Vers une sécurité par le bas ? Étude sur les perceptions et les expériences des défis de sécurité dans deux communes maliennes

Communiqué de presse • vendredi 23 juin 2017 à 15h00min

Comment sont perçus les enjeux de la sécurité au Mali par les citoyens ordinaires ? Quelles sont les sources de sécurité existantes ou perçues par les gens vivant dans des communes maliennes. Telles sont les questions qui ont guidé cette étude de la sécurité par le bas, conduite par une équipe d’anthropologues.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Vers une sécurité par le bas ? Étude sur les perceptions et les expériences des défis de sécurité dans deux communes maliennes

L’étude porte un regard sur la situation sociopolitique et sécuritaire malienne à partir des discours et pratiques populaires, y compris les initiatives citoyennes pour renforcer la sécurité, telles que la patrouille d’auto-défense et le règlement local de conflit. En même temps, elle révèle ce que les gens perçoivent comme « une absence de l’État », car l’insécurité prévaut « lorsque la gestion des affaires de l’État ne se fait pas dans la transparence ». Aussi, les notions locales de sécurité, telles que lakana et hakilisigi en bamanankan, sont analysées dans le contexte local spécifique et en échange avec les citoyens lambda.

L’étude s’est déroulée dans deux communes maliennes : Niono et Kalaban-Coro. L’insécurité a pris de l’ampleur à Niono (Région de Ségou) avec des attaques des groupes armés. Le chef de guerre djihadiste Amadou Koufa est actif dans cette zone frontalière avec la Mauritanie. Une psychose s’est installée par rapport à une éventuelle attaque. Les problèmes fonciers se posent dans cette région où l’Office du Niger est le maître d’ouvrage d’aménagement des terres fertiles.

Kalaban-Coro (située à côté de Bamako) constitue un hinterland de la capitale malienne. Dans cette commune, la recherche a cherché à comprendre comment la sécurité et l’insécurité sont perçues et vécues par les citoyens lambda, qu’il s’agisse du banditisme, des groupes armés ou des dispositifs sécuritaires. A Kalaban-Coro se pose également des sérieux problèmes fonciers liés à l’expansion de Bamako.

La recherche est le fruit d’une collaboration établie depuis 2008 entre le Point Sud (Mali) et l’université d’Uppsala (Suède). La présente étude se situe dans le cadre du programme « Construire une paix durable au Mali : Contributions de la société civile aux politiques de sécurité des populations », 2016-2018, dirigé par Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) avec la Coalition Nationale de la Société Civile pour la Paix et la Lutte contre la Prolifération des Armes Légères (CONASCIPAL). Le programme est financé par l’Agence Suédoise de coopération pour le Développement International (Asdi).

Par :
Sten Hagberg, Yaouaga Félix Koné, Bintou Koné, Aboubacar Diallo et Issiaka Kansaye
Uppsala Papers in Africa Studies 1, 2017, Uppsala University

L’étude est accessible en ligne ici : http://www.diva-portal.org/smash/get/diva2:1095872/FULLTEXT01.pdf

Imprimer l'article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés