Action citoyenne des médias : Le projet FasoMédias II met le cap sur le journalisme d’enquête

LEFASO.NET | Oumar L. OUEDRAOGO • samedi 15 avril 2017 à 00h07min

Après son lancement officiel en janvier 2017 (http://lefaso.net/spip.php?article75502), c’est parti pour le déroulement de FasoMédias II, un projet du CFI (agence française de coopération médias) et l’Union nationale de l’audiovisuel libre du Faso (UNALFA) visant à renforcer le rôle des journalistes et des acteurs de la société civile dans le contrôle citoyen de l’action publique. C’est dans cette perspective que s‘est ouverte ce jeudi, 13 avril 2017 à Ouagadougou, une formation en enquête journalistique.

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Action citoyenne des médias : Le projet FasoMédias II met le cap sur le journalisme d’enquête

Par-là, les géniteurs de l’initiative entendent donc renforcer la veille des médias sur les actions publiques. FasoMédias II fait suite à FasoMédias, déroulé de 2015 à 2017 et qui s’est inscrit dans l’accompagnement du traitement citoyen de l’information dans un contexte électoral (traitement de l’information avant, pendant et après les élections). Cette première phase fut un réel succès selon Charlemagne Abissi de l’UNALFA et Salomé Sabattini de CFI. C’est fort de ce constat, et surtout de la réalité que la démocratie est une dynamique, qu’a été lancé FasoMédias II.

Selon le chef de projet, Salomé Sabattini, FasoMédias II a pour but de renforcer le rôle des médias dans leurs zones d’intervention, de consolider les connaissances sur les questions de redevabilité et de contrôle citoyen. Il se veut donc une réponse aux attentes des citoyens, lesquels sont de plus en plus exigeants envers leurs gouvernants en termes de redevabilité. Dans ce contexte, l’on s’attend à ce que les médias jouent bien leur rôle dans l’exercice de la veille citoyenne au niveau de la société. Se référant à la première initiative, les initiateurs de FasoMédias II disent attendre beaucoup de cette deuxième vague de bénéficiaires de la formation. Pour cela, ils n’ont pas tari de conseils et de suggestions sur le métier journalistique, notamment en ce qui concerne le domaine spécifique du journalisme d’investigation. Les stagiaires, eux, ont été retenus à l’issue d’un appel à candidatures. Et pour ce programme qui s’articule en plusieurs étapes, il y a la réalisation d’une enquête journalistique sur un sujet d’intérêt certain.

La session qui vient d’être lancée, et qui réunit des journalistes venus de plusieurs organes à travers le pays, a été précédée, du 10 au 12 avril, par une session de culture générale. Il s’est agi de replonger les participants dans des rudiments fondamentaux de l’exercice du métier ; toute chose qui leur permet de mieux se préparer pour la suite, notamment pour la formation en enquête journalistique, du 13 avril au 22 avril 2017.

Le représentant de l’ambassadeur de France, Paul Antoine Decraene, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, s’est également félicité de l’initiative dont la finalité est l’ancrage de la démocratie. Celui-ci a rappelé la nécessité d’éduquer et d’interroger (les faits) afin de construire une information juste et étoffée pour permettre au public de prendre des décisions éclairées. « Vous avez la responsabilité et l’obligation d’informer vos lecteurs, vos auditeurs et vos téléspectateurs », a souligné Paul Antoine Decraene. Il est également revenu sur quelques valeurs du journalisme, en particulier celles du journalisme d’investigation.

Pour le représentant de l’ambassadeur, quelle que soit la motivation, la seule chose qui compte, c’est de trouver la vérité. C’est pourquoi a-t-il insisté sur l’impératif pour le journaliste de toujours recouper ses sources d’informations, les vérifier... avant de publier son article et ce, tout en respectant la déontologie du métier et en protégeant ses sources d’informations.

Les participants, eux, ont déjà identifié leurs sujets d’enquête. Ces sujets d’investigation, dont la pertinence a été relevée et saluée par les responsables de FasoMédias II, ont trait entre autres à la gratuité de soins des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceinte, l’accès à la justice dans un contexte post-insurrectionnel, la question de la fiscalité dans un contexte de décentralisation, la question de l’approvisionnement en intrants agricoles de certaines zones du pays, la gestion des espaces verts dans la capitale burkinabè.

Pour mémoire, CFI est l’agence de coopération du ministère des Affaires étrangères et du développement international, chargée de coordonner et d’animer la politique française d’aide au développement en faveur des médias du Sud. Elle accompagne les acteurs publics ou privés du secteur des médias afin de renforcer les processus de modernisation et de démocratisation que la France souhaite soutenir.

O.L.O
Lefaso.net

[ Lire aussi:Médias : CFI et l’UNALFA lancent FasoMédias 2 pour la promotion du contrôle citoyen de l’action publique ]

[ Lire aussi : « FasoMédias » : Médias et Organisations de la société civile pour la consolidation de la démocratie ]

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