Nutrition : Bientôt un Centre régional d’excellence en Afrique de l’Ouest ?

LEFASO.NET | Rita Bancé/Ouédraogo • jeudi 4 mai 2017 à 23h40min

La malnutrition constitue un problème de santé publique en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi l’Organisation Ouest africaine de la santé (OOAS) à travers le ministère de la santé organise les 3 et 4 mai 2017 à Ouagadougou, un atelier de dissémination des résultats de l’évaluation des capacités de formation en nutrition dans la zone de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Tous les quinze pays de la sous-région prennent part à cette rencontre de haut niveau.

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Nutrition : Bientôt un Centre régional d’excellence en Afrique de l’Ouest ?

Réunis autour d’une même table les 3 et 4 mai dans la capitale burkinabè, les acteurs du domaine de la malnutrition des quinze pays de la sous-région Ouest africaine ainsi que leurs partenaires (la BAD, l’UNICEF) discuteront de la question qui les préoccupe tous, à savoir la malnutrition. Aussi, il faut noter que les objectifs du présent atelier sont entre autres : de partager les résultats de l’évaluation des capacités de formation et de recherche en nutrition dans la région et préparer la feuille de route pour les prochaines étapes afin d’améliorer la formation en nutrition ; documenter les compétences et les capacités à acquérir au cours d’un programme de formation dans le domaine de la nutrition dans la région ; discuter de la faisabilité d’un Centre régional d’excellence en matière de nutrition en Afrique de l’Ouest, etc.

Selon le directeur de l’OOAS, le docteur Laurent Assogba, l’analyse de la situation nutritionnelle dans la zone CEDEAO met en évidence plusieurs problèmes de nutrition. Notamment, la forte prévalence des malnutritions chronique et aigue chez l’enfant, la fréquence des carences en micronutriments (la vitamine A, l’iode, le zinc et le fer) et une proportion élevée de faible poids à la naissance associée à un déficit énergétique chronique chez les femmes en âge de procréer. Dans ce même ordre d’idée, il a confié que ces problèmes de sous-nutrition coexistent de plus en plus « avec le surpoids et les maladies chroniques liées à l’alimentation » et que face à ce double fardeau, il se pose « la problématique de la prise en charge de ces différentes pathologies ».

Par ailleurs, celui-ci est revenu sur l’évaluation menée par l’UNICEF sur l’enseignement de la nutrition au niveau des institutions de formation.
A l’en croire, il ressort de l’étude, des gaps de programmes de formation, les différents programmes ne répondent pas aux réalités de profils de maladie nutritionnelle dans la région, et la sortie annuelle de nombre insuffisant de nutritionnistes. Ainsi, il a indiqué que pour contribuer à résoudre un tant soit peu ces préoccupations, l’un des mandats de son organisation (OOAS) est de faciliter l’harmonisation des curricula de formation de tous les professionnels de santé y compris la profession de nutritionniste/diététiste.

Parlant de la malnutrition au Burkina, le représentant du ministre de la santé, Landry Hien a révélé que dans notre chère patrie, plus d’un million d’enfants souffrent de ce fléau. Et que ceux qui souffrent de malnutrition chronique sont cinq fois plus susceptibles de mourir de diarrhée ou toute autre forme de maladies infectieuses et présentent des capacités cognitives réduites dont les conséquences sont entre autres la faible capacité d’apprentissage avec comme risque majeur l’échec scolaire.
Pour illustrer cela avec des chiffres, il a signifié qu’ « en 2016, les prévalences des différents types de malnutrition toujours élevées et en deçà des objectifs visés sont respectivement de 7,6% pour la malnutrition aigüe, 19,2% pour l’insuffisance pondérale et 27,3% pour la malnutrition chronique. »

Afin de contrer cette maladie au niveau national, Landry Hien fait savoir qu’il y a eu la révision de la politique nationale de nutrition et l’élaboration du plan stratégique multisectoriel de nutrition afin de mettre en œuvre l’approche multisectorielle pour renforcer les interventions sensibles et les interventions spécifiques de nutrition.
Tout comme le directeur de l’OOAS, le représentant du ministre, Landry Hien reconnait qu’il y a une insuffisance en matière de ressources humaines qualifiées en nutrition principalement aux niveaux déconcentrés. De son avis, il faut travailler à bien outiller ceux qu’on a et aussi travailler à relever le déficit si les pays de la CEDEAO veulent atteindre les objectifs mondiaux de la santé et ceux du développement durable à l’horizon 2030.

Rita Bancé/Ouédraogo
Lefaso.net

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