Journées promotionnelles du maïs et du Soja : La 2e édition a tenu toutes ses promesses

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • jeudi 27 avril 2017 à 05h49min

Les 21 et 22 avril dernier, la commune de Pô a vibré au rythme de la deuxième édition des Journées promotionnelles du maïs et du soja. Le thème retenu à cet effet était : « Production et transformation du Soja et du Maïs, un tremplin pour la création d’emploi et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Sa Majesté Pôpê a rehaussé l’éclat de la cérémonie de clôture de par sa présence. Etaient également présent, le haut-commissaire de la région, Jean Karambiri, le maire de la commune, Victor Zangouyo, le président du Réseau MARP, Mathieu Ouédraogo (…).

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Journées promotionnelles du maïs et du Soja : La 2e édition a tenu toutes ses promesses

La région du Centre-Sud possède d’énormes potentialités agricoles du fait de son réseau hydrographique très dense. Ainsi, pour la campagne agricole 2016-2017, la production du soja a connu une augmentation de 1,08 % et le maïs 4,08% par rapport à la campagne écoulée dans la province. Paradoxalement, le niveau de transformation reste assez embryonnaire et les industrielles connaissent peu ce circuit. Dans le but de promouvoir la culture et la transformation du maïs et du soja dans la province du Nahouri, la deuxième édition des Journées promotionnelles (JP) a été axée sur le thème : « Production et transformation du soja et du maïs, un tremplin pour la création d’emploi et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». LAVODEC, Gonati, Union Wend-Panga, la Fédération Lugouzéna, les services techniques de l’agriculture et l’INERA sont les promoteurs de ces journées promotionnelles. La cérémonie de clôture a été riche en couleur. En effet, le groupe « royal show boys », les humoristes Combo.com, l’artiste Frère Malcom ont apporté une touche particulière à l’activité.

Le maïs et le soja, une stratégie de sortie de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté
« De telles initiatives, le Burkina Faso tout entier en a besoin. Et je suis convaincu que vous allez persévérer dans cette vision », a déclaré le représentant du gouverneur, Jean Karambiri. Par ailleurs, le haut-commissaire n’a pas manqué de donner les vertus de ses deux cultures. Il est démontré que les rotations culturales combinant ces deux cultures permettent d’enrichir et de préserver la structure des sols. La transformation du maïs et du soja contribuent fortement à la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, également à la diversification de l’offre alimentaire et nutritionnelle selon ses explications. Il n’a pas manqué d’ajouter ceci : « Au moment où le couscous, le dèguè, le jus, la semoule et huile sont quelques produits dérivés du maïs qui se vendent bien dans les supermarchés, les brochettes et l’huile à base de soja sont devenus des aliments prisés dans les zones urbaines et semi-urbaines ».

Au regard de ce qui précède, il a affirmé sans se tromper que le soja et le maïs sont des cultures qui permettent aux ménages qui s’y adonnent d’améliorer leurs conditions de vie.

Des acquis louables…

Ces JP s’inscrivent dans le cadre du « Projet d’intensification de la production et de la commercialisation du soja et du maïs dans les provinces du Nahouri et de la Sissili au Burkina Faso ». Il est mis en œuvre par le Réseau MARP Burkina avec un appui financier de 350 771 652 F CFA offert par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA). Démarrées en 2014, les activités du projet s’achèvent en ce mois d’avril. Toutefois, le président du réseau, Mathieu Ouédraogo reste optimiste. « Nous pensons que le projet va continuer en phase d’extension jusqu’en décembre. Nous espérons aussi continuer les négociations avec AGRA et aussi pourquoi pas d’autres partenaires qui s’intéresseraient à poursuivre l’œuvre au lieu de le laisser tomber », a-t-il dit. Pour sûr, il a assuré que les acquis du projet vont s’étaler au-delà des deux provinces cibles.

En effet, en deux ans de mise en œuvre, (Ndr parce que les données de la campagne 2016 ne sont pas encore disponibles), le projet a engrangé des résultats forts appréciables. « Nous avons accompagné plus 15 000 petits producteurs pour la production, la transformation et la commercialisation du soja ; le taux d’utilisation des semences améliorées est passé de 12% à 68% pour le maïs et 13% à 91% pour le soja. Egalement, les rendements du soja et du maïs sont passés respectivement de 1,26 tonnes/ha à 2,80 tonnes pour le maïs et de 1,76 tonnes/ha à 2,70 tonnes/ha pour le soja », a cité M. Ouédraogo. En cela, il a ajouté l’augmentation du volume de crédits. « Il est passé de 150 millions en 2014 à 350 millions en 2016 », s’est-il réjoui. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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