Fête de la divine miséricorde : « Toute famille chrétienne est une église domestique », Cardinal Philippe Ouedraogo, Archevêque de Ouagadougou

LEFASO.NET | Marcus Kouaman • mardi 25 avril 2017 à 01h27min

Une semaine après la fête de Pâques, les fidèles catholiques dans le monde entier célèbrent la fête de la divine miséricorde. Ce dimanche 23 avril 2017, le Cardinal Philippe Ouedraogo, Archevêque du diocèse de Ouagadougou, a présidé la messe au sanctuaire de la divine miséricorde à Tengandogo.

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Fête de la divine miséricorde : « Toute famille chrétienne est une église domestique », Cardinal Philippe Ouedraogo, Archevêque de Ouagadougou

Les fidèles catholiques fêtent la divine miséricorde le premier dimanche après la fête de la résurrection du Christ, encore appelé deuxième dimanche de Pâques. A l’image de l’église universelle, les fidèles du Burkina ont communié dans la joie et la paix du Christ à travers des messes en ce jour spécial. Les fidèles de la capitale burkinabè, eux se sont retrouvés au sanctuaire de la divine miséricorde de Tengandogo (dédicacé le 3 avril 2017), dans la paroisse Notre dame des apôtres de la Patte d’Oie. Une célébration ponctuée par des chants et un partage de la bonne nouvelle.

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Les fidèles catholiques ont pris d’assaut le sanctuaire de la divine miséricorde pour cette célébration

De l’évangile de Jésus selon Saint Jean (20, 19-31), partagé par l’Abbé Théophile Bouda, recteur du sanctuaire, l’on peut retenir que huit jours après sa mort, Jésus est apparu aux disciples et les invita à partager la bonne nouvelle. N’étant pas présent lors de cette apparition, le disciple Thomas, surnommé l’incrédule ne crut pas mot de ce que ses pairs avancent. Il insista sur le fait qu’il ne croit qu’en ce qu’il voit. Quelques jours plus tard, lors d’une autre apparition à ses disciples, Thomas était là et a cru en ce qu’il a vu. C’est à cet instant que le Seigneur déclara : « parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».

« Notre salut est dans l’amour miséricordieux de Dieu »

Après l’écoute de cette bonne nouvelle, le Cardinal Philippe Ouedraogo, dans son homélie est revenu sur la signification du terme sanctuaire selon la loi Canonique, ainsi que le sens même de cette fête. Pour le prélat, la fête de la divine miséricorde a été instituée par le Saint Pape Jean Paul II en l’an 2000 à l’occasion de la canonisation de sœur Faustine. « Au cours de plusieurs apparitions, Jésus avait dévoilé à cette religieuse polonaise son côté ouvert, d’où jaillissaient deux rayons qui illuminent le monde. Ces deux rayons représentent la grâce de la divine miséricorde qui se déverse autour de l’humanité », confie-t-il. Du latin Miseri (misère) et Cordia (cœur), la miséricorde veut simplement dire que le cœur le Dieu se penche sur la misère de l’homme pour le sauver. Donc chaque homme a besoin de cette miséricorde et de l’amour de Dieu.

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Les invités au repas du Seigneur

D’énormes maux et défis comme la corruption, la mal gouvernance, le chômage, l’égoïsme, les épidémies, les guerres, le terrorisme, le non-respect de la vie humaine, minent le monde et l’Afrique. « D’où nous viendra le salut ? », se demande le Cardinal Philippe. Et d’y répondre en ces termes : « notre secours est dans le nom du Seigneur. Notre salut est dans l’amour miséricordieux de Dieu ». Plus que jamais, le monde a donc besoin de la miséricorde du Christ vainqueur du mal, du pêché et de la mort.

Revenant à l’évangile du jour (Saint Jean), il laisse entendre que les disciples reçoivent l’esprit saint qui permet de mettre à la disposition de tous ce qu’a réalisé Jésus dans sa passion, sa mort et sa résurrection. C’est cette résurrection donc, qui ouvre les temps nouveaux de Dieu pour le monde. Avec les apôtres fortifiés dans la foi, qui deviennent des messagers, des envoyés pour une mission de salut.

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L’Archevêque de Ouagadougou invite les Burkinabè à faire l’expérience de la miséricorde divine

L’expérience de Thomas symbolise la condition actuelle. « La foi est possible, sans voir, ni toucher, sans miracle… Heureux ceux qui croient sans avoir vu », explique-t-il. Du coup, l’on ne force pas Dieu en allant de groupe de prière en groupe de prière. A l’image des apôtres autour desquels se réunissaient les premiers chrétiens pour approfondir la parole de Dieu, les fidèles sont invités à lire la Bible, à prier dans les quartiers ainsi que dans les familles, surtout chaque soir. Car, « toute famille chrétienne est une église domestique ». Celui qui lit donc la parole de Dieu (Bible) et prie ne doit pas oublier « la fraction du pain, la charité », car Dieu a un esprit de partage.

Charge à chaque communauté chrétienne de s’organiser pour venir en aide aux pauvres, aux malades, aux démunis, aux chômeurs. Ces actes doivent être suivis par l’engagement missionnaire à travers les différents services, le don de sa personne, de ses biens mais surtout le témoignage de sa vie. « Une vie conforme à celle du ressuscité, toujours plus fidèle à l’évangile », avance-t-il. Pour lui, tous ceux qui ont fait l’expérience de cette miséricorde divine, ont vu leur existence transformée.
C’est donc après cette invitation à la conversion au pardon et au partage que les invités au repas du Seigneur ont pu communier. Cette célébration a pris fin par la prière d’indulgence en vue de la rémission des pêchés.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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