Conseil Supérieur de la Communication : Contribution de la presse écrite et en ligne à la lutte contre le terrorisme

mardi 14 mars 2017 à 00h10min

Dans le souci d’aider les professionnels de la presse écrite et de la presse en ligne à mieux contribuer à la lutte contre le terrorisme, le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) les a conviés à une rencontre le lundi 13 mars 2017. Le menu de cette rencontre a été de réfléchir sur la manière par laquelle les journalistes peuvent apporter davantage leur contribution à l’édification d’un Burkina de paix.

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Conseil Supérieur de la Communication : Contribution de la  presse écrite et en ligne à la lutte contre le terrorisme

Face aux multiples attaques terroristes que subit le Burkina Faso, chaque Burkinabè est appelé dans un esprit citoyen à contribuer à l’effort collectif pour barrer la route à ce phénomène qui menace la quiétude et la paix. Les hommes de média, outre leur engagement citoyen, peuvent y contribuer davantage dans leur manière de collecter, de traiter et de relayer l’information. Ce fut l’objet de cette rencontre entre le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) et les représentants de la presse en ligne et celle écrite.

Dans son constat, le CSC trouve que certains médias font des publications tendancieuses sans maitriser forcement le danger y relatif. Or, il y a lieu que le journaliste tienne désormais compte du contexte sécuritaire actuelle. Le CSC en la personne de sa présidente Nathalie Somé, pense que les journalistes doivent donner des informations à la fois bonnes et utiles aux populations.

Poursuivant son analyse critique, le CSC constate que certaines publications servent plus les intérêts de l’ennemi. Cela est le cas lorsqu’elles révèlent la position d’un groupement militaire, signale leur mouvement, présente avec précision l’état des armements des Forces de Défense et de sécurité (FDS), signale les pannes techniques ou dispositions militaires, publie la déclaration des terroristes ou des images créant la psychose, ou encore vante de manière implicite les mérites d’un terroriste.

Le directeur des observations des médias du CSC, Jean Paul Toe, déplore la surmédiatisation des actes terroristes. Pour lui, cela fait que les médias se sont enrôlés au service de la communication des terroristes sans le vouloir. Il les appelle alors à s’auto modérer. Il prend l’exemple du média français Le monde, qui a décidé de ne plus publier les images des terroristes et des actes, car ayant pris conscience de sa contribution à la communication en faveur des terroristes.

Les représentants des médias écrits et ceux en ligne sont unanimement d’avis avec le CSC, et se sont engagés à faire davantage attention dans le traitement et la diffusion de l’information. En effet, Docteur Cyriaque Pare, appréciant positivement cette initiative pense qu’elle permet de se concerter sur la question de comment travailler en tant que professionnel en temps de crise. Il ajoute que le CSC dans sa posture d’observateur leur permet de se corriger et d’améliorer le travail.

Pour Souleymane Sawadogo, directeur de l’Agence d’Information du Burkina (AIB), cette rencontre est une bonne œuvre, en ce sens qu’elle permet de connaitre les préoccupations du CSC afin de mieux travailler. Il poursuit qu’il est de leur devoir d’apporter leur contribution dans leur travail, afin de lutter contre le terrorisme.

Les participants ont échangé et on fait ont fait plusieurs suggestions parmi lesquelles on peut citer la meilleure communication des FDS sur les questions de sécurité afin d’éviter la psychose au sein de la population, une meilleure communication de la part du gouvernement afin d’avoir plus d’informations justes, bonnes et utiles pour la population, rendre disponible une guide pratique du journaliste, éviter de relayer l’information liée aux communautés pour ne pas stigmatiser certaines populations, demander aux FDS d’assouplir leurs méthodes de travail pour ne pas entraver le travail des journalistes sur le terrain, former les journalistes afin de tendre vers la spécialisation des acteurs et interpeller fréquemment les médias à travers l’institution d’un cadre périodique de concertation et les interroger sur leur bilan.

Youmali Koanari
Lefaso.net

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