Journée de concertation sur les actions du gouvernement en faveur des femmes : Faire de la femme un acteur dynamique de développement

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. SIDIBE • dimanche 4 juin 2017 à 23h00min

La rencontre de concertation sur la mise en œuvre des actions initiées par le gouvernement au profit des femmes et des filles du Burkina Faso, au titre de l’année 2017, a pris fin le vendredi 2 juin 2017 à Ouagadougou. Au terme donc des travaux, madame le ministre en charge de la femme, Laure Zongo/Hien, a affirmé sans risque de se tromper que leurs objectifs ont été atteints.

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Journée de concertation sur les actions du gouvernement en faveur des femmes : Faire de la femme un acteur dynamique de développement

Réunies à Ouagadougou à l’initiative du ministère de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, des responsables des coordinations féminines de treize régions du Burkina (Ndr 429 coordinations) se sont appropriées les grandes actions du gouvernement en faveur des femmes. Il s’agit notamment du Programme intégré d’autonomisation de la femme. Le coût global de ce programme est estimé à 23 828 972 600F CFA. Mais pour cette année, 1 300 000 000 FCFA seront mobilisés pour la mise en œuvre de ses activités. Ces actions portent également sur le Programme spécial de création d’emplois pour les jeunes et les femmes dont la composante 4 est consacrée à l’« autonomisation des femmes ». L’objectif poursuivi à travers cette composante est de promouvoir la création d’emplois au profit des femmes et des jeunes filles, pour un coût global de 1 290 155 000 F CFA, des dires du ministre Laure Zongo/Hien.

Concernant le projet « entreprendre au féminin », financé par la Banque mondiale, sa raison d’être est de contribuer à accroître l’autonomisation économique des adolescentes et jeunes femmes déscolarisées et non-scolarisées. Prévu pour une durée de trois ans, le budget global de ce projet s’élève à environ 2 800 000 000 F CFA. Cependant, pour l’année 2017, le montant alloué est de 1 229 914 333 F CFA. En cela s’ajoute l’opération « une femme, un acte de naissance, une carte d’identité Burkinabè. Elle permettra de renforcer la prise en compte du genre dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’état civil en dotant un nombre important de femmes et filles d’actes de naissance et de jugements déclaratifs d’actes de naissance. A ce niveau, le budget total s’élève à environ 50 000 000 F CFA.

« L’objectif poursuivi à travers toutes ces actions est de faire de la femme, un acteur dynamique du développement qui contribue aux efforts de la croissance, mais aussi et surtout qui bénéficie en retour des retombées de cette croissance », selon Laure Zongo/Hien. Pour ce faire, la stratégie retenue pour la mise en œuvre des actions est la participation et la responsabilisation des acteurs à la base, à savoir les premiers responsables de circonscriptions administratives déconcentrées, les structures faitières des organisations féminines et les directions régionaux de la femme, de la solidarité nationale et de la famille. Et au ministre en charge de la femme de déclarer : « De notre engagement personnel et collectif, dépend la réussite des différentes actions qui sont pour être mise en œuvre au profit des femmes et des filles ».

A l’occasion de la cérémonie de clôture, la coordinatrice nationale des organisations féminines du Burkina Faso, Arlette Paré a reçu des mains de madame le ministre, un chèque d’un montant de 85 800 000 F CFA. Cet appui est octroyé en guise de soutien pour la réalisation de leurs activités. Toute émue, Mme Paré a exprimé sa gratitude et ses remerciements à la donatrice. « Cet acte nous va droit au cœur (…) Cela va beaucoup nous aider à réaliser nos activités et à encore chercher des financements au regard du nombre élevé des organisations féminines », avant d’ajouter. Du reste, chaque coordination recevra la coquette somme de 200 000 F CFA. Par ailleurs, la coordinatrice nationale a lancé un cri de cœur : « Les femmes veulent avoir accès aux crédits. Elles demandent aussi que les taux d’intérêts soient revus à la baisse. Et enfin, voir dans quelle mesure rallonger la durée de remboursement ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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