Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

LEFASO.NET | Marcus Kouaman • mardi 28 mars 2017 à 00h07min

Lors d’une opération conjointe du 24 au 26 mars 2017 des services des Douanes, de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale et de la Police municipale, un réseau de contrebande des hydrocarbures a été démantelé. Ce lundi 27 mars 2017, ces services de la sécurité intérieure ont animé une conférence de presse à la Gendarmerie de Boulmiougou (Ouagadougou) pour présenter le butin.

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Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

104 fûts de 200 litres et 357 bidons de 25 et 30 litres de carburant saisis, trois stations-services sous scellées (deux à Ouagadougou, une à Zitenga), une station-service en cours de vérification (au moment de la conférence), plus de quinze personnes interpellées. C’est le résultat auquel la force conjointe est parvenue, grâce à l’opération de ratissage intervenue, du 24 au 26 mars 2017 dans les villes de Ouagadougou, Kombissiri et Ziniaré. Mise à part les stations-services, le carburant saisi, est évaluable à 20 millions de FCFA.

Selon le directeur régional des Douanes du Centre, Grégoire Dabiré, c’est dans le cadre de la lutte contre la fraude que s’est orientée la traque de la contrebande du carburant. D’où cette opération conjointe pour mettre fin à cet approvisionnement frauduleux qui pérennise un commerce illégal et dangereux qui, on s’en souvient a occasionné plusieurs incendies sur le territoire burkinabè. Une opération musclée qui vise la protection de la santé et de la vie des consommateurs, des véhicules et des engins, ainsi que le pouvoir d’achat des citoyens.

« Nous nous sommes surtout intéressés aux sites de stockage que nous supposons dangereux pour la population que nous devons protéger », explique le patron des Douanes de la région du Centre. Il s’est félicité de la franche collaboration de la population qui a permis cette saisie et la fermeture de ces stations d’essence qui servaient du carburant mal traité, donc de mauvaise qualité. Les stations en question opéraient en toute illégalité, c’est-à-dire dans le manquement aux règles d’exploitations et dans le non-respect de la législation en vigueur en matière de vente de produits pétroliers au pays des Hommes intègres. L’occasion faisant le larron, une cinquantaine de fûts vides servant au stockage du carburant de contrebande ont été naturellement saisis.

Quant à la provenance de ce carburant, le Lieutenant-Colonel Sam Ouedraogo, Commandant du groupement de la Gendarmerie départementale de Ouagadougou, laisse entendre qu’il provient des pays pétroliers qui nous entourent, surtout les plus proches, en ce sens que les fraudeurs veulent profiter du bas prix des hydrocarbures dans ces pays-là pour gagner beaucoup d’argent sur le marché burkinabè par l’importation frauduleuse.

Ces litres de carburant seront rétrocédés à la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) qui a le monopole en matière de distribution en hydrocarbures. Charge à elle de procéder aux vérifications nécessaires et d’en décider de la suite. La quinzaine de personnes interpellées sont, de l’avis des conférenciers, des contrebandiers, donc des délinquants. C’est pourquoi elles seront présentées au procureur du Faso pour les suites judiciaires. Il appartiendra donc à la justice de prononcer les peines en fonction de l’infraction.

Mais en attendant, la force conjointe tient à rassurer la population quant à la poursuite des opérations pour la préserver. Dans ce sens, elle l’invite à collaborer avec les services de sécurité afin de débusquer ces délinquants sans vergogne.

Marcus Kouaman
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 27 mars à 20:50, par le vraie
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    merci AU PETIT DAGARA Grégoire Dabiré, GROUILLE AUSSI POUR LES ALCOOLS
    MAIS UN DAGARA DEVANT ALCOOL ???????????????

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  • Le 27 mars à 22:03, par akeem
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    Ces stations devraient etre nommes et les suspects cites ,neanmoins bravo aux forces de l’ordre !

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  • Le 27 mars à 22:12, par La PAIX
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    TRÈS BON BOULOT. ET TOUTES NOS FÉLICITATIONS AUX FORCES DE L ORDRE ET TOUS LEURS COLLABORATEURS.

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  • Le 28 mars à 07:46, par On est tous au courant
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    On est tous au courant de ce traffic d’hydrocarbures. Quand je dis tous, les autorités, la douane, la police, etc. Sur toute la ligne tout le monde mange et se tait. Si nos moteurs de voitures ou de motos veulent, ils n’ont qu’en s’emballer ou se bloquer, ce n’est pas leur problème. Mais ce que les autorités ignoraient ou faisaient semblant d’ignorer, c’est que cela joue negativement sur l’économie du Faso et c’est une concurence deloyale aux stations d’essence honnêtes.
    Tout le monde voit les traffiquants à la frontière du Ghana, Togo, Benin, etc. avec les citernes dans les brousses entrain de transvaser le jus dans des bidons pour être achéminé sur Ouaga et autre via les routes nationales. Chacun reçoit sa part : douane, police, gendarmerie, etc. C’est un commerce florissant où des petits debrouillards sont devenus des Molares, des Princes en un temps record avec des V6, V8. Mais comme personne n’en parle, nous aussi, on n’en parle pas. Quand ça va sentir, des voix plus autorisées en parleront. Et ce fut le cas maintenant.

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  • Le 28 mars à 08:24, par oumjah
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    Il faudra pousser plus loin les investigations pour s’assurer que ces contrebandiers ne ravitaillent pas les terroristes en carburant sur le marché noir. Avec toutes les grosses motos que ces terroristes utilisent il faut bien qu’ils s’approvisionnent en carburant quelque part. Chicotez-les bien pour qu’ils crachent le morceau. Confiez les aux anciens RSP tortionnaires du Conseil, ils sont bien rodés dans l’art de la torture pour faire parler les gens.

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  • Le 28 mars à 08:43, par alberto
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    ce que je ne comprends pas nos journaliste nous donne pas ou ne partent pas à la recherche de l’information. donnez nous les noms de ces stations et m^me le monsieur arrêté au centre ville pas d’information pourquoi faite comme NOBERT ZONGO...

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  • Le 28 mars à 09:20, par Tibi
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    C’est bien. Mais quand vous demandez la contribution des citoyens et quand ils appellent les numéros verts, évitez de demander à ces derniers d’appeler les propriétaires de ces stations.
    Pour preuve, le jeudi de la grève des chauffeurs des citernes, j’ai vu des tricycles partout au alentours des non lotis avec des bidons de 25 litres d’essence roulant à vive allure cigarette aux lèves. Arrivé à la station Shell entre la maison de la femme et la pédiatrie en voulant me ravitailler, c’est là que j’ai vu un long fil de bidons de 25 litres entrain d’être remplis et les motocyclistes et auto devraient maintenant faire la queue avec eux. J’ai alors appelé le 17 et la personne qui m’a décroché me demande d’appeler la direction générale de Shell. Je lui ai alors demandé quel moyen de pression moi en tant que citoyen lambda a, pour amener Shell à faire arrêter cette pratique ?
    Du coup, je me pose la question si ce n’est pas dangereux de vouloir signaler les mauvaises pratiques ?

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  • Le 28 mars à 09:30, par Solidaritesf
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    Félicitation aux initiateurs et exécutants de cette opération d’envergure. Outre la contrebande il faut bien retenir qu’une grande partie de ce carburant illicite est volée par les transporteurs et leurs complices travaillants dans les dépôts des grands consommateurs tels que la SONABEL et les mines ainsi que de l’importateur principal, la SONABHY.
    Il suffit d’approfondire les enquêtes et vos serez ébahi.
    Que Dieu bénisse le Burkina Faso

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  • Le 28 mars à 09:32, par bod
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    Il reste à savoir si la SONABHY laissée à elle seule, sera en mesure de satisfaire notre pays. La multiplication des points de vente du carburant frelaté est peut être la preuve que la demande est véritablement forte et peut être au delà des capacités de la SONABHY. Il faut donc, en même temps qu’on lutte contre ce phénomène dangereux, exiger de la SONABHY une meilleure structuration de ses services pour être à la hauteur de la demande !

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  • Le 28 mars à 10:51, par Faso Kanu
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    Eh pitié, la douane, arrêtez de vous foutre de nous. Est-ce que ce carburant s’envol pour atterrir dans nos villes ? Même derrière le premier ministère (carrefour radio nationale-conseil) le vendeur est "calé-barré". Il vend son essence et point barre ! Dans tout ça, et les taxi à gaz ? Les chauffeurs circulent toujours, tranquillement. Pis, il y a les vendeurs de bouteilles (pleines) de gaz autour du grand marché. Quelles formations ils ont pour parer au pire lorsqu’un feu va se déclencher ? Pitié, MPP, réveillez-vous !

    Répondre à ce message

  • Le 28 mars à 11:49, par Faso Kanu
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    Eh pitié, la douane, arrêtez de vous foutre de nous. Est-ce que ce carburant s’envol pour atterrir dans nos villes ? Même derrière le premier ministère (carrefour radio nationale-conseil) le vendeur est "calé-barré". Il vend son essence et point barre ! Dans tout ça, et les taxi à gaz ? Les chauffeurs circulent toujours, tranquillement. Pis, il y a les vendeurs de bouteilles (pleines) de gaz autour du grand marché. Quelles formations ils ont pour parer au pire lorsqu’un feu va se déclencher ? Pitié, MPP, réveillez-vous !

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  • Le 28 mars à 11:52, par Essenserie
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    J’ai l’impression que cette lutte est menée parce que le phénomène constitue un manque à gagner pour la Sonabhy et par ricochet l’’Etat. Si on laisse la chose s’installer définitivement ça sera du naaba kougri : difficile à déloger, à déboulonner. Maintenant comme ça participe à la sécurisation des biens et des personnes... vamos ! Sinon l’Etat mobilise la douane, la gendarmerie et la police que pour ses intérêts eco d’abord …

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  • Le 28 mars à 12:15, par VP
    En réponse à : Trafic d’hydrocarbures : Trois stations d’essence sous scellées, 104 fûts de 200 litres saisis

    Moi VP,je vais vous conter une de mes mésaventures qui sans doute,serviront à la sécurité de bien peaufiner les prochaines opérations.Comme certains internautes ,surtout notre mentor le Koro Yamyélé le sait bien,moi j’aime ce que lui il n’aime pas. Ainsi,c’est dans le cadre de mes activités clandestines qui m’ont amené à traverser le fleuve Peindjari à la frontière du Bénin pour rencontrer quelqu’un de l’autre coté.
    Ce que j’ai vu en matière de trafic de ces carburants est éloquant. J’ai vu des jeunes en colonne de vingt voir plus juchés sur des nouvelles motos chargées de futs de 200 l de carburant en partance sur Pouytenga et OUAGA, d’après quelqu’un avec qui je partageais le mémé véhicule de transport.A Pouytenga,c’est un certains nommé ’NOOKOBDO’ qui est le dépositaire.A Ouaga c’est au Théatre Populaire qu’ils ravitaillent.D’autres continuent jusqu’à Kaya et meme au delà .Les transporteurs aussi profitent en charger au niveau de Nadiagou.
    Leur site de Dépôt se trouverait à Koualou à la frontière entre le Bénin et le Burkina.Dans ce village déclaré litigieux,j’ai pu voir une montagne de futs qui servent aux transports.C’est ma contribution.

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