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Contraception au Burkina Faso : Un taux de prévalence de 24,6% en 2016 selon l’ISSP

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Population et développement • LEFASO.NET | Justine BONKOUNGOU (Stagiaire) • vendredi 9 juin 2017 à 15h35min
Contraception au Burkina Faso : Un taux de prévalence de 24,6% en 2016 selon l’ISSP

La salle de conférence de l’Institut supérieur des sciences de la population a servi de cadre à l’atelier de présentation de la vague 4 de la recherche sur le suivi des performances en planification familiale (PMA2020). Un projet initié par l’Université Johns Hopkins aux Etats –Unis et mis en œuvre par l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’Université Ouaga I/ Pr Joseph Ki-Zerbo.

La PMA 2020 (Performance Monitoring and Accountability 2020) est un projet initié par l’Université Johns Hopkins dans onze pays dont le Burkina Faso, où elle est mise en œuvre par l’Institut supérieur des sciences de la population. Elle consiste en la réalisation régulière d’enquêtes nationales représentatives sur la population, dans le but de suivre les indicateurs de planification familiale. Pour cette 4e vague, la collecte de données s’est déroulée de novembre 2016 à janvier 2017 et a concerné 2 747 ménages et 3 195 femmes de 15 -49 ans.

L’atelier de ce jeudi 8 juin 2017 a donc été l’occasion de restituer les résultats issus des données collectées. Il ressort de cette enquête que les méthodes contraceptives hautement efficaces et à longue durée d’action sont de plus en plus utilisées par les femmes burkinabè, notamment l’implant. Elle est la méthode la plus utilisée par les femmes mariées. En effet, 48,1% des femmes en union l’utilisent. La méthode contraceptive la plus utilisée chez les femmes non mariées est le préservatif masculin (42,5%).

Utilisation inégalitaire de la contraception en fonction de la zone de résidence

Dr Georges Guiella

En fin 2016, 23% des femmes au Burkina et 25% des femmes en union avaient recours à une méthode de contraception. 22% et 24,6% des femmes en union avaient recours à une méthode moderne. Cependant, il ressort de l’enquête que l’utilisation des méthodes contraceptives est inégalitaire en fonction des zones de résidence. Ainsi donc, en milieu urbain, un tiers des femmes utilisent la contraception moderne, alors qu’en milieu rural, seulement une femme sur cinq utilise la contraception moderne.

Les besoins non satisfaits parmi les femmes en union sont aussi plus élevés en milieu rural (31%) qu’en milieu urbain (18%).

Résultats encourageants

Dr Caroline Moreau de l’Université Johns Hopkins

Pour le Dr Caroline Moreau de l’Université Johns Hopkins, ces résultats sont à saluer, parce qu’ils montrent une progression constante de la couverture contraceptive, et notamment une progression dans l’utilisation des méthodes contraceptives les plus efficaces et de longue durée.

Avis partagé par le Dr Georges Guiella, responsable de l’unité de recherche « population et santé » de l’ISSP, qui estime que le Burkina Faso fait des progrès en matière de planification familiale, surtout que « de plus en plus même en milieu rural, il y a un engouement pour la planification familiale qui fait que la demande est forte. En termes de prévalence contraceptive, on peut dire que nous sommes à 24,6% au Burkina Faso. », note-t-il.

A en croire le Dr Guiella, le plan de planification familiale au Burkina Faso prévoit à l’horizon 2020, un taux de prévalence contraceptive de 32%. Pour lui donc, « ces résultats montrent que nous sommes sur la bonne voie et qu’il est possible qu’à l’horizon 2020, nous atteignions les 32% de taux de prévalence contraceptive. »

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 10 juin 2017 à 21:16, par MIMI En réponse à : Contraception au Burkina Faso : Un taux de prévalence de 24,6% en 2016 selon l’ISSP

    Avec les risques (maladies cardiovasculaires, cancers...) liés à la contraception hormonale, il faut apprendre aux femmes à utiliser une regulation naturelle des naissances : methode du collier ou methode de Billings qui les protegent ainsi que leur couple. Elles doivent savoir que les pilules ne bloquent pas seulement l’ovulation, mais par d’autres modes d’actions (modifier la motilité des trompes pour empecher les spermatozoides de remonter vers les trompes, empecher l’ovule fecondé de rejoindre l’uterus, ou encore modifier la paroi de l’utérus pour que l’oeuf ne puisse s’y implanté), sont abortifs. L’avorton étant microscopique les femmes de s’en rendent pas compte.

    Répondre à ce message

  • Le 5 juillet à 07:04, par monique malfatto En réponse à : Contraception au Burkina Faso : Un taux de prévalence de 24,6% en 2016 selon l’ISSP

    Bonjour, je préside une association coupdepoucenordsud.fr qui intervient dans les villages "oubliés" dans le Yatenga (commune de Rambo). Nous travaillons en étroite collaboration avec les populations et leur association (Action pour le Développement Économique et Culturel) qui, entre autres, s’investit pour la régulation des naissances.
    Aujourd’hui le centre de santé du village d’Irim annonce que 30% des femmes utilisent un moyen contraceptif ! et qu’on ne déplore plus de décès.
    Le moyen contraceptif privilégié est l’implant. Je ne connais pas la méthode que vous préconisée. Est-elle plus efficace et sécure que l’implant ? Facile d’emploi ? Comment pouvons-nous l’importer à Irim ?
    merci de me répondre à momalfatto@gmail.com
    cordialement Monique Malfatto

    Répondre à ce message

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