Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

Par Issa Fidèle Coulibaly • samedi 10 juin 2017 à 17h32min

La fameuse problématique de la baisse ou de la perte de l’autorité de l’Etat est devenue un serpent de mer. Tout le monde s’accorde à dire qu’il urge de restaurer l’autorité de l’Etat .Mais comment ? Mystère et boule de neige. L’attitude du gouvernement burkinabè face à l’effritement de l’autorité de l’Etat, peut être métaphorisée comme étant celle d’un médecin qui se préoccupe de faire baisser la fièvre d’un paludéen par du paracétamol sans s’activer à lui administrer subséquemment des médicaments antipaludiques. Par conséquent, le mal demeure.

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Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

Les récents remous sociaux, particulièrement dans le mois de mai 2017, ont très éprouvé les citoyens dans la ville de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou. En effet, des accompagnants d’un malade à l’Hôpital Souro Sanou de Bobo s’en sont pris violemment à des médecins qu’ils ont accusé à tort d’être la cause de la mort de leur malade à qui, il a été recommandé de rester à jeun pendant un certain temps avant son intervention chirurgicale. Cette attitude des accompagnants relève d’une ignorance moyenâgeuse car, c’est la procédure normale avant certaines chirurgies. Mais les produits injectés au malade par perfusion, contribuent à l’alimenter d’une certaine manière et à traiter sa pathologie.

Face à cette agression sauvage, le corps médical de l’Hôpital Souro Sanou a observé un mouvement de protestation qui a paralysé le fonctionnement du CHU au détriment d’autres malades. La même scène s’est produite au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou(CHU-YO),la semaine dernière où un jeune grièvement blessé au crâne ,suite à un accident y a rendu l’âme .Trop de fausses informations ont été distillées sur cette situation créant ainsi la confusion pour situer les responsabilités du drame.

L’accidenté qui avait été évacué à l’ex-CMA du secteur 30 ,n’a pu être pris en charge pour cause de coupure d’électricité, raison pour laquelle il a été transféré au CHY Yalgado. Cela pose un problème sérieux d’incohérence inadmissible dans le dispositif sanitaire. Car, l’ex CMA du secteur 30 devenu partie intégrante de l’Hôpital de Bogodogo dont les équipements sont présentés comme étant ultra-modernes et hors pair dans la sous région, devrait logiquement pouvoir disposer d’un groupe électrogène de relais à l’instar du CHU Yalgado pour sécuriser les interventions chirurgicales en cas de coupure d’électricité de la SONABEL .Pourquoi le gouvernement se presse –t-il de mettre la charrue avant les bœufs en n’assurant pas les services et moyens de soins nécessaires à l’Hôpital de Bogodogo et se précipite d’annoncer son ouverture par des trompettes de Jéricho ?

L’administration publique est une continuité. Malheureusement, beaucoup de citoyens et même des autorités n’ont pas une conscience thérapeutique de cette lourde responsabilité. Les gens doivent comprendre que la fameuse question de reconstruction de l’Hôpital Yalgado dont l’idée a été émise après les inondations du 1er septembre 2009, avait comme début de solution, l’extension du CMA du secteur 30, à proximité duquel, est érigé le supposé célèbre Hôpital de Bogodogo qui attend de confirmer tout le bien que l’on dit de lui. Comment un tel Hôpital ne peut pas prendre en charge des malades en situation difficile et il faut toujours se référer à Yalgado qui devrait être décongestionné par cet hôpital ? Un Hôpital prédestiné comme son second pôle et qui lui a été retiré par un ministre anarchiste, qui a crée impunément, d’inutiles crises dans le système sanitaire national à travers les procès à rebondissements de la CAMEG en 2016.

Le décès dramatique du jeune au CHU Yalgado a été mal interprété par ses camarades dont les agissements frisent un hooliganisme juvénile qui tend à prendre des proportions inquiétantes au Burkina. Selon eux, la panne du scanner de Yalgado aurait retardé la prise en charge de l’accidenté. Une vision erronée des faits, car le malade a reçu des soins au CHU et son état de convulsion excessive ne pouvait pas permettre d’effectuer immédiatement un examen de scanner même si l’appareil n’était pas en panne. Le jeune à son arrivée à Yalgado était dans une situation de mort clinique et il n’y avait pas d’espoir de le sauver, tellement sa blessure avec une ouverture crânienne était désespérante. Des membres de la famille, plus sages ont reconnu ce fait.

Il importe de rappeler à la jeunesse, les excès de vitesse auxquels elle s’adonne à travers la ville de Ouagadougou par des acrobaties dangereuses sur des motos dans des quartiers comme Ouaga 2000, la zone du SIAO etc. Plusieurs jeunes ont perdu la vie dans ces rallyes stupides de la mort. Mais, c’est le cas du jeune dont le décès a suscité des agressions de ses camarades contre des médecins, qui a constitué la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Il n’est pas normal que des jeunes excités, drogués qui mettent leur vie en danger, viennent s’en prendre ensuite aux médecins qu’ils ciblent comme des boucs émissaires. Les parents ont aussi une part de culpabilité pour une absence de suivi du comportement délictueux de leurs enfants.

Le gouvernement doit faire davantage acte de discernement

Face à l’incivisme grimpant et à l’amenuisement croissant de l’autorité de l’Etat, les autorités doivent éviter d’être l’otage de la foule qui tend à leur imposer une gouvernance anarchiste de la rue et qui est aux antipodes de la gouvernance républicaine. Dans un Etat de droit, l’autorité de l’Etat doit être garante de la protection raisonnable des citoyens face à l’arbitraire.

A travers les deux situations malencontreuses que je viens de développer plus tôt dans les 2 hôpitaux de Bobo et Ouaga,le constat est établi que des populations, suite à des événements dramatiques se précipitent de désigner des coupables, de proférer des calomnies, de faire des règlements de comptes sans laisser le temps de mener des investigations crédibles pour mieux situer les responsabilités.

Les problèmes fondamentaux des hôpitaux et centres de santé publics du Burkina sont bien connus et se posent en termes de déficit de financement, d’équipements, de personnels de santé. Si l’Etat ne dote pas les centres de santé de moyens adéquats, il se posera toujours des problèmes de dysfonctionnement qui handicaperont les performances de ces structures, indépendamment de la volonté et de la compétence des responsables chargés d’administrer ces services ainsi que du corps médical. Souvent, comme apeurée par les mouvements d’humeurs des administrés, les autorités se précipitent de tomber dans pièges de règlements de comptes maqués à travers certaines revendications syndicales qui demandent des démissions de tel Premier ministre, ministre, DG etc…

Ces syndicats et autres citoyens outrepassent leurs prérogatives car, des structures étatiques de contrôle sont habilitées pour cela. Le gouvernement devrait assurer son autorité sur ces aspects afin que force reste à la loi. Cela évite que les autorités commettent des abus de pouvoir en sanctionnant arbitrairement des administrés sans se référer aux règles de droit.

Le cas de la police nationale est parlant. Certes, le ministre de tutelle a pris le temps d’examiner les doléances, mais la démission exigée de l’ex DG par les policiers a été effective par la suite or, il y avait un vide juridique à corriger pour satisfaire les revendications et non des chasses orchestrées aux sorcières, qui sont des portes ouvertes aux règlements de comptes tous azimuts. Les syndicats doivent se limiter aux revendications pour leurs conditions de travail et de vie. Il faudrait que le gouvernement sache faire respecter l’autorité de l’Etat à ce sujet. Sinon, aucun responsable n’aura la sérénité nécessaire pour mener à bien ses missions de service public.


Lire aussi : Hopital Yalgado Ouédraogo : Paul Kaba Thiéba s’imprègne des conditions de travail du personnel


Le gouvernement doit éviter de se faire manipuler par la foule et cesser aussi toute démagogie. C’est ainsi que chaque citoyen bénéficiera d’un climat propice pour exercer son patriotisme, tout en sachant que les autorités donnent elles-mêmes le bon exemple. On ne développe pas un pays dans le mensonge, les calomnies, les règlements de comptes, l’ignorance mais plutôt dans la vérité, la justice, la tolérance et le sens de l’intérêt général.

Par un citoyen
Issa Fidèle Coulibaly

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Vos commentaires

  • Le 11 juin à 03:42, par hum
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Donc même si l’hôpital de Bogodo avait un groupe relai (Sonabel doit aussi travailler éviter les délestages sauvages :dans certaines villes on assiste à des jeux de phares), si la crise cameg n’avait pas existé, le CHU avait un scanner (il doit l’avoir fonctionnel 24h/24h et pouvoir oxygener le maximum des patients dans le besoin) la mort du jeune était prévisible à l’analyse de vos propos. Vous semblez ne pas toléré les revendications tendant à faire débarquer telle ou telle responsable mais que s’est-il passé sous l’ère de celui dont l’âme vous hante tant. Donc focalisons sur l’avenir et oublions le passé. N’importe qui promis à un poste à une vision qui n’est toujours partagée par tous. Sans rancune

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  • Le 11 juin à 06:13, par sidwaya sorgho gomis
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Belle analyse M. Coulibaly. Je voudrais cependant ajouter ceci :

    L’effritement de l’Autorité de l’Etat est aussi et en grande imputable au fait que plusieurs de nos autorités et pas des moindres n’ont pas d’Autorité. Elles ont perdu leur Autorité à travers TOUTES SORTES DE COMPROMISSION. Et c’est ça le véritable problème aujourd’hui au Burkina.

    Le statut d’Autorité comporte des avantages mais aussi des exigences qui se résument en des comportements à avoir absolument chaque fois que la situation l’exige mais aussi en des comportements à éviter en tout temps et en tout lieu. Hors plusieurs de nos autorités et pas seulement les autorités politiques, n’ont plus d’Autorité en arrivant à leurs postes parce qu’ils ont déjà eu ces comportements répréhensibles vis à vis de la loi, de la morale ou de la société d’une manière générale. D’autres arrivent peut être "propres" mais ils se compromettent par la suite. En principe quand de telles situations "accidentelles "se produisent l’Etat, pour préserver son Autorité, doit tout simplement remplacer l’autorité mise en cause. C’est rarement le cas au Burkina où pourtant tout se sait facilement. Dans ces conditions ne demander pas aux syndicats de ne pas réclamer le départ de ces autorités qui n’incarnent plus leur fonction d’ Autorité.

    Quand à la police les responsables se partagent en toute illégalité et en toute impunité les recettes des service payés que voulez vous que les policiers fassent face à l’inaction de leur autorité de tutelle qui est le ministre de la sécurité ? Se taire et continuer à subir l’injustice des aînés au nom de l’Autorité de l’Etat ? NON ! Il revient d’abord aux autorités de la police au nom de l’Autorité de l’Etat qu’ils incarnent de se comporter en autorité.
    En la matière les exemples foisonnent sachant qu’au Burkina aucun secteur d’activité n’est épargné par l’impunité cause première de la perte de l’Autorité de l’Etat.

    Remarquez : partout où le départ d’une autorité a été réclamée, c’est que cette autorité avait perdu en réalité et depuis bien longtemps toute légitimité et toute Autorité pour diriger. Pourquoi attendre que le personnel las d’attendre la fin de leur calvaire en vienne à réclamer bruyamment le départ d’une autorité qui a bradé son Autorité il y’a bien longtemps ? Il faut simplement prendre les devants et sanctionner l’autorité en question. Ce sera un signal fort aux autres autorités qu’elles subiront le même sort si d’aventure elles avaient un comportement similaire et c’est aussi un signal fort en direction des subalternes et de la population que l’Etat tient à son Autorité.

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  • Le 11 juin à 07:00, par Le citoyen
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    L’incivisme...!? Nous le sommes tous. Chacun croit qu’il est plus important que tous ou que son travail est meilleur que pour les autres. Dans un tel climat qui écoute l’autre ? Je pense que chacun doit commencer par être humble, à considérer l’autre peu importe son activité ou son rang social.
    Quand on trébuche et qu’on tombe...!? Inutile de se plaindre de là où on n’est couché. Il faut repartir à la source pour enlever l’obstacle pour que d’autres ne tombe pas et cela pourrait être ton unique enfant.
    Et puis un journaliste ne doit pas sauter dans un problème comme ça hein...!? Il faut une analyse de fond. On ne dit pas de raconter la succession des choses.

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  • Le 11 juin à 09:03, par Zemosse
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Bonne analyse. Le gouvernement doit s’evertuer à doter tous les hôpitaux du Burkina du nécessaire indispensable pour la prise en charge de tout malade qui y séjourne. Le premier ministre Kaba l’à promis, attendons de voir car cette promesse à été prise pendant qu’il était acculé par....la foule

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  • Le 11 juin à 10:12, par Oussama
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Bonjour , analyse à prendre en compte pour soigner le manque de civisme, d’objectivité, de tolérance, de patience, d’analyse, de bon sens, d’intelligence, de justice etc. (tout ce que l’Homme peut être et/ou faire pour éviter ou circonscrire ceux dont nous subissons).

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  • Le 11 juin à 10:58, par Le Professeur
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Bonjour,
    Une contribution pleine de sagesse que j’apprécie à sa juste valeur. Elle peut bien sûr être perfectible, mais déjà à ce niveau, il ya beaucoup d’enseignements à y tirer. Merci pour une contribution aussi citoyenne.
    Le Professeur.

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  • Le 11 juin à 12:48, par Alexio
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Pourquoi on n apprends jamais de nos eurreurs au Burkina Faso ? Apres notre traversee du desert sous un regime dictatoriale qui hantait nos sommeilles, Et voila notre liberte abusee est entrain de devenir notre ennemie sosial pour la paix.

    Cet incivisme radical animer par des sous d autres drapeaux vindicatifs et anarchiques n est rien d autres que la mentalite d une jeunesse de boussolenee et assoiffee d une vie a apparence trompeuse. On ne peut pas vivre sans risque, mais des risques , on peut s en decliner le luxe a prendre toutes precautions preleminaires. Le port de casque, des habits approprier pour les rallys de motos.

    Une assistance medicinale en place pour les urgences. Ici, je parle du sport rally organiser dans les normes internationales. Tout sport peut tuer. On ne peut pas endosser la responsabilite au CHU sans que celui-ci n y etait pas lier a cet accident. Aussi son devoir de sauver la vie ne peut pas etre une reclamation du retour a la vie d un patient qui etait mort clinicalement.

    Chaque perte de vie n est pas une fete a l hopital. Mis en cause professionalisme des travailleurs de la sante, est une irresponsabilite et d ingratitude de la part de ses jeunes nerveux.

    Prenez votre responsabilite en matiere de sante en dehors des maladies naturelles.Notre Etat n est pas le tout puissant divin. Pour les croyants.

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  • Le 11 juin à 12:54, par sanpa
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Ton analyse des faits n’est pas mal mon frère.
    En effet, comme tu l’a si bien souligné, l’Etat n’entreprend pas d’actes concrets sine qua non aux maux en general qui minent notre pays. Alors que dans cette allure de la montée de l’incivisme, à beau poursuivre avec les mêmes pratiques que nous constatons tous de la part de nos dirigeants, croyant qu’ils viendraient a bout de ce qu’ils pretendent combattre est une illusion.
    Et, gloire à l’Eternel du fait que jusqu’à present ce n’est que des agressions benignes. Alors, ne soyez pas surpris d’entendre qu’un agent de l’Etat a été lunché à mort un de ces beaux jours si toutefois rien ne se passe pour eradiquer ce phenomène qui prend des proportions inquiètantes au faso.
    Cependant, n’occultons pas un fait aberrent parfois du personnel sognant : ils manquent de communication ou qu’ils communiquent vraiment pas assez aux accompagnants des malades. Est-ce normal cela ? Et face a cette situation, ces derniers ne peuvent que prejuger leurs actes. Et qu’est-ce qu’ils retiennent d’eux ? tel sognant n’est pas bien.
    Mais est-ce pour autant qu-ils doivent subir des agressions ?
    Je pense que en homme d’education raisonnable, d’autres hypotheses peut-etre emises et de là vous comprendrez que ce n’est pas celui que vous accusé qui a oté la vie de votre parent.
    De tout cela, l’Etat a sa grande part de culpabilité : insuffisance de formation des agents de l’Etat ; mauvaise gestion de ceux-ci ; manque et/ou insuffisance de materiel de travail ; culture et maintient de l’incivisme au sein de la société ; mauvaise gouvernance ; et j’en passe.
    De ces analyse, vous conviendrez avec moi sans nul doute qu’il appartient à l’Etat de prendre ces engagements forts en changeant le fusil d’épaule afin de ne pas louper le coche sur son terrain de combat. A bon entendeur salut !

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    • Le 11 juin à 15:17, par Guy Lesage
      En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

      Je valide cette analyse. Je pense cependant que si les praticiens avaient expliqué aux parents des malades pourquoi on ne peut pas les
      opérer séance tenante, on aurait pu éviter ces dérapage. Mais je crois comprendre. Quand on côtoie chaque jour la souffrance, le sang, la mort, on peut finir par se décentrer pour percevoir les situations avec plus de calme et de sang-froid. Un sang-froid que les parents ne comprennent souvent pas, apeurés qu’ils sont de perdre un être cher. En tout état de cause, pardonnons-nous et avançons !

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  • Le 11 juin à 14:33, par @Siwaya Sorgho Gomis
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Merci Sidwaya S. Gomis : "Quand à la police les responsables se partagent en toute illégalité et en toute impunité les recettes des service payés que voulez vous que les policiers fassent face à l’inaction de leur autorité de tutelle qui est le ministre de la sécurité ? Se taire et continuer à subir l’injustice des aînés au nom de l’Autorité de l’Etat ? NON ! Il revient d’abord aux autorités de la police au nom de l’Autorité de l’Etat qu’ils incarnent de se comporter en autorité.
    En la matière les exemples foisonnent sachant qu’au Burkina aucun secteur d’activité n’est épargné par l’impunité cause première de la perte de l’Autorité de l’Etat."
    Quelle honte ! Les comportements deshonorables de nos autorites leur otent tout droit a aspirer au respect. A comportement deshonorable, attiude reprobatrice "irrespectueuse" des subalternes. Le respect ne se donne pas. Il s’ acquiert. Le respect comme le non respect est plus un resultat qu’ autre chose. Il est transactionnel comme dans le commerce. Je te donne le respect et en retour tu me donnes quoi ? Le sens de l’ honneur et de l’ honorabilite. Tu manges dans la fange et tu veux que je te traite mieux qu’ un cochon ? A ou ca ? Merci Sorgho Gomis.

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  • Le 11 juin à 15:17, par Le Progressiste
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Du leadership ! Du leadership ! C’est tout.
    Si cette jeunesse va à la dérive continuellement, cela signifie que le système éducatif est une catastrophe. L’urgence aujourd’hui, est qu’il faut initier des lois strictes devant régir la vie publique afin de prévenir le danger qui menace le pays. Une jeunesse désœuvrée dans un pays qui a besoin de bras pour sa construction, qui devient un problème pour la paix.

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  • Le 11 juin à 15:59, par Un médecin
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Le Premier ministre Paul Kaba THIEBA s’est déplacé au CHU Yalgado pour constater la situation de crise qui y prévalait suite à la protestation du personnel de santé contre les agressions récurrentes. Il dit avoir constaté une situation déplorable. Voilà les erreurs habituelles que des gouvernants font. Face à des problèmes et préoccupations qui nécessitent des solutions urgentes, on s’enlise dans des circonvolutions pour annoncer des mesures sur le long terme. La reconstruction de Yalgado sur un autre site est un projet à long terme. Il faut trouver ici et maintenant, les moyens financiers et matériels nécessaires pour un bon équipement de Yalgado.Le gouvernement devrait reconnaitre qu’il s’est laissé induire en erreur par l’ex ministre de la santé qui a confisqué la part d’équipement de Yalgado pour l’hôpital de Bogodogo.Ce n’est pas tard de remettre à César ce qui est à César. C’est le gouvernement qui a retiré les travaux d’équipements aux hôpitaux pour les confier à la SOGEMAB qui est aussi confrontée à des problèmes de trésorerie qui ne lui permettent pas de réparer le scanner à hauteur de 190.millions FCFA. Par conséquent, c’est le gouvernement qui n’investit pas les moyens nécessaires pour le fonctionnement des hôpitaux par des subventions fortes. La balle est donc dans le camp du gouvernement. Nous médecins, nous avons le devoir de relever cette vérité pour que des solutions soient vite trouvées pour nous permettre de travailler dans de bonnes conditions.

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    • Le 12 juin à 02:51, par Mr. Le Medecin
      En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

      Mr. Le Medecin, comme tout bon petit bourgeois burkinabe, vous etes trop presse. Est-ce que le gouvernement peut tout faire en meme temps ? Laissez d’ abord ils voint gerer la commande des 1700 vehicules neufs brillants comme 404 qu’ on vint de sortir de l’ osune. Apres ils pourront payer le scanner. Si c’est pas parce que vopus memes vous etes faux medecins-la, est-ce que les infirmiers des grandes endemies des annees 1940 la soignaient les gens avec scakner ou bien c’est quoi ca encore ? Vous allez me enchoulter mais c’est la verute. Si les gens meurent a Yalgado, est-ce que c’ est la faute au gouvernement ? C’est Dieu qui a donne et qui reprend, non ? Sinon, pourquoi eux- memes ils tombent maladifs au moment que le scakner est en panne ? Si que ils devaient vivre, ils allaient meme tombr malades quand on va reparer lwe scakner fini. Ils sont malades maintinant, c’est que tout est deja gater pour eux- memes donc c’est pas affaire de gouvernement.

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  • Le 11 juin à 21:35, par missiri
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Bonne analyse , attention aux solutions de tout asimyt que la presse nous propose car la solution est à rechercher avec les professionnels du métier (tous soignants sans distinction de corps ) et non la presse qui prétend avoir la solution à tous les problèmes du pays à travers des points de vues ou des analyses parfois insensées . Les guérisseurs traditionnels soignent des gens depuis belle lurette mais on a jamais apris qu’ils ont été battus par un malade ou son accompagnant , à mon avis la solution ne se retrouve pas dans le renforcement de la sécurité , dans le renforcement en matériels et en équipements des centres de santé publiques , dans la dotation réguliere en consommables médicaux , dans le renforcement des ressources humaines en quantité et en qualité et bien sûr la motivation des agents de santé quoi qu’on dise . Sur le dernier point mérite qu’on y pense sérieusement pour donner aux services publics leurs lustres d’avant au lieu d’appeler tout les jours pour insulté les agents de santé.

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  • Le 12 juin à 03:05, par Holala W. Jorome
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Un PM va faire un tour a Yalgado, il voit que tout est delabre. Meme le scanner ne marche ps. Yalgado est l’ endroit ou vous et moi on va toujours nous soigner. On ne peut pas nous faire evacuer aux frais de l’ etat comme les ministres du gouvernement qui se font evacuer pour des rhumes causes par la climatisation forte et bonne de leur bureau, puis de leur voiture, puis de leur maison. Soleil tropical, ca ne leur fait meme plus peur. Mais vous et moi, Yalgado, c’est notre Hopital Val de Grace. Mais il n’a pas de scanner meme si c’est nous qui payons les impots. Donc, apres son tour triomphal de Yalgado, le lendemain, il tient un conseil des ministres pour donner quittus a l’ achat de vehicules plus neufs qui vont leur donner plus encore de rhume pour aller vite vite se soigner a Vaux de Grace. Mais pendant ce temps, le scanner demarre comme un taxi couleur verte de ouaga. Sauf que taxi vert de ouaga,si ca n’ avance pas, tu peux sortir chercher un autre. Mais scanner, c’est la ou nous tous on compte ooh. Nous tous qui sommes condamnes a hurler sur Yalgado et a frapper les medecins mechants et les infirmiers laxistes qui nous laissent mourir, mais qui sommes toujours condamnes a aller la- bas coucher nos malades a terre. Parce qu’ on prefere mourir a notre Yalgado qu’a la maison. HeYIII, gofnerman, zoe wen naam !

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  • Le 12 juin à 06:59, par Pyramide sanitaire
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Les CHU Sanou Souro de Bobo et Yalgado de Ouaga,sont 2 hôpitaux de référence au plan national. On doit évacuer dans ces hôpitaux des malades dont les soins dépassent les compétences des CSPS et CMA. De même, les cas de grossesse à risques avec des femmes souffrant de pathologie délicate peuvent être transférés dans les maternités de ces 2 hôpitaux. Cependant, les femmes qui ont un suivi normal sans risque de leurs grossesses peuvent faire leurs accouchements dans des CSPS ou CMA dans les périphéries des villes de Bobo et Ouaga. Les hommes et les femmes doivent faire l’effort de comprendre ainsi la pyramide sanitaire du Burkina pour éviter de causer trop d’affluence inutile dans les CHU de Bobo et Ouaga. Les responsables des services de santé devraient aussi assurer la maintenance régulière de leurs groupes électrogènes dans les CMA pour sécuriser les interventions chirurgicales en cas de coupure d’électricité. Pour ce faire, il conviendrait que des mesures de souplesse et de célérité soient accordées aux services de santé pour les dépenses d’entretien et de fonctionnement des équipements médicaux. Ce sont là de vrais problèmes à résoudre pour un meilleur fonctionnement de nos services de santé. Il ne s’agit pas d’occulter ces problèmes objectifs pour viser des règlements de comptes entre personnes car, il faut éviter de causer des encombrements inutiles des hôpitaux qui ont des capacités limitées de place. Les autorités sont bien au courant de ces réalités et la solution réside à la mise à disposition des moyens financiers et matériels nécessaires aux hôpitaux. De même, les problèmes de reins sont devenus une affaire de santé publique qui mérite beaucoup de moyens. La direction générale du CHU Yalgado a fourni de gros efforts pour faire passer le nombre de générateurs pour la dialyse de la dizaine à la vingtaine courant 2013/2014.Compte tenu du cout élevé d’un générateur et ses accessoires qui avoisine la vingtaine de millions de FCFA, l’appui de bonnes volontés au CHU Yalgado qui est le seul centre d’hémodialyse pour le traitement des maladies rénales au Burkina sera très utile. C’est ainsi qu’il convient de saluer le don de générateurs par la LONAB à Yalgado. C’est le lieu également de féliciter et encourager les généreux donateurs du CHU Yalgado qui sont entre autres Abdoul Service, le Port Autonome de Cotonou, dont les appuis contribuent à renforcer les conditions de soins aux malades. Merci au récent donateur Sahel industries pour les eaux minérales et les poubelles pour l’hôpital Yalgado. Et les récents équipements de dialyse offerts par Orange sont d’un grand intérêt dans la prise en charge des maladies de reins.

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  • Le 12 juin à 08:37, par FRANCK
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Je voudrais saisir cette opportunité dramatique, pour poser le problème du port obligatoire du casque.

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  • Le 12 juin à 12:20, par a tocsda siida
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    je suis désolé pour tous ceux qui croient que l’analyse du monsieur est bonne lorsqu’il traite de drogué des gens dépassées par la mort d’un des leurs. Vraiment dieu voit chacun dans son comportement et tiendra compte certainement dans le jugement dernier qu’il va rendre. On est tous des humains

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  • Le 12 juin à 15:52, par Mylène
    En réponse à : Burkina Faso : Quand le gouvernement se préoccupe trop de faire baisser la fièvre sociale sans soigner la maladie !

    Vous avez fait une bonne analyse de la situation mais il faut reconnaitre que les gens au Burkina commencent à être très irrespectueux dans leurs écrits et ça aussi c’est de l’incivisme. En quoi traiter ces pauvres jeunes de drogués apportent-il de la valeur à votre écrit ? Avez-vous des preuves ? Même si preuves il y’avait ce n’est pas du tout pertinent pour votre analyse. Il faut apprendre à écrire dans le respect des autres et laisser les morts reposer en paix et la famille pleurer la perte d’un etre cher. Il y’a une plainte qui a été depossée, la police se charger de régler ce problème.

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