Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

Point de vue de Koudraogo Ouédraogo • lundi 12 juin 2017 à 16h44min

Lors du dernier remaniement du gouvernement, l’administration territoriale a été séparée de la sécurité intérieure ; une façon de reconnaître, plus ou moins officiellement, les insuffisances qui pouvaient être observées dans la gestion du super département d’alors. Plus d’un Burkinabè a applaudi ce geste. Aujourd’hui, il faut aller un peu plus loin et simplement remercier le ministre de la sécurité intérieure du gouvernement. Pour cela, nous citerons au moins une dizaine de raisons.

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Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

C’était il y a une année, le 13 juin 2016, que le tout-puissant ministre d’État, ministre de l’administration territoriale et de la sécurité intérieure annonçait au peuple du Burkina ses mesures (1) pour prévenir les bavures par lesquelles les kolgl-wéogo avaient fini par s’illustrer. Un an plus tard, le moins que nous puissions dire est que la situation n’est guère meilleure.
1-/ Le ministre de la sécurité intérieure nous avait promis que « Toute personne appréhendée en flagrant délit d’infraction à la loi pénale doit être immédiatement remise aux forces de sécurité intérieure (la gendarmerie nationale et la police nationale) » ! Un an plus tard, nous savons que les kolgl-wéogo dont il est le secrétaire national, n’en ont que pis de cette mesure ! Pire, des citoyens sont morts aux mains des kolgl-wéogo (2) ! Il faut dire que dans cette violation flagrante de la directive du ministre de la sécurité, c’est plutôt sa réaction qui nous inquiète ! Le ministre s’est juste contenté d’exhorter les kolgl-wéogo à se mettre en règle avec la loi. Un jeune burkinabè a été tué sans raison, et tout ce que le ministre trouve à faire, c’est d’exhorter les kolgl-wéogo à se mettre en règle !

2-/ Le ministre de la sécurité intérieure nous avait promis que « les personnes sur qui pèsent des soupçons d’infractions doivent être dénoncées et signalées aux forces de défense et de sécurité qui se chargeront de leur interpellation ». Or, nous savons que cela n’est pas le cas (3). Nous savons que bien trop souvent, ces mêmes forces de défense et de sécurité sont réduites à un rôle d’observateur pendant que les infâmes kolgl-wéogo sévissent. Ils sont à la fois juge et justicier, et cela, au grand jour, au vu et au su du ministre de la sécurité intérieure !

3-/ Le ministre de la sécurité intérieure nous avait promis que « Sont formellement interdits les séquestrations, les sévices corporels, les traitements humiliants et dégradants, les cotisations forcées, les amendes, les taxes, les contributions aux dépenses et les remboursements de biens dissipés ». Un an après, nous savons que si des citoyens sont morts aux mains des kolgl-wéogo (2), c’est bien parce qu’ils ont été victimes de sévices corporels (4) ! Tialgo, qui défraye la chronique nationale de nos jours, montre bien que des amendes sont toujours illégalement levées, et les kolgl-wéogo sont prêts à enfreindre les deux autres mesures du ministre de la sécurité intérieure pour exiger leur paiement !

4-/ Le ministre de la sécurité intérieure nous avait promis que « Sont également interdits, les déplacements en groupe avec port ostensible d’armes à feu ou d’armes blanches ». Une fois encore, c’est Tialgo qui nous démontre que les kolgl-wéogo n’ont aucune cure de la mesure, puisque c’est bien une maladresse dans la manipulation d’une arme à feu qui a mis le feu à la poudre !

En somme, notre puissant ministre d’État a beaucoup de peine à se faire entendre par ses propres kogl-wéogo, quoiqu’il en soit le premier secrétaire national ! Les bavures, loin d’avoir cessé semblent plutôt avoir pris de l’ampleur, et même, comme une maladie contagieuse, ont atteint les forces républicaines de sécurité intérieure.

5-/ Les actes d’indiscipline caractérisée des forces de sécurité intérieure à l’égard de notre presse nationale sont très bien documentés (6). Des bavures dénoncées par les différents corps de la presse, mais ces dénonciations semblent tomber dans l’oreille d’un sourd.

6-/ La population civile n’est pas en reste non plus. On se rappelle les évènements de Dédougou (7), sur lesquels, jusqu’à nos jours, aucun rapport d’autopsie n’a été rendu publique pour situer les burkinabè quant aux faits ! Pourtant, en pareille circonstance, le devoir de l’autorité devrait être de rassurer le citoyen qu’il est en sécurité une fois entre les mains des forces de sécurité. Mais nous savons que cela n’est même pas vrai puisque, à plusieurs reprises déjà, des citoyens ont été arrachés des mains des forces de sécurité pour être lynchés (8) ou remis en liberté même (9) . À y penser, il n’y a aucune différence entre le comportement de la horde et celui des kolgl-wéogo. En fait, on pourrait même dire que la foule des lyncheurs s’est constituée en kolgl-wéogo.

7-/ Pression démographique obligeant, le crime (de sang) est aujourd’hui une réalité quotidienne au Faso ! Un tour d’horizon dans la presse, et l’on s’aperçoit rapidement que la menace sécuritaire des burkinabè ne vient pas seulement des terroristes.
En effet, à l’intérieur même de nos villes, il existe des zones entières coupées à la circulation à partir d’une certaine heure, sauf si vous avez l’intention manifeste de vous faire voler. Ces zones sont connues des citadins, de la police et de la gendarmerie. Pourtant, elles existent toujours !
Ayant attendu en vain que les forces de sécurité et de défense viennent à leur secours, des femmes burkinabè ont pris sur elles la responsabilité de marcher pour porter à la connaissance de l’opinion nationale, qu’elles sont victimes quotidiennement de meurtre ! (5)
8-/ La menace terroriste, quant à elle, reste entière, et les terroristes ont même l’audace de s’attaquer directement à des postes de gendarmerie (10). Malgré les menaces verbales prononcées en son temps après l’attaque du Cappuccino, les terroristes courent toujours impunément.

Le Nord de notre pays, à en croire certains écrits est une portion territoriale sous occupation djihadiste, ou l’État du Burkina-Faso n’existe plus depuis longtemps. Les fonctionnaires préfèrent même éviter la région depuis la mort d’un des leurs (11). Le ministre de la sécurité intérieure lui-même le sait puisqu’il a encore promis, comme à son habitude, de résoudre le problème (12). Les populations du nord du Burkina-Faso attendent toujours (13).

On pourrait penser que nous en voulons à M. Simon Compaoré, en appelant à son remerciement du ministère de la sécurité intérieure. Il n’en est rien ! Nous en voulons plutôt au ministre de la sécurité intérieure.
Nous en voulons au ministre, parce que la situation sécuritaire est grave, et nous avons passé le cap des promesses et des discours vaseux, d’autant que des burkinabè sont tués, alors même que cela aurait bien pu être évité !

9-/ Les bavures aussi bien des kolgl-wéogo que des forces de sécurité sont quotidiennes. Les Burkinabè attendent une police des polices forte, dotée des moyens financiers et juridiques nécessaires pour ramener l’ordre dans les rangs. Que nous offre, à ce sujet, le ministre de la sécurité intérieur ?

10-/ Tout a été écrit sur les kolgl-wéogo. Ils défrayent la chronique depuis bien trop longtemps. Les burkinabè attendent que la loi définisse clairement ce qu’ils sont comme entité dans la république, leurs attributions et leurs responsabilités. À l’heure actuelle, ils ne représentent en réalité qu’une milice mafieuse qui pourrait très rapidement devenir aussi dangereuse que les milices des narco-trafiquants en Amérique latine. Quel ministre de la sécurité intérieure, conscient, pourrait-il encourager une telle évolution des choses surtout lorsque l’on sait que les narco-trafiquants voient l’Afrique de l’ouest de plus en plus comme la voie idéale vers l’Europe ! Quelle aubaine si des gouvernements encouragent la création de milices ! Bientôt, elles seront mieux armées que les forces de police et l’armée régulière elle-même, et à ce moment, le pays entier sera sous leur contrôle (14). Cela s’est déjà fait en Amérique latine !

11-/ La menace terroriste a presque coupé le pays en deux. Les terroristes règnent en maître dans certaines régions où ils s’attaquent même aux institutions de l’État. Les burkinabè attendent que leur nouveau service des renseignements commence à produire des fruits. Ils attendent que, face au besoin accru d’échanger rapidement les renseignements, toute la sécurité intérieure soit repensée. À défaut de fusionner police et gendarmerie pour en faire une seule force, au moins une interface d’échange entre elles, et même avec l’armée et les services de renseignements devrait être mise en place. En lieu et place de réformes profondes pour relever le défi de la lutte antiterroriste, c’est l’armée que le ministre de la sécurité nous envoie au Nord. L’armée dissuadera les islamistes de tenter une occupation totale comme au Mali, mais elle ne pourra rien contre les attaques sporadiques. Le renseignement est la seule façon dont nous pourrons prévenir les attaques.

À défaut de nous offrir une vision de la sécurité intérieure du pays en cette période lourde de challenge, c’est plutôt à des promesses que nous avons droit de la part de notre ministre de la sécurité intérieure. Des promesses d’ailleurs, dont nous attendons encore la matérialisation. Et pendant que nous attendons, c’est au moins une centaine de citoyens qui ont perdu la vie entre les mains des kolgl-wéogo, des forces de sécurité, des grands bandits et des djihadistes. Des morts dont nous aurions pu nous en faire l’économie !

Combien d’orphelins, de veuves et de veufs faudrait-il compter avant que le président du Faso se décide à agir ? Combien de fois encore, le président du Faso lui-même devra-t-il venir au secours du ministre de la sécurité avant qu’il se décide à le remplacer ?

Une démission ne serait point acceptable, parce qu’elle nous priverait, en tant que citoyen de notre droit de sanction pour insuffisance de rendement et manque criard de vision.
On ne doit pas jouer à la politique avec la sécurité des burkinabè. Nul n’en sortira gagnant.

Koudraogo Ouedraogo
Blog : http://burkinafache2015.wordpress.com
Membre, Faso 2020 : http://faso2020.org

Références
(1) Voici les mesures concrètes de Simon Compaoré contre les bavures des Koglweogo, <http://lefaso.net/spip.php?article71725> , lundi 13 juin 2016
(2) Un mort et un blessé après des tirs à bout portant des Koglwéogo sur 2 motocyclistes à Yondé/Koulpelogo, <http://lefaso.net/spip.php?article72781> , lundi 22 août 2016
(3) Les Koglweogo indésirables à Kongoussi à la suite d’une altercation, <http://lefaso.net/spip.php?article72006> , mercredi 29 juin 2016
(4) Dozos/koglwéogos : Deux hommes torturés à Poya, des relations de plus en plus explosives, <http://lefaso.net/spip.php?article75015> , mardi 3 janvier 2017
(5) Quartier Saaba de Ouagadougou : Les femmes dans la rue pour protester contre les assassinats en série, <http://lefaso.net/spip.php?article76764> ,20 avril 2017
(6) Agression du journaliste Guezouma Sanogo par un gendarme : L’AJB et le SYNATIC condamnent un « acte violent, barbare et injustifiable », <http://lefaso.net/spip.php?article77185> , mardi 16 mai 2017
(7) Dédougou : La ville en effervescence à la suite du décès d’un gardé à vue, <http://lefaso.net/spip.php?article70933> , mardi 3 mai 2016
(8) Accusée de vol d’enfant, une femme est lynchée dans les rues de Ouagadougou : Plus jamais ça !, < http://lefaso.net/spip.php?article77397 >, mercredi 24 mai 2017
(9) Bagré : Des populations attaquent la gendarmerie et libèrent une exciseuse et ses complices, <http://lefaso.net/spip.php?article75442> , vendredi 27 janvier 2017
(10) L’attaque de gendarmes fait deux morts dans le Nord du Burkina, <http://lefaso.net/spip.php?article69115> , vendredi 15 janvier 2016
(11) Attaque de Kourfayel : L’enseignant Salifou Badini a été inhumé, <http://lefaso.net/spip.php?article76018> , lundi 6 mars 2017
(12) Lutte contre l’insécurité au Sahel : Simon Compaoré confirme que « les choses sont en marche », <http://lefaso.net/spip.php?article76584> , dimanche 9 avril 2017
(13) Attaques terroristes au Burkina : Deux morts et des blessés à Djibo dans la nuit du 27 au 28 mai 2017, <http://lefaso.net/spip.php?article77460b> , dimanche 28 mai 2017
(14) Insécurité au Sud-ouest : Un soldat tué par des braqueurs, < http://lefaso.net/spip.php?article77504>, mardi 30 mai 2017

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Vos commentaires

  • Le 12 juin à 17:36, par SIDNABA
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Mr Koudraogo Ouédraogo, si on doit suivre votre raisonnement la grande Bretagne devait remercier son Ministre de l’intérieur qui a essuyé trois attentats terroristes en une année ? De même que la France, l’Iran, la Lybie, etc. Votre raisonnement n’est pas cartésien ni neutre et c’est là que je ne suis pas d’accord avec vous. A supposer que le Président du Faso accède à votre requête de démettre son ministre de l’Intérieur, cela signifie qu’avec le nouveau ministre qu’il va désigner, on ne doit enregistrer aucune attaque terroriste sur notre sol. Je crains fort qu’on puisse trouver une personne pour un tel boulot. La question essentielle à mon sens est de savoir si nous avons les moyens nécessaires pour une telle sécurité avec zéro victime ? Même les USA qui ont plus d’argent que nous se battent chaque jour contre l’insécurité. Tout le monde doit y contribuer au lieu de voir la faute sur un ministre de l’Intérieur. Si tous les Burkinabè payaient leurs impôts par exemple peut être qu’on aurait plus d’argent pour affronter ce problème mondial au lieu de s’en prendre à une personne fut-elle Ministre de l’Intérieur. Je rappelle qu’avec le grand Gendarme D Bassolet, on a tué en plein jour le journaliste Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune et à ce jour soit 19 années après, les assassins ne sont encore pas trouvés et pourtant il était un grand spécialiste de l’acte ignoble commis. A bon entendeur, salut !

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  • Le 12 juin à 17:56, par ngoonga
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    La sécurité ne se confie pas à n’importe qui ??? certes. Il y a des bavures mais vs conviendrez que le contexte d’insécurité est mondiale et le Ministre ne ménage aucun effort pour assurer la quiétude des populations. Vs étalez le bilan de façon partiel dites également les acquis. Mais enfin pour certaines personnes ce n’est pas la sécurité du Pays qui importe mais plutôt l’insécurité du régime de RMCK en vue de parvenir à leurs fins.

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  • Le 12 juin à 18:13, par Yako
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Mon frère ton papier là est clean ;seulement demander à Rocco de virer Simon c’est tout simplement lui demander de se renier lui-même.Simon/Salifou et à moindre degré leur poulain Clementino Sawadogo sont issus d’une grossesse probablement non-désirée par Rocco les 30/31 octobre 2014.Mais comme ya eu accouchement il faudra garder l’enfant,dans le cas contraire c’est la maison Rocco qui risque le feu.Est-ce que l’enjeu en vaut la chandelle ?

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  • Le 12 juin à 19:41, par Fologui
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Bel écrit mais il va tomber dans l’oreille d’un sourd.Depuis l’accession au pouvoir du MPP, à tous les problèmes soulevés par les citoyens et observateurs on rétorque que même dans tel pays africain,dans tel pays européen il en existe.L’argument tout trouvé par la gouvernance actuelle est le parallèle avec des pays tiers tout comme le président Blaise Compaoré disait aux fonctionnaires qui demandaient une augmentation salariale de se contenter de ce qu’ils ont car il existe des pays où les fonctionnaires accusent des arriérés de salaire.Une chose est sure : le chef de l’Etat est entouré de conseillers aux cerveaux stériles dont le refrain face aux cris du peuple est "même dans tel ou tel pays c’est pareil". Ceci est le leitmotiv des gouvernants désorientés. Il faut sortir de cette léthargie de gouvernance car ce n’est pas en endettant un pays qu’on le développe, il faut faire travailler les esprits des technocrates pour trouver une voie de développement intérieur de création de richesse intérieure mais non, vous êtes chèrement payés par mois pour dire aux Burkinabé que même dans les autres pays c’est ainsi. Salifou Diallo avait donné un délai de 6 mois pour juger leur gouvernance ; plus de 3 semestres après nous constatons que le pays régresse lamentablement à tous les niveaux.C’est votre régime qui a apporté les tortures kolgweogo dans le pays ces milices hors la loi,c’est votre régime poisseux et malchanceux qui a apporté les attaques terroristes au Burkina.De l’histoire du Burkiina la corruption n’a jamais atteint tant de proportions. La SONABEL vend l’obscurité, l’ONEA est absente ou vend l’eau sale dans les ménages et si on vous dit de vous améliorer vous dites que le Burkina n’est pas le seul pays où ces services vitaux ne sont pas assurés. Continuez à faire les comparaisons au lieu de travailler.Après avoir acheté à coups de millions les votes du bétail électoral Jusque là vous n’êtes pas à la hauteur,vous avez montré que vous êtes incompétents incapables indécis tâtonnant au sommet de l’Etat.

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  • Le 12 juin à 19:58, par Le Yen
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Sincèrement, nous Burkinabè nous gagnerions à regarder vers l’avenir. Ne faisons pas des problèmes du pays des problèmes d’individus. Ce n’est pas le départ du ministre de la sécurité qui mettra un terme aux attentats, à moins que ceux qui le demandent soient les auteurs de ces forfaitures. Je pense d’ailleurs que cette piste n’a pas été assez sérieusement explorée. L’acharnement montre qu’il y a anguille sous roche.

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  • Le 12 juin à 20:16, par en verité je vous le dis
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Vraiment le BF post insurrectionnel chacun est expert en tout.règle tes problèmes personnels avec Simon.nous sommes fatigués de vous laisser nous respirer en paix .Occupe toi de ta propre sécurité même si on te met labas tu ne pourras pas mieux faire que le ministre.
    Maintenant qu’il ya la liberté on croit que c’est anarchie il faut qu’un jour un révolutionnaire prenne le pouvoir et mettre les gens à l’ordre.

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  • Le 12 juin à 21:07, par Le syndicaliste
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Acharnemement suspect avec des amalgames terribles. En fin de compte, meme les baggares entre les gamins dans les quartiers sont dus a l’incompetence du ministre de la securite. Si le nord du Burkina a est dans une zone ou les terroristes sevissent, c’est aussi la faute du ministre de la securite. Vous nourrissez une haine viscerale contre le ministre de la securite et personne ne vous prendra au serieux, sauf bien sur ceux qui oeuvrent nuit et jour a la destabilisation du regime en place.
    Comme il y a longtemps que vous n’avez pas publie sur les reseaux sociaux, je comprends votre besoin pressant de vous signaler pour ne pas rentrer dans les oublettes. Mais vous pouviez trouver mieux que ce que vous venez de nous servir.

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  • Le 12 juin à 21:46, par sanpa
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Mr koudraogo, j’aurais mieux apprecié vos analyses si toutefois vous les aviez étayées par des propositions concrètes de solutions de sorties crise.
    Parlant de Koglweogo, vous criez haut leurs derives mais vous ne denoncez guère en passant les assassinats commandités par nos dirigeants dechus et même pour quoi pas, quelques uns de l’heure.
    Dans le secteur judiciaire on parlais tantot de 5000 dossiers pendants. Vous croyez que cela est imputable a qui ? sans nul doute à nos dirigeants. Comment vous qualifiez ces actes ?
    Ce que tu dois reconnaitre dans cette histoire de Koglweogo est qu’elle est une structure legitime née pour combler un vide sécuritaire dans pleins de milieux où l’insécurité prenant des proportions inquietantes. Et jusqu’à présent, la grande majorité de la population l’approuve car la courbe du grand banditisme a baissé considérablement. Par conséquent, à l’heure actuelle, un Koglweogo qui n’est pas vomis par sa propre population est difficilement dementelable. Ainsi compris, je pense que le defaut de compétence de la personne chargée de la gestion de ce secteur de securité interieure dont tu fais cas est à ecarter.
    Evoquant maintenant le cas specifique du terrorisme, un internaute l’a deja su bien dire : si les attaques terroristes peuvent faire l’objet de reproches a un quelconque ministre, alors plusieurs pays de l’hexagone auraient limogé "N fois" leurs ministres. Bref ! mon point de vu.

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  • Le 12 juin à 22:45, par KOLGWENUEVO
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    DE QUI EST CETTE ARTICLE ??? QU’IMPORTE... LA PERSONNE SEMBLE AVOIR OUBLIER LE TEMPS DE ’SI TU FAIS, ON TE FAIT ET YA R1’. ACTUELLEMENT C’EST ’FAUT FAIRE, ON VA FAIRE’. EN LICE LA POLICE DE PROXIMITÉ ET PLEINS DE SACS DE RIZ POUR LES AYANT DROITS EN CAS DE BEVU RECADRAGE. VIVE SIMON, YA R1 DERRIÈRE ENCORE MOINS DEVANT

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  • Le 13 juin à 00:05, par SOME
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    les choses s’eclaircissent encore mieux et se precisent ! une campagne s’orchestre depuis longtemps pour demanteler le trio et depecer ce pouvoir au profit de ....
    Tout ceci entre bien dans une strategie de politique politicienne alors que le feu est au village tout entier.
    ce n’est pas sen changeant Simon que les choses changeront : c’est une question de choix et d’orientation politiques qui amenent decisions concretes pour resoudre les problemes concrets. Degager un individu (aussi incompetent que l’on puisse penser) ne regle pas le probleme tant qu’il n’y a pas la volonté politique.
    La clarification entre les RSS a demarré : alea jacta est !
    SOME

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  • Le 13 juin à 10:30, par Ibrango
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Je crois que la haine contre le ministre de la sécurité ne fera jamais cesser les problèmes d’insécurité et de terrorisme au Burkina. Le ministre de la sécurité fait vraiment de grands efforts pour la sécurité du Burkina. Cependant même si on le remplace ou le remercie, cela ne changera rien. C’est l’Éternel Dieu qui garde un pays, ce n’est pas les hommes ou les stratégies. Arrêtez de vous en prendre à la personne du ministre de la sécurité Monsieur Simon COMPAORE, et prions Dieu pour que Dieu l’aide. Ce l’Éternel Dieu ne garde un pays, ceux qui la gardent travaillent en vain. Toutes les religions doivent prier pour le pays car nous vivons des temps difficiles. Tous les.pays du monde, même les puissants vivent les mêmes situations. Que Dieu bénisse le ministre, le Burkina Faso.

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  • Le 13 juin à 14:51, par EDGAR
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Tous s’accordent à dire qu’il faut renforcer les mécanismes de la démocratie pour une gouvernance vertueuse au Burkina. Certes, des institutions existent pour l’exercice de la démocratie. Mais que valent les institutions sans les hommes et les femmes censés les diriger et animer ? La qualité d’une opinion nationale se base sur la pertinence et l’objectivité des points de vue émis par des citoyens et des communautés .Malheureusement, le Burkina Faso a souvent une opinion publique qui n’est pas crédible. Elle excelle dans des rumeurs infondées, des critiques mesquines sur fond de règlements de comptes et de manipulations politiciennes. Dans les pays développés en Europe, les avis émis par l’opinion publique sont pris au sérieux par les décideurs car, ils sont généralement fondés sur des faits concrets et objectifs. Après les attentats de New York en 2001, les assauts terroristes de Paris, de Bruxelles, de Berlin et récemment de Londres en mars 2017, les citoyens de ces pays sont restés confiants et solidaires de leurs forces de sécurité pour la traque de ces terroristes internationaux. Mais au Burkina, les forces de défense et de sécurité(FDS) ont été plutôt l’objet de dénigrement par de nombreux citoyens à travers des réseaux sociaux, des émissions interactives de médias. On s’adonnait surtout à des règlements de comptes en demandant la démission de tel ou tel ministre, de tel Chef d’Etat ou de gouvernement comme si cela était la potion magique pour éradiquer les attaques terroristes. Malgré l’opprobre jetée sur les services de sécurité par des citoyens à la critique facile et généralement peu valeureux, les FDS ont gardé haut le moral et viennent de démontrer leur capacité à détruire les réseaux terroristes dans le pays. En effet, la traque à succès menée dans le nord du pays le 22 mars 2017 et qui a permis d’abattre l’un des chefs terroristes Harouna Dicko et la mise aux arrêts d’une de ses bandes, marque le début de la stratégie opérationnelle de défense et de sécurité, minutieusement menée sous l’égide du ministre d’Etat ,ministre de la sécurité Simon Compaoré et du Chef d’Etat major général des armées Oumarou Sadou.Le nouveau ministre de la défense Jean Claude Bouda pourra compter sur le général Sadou pour mener à bien sa mission. Exactement comme le ministre de la sécurité, qui a su s’entourer des services tactiques de la police et de la gendarmerie pour agir méthodiquement avec succès. Bravo aux FDS et à leurs autorités. Appel donc aux citoyens à collaborer avec les services de sécurité pour des renseignements précis qui permettront de bouter les réseaux terroristes hors du Burkina au profit de tous.

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  • Le 13 juin à 16:02, par Adrien
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    La bonne foi s’impose d’elle-même. Elle est comme le soleil qu’on ne saurait cacher avec la main. La première année du régime Kaboré a été émaillée de difficultés économiques et les autorités étaient dans une position de prise d’élan pour faire face aux nombreux défis du développement .Certes, les attaques terroristes ont éprouvé le système de défense et de sécurité durant la première année. Il reste maintenant à bien équiper les forces de défense et de sécurité pour mieux combattre le terrorisme en collaboration avec les citoyens civils. Le ministre de la sécurité a entamé une bonne réorganisation de la sécurité et les effets sont bien visibles en matière d’une régulation rigoureuse de la circulation routière à Ouagadougou qui était longtemps restée quasiment la seule capitale africaine où les citoyens ne respectaient pas les feux tricolores. Les récents incidents relatifs aux Koglwéogo ,dozos ressemblent plutôt à des actes d’adversité pour tenter de remettre en cause le succès de la coopération entre ces structures communautaires de sécurité et les forces de l’ordre. Cela ne devrait aucunement dérouter le ministre Simon Compaoré de la sécurité qui est sur le bon chemin, n’en déplaise aux adversaires malhonnêtes. Simon Compaoré fait figure et acte d’un super flic qui a su s’entourer de conseillers et responsables avertis de la sécurité. Il est le pionnier de la création de la police municipale au Burkina Faso. Courage donc aux braves acteurs de la défense et de la sécurité du Burkina pour aller de l’avant afin de mieux renforcer la sécurité pour tous ,y compris les délateurs professionnels qui passent le temps dans les débits de boisson à faire des critiques inutiles et subjectives et sont eux-mêmes incapables de mener à bien les responsabilités qui leur sont confiées.

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  • Le 13 juin à 17:54, par yameogo
    En réponse à : Au moins une dizaine de raisons pour remercier le ministre de la Sécurité Intérieure du gouvernement !

    Simon Compaoré doit arrêter son cirque et tenter d’organiser intellectuellement notre sécurité. Il n’en n’a pas les connaissances, mais son entourage doit être plus entreprenant pour orienter les actions du ministre et diminuer son activisme. Ce n’est pas une question de CDR : c’est un choix politique (où aucune décision n’est prise à la hussarde et dans le populisme), suivi d’une exécution professionnelle à haute responsabilité.
    Pourquoi l’incapacité de sanctionner les cas de malversations de corruptions à la police ? Pour que les policiers ne déversent pas dans la rue tous les secrets qu’ils détiennent. Alors, on fait comment pour que justice soit rendue ?

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