Promotion de la Planification familiale : 2,2 millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes moderne dont 18% pour le Burkina, d’ici 2020

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • lundi 29 mai 2017 à 23h00min

Une rencontre de plaidoyer avec l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la planification familiale (PF) a clos la visite des bailleurs de fonds du partenariat de Ouagadougou, ce lundi 29 mai 2017. En lieu et place du ministre de la santé, c’est son homologue Clément P. Sawadogo qui a présidé l’ouverture des travaux. L’ambassadrice de la Planification familiale (PF) au Burkina Faso, Anne Thiéba a rehaussé éclat de la cérémonie de par sa présence.

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Promotion de la Planification familiale : 2,2 millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes moderne dont 18% pour le Burkina, d’ici 2020

Après le Niger, l’honneur est revenu au Burkina Faso d’abriter la caravane des bailleurs de fonds du partenariat de Ouagadougou, les 25 et 29 mai 2017. « L’objectif poursuivi par le partenariat de Ouagadougou est de recruter d’ici à 2020, 2,2 millions de femmes utilisatrices additionnelles de méthodes modernes sur l’ensemble des neuf pays membres. Pour cela, le Burkina Faso doit contribuer à lui seul pour 18% », a déclaré le ministre en charge de la fonction publique, Clément Sawadogo lors de la rencontre de plaidoyer avec l’ensemble des acteurs. Un défi ambitieux qu’il faudrait pourtant relever. C’est pourquoi, il a plaidé pour une mobilisation supplémentaire des ressources pour booster les indicateurs de PF et améliorer la santé de la population surtout caractérisée par sa jeunesse. En effet, sur une population globale estimée, en 2017, à 19 632 147 habitants dont 4 693 950 femmes en âges de procréer, 67% ont moins de 25 ans.

Bien avant, le ministre en charge de la fonction publique a expliqué l’importance de la planification familiale pour un pays comme le nôtre. « Bien conduite, elle permet de réduire de 30% la mortalité maternelle et de 20% celle des enfants », a-t-il insisté. Aussi, conscient du lien étroit entre croissance démographique et développement, le Burkina Faso a élaboré un plan d’accélération de la PF pour la période 2017-2020. L’ambition est de porter la prévalence contraceptive de 22,5% à 32% en 2020, selon le ministre Sawadogo. L’atteinte de cette cible, permettra au pays de passer d’un indice synthétique de fécondité actuel de 5,4 enfants par femme à 4,7 en 2020. A cela s’ajoute l’engagement pris par le gouvernement en faveur de la PF comme voie à suivre pour l’accélération de la transition démographique. Ceci, en vue de bénéficier du dividende démographique.

Des signaux clairs montrent effectivement que le Burkina Faso s’est résolument engagé dans la promotion des services de PF. Pour illustration, le chef de file des partenaires techniques et financiers, Bijou Muhura a fait cas des 500 000 000 F CFA alloués par le gouvernement pour l’achat des produits contraceptifs cette année. De plus, l’Assemblée nationale vient d’adresser une correspondance à l’Organisation ouest africaine de la santé reconnaissant la PF comme pilier essentiel pour déclencher le dividende démographique. Plus proche, la directrice de l’équipe santé de l’USAID a évoqué la nomination d’Anne Thiéba comme ambassadrice de la PF. Au regard de ce qui précède, elle a réitéré leur engagement à soutenir le Burkina Faso afin de mettre en œuvre son plan de fournir des services de PF de qualité à sa population.

La représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Dr Edwige Adekambi Domingo, quant à elle, a décliné en substance le but de la présente rencontre. « Cette caravane que nous sommes en train de terminer aujourd’hui, va permettre de célébrer les acquis et de voir les perspectives qui sont en train de se dessiner dans le cadre du nouveau plan budgétisé d’accélération de la planification familiale (…). Mais également en matière de communication pour lever les goulots d’étranglement et réaliser cet objectif de 18% et aller au-delà », a-t-elle signifié.

Comme le directeur exécutif de l’UNFPA, Dr Domingo a souligné que « la PF n’est pas un privilège, mais un droit. Pourtant, trop de femmes et d’hommes sont privés de ce droit de l’homme. Les femmes qui ont accès à la PF peuvent contribuer énormément au développement économique ». Elle a en outre profité de la présence de l’ambassadrice de la PF, Anne Thiéba pour lancer un appel : « En tant que femmes, nous devons la soutenir. Et je sais que les hommes sont avec nous ».

Après son intervention, Anne Thiéba a pris la parole pour remercier les bailleurs de fonds du partenariat de Ouagadougou, les PTF, ONG/Associations qui accompagnent le gouvernement dans ses efforts de promotion de la santé de la population.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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