Mobilité des enfants et lutte contre la traite : Le Draft0 de l’accord Burkina Faso-Togo-Bénin en cours d’élaboration

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • jeudi 20 avril 2017 à 22h00min

Koudougou a abrité du 10 au 12 avril 2017, un atelier d’élaboration du Draft0 de l’accord Burkina Faso-Togo-Bénin en matière de mobilité des enfants et de lutte contre la traite. L’initiative est portée par la direction générale de l’encadrement et de la protection de l’enfant et de l’adolescent et soutenue par le projet régional d’appui aux enfants et jeunes travailleurs de Save the children financé par l’Union européenne. A l’issue des travaux, le projet d’accord de la partie burkinabè sera soumis au comité de validation au niveau national.

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Mobilité des enfants et lutte contre la traite : Le Draft0 de l’accord Burkina Faso-Togo-Bénin en cours d’élaboration

En raison de son statut de pays de départ, d’accueil et de transit, le « pays des hommes intègres » a, en plus des accords régionaux, signé deux accords inter pays en vue de lutter contre la traite des enfants. Il s’agit en effet, de « l’accord de coopération en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants », entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso et « l’accord de coopération en matière de lutte contre le trafic transfrontalier des enfants » entre la république du Mali et le Burkina Faso.

Cependant, force est de reconnaitre que ces accords sont insuffisants car ils ne portent que sur une partie limitée des mouvements d’enfants. Ils doivent alors être resitués dans un contexte plus large, celui de la mobilité. Afin de mieux prendre en compte la dimension internationale du phénomène, la direction générale de l’encadrement et de la protection de l’enfant et de l’adolescent (DGEPEA) a entrepris de rédiger le draft0 de l’accord tripartite en matière de mobilité et de lutte contre la traite transfrontalière entre le Burkina Faso-Bénin-Togo.

D’où l’atelier technique qui a réuni à Koudougou, des participants avertis de la protection de l’enfance, à savoir, Save the Children, Terre des hommes Lausanne, UNICEF, GIZ-Pro Enfant, les directions régionales des Haut-bassins, Cascades, de l’Est et du Centre-Est. « Nous allons nous entendre sur les différents concepts : qu’est-ce qu’on appelle la traite et la mobilité des enfants. Par la suite, nous allons élaborer le projet d’accord de la partie burkinabè. Il sera soumis à validation au niveau national. Une fois que cela est fait, nous allons l’envoyer dans les deux autres pays afin qu’il suive le même processus. Ce n’est qu’après cela qu’on pourra véritablement signer l’accord tripartite », a dit en substance le DGEPEA, Jérôme Yaméogo.

Faisant allusion à la mobilité des enfants, M. Yaméogo a révélé que le phénomène est parfois hors du contrôle normatif. « Il est difficile d’avoir des statistiques, mais le problème se pose quand nous voyons le nombre d’enfants qui se retrouvent en ville en quête d’emploi et les problèmes qui se posent à eux », a-t-il fait savoir. S’agissant de la traite, la direction de la lutte contre les violences faites aux enfants a, au cours de l’année 2015, dénombré 1099 cas de traite dont 916 internes et 183 transfrontaliers.

L’atelier d’élaboration du projet se veut donc une activité d’envergure, car nourrissant beaucoup d’attentes tant au niveau du ministère en charge de l’action sociale que du gouvernement de façon générale. A l’occasion, le représentant de Save the children, Daouda Sako a invité les participants à des échanges fructueux afin que « le Burkina conforte sa réputation de pays qui pose généralement de bonnes productions lors de ses ateliers ».

Pour Save the children, l’accord tripartite est une aubaine. « Dès lors qu’il prendra forme, cela servira de base pour prendre en compte les enfants qui sont en mobilité lors de la révision des autres accords qui concernent les frontières à travers lesquelles notre projet régional d’appui aux enfants et jeunes travailleurs migrants est mis en œuvre », confie le conseil technique en protection de l’enfant, M. Sako.

Le projet régional, faut-il le rappeler, est mis en œuvre entre la Côte d’Ivoire le Mali et le Burkina Faso sur financement de l’Union européenne.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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