Ligue des champions africaine : Le RCK éliminé, le match finit en bagarre généralisée

LEFASO.NET | Jacques Théodore Balima • lundi 20 mars 2017 à 09h55min

Le Rail club du Kadiogo a été éliminé de la Ligue des champions africaine ce samedi 18 Mars 2017 par l’USM Alger. Les Faucons battus à l’aller par deux buts à zéro quittent la compétition après une courte victoire, 1-0, à Ouagadougou. A la fin de la rencontre, les supporters du RCK ont pris à partie les arbitres, les joueurs et encadreurs de l’USMA pour protester contre ce qu’ils ont qualifié d’erreurs arbitrales.

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Ligue des champions africaine : Le RCK éliminé, le match finit en bagarre généralisée

Tout avait pourtant bien commencé. Dans la paix et avec l’esprit Fair-Play. Les Faucons, battus à l’aller, comptaient remonter les deux buts et espérer se qualifier. Les Algériens voulaient conserver les avantages du match aller. Des challenges qui rendaient le spectacle beau et joli à regarder.

Les Burkinabè, poussés par leur public, mettent la pression sur l’adversaire qui, à la 29e minute, est réduit à 10 après l’expulsion de Sayoub Amir. En infériorité numérique, les Algériens jouent pour l’essentiel. Ils se replient dans leur camp, laissent le jeu au RCK et procèdent par contre. Malgré cet avantage, les Faucons ne parviennent pas à scorer. La pause intervient sur la marque de zéro but partout.

Une deuxième période un peu plus animée

Du retour des vestiaires, les joueurs burkinabè reviennent plus déterminés. Ils sont d’ailleurs les premiers à regagner le terrain avant les arbitres et les Algériens. La partie reprend. Les Burkinabè sont les premiers sur toutes les balles. Ils construisent bien mais la finition est nulle. A l’arrière, les balles circulent mais impossible d’ouvrir le score. Cela dure pendant de longues 20 minutes. Avant qu’à la 53e, Mohamed Kahan, d’un plat du pied gauche donne l’avantage aux siens en inscrivant le but du RCK. L’espoir est désormais permis.

Les Faucons y croient et accroissent la pression. Certaines actions, conduites dans la précipitation, sont manquées. Après l’erreur qui les a mis en difficulté, les Algériens corrigent leur dispositif et ferment d’avantage l’entrée des buts. Les Burkinabè viennent jusqu’à la surface de réparation mais rien n’évolue après. Ils sont régulièrement renvoyés dans leur camp pour ensuite reprendre la reconstruction.

Les Algériens simulent les blessures et jouent le chrono. Les supporters burkinabè sont dépités. Ils crient, vocifèrent pour amener les Algériens à jouer plus vite. Mais ils ne sont pas entendus. En toute fin de partie, ils pensent être à bout de leur peine. Quand Ibeh rentre dans la surface de réparation algérienne la balle au pied avant de s’y écrouler. Tout le monde a vu un penalty sauf l’arbitre du match. La colère des supporters monte d’un cran. Les Faucons ne peuvent plus inscrire le deuxième but. Le coup de sifflet de l’arbitre met fin à la partie.

Le stade devient colluséum

Excédés par l’arbitrage, quelques supporters descendent sur la pelouse. Ils s’en prennent à l’arbitre. Après avoir reçu quelques coups de poings, il se sauve et est conduit dans les vestiaires par les éléments de sécurité. D’autres supporters s’invitent également à ce mouvement de foule. Certains s’en prennent aux joueurs et encadreurs algériens. La sécurité parvient également à les mettre en sécurité. Les gendarmes font usage de gaz lacrymogène. Les journalistes sont également passés par le gaz. Eux qui sont installés dans un endroit bien défini su de tous.

Certains ont même pris ce gaz à effets forts dans les yeux. Un confrère qui a non seulement reçu le gaz en pleine figure a été par la suite roué de coups par les agents de sécurité. C’était une bagarre généralisée. Fort heureusement le calme est vite revenu. Des blessés légers ont été enregistrés.

De mémoire de jeune journaliste, c’est notre première fois d’assister à une telle scène dans un stade. Il faut la condamner et réclamer que des mesures soient prises pour bannir ce comportement. Sinon on pourrait regretter le pire un jour.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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