Orpaillage : « Eau Vive » veut promouvoir les droits humains sur les sites

LEFASO.NET | Jacques Théodore Balima • mercredi 12 avril 2017 à 23h50min

L’Organisation non gouvernementale (ONG) « Eau Vive » veut promouvoir les droits humains sur les sites d’orpaillage au Burkina. Pour ce faire, elle a lancé, le mardi 11 avril 2017 à Ziniaré, un projet dénommé : « Diagnostic et mécanisme inclusif de suivi des droits humains sur les sites d’orpaillage au Burkina Faso ».

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Orpaillage : « Eau Vive » veut promouvoir les droits humains sur les sites

Les sites d’orpaillage sont les lieux où les droits de l’homme sont le plus souvent bafoués. Le travail des enfants, l’exploitation de l’homme, la prostitution, la déscolarisation des enfants, etc. sont entre autres les problèmes rencontrés sur ces lieux où seul le gain de l’or est la finalité.

Pour contribuer à la protection de ces couches vulnérables, l’ONG « Eau Vive » et ses partenaires dont l’Union européenne, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), le syndicat des orpailleurs du Burkina et bien d’autres ont pris l’engagement d’apporter leur part contributive à travers le projet « Diagnostic et mécanisme inclusif de suivi des droits humains sur les sites d’orpaillage au Burkina Faso ».

Des chiffres parlants

L’initiative a été saluée par tous les intervenants à la cérémonie. Tant la situation sur le terrain très rapidement et le nombre des personnes concernées est énorme. Selon Thomas Huyghebaert, chef de section gouvernance, sécurité et secteur privé de l’Union européenne au Burkina, près d’un million de personnes vivent de l’orpaillage. Sur les 700 sites répertoriés environ 20 mille enfants sont utilisés comme main d’œuvre.

Une situation qui, de l’avis du gouverneur de la région du Plateau central, Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, nécessite une intervention de l’exécutif et de ses partenaires. Car pour elle, « le droit est un rempart qui protège les personnes, garantit les règles du vivre ensemble. Les droits et les devoirs de chacun constituent, s’ils sont respectés, les conditions d’une société apaisée ». « C’est ce que nous voulons sur les sites d’orpaillage », a-t-elle ajouté.

Faire l’état des lieux sur les sites

Le projet est financé à 130 millions de francs CFA par l’Union européenne. Sa durée est de 24 mois et vise à faire l’état des lieux de la violation des droits humains sur les sites d’orpaillage. « Nous devons avoir à l’issue du projet, une cartographie bien définie de la problématique des droits humains sur les sites d’extraction traditionnelle de l’or et partant de ce diagnostic mettre en place un mécanisme approprié, idoine pour faire face à la situation », a expliqué Zakari Bouraima, directeur-pays de l’ONG « Eau Vive ».

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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