The hunger project Burkina : Vingt ans au service des communautés rurales pour le développement

LEFASO.NET | Marcus Kouaman • jeudi 30 mars 2017 à 23h59min

Après la visite de terrain à l’épicentre de Boulkon le mardi 28 mars, les premiers responsables de l’ONG The hunger project étaient face à la presse ce mercredi 29 mars 2017 à Ouagadougou. Objectif, présenter les résultats engrangés de 1997 à nos jours par l’organisation internationale.

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The hunger project Burkina : Vingt ans au service des communautés rurales pour le développement

L’éradication de la faim chronique, de la malnutrition et de la pauvreté au pays des Hommes intègres, c’est la raison d’être de l’ONG The hunger project Burkina (THP-Burkina). De février 1997 à mars 2017, soit vingt ans durant, les partenaires de l’organisation internationale que sont les communautés rurales ont bénéficié de son assistance. Cela pour sortir de ce marasme socio-économique.

L’importance de la célébration de ce 20e anniversaire est témoignée par la présence dans la capitale burkinabè du vice-président de THP global, Dr John Coonrod, du vice-président de THP Afrique, Pr Idrissa Dicko et de Madélaine Cissé, directrice nationale de THP Sénégal. Pour Evariste Yaogho, directeur national de The hunger project Burkina, l’action de son organisation est basée sur des principes et une philosophie. La première étant que « tout développement implique nécessairement un changement visant à faire mieux que ce qui est déjà fait ». Avec l’ultime vision commune qui est celle de communautés unies qui ont à manger en quantité et en qualité et qui ont accès aux services de bases (santé, éducation, alphabétisation, eau et assainissement).

Selon le directeur national de THP Burkina, atteindre ces objectifs passe naturellement par la mobilisation des communautés, la promotion des femmes comme agents clés du changement et le développement de partenariats avec les collectivités, l’Etat... Ce sont donc ces efforts qui ont permis la mise en place de centre attractifs dotés d’un certain nombre de commodités dénommés « épicentres », cadres de regroupement de villages dans les zones d’intervention.

En ce qui concerne le pays des Hommes intègres, quinze épicentres fonctionnent. Repartis dans quinze provinces concentrées dans neuf régions, les épicentres visent le décollage pour un développement communautaire durable. Et pour y parvenir, c’est-à-dire atteindre l’auto-promotion de l’épicentre, il faut passer par plusieurs phases, à savoir la valorisation des ressources et du potentiel humain dans les épicentres, la collaboration dans la construction du siège, sans oublier la mise en œuvre des projets de développement.

52 600 bénéficiaires des micro-crédits

Dans cette quête d’autonomie, l’épicentre de Boulkon, village de la commune de Arbollé (province du Passoré) est la meilleure. En effet, celui-ci après seulement sept ans de création dispose d’une association reconnue légalement, d’un titre foncier du terrain d’implantation des infrastructures de l’épicentre. Deux autres centres sont dans le starting-block.

Chiffre à l’appui, Evariste Yaogho et ses collaborateurs ont dressé un bilan satisfaisant. En vingt ans au Burkina, The hunger project a pu réaliser quarante magasins de céréales, mille cinq-cents latrines et former plus de quinze milles facilitateurs/agents de vulgarisation agricoles. A travers ses quinze caisses communautaires rurales autonomes et autogérées par les coordinations locales, THP Burkina a pu octroyer 2 550 milliards de FCFA à 52 600 bénéficiaires.

Des efforts qui ont valu des décorations en 2000 et en 2013, respectivement comme Chevalier de l’ordre national et Officier de l’ordre national. Cela sans compter le prix leadership Afrique 1999 d’une valeur d’un million de dollars US remporté par Aïssèta Nagabila au nom des femmes agricultrices africaines. Au titre des perspectives, THP-Burkina à l’instar des autres en Afrique et ailleurs, travaille à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) de 2030.

En rappel, l’ONG au Burkina est organisé autour d’un Conseil national, d’un bureau national incluant un groupe d’animatrices et d’agents de terrain. Au plan international, The hunger project qui a vu le jour en 1977 en Californie aux Etats Unis d’Amérique fêtera son 40e anniversaire en juin 2017.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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