Cimenterie : CIMAF Burkina annonce sa deuxième usine à Bobo, « CIMAF Dioulasso »

LEFASO.NET | Oumar L. OUEDRAOGO • vendredi 7 avril 2017 à 14h24min

Deux ans après le démarrage de ses activités au Burkina, le Groupe Ciments de l’Afrique (CIMAF) annonce déjà l’ouverture de sa deuxième usine. Ainsi, après Ouagadougou, c’est la capitale économique, Bobo-Dioulasso, qui va accueillir une nouvelle usine du groupe. D’une capacité de production annuelle de 700 mille tonnes, une offre de 1000 emplois directs et indirects, des produits de qualité et plus accessibles aux consommateurs, l’usine de Bobo-Dioulasso attend le premier ciment avant juin 2018. L’annonce a été faite dans la matinée de ce jeudi, 6 avril 2017 à Ouagadougou par les responsables de la société.

Cimenterie : CIMAF Burkina annonce sa deuxième usine à Bobo, « CIMAF Dioulasso »

Fort de son expérience dans plus de onze pays dont le Burkina, le Groupe Ciments de l’Afrique (CIMAF) est sur une dynamique d’extension à court terme sur l’ensemble du continent, tout en accroissant ses capacités de production dans ses lieux d’implantation actuelle. Au Burkina, le groupe marocain est présent depuis mars 2015, à travers notamment l’inauguration officielle de CIMAF Burkina, située dans la zone industrielle de Kossodo à Ouagadougou. En deux ans d’existence, les responsables de la société ne cachent pas leur satisfaction ; CIMAF Burkina a enregistré une croissance importante. Une performance qui vaut à la société, de réels motifs de satisfaction et une fierté d’avoir fait confiance et d’avoir su tenir le cap à un moment où le pays traversait une situation relativement difficile. Franc succès économique et surtout de coopération, de confiance, confie le directeur général de CIMAF Burkina, Esssam Daoud, qui met au passage en exergue une des politiques du groupe qui consistent au transfert des compétences en matière de capitale humain. De façon claire, et à l’en croire, CIMAF Burkina est constituée à 99% de ressources humaines burkinabè (recrutées et formés essentiellement au Maroc).

Cette sortie fut une occasion pour Essam Daoud et ses proches collaborateurs pour faire une cartographie du marché de CIMAF Burkina. Un tour d’horizon qui fait ressortir que les différents types de ciment produits sont bien appréciés par les grossistes, eux-mêmes, tirant satisfaction des observations du consommateur final. A ce jour, le ciment ‘’made in CIMAF Burkina’’ est disponible dans toutes les grandes localités du pays, certifie le directeur commercial, Claude Kompaoré. En la matière, poursuit-il, l’on peut dire que le Burkina a une industrie qui produit du ciment de qualité mondiale. Ce qui découle de la vision globale du groupe, CIMAF : bâtir une entreprise leader en Afrique, dans le secteur du ciment.

1000 emplois, un ciment de qualité mondiale, un coût accessible !

C’est dans ce contexte de performance, et ‘’armé’’ d’ambitions, que la société annonce la construction d’une deuxième usine de production dans la capitale économique du Burkina, Bobo-Dioulasso. Après « CIMAF Burkina » (Ouagadougou), voici « CIMAF Dioulasso » (Bobo-Dioulasso) ! Le démarrage effectif des travaux (dont la pose de la première pierre a été faite par le Premier ministre le 27 mai 2016) est annoncé pour avant la fin du premier semestre (fin juin) de cette année, 2017, et le premier ciment attendu avant juin 2018. CIMAF Dioulasso se veut un levier important de développement économique et social de Bobo-Dioulasso et partant du Burkina. Et à en croire Essam Daoud, la construction de l’usine de Bobo-Dioulasso ne vise pas seulement à répondre au besoin du marché local et à contribuer au dynamisme socio-économique de la région ; c’est toute une histoire. C’est pour cela également que la société entend jouer pleinement son rôle de maillon important dans cette partie du pays, ce d’autant puisque Bobo-Dioulasso est la capitale économique du Burkina.
Dotée d’une capacité de production annuelle de plus de 700 000 tonnes, CIMAF

Dioulasso a, pour la construction, misé sur une technologie de pointe pour un investissement estimé à 20 milliards FCFA. CIMAF Dioulasso, c’est aussi et surtout au compteur 1000 emplois directs et indirects dans la phase de construction et d’exploitation. « A ce titre, une large campagne de recrutement sera organisée au profit des populations de la ville et régions de Bobo-Dioulasso », annonce le directeur général de CIMAF Burkina, Essam Daoud.

Le directeur technique, Florentin Adjallala, a expliqué tout le dispositif technologique qui va caractériser l’industrie. De ses détails, il ressort qu’à l’image de celle installée à Ouagadougou, CIMAF Dioulasso met un accent également sur la préservation de l’environnement (éloignement non seulement des zones à risques mais également une technologie qui minimise l’émission de gaz). Le travail sera effectué par le constructeur Allemand Polysius du groupe Thyssenkrupp, référence mondiale dans le domaine. A terme, CIMAF Dioulasso sera composée de deux grandes parties : une partie broyage et une autre réservée à l’ensachage.

C’est confiant donc du dynamisme du marché burkinabè et des perspectives, que le groupe avance également pour courant 2018, les travaux d’extension pour doubler la capacité de production de son usine de Ouagadougou avec un investissement de plus de 25 milliards FCFA. Ce qui portera la production annuelle de 500 mille à plus d’un million de tonnes (au niveau de Ouagadougou).

L’objectif est clair, disposer, sur un horizon de 18 mois et sur l’ensemble, d’une capacité de production totale de plus de 1, 7 million de tonne. Ce qui est à même de satisfaire le besoin du marché avec en ligne de mire, plus d’accessibilité du ciment aux consommateurs ; tant en terme de coût que de maillage du territoire.
« Le but est d’accompagner la croissance du pays tout en garantissant au consommateur final un ciment de qualité mondiale à un coût très accessible grâce notamment aux économies d’échelle attendue », soutient le directeur général de CIMAF Burkina pour qui, ces nouveaux investissements s’inscrivent dans une stratégie plus large qui vise à faire du groupe Ciments de l’Afrique, un leader panafricain du secteur du ciment et premier opérateur en Afrique de l’Ouest où le groupe est déjà solidement implanté.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Messages

  • Je suis fière de vous lire, CIMAF au Burkina est une fierté. Seul le sérieux paie et vous êtes une société pleine de sérieux et respectueuse de vos engagements et cela est important. Ne baissez pas la main et travailler surtout à jouer sur le coût du ciment, c’est important nous consommateurs. Bon vent à CIMAF DIOULASSO et aux responsables de la société !

  • AH. On les regarde.
    Sinon que le coût annoncé de 5000F le sac n’est toujours pas pratiqué chez les
    détaillants.
    L’Etat sort toujours faire des annonces que les commerçants n’appliquent jamais. Comme s’il voulait devancer l’iguane dans l’eau où serait ce pour berner le peuple comme d’hab afin que la grogne se tasse.
    Je me rappelle qu’à l’augmentation du prix du pain et de plusieurs denrées de première nécessité, le ministre du commerce aimait insisté sur le fait qu’avec l’accord des commerçants et après négociations avec ces derniers que le prix du ciment avait baissé.
    A-t-il fait un contrôle après cela ? J’en doute fort.
    Bref !
    Pauvre consommateur qui ne sait plus où donner de la tête. pffff !!!!!

  • Jusqu’ici, c’est beaucoup plus la qualité du ciment à produire qui nous préoccupait, comparée à celles des ciments Ivoiriens et Togolais. A présent que cette équivoque semble levée, il y’ a lieu de faire royalement fi de tous les échos tendancieux, et d’accélérer maintenant les choses, pour le fonctionnement effectif de cette entité, que la brave jeunesse Bobolaise, angoissée et minée par les effets persistants du chômage, attend impatiemment depuis longtemps.

  • Il n’ y a qu’ en afrique , et surtout au Bf, ou on voit un PM courir pour poser des premieres pierres et des dernieres pierrres pour des societes privees. Ca obeit a quel raisonnement ca ?Je passais. Ca frise le ridicule, tout de meme.

  • C’est merveilleux de faire l’étalage des chiffres d’affaires vertigineuses réalisés​ sur le dos des burkinabe. Ce qu’on attend de vous et de l’état c’est de ramener les prix à la réalité du marché. Le ciment coûte 3000fcfa au Sénégal avec une qualité aussi meilleure que le votre. Arrêtez de nous distraire.

  • Félicitation à CIMAF pour ces belles perspectives.

  • Bonne initiative !
    Encouragement et Invitation au recrutement des compétences locales.

  • Félicitations à CIMAF, belle initiative et résultat de la qualité de production.

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