Traitement de l’information en temps de crise : Le CSC a échangé avec les médias de Bobo-Dioulasso

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini • jeudi 6 avril 2017 à 22h30min

Dans le cadre de ses missions d’accompagnement des medias et tenant compte du contexte social marqué par des attaques terroristes, le conseil supérieur de la communication (CSC) a tenu ce mercredi 05 avril 2017, une rencontre d’échanges avec les médias à Bobo-Dioulasso sur le traitement de l’information en période de crise.

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Traitement de l’information en temps de crise : Le CSC a échangé avec les médias de Bobo-Dioulasso

Au regard du terrorisme grandissant dans notre pays, le Burkina Faso, le Conseil supérieur de la communication(CSC) a tenu à rencontrer les médias de Bobo-Dioulasso pour un partage d’idées sur la manière de traiter une information en temps de crise. Quatrième du genre après celles tenues à Dori, à Ouahigouya et à Ouagadougou, cette rencontre a eu pour objectif d’étaler les difficultés majeures auxquelles les médias font face dans le traitement de l’information en temps de crise au Burkina Faso.

Selon la présidente du CSC, Madame Nathalie Somé, le traitement de l’information dans les médias pose problème en temps de crise. « C’est pourquoi il était nécessaire de rencontrer les hommes de médias et les membres de la société civile afin d’échanger autour de cette question », a-t-elle souligné.

Au cours des échanges, il est ressorti que les journalistes sont devenus comme les chargés de communication des terroristes car selon Jean Paul Toé, directeur général de l’Observation des medias et des études du CSC, « les terroristes veulent qu’on parle d’eux et c’est ce que les journalistes font », a-t-il dit. A l’en croire, ce ne sont pas toutes les informations que le public a le droit d’avoir. Toutefois, le journaliste de par sa profession, doit se démarquer du « journaliste citoyen » c’est-à-dire le journaliste des réseaux sociaux.

Pour lui, en faisant de la communication autour des attaques terroristes, le journaliste donne un pouvoir à l’ennemi pour mieux se préparer à attaquer de plus belle. Ainsi, le journaliste doit avoir un esprit de discernement en matière de publication de l’information. « Il doit penser aux conséquences de son information avant toutes publications », a laissé entendre ce dernier.

En clair, le journaliste doit arrêter de faire de la communication gratuite pour « l’ennemi ».

« Nous ne demandons pas aux médias de faire un blackout sur les questions sécuritaires, mais de prendre des précautions pour éviter de diffuser ou de publier des informations à caractère sensible qui peuvent semer la psychose au sein de la population et aussi compromettre les efforts des forces de défense et de sécurité sur le terrain », a indiqué ce dernier.

A entendre la présidente du CSC, le journalisme est un métier noble qui a ses règles. Et le professionnel du métier doit se former permanemment, d’où l’importance de cette rencontre d’échanges. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 7 avril à 17:15, par Cheikh
    En réponse à : Traitement de l’information en temps de crise : Le CSC a échangé avec les médias de Bobo-Dioulasso

    Ici, on constate que vous posez le problème, comme si les journalistes étaient des grands enfants, encore soumis aux rudiments de la carotte et du bâton, alors qu’il n’en est absolument rien. Bien au contraire, la plupart des sorties médiatiques dignes de condamnation ne semblent d’aucune neutralité. A y regarder de près, elles paraissent plutôt dissimuler des opinions ou des prises de position, défavorables à l’avènement du régime actuel. On eût dit que parmi tous les corps professionnels, les journalistes sont les plus fidèlement restés collés aux basques du régime déchu. Et en la matière, point n’est besoin de revenir encore, ni sur les noms de ceux qui accompagnent ouvertement les missions destinées aux visites d’Abidjan, ni sur les attributs de ceux qui engueulent les nouveaux dignitaires à ciel ouvert sur les plateaux de la télévision. On en connaît même localement à Bobo Dioulasso, qui s’étaient érigés successivement, en vaillants défenseurs du régime moribond dans ses soubresauts, et hommes de chevets de celui-ci sur son lit de mort. Quoi donc de plus naturel pour eux, que de continuer à se montrer nostalgiques de ce passé révolu ! Tout se passe jusqu’à présent, comme si le seul salut des journalistes, résidait dans le dysfonctionnement de l’appareil d’Etat, voire l’apocalypse. D’ailleurs, c’est à peine si l’apparition du journalisme sur les réseaux sociaux, n’est pas tributaire de cette inclination exacerbée du journaliste professionnel, au rejet du changement. Dans tous les cas, que chacun apprenne à s’assumer, mais pas au grand détriment du peuple !

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