qualité de l’automobile. Par la suite, il a invité d’autres Burkinabè vivant ailleurs à emboiter le pas du promoteur de la SBTA-Burkina. Car, « il est de la responsabilité des filles et fils du Burkina Faso de s’unir pour construire leur pays ».

Le projet de l’autoroute Abidjan-Ouagadougou avance très bien

Prenant la parole à son tour, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Me Bénéwendé Stanislas Sankara est revenu sur le programme du chef de l’Etat en faveur des Burkinabè de l’extérieur. La preuve en est qu’en 2020 selon lui, elle doit pouvoir voter. De ce point de vue, le parrain a réitéré la disponibilité de l’Assemblée nationale à œuvrer de concert avec la diaspora pour contribuer de façon efficace dans la sécurité de leurs investissements.L’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso, quant à lui, a affirmé que le projet de l’autoroute Abidjan-Ouagadougou avance très bien. « Dans quelques années, cette autoroute atteindra Ouagadougou. La route sera ainsi grandement ouverte pour les transporteurs et les cars confortables que nous avons vus », a déclaré Soro Kapieletin, qui a en outre souhaité bon vent à la SBTA et assuré du soutien de l’Etat ivoirien.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Portfolio

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés