Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

samedi 27 mai 2017 à 02h13min

Il faudrait le dire tout net : nous ne marchons pas au même pas qu’une justice équitable, ni au rythme d’une réconciliation vraie, encore moins sur la voie de la bonne gouvernance tant attendue par le vaillant peuple insurgé qui, pourtant a parié pour l’actuel régime lors des élections présidentielles de novembre 2015.

Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

En votant massivement pour le candidat Kaboré, le peuple burkinabè a de ce fait donné un blanc-seing au triumvirat ; avec la ferme conviction que plus rien ne serait comme avant. Dire que le peuple s’est trompé par son choix serait assez précipité dans notre jugement. Ne dit-on pas en langue de Shakespeare « a last but not a least » ?

Si le MPP (ndlr : mouvement du peuple pour le progrès ; parti au pouvoir) fût la dernière formation politique à intégrer le CFOP (chef de file de l’opposition politique) pour barrer la route au régime clanique du président Compaoré dans leur élan de « patrimonisation » du pouvoir, le triumvirat de ce parti n’était pas moins engagé pour le vrai changement. Le coup d’Etat bête du général Dienderé et ses acolytes aurait été un succès et ce triumvirat serait bien loin du Burkina Faso ou pire, serait passé de vie à trépas…

Nous en profitons aussi pour rappeler au régime actuel qu’il doit son pouvoir et sa survie au mouvement de la résistance ; au vaillant peuple intègre, aux différents bataillons des Forces de Défense et de Sécurité qui n’ont ménagé aucun effort pour en découdre avec l’ex-RSP, -et quoiqu’on dise- à la ténacité des hautes personnalités de la Transition.

Ainsi donc, l’euphorie générale d’avoir bouté le régime Compaoré hors du pouvoir l’emportât sur la préoccupation de « qui viendrait au pouvoir » ? Pour le vaillant peuple, peu importait celui qui viendrait car le prochain régime aurait appris une leçon certaine : le pouvoir, c’est pour servir le peuple et non se servir.

Le MPP arrivât donc au pouvoir avec son trio gagnant ; mais aussi avec une dette envers l’ensemble des Burkinabè au regard des circonstances qui ont permis l’organisation d’une élection présidentielle libre et transparente. Les populations, qu’elles soient de Gorom-Gorom, de Mangodara, de Diapaga ou de Djibasso, ont toutes gagé pour ce renouveau démocratique « sans visage » qui pourrait enfin leur apporter le progrès social tant attendu sous l’ère Compaoré. Hélas, les populations attendent toujours de voir des lendemains meilleurs un an et demi après l’arrivée au pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès et ses alliés politiques.

Notre problème en Afrique, c’est le manque de planification stratégique et de rigueur dans la mise en œuvre d’un programme ou d’un projet quelconque. Quelqu’un nous disait que le problème de l’Afrique, ce ne sont ni le manque de compétences ou d’idées mais le manque de rigueur en toute chose. Il suffit de jeter un regard furtif pour se rendre compte comment nos administrations (publiques ou privées) fonctionnent. Toutes les excuses sont bonnes pour griller des heures de travail et parfois même c’est en groupe que cela se fait : saluer la famille du beau-frère décédé du DG, empêchement pour raison de forte pluie, fiançailles traditionnelles d’un collègue, funérailles de la femme de l’oncle maternel au village… et quoi encore !

On ne peut prôner une gestion axée sur les résultats et tolérer un laxisme à la limite officialisé. La bonne gouvernance ne s’attèle pas avec sentiments. En claire, celui qui prône une bonne gouvernance devrait avant tout mettre l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut afin que ce dernier puisse rendre forte l’institution qu’il est appelé à diriger. Le premier moteur de développement c’est l’Homme lui-même ! Lorsque nous apprenons que « le président est choqué » pour ceci ou cela, le gouvernement va mener des investigations pour ceci ou cela, le parlement s’excuse pour ceci ou cela, ou encore que la justice soit dite pour telle ou telle affaire... Et pourtant nous ne voyons rien à l’horizon, cela ramène à croire que la volonté politique n’y est pas. Encore moins le charisme ?

Pour faire raccourci, nos gouvernants devraient savoir qu’il n’y a que deux modèles pour aspirer à la bonne gestion de la chose publique : le premier modèle c’est de s’entourer de hautes compétences doublées d’intégrité, de responsabilité et de probité. Le second, moins harassant (à défaut de hautes compétences), c’est se servir d’un rétroviseur pour adopter les bonnes actions du passé et éviter de commettre les mêmes erreurs qu’un régime antérieur. Car Il n’y a plus incompétent que celui qui continue de faire les mêmes actions tout en espérant un résultat différent.

Des erreurs du passé ? Il n’y a aucun Burkinabè d’un certain âge qui ne puisse les énumérer. Et nous les citons pêle-mêle : crimes économiques et de sang, corruption à ciel ouvert, clientélisme, clanisme et copinage politiques, malversations financières, affairisme et laxisme dans l’administration publique…etc.

Quid des bonnes actions du passé ? Il suffirait juste de sortir du tiroir et dépoussiérer le programme du panafricaniste Thomas Sankara, président du Faso (1983-1987). Dans son fameux Discours d’orientation politique (DOP), tout gouvernement soucieux du développement de son peuple y trouverait de quoi moudre : autosuffisance alimentaire, alphabétisation, émancipation de la femme, eau potable, santé et logement pour tous, luttes contre la corruption, le néo-colonialisme économique, la gabegie, le laxisme dans l’administration publique…et.

Si nous saluons l’intention du gouvernement actuel dans sa préoccupation du bien-être des populations- car nous y percevons une certaine sincérité lorsqu’ils ont l’occasion de s’exprimer sur la vie de la nation-, nous devons néanmoins leur rappeler que la fermeté diligente renforce la bonne gouvernance. Il n’y a pas à attendre midi à quatorze heure pour sanctionner un fautif de malversation, d’affairisme ou de détournement de deniers publics dans l’un des pays les plus pauvres de la planète. Notre retard, notre sous-développement légendaire ne nous autorise pas à tergiverser bien longtemps sur des faits pourtant bien avérés avant de prendre des sanctions.

Le peuple burkinabè insurgé a faim et soif : soif de la vérité, la justice vraie avant toute réconciliation si réconciliation il y a dans l’ordre du jour. Il a faim du développement socioéconomique, de l’emploi, du partage équitable des retombées économiques, faim du bien-être tout court. Et lorsque nous entendons « allons seulement ! », il ne suffit pas seulement d’aller mais de savoir d’où l’on vient et où va-t-on ?

Déjà un an et demi que le régime du président Kaboré est en marche mais les indicateurs laissent le peuple encore dubitatif sur les réelles capacités de bonne gouvernance de nos dirigeants. Le 29 décembre 2016, à la faveur de la sortie du président Roch Kaboré face à la presse pour faire le bilan d’un an de sa gouvernance, il a bien voulu expliquer l’expression mouta mouta -dont il serait l’auteur- en ces termes : « le mouta mouta c’est le manque de transparence. Ce sont les négociations souterraines pour aboutir à des accords souterrains que personne ne connait ».

Alors cher président, nous vous savons droit et conciliateur, nous croyons sincèrement à votre préoccupation pour le bien-être de la population, nous croyons que vous croyez à votre PNDES (référentiel de développement socioéconomique) et nous sommes conscients que vous ne souhaitez pas que votre régime tombe dans le « mouta mouta » puisque les mêmes causes ne peuvent que produire les mêmes effets.
Vos collaborateurs n’ont qu’à juste regarder dans leur rétroviseur et copier puis coller les bonnes actions qui ont donné espoir à tout un peuple dans un passé pas tellement récent de notre cher Faso.
Ne l’oublions jamais : une insurrection peut en cacher une autre…

Roland ZONGO SANOU,
Lefaso.net (Correspondant en Espagne)

Vos commentaires

  • Le 26 mai 2017 à 15:50, par Witbe Yanda En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    "En claire, celui qui prône une bonne gouvernance devrait avant tout mettre l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut afin que ce dernier puisse rendre forte l’institution qu’il est appelé à diriger. Le premier moteur de développement c’est l’Homme lui-même"
    Qui est l’Homme qu’il faut si ce n’est la copine, le coquin ou le ressortissant ? Han, on sait ce qui nous a fait gagner les élections passées et ce qui nous fera gagner celles à venir. Qui est fou ? C’est nous qui gagnons avec Blaise et donc nous savons bien comment là. Donc on sait utiliser les bonnes choses passées. Point Barre

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  • Le 26 mai 2017 à 16:34, par PLEURE Ô pays bien-aimé En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Merci ZONGO encore une fois pour tes écris lucides et patriotiques.
    Seulement voila, depuis un an et demi :

    Les politiciens ont crié ;
    Les économistes ont démontré ;
    Les sociologues ont alerté ;
    Les philosophes ont conseillé ;
    Les journalistes ont éclairé ;
    le peuple a parlé ;
    mais aucun récepteur (sur les 5 sens ) n’a fonctionné ! pire, si vous avez écouté le premier ministre peindre l’état de la nation comme tout est parfait, on reste sidéré.
    2 choses pour pour terminer :
    1- C’est très difficile de réveiller quelqu’un qui ne dors pas ;
    2- Quand un homme commence à croire à son propre mensonge souvent c’est trop tard pour le récupérer !

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  • Le 26 mai 2017 à 17:10, par ACHILLE DE TAPSOBA En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Hommage à nos Martyrs du 30, 31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    Merci Roland Sanou pour cette belle analyse et soyez bénis au nom du SEIGNEUR. Tout est bien dit. Tout ce qui se passe aujourd’hui sur la gestion du pouvoir était prévisible. RSS ont vite oublié d’où ils viennent(sang versé des Braves Jeunes Burkinabés).J’ai toujours répété sans cesse que ce régime MPP était très loin d’être la solution appropriée aux problèmes du Brave Peuple. Pour eux(RSS),l’heure est au partage équitable du gâteau entre amis du MPP c’est-à-dire depuis un an on assiste aux nominations de complaisance afin que personne ne sorte bredouille( comptes bancaires bien fournis) pendant ce mandat. Aucun ami ne doit être frustré pendant le partage, du coup le brave Peuple avec ses soucis est jeté dans l’oubli. En rappel , le trio(RSS) a été formé dans la prestigieuse université de l’impunité et de la mal gouvernance de Blaise Guessan pendant plus 20 ans. Excusez, la chienne ne peut donner que des chiots. Comment voulons-nous que les RSS deviennent soudainement des saints alors qu’ils ont eu un passé douloureux ou peu luisants ?
    Les personnages ont naturellement changé au sommet mais les pratiques de la mal gouvernance demeurent et persistent ostensiblement . RSS ne pourront pas faire mieux que leur maitre Blaise Guessan Compaoré. En principe,les anciens disciples de Blaise Guessan n’ont pas changé d’habitudes. Le pillage en bande organisée est en marche avec des méthodes très sophistiquées.Une justice acquise et asymétrique les met à l’abri car ils ont des comptes à solder en justice de par leurs passés peu glorieux et petitement honorables.

    A ce rythme actuel(mouta mouta), il faut s’attendre à grand-chose du régime qui puisse réellement changer les conditions de vie du Brave Peuple.

    Cher frère Roland Sanou, en résumé mpp=cdp nouveau format. Seule la lutte paie

    La vérité triomphera sur le mal ou l’impunité(le mensonge) un jour

    A nos Martyrs qu’ils se reposent en paix. Que justice leur soit rendue rapidement

    Justice pour Norbert Zongo
    Justice pour Thomas Sankara
    Justice pour Salifou Nebié
    Justice pour David Ouèdraogo
    Justice pour Boukary Dabo

    Victoire toujours au Brave Peuple
    Vive la démocratie au Faso
    Vive le Brave Peuple Burkinabé

    Que LE SEIGNEUR bénisse le BURKINA que nous aimons tous.Amen
    Paix et Succès à Tous les BURKINABES . Amen

    Achille De TAPSOBA le Bobolais

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  • Le 26 mai 2017 à 17:38, par BURKINA NOUVO En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Merci mon frère pour ton point de vue.
    On s’est tous trompé en reconduisant le CDP, excusez moi du MPP.
    On s’est fait des illusions en croyant que les hommes du MPP avaient l’expérience de la gestion du pouvoir. Or, c’est l’expérience dans la mal gouvernance.
    Aujourd’hui toute l’administration est en panne. Rien ne bouge.
    Et que dire des commerçants qui crient tous les jours ?
    Sauf ceux qui dinent avec le diable avec toute catégorie de fourchettes, qui diront le contraire, l’esprit de l’insurrection a été trahi.
    On a aucun motif d’espérer car chaque jour qui passe, c’est une nouvelle déception qui se présente.
    Qu’une nouvelle insurrection vienne redonner l’espoir au peuple insurgé !
    "Celui qui oublie son passé est condamné à le revivre"

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  • Le 26 mai 2017 à 17:41, par Mariam En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Le peuple burkinabè n’est pas idiot, chers gouvernants, en fait je ne comprends pas ce entêtement à vouloir appliquer les mêmes pratiques de mal gouvernance que sous air Compaoré (CDP), à un peuple qui a faim et soit de justice. Trop c’est trop ! je trouve que le cas du ministère de la jeunesse commence à être plutôt une insulte à la jeunesse burkinabè : corruption, lenteur dans le traitement des dossiers, négligence ou refus de paiement de plusieurs prestataires( surtout à l’ANPE et au FAFPA où le traitement des dossiers a toujours connu un retard d’au moins 06 mois).

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  • Le 26 mai 2017 à 18:13, par Fidèle Djébré En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Mariam je suis entièrement d’accord avec toi ! ANPE comme au FAFPA là, c’est grave ! le service comptabilité ne travaille pas ! c’est la merde ! j’ai personnellement été au service comptabilité du FAFPA pour récupérer un chèque, vous vous demandez si le personnel est payé pour travailler ou pour faire du désordre, et c’est normal que les dossiers ne soient jamais traités dans les délais. si vous voulez qu’il le soient il faut passer par la corruption, c’est ça le changement attendu par le peuple insurgé ? Aussi j’ai un ami qui a assuré une sesion de formation au PFM 2016 de l’ANPE dans la région du sud ouest en décembre 2016, à l’heure où je vous écrits il n’a toujours pas perçu un rond ! depuis ce temps (6 mois) que faisait la comptabilité de ce ministère ? c’est pas sérieux, avec ça vous prétendez encourager l’auto-emploi dans notre pays.

    Répondre à ce message

    • Le 27 mai 2017 à 10:56, par Zemosse En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

      Je vous soutien. Que dire des retraités qu’on traite comme des pestiférés en les faisant traîner de bureau en bureau, d ’étage en étage pour obtenir qui un CCP, qui un RGS, ? C’est très grave ! Et pourtant il y a eu un ministère de la fonction publique et de la modernisation ! Les dossiers de ceux admis à la retraites sont perdus. Quel gouvernement ! Sauvez les retraités.

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  • Le 26 mai 2017 à 18:18, par Fidèle Djébré En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Mariam je suis entièrement d’accord avec toi ! ANPE comme au FAFPA là, c’est grave ! le service comptabilité ne travaille pas ! c’est la merde ! j’ai personnellement été au service comptabilité du FAFPA pour récupérer un chèque, vous vous demandez si le personnel est payé pour travailler ou pour faire du désordre, et c’est normal que les dossiers ne soient jamais traités dans les délais. si vous voulez qu’il le soient il faut passer par la corruption, c’est ça le changement attendu par le peuple insurgé ? Aussi j’ai un ami qui a assuré une sesion de formation au PFM 2016 de l’ANPE dans la région du sud ouest en décembre 2016, à l’heure où je vous écrits il n’a toujours pas perçu un rond ! depuis ce temps (6 mois) que faisait la comptabilité de ce ministère ? c’est pas sérieux, avec ça vous prétendez encourager l’auto-emploi dans notre pays.

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  • Le 26 mai 2017 à 19:17, par Ka En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Bien vu Roland Sanou ! Pour ma part le président Rock Marc Christian Kaboré peut encore réussir. Il n´est pas encore tard pour corriger le tir. Il devra pour cela faire un toilettage dans son entourage. Simon Compaoré, qu´il aille s´occuper des œuvres pastorale vu que son père était pasteur. Quant à la bête en politique et incontournable faiseur de rois Salif Diallo, doit prendre sa retraite politique, et laisse respiré le Burkina :Lui qui doit savoir beaucoup de choses sur le pouvoir de Blaise Compaoré pendant les « années de braise » de son règne, peut aider la justice. Le Directeur de Cabinet du président doit être demi de ses fonctions et répondre de ce qui est perdu a la SIAO comme d’argent. Quant au PNDES l’espoir de tout un peuple dont le président appuie pour mieux se relever en 2020, mon conseil est qu’il trouve des conseillers qualifiés pour épauler un premier ministre qui écoute de gauche à droite celui qui lui a offert le poste, sans rien faire : Surtout éviter le phénomène de dé-capitalisation du patrimoine des entreprises après un régime familiale qui a mis le feu au Burkina. Surtout il est temps de faire rapidement des démarches par étapes modulaire et modulable visant à vulgariser les actions facilitant la cession et la reprise des entreprises sur le territoire. Organiser et améliorer l’accès au financement des PMI-PME : Ne pas donner les gros contrats aux entreprises des anciens dignitaires installés en Côte d’Ivoire, au Togo, et au Mali, mais permettre les entreprises sur places de créer des emplois pour les jeunes. Organiser des séminaires de sensibilisation-information sur les banques, les fonds d’investissements, faciliter les échanges avec les banques pour les obtentions des crédits aux PME et PMI. C’est la seule façon que le président Roch Kaboré sera jugé avant 2020 de sa bonne gouvernance par un peuple averti. Et comme je l’ai toujours dit dans mes cri-tiques fondées, ‘’’ sans une politique juste qui va pour le peuple, une classe donnée comme celle de Roch Kaboré a l’heure actuelle, ne pourra maintenir sa domination sur un peuple averti, et par conséquent ne sera pas en mesure d’accomplir sa tâche économique.

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  • Le 26 mai 2017 à 20:13, par Amadoum En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Nous sommes vicitmes de notre culture de communautarisme ou "solidarisme". Personne ne veut offenser personne et de fait, ne veut dire la verite a personne. On finit par travailler avec des mediocres dans la mediocrite frustrante.

    Je defie quiconque au Burkina Faso de me montrer un projet qui a ete concu en commencant par le produit fini, pour ensuite faire un travail a rebours. Le projet est deliver et ensuite on se rend compte que telle partie ou telle autre partie manqué ou n’est pas a sa place.

    Portez-vous tous bien et passez une tres bonne fin de semaine. Ramadan Mubarak a tous mes compatriotes !

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  • Le 26 mai 2017 à 20:40, par Toēenga En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Burkina nouvo, fo dire que ce sont des ignorants comme toi qui ont osé voté le mpp en espérant un changement. Je l’avais compris depuis longtemps. Le mpp s’est formé pcq l’article 37devait porté Rock au pouvoir et voilà que François a tout embrouillé en ne cachant pas ses intentions politique. Comment dans ces circonstances un homme éclairer pouvait espérer un changement quantitatif et qualitatif avec Rock.
    Roland zongo sanou : c’est quel genre de nom ça. Pour ton info. Le dop n’est autre chose que la rndp du pcrv qui a été plagier par je ne sais qui. De plus les réalisations de sankara sont en réalité les projet de sayes zerbo. Le mérite de sankara : il n’a rien inventé, tu sais on a lu aussi des ouvrages sur des révolution a travers le monde. Même les discours de sanK sont une somme de plagiat jusqu’à ceux de Dale carnegie. Son vrai mérite c’est de donner vit et à grand coups à des projet preexistants. Un homme politique n’invente pas il emprunte les belles idées. Et tout est à l’honneur de sank. Comme tu n’est pas au bF. Sinon sache que sous Blaise il y’a eu de tres beaux projets plus conforme à nos réalites que ceux de sankara.
    Seulement ces projet St restés dans les tiroirs. Donc ne va pas très loin. Si Tu a pris la peine de lire les projets de sociétés Pdt les élections présidentielles tu sauras que rien en gros n’a été proposé par un candidat sur lequel le cdp n’a pas réfléchi.
    Je dis cela pour qu’on soit dans ce pays reconnaissent pour ceux qui ont reflechi, identifier ceux qui ont plagié et remercier ceux qui savent se servir de ce qui est non.
    Toēenga.

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  • Le 27 mai 2017 à 05:18, par AYEN Ayou En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    C’est réel votre analyse. Et le petit citoyen se demande où allons nous ? Quand avant la chute de Blaise on mettait normalement 72 heures pour obtenir un document administratif dans une certaine institution publique (pour ne pas la nommer) et maintenant on fais plus de 14 jours sans l’obtenir c’est un progrès waaa ou bien c’est une forte régression ? Ils sont en train de tourner en rond ou bien ils sont absents des bureaux tout le temps. Ici c’est ainsi ici, ka ya woto !!!!. Et si tu critiques on dit que tu es nostalgique ou que tu es aigri :

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  • Le 27 mai 2017 à 06:14, par Salou En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Analyse véridique, on connait les maux, on connait le remède mais lecplus difficile est l’application. Il ya cruellement un manque de rigueur å tous les niveaux developpement. Pas de planification véritable, on se contente du jour au jour chacun essaie de tirer le maximum profit quelque soit la méthode et tanpis pour le pays. J’ose parier qu’ on fonctionne å moins de 50% des capacités réelles et avec une gabegie incroyable. A ce rythme un PNDS même avec toutes les caisses de la banque mondiale, n’ira nulle part.

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  • Le 27 mai 2017 à 11:57, par sheiky En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Qu’est-ce qu’on peut ajouter à une telle analyse lucide. C’est comme si ce monsieur lisait dans mon cerveau. Blaise avait bien prévenu sur le caractère lisse de RMCK même si on reconnaît que c’est un homme bien. Quand aux deux autres, qu’on-ils de nouveau à offrir à notre pays après toutes ces années. Nous connaissons tous le parcours de Salif et ses méthodes depuis la révolution.
    Le fait qu’ils soient au pouvoir est juste une question communautaire. Tant qu’on n’ouvrira pas les yeux pour voir la réalité, on se retrouvera au fonds d’un gouffre. La vie au Faso est devenu un film avec des épisodes permanents pour ne pas dire des cauchemars (mauvaise justice, incivisme, violences... Tom Sank connaissait la valeur intrinsèque, la témérité et la morale du burkinabé. C’est pour cela qu’il avait voulu miser sur ces valeurs (un peu trop peut être) pour bâtir le pays le peid au plancher. Mais le régime suivant avait pris le soin de détourner les burkinabé de leurs valeurs ou de les utiliser à des fins malsaines. On a assister à un détricotage systématique pendant des années.
    Ce qui est dommage, c’est qu’on encore la possibilité de redresser un tant soit peu tout cela, mais nous sommes face à un manque de leadership positif, de charisme, de vision, de stratégie et de méthodes.
    Que Dieu continue toujours à nous assister et nous accorde sa miséricorde. Mais jusqu’à quand ? On dit toujours, Aides toi et le Ciel t’aiderai. La balle est dans notre camp.
    Bon mois de Ramadan à tous.

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  • Le 30 mai 2017 à 06:10, par goudi En réponse à : Bonne gouvernance au Burkina Faso : Allons seulement….mais où allons-nous ?

    Que voulez vous quand les agents même refusent de travailler et ne compte que sur des deals, leur salaires, les indemnités, le carburant tout ça mais sans deal pas de service. Allez y à Fada au domaines demandez un papier (indication de parcelle, évaluation, paiement des TJ) on va vous tourner en rond juste pour des broutilles. Vous payez à la caisse et vous les payez si non rien. ou allons nous ?

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