Insécurité au Sahel : « Dieu ne veut pas de sang pour vivre », Paul Ramdé de l’UFC-Dori

LEFASO.NET | Par Herman Frédéric Bassolé • vendredi 10 mars 2017 à 01h08min

Au rang des acteurs qui œuvrent pour la promotion du dialogue et la culture de la paix au Sahel, figure l’Union fraternelle des croyants (UFC) de Dori. Longtemps, cette organisation a bataillé pour une coexistence religieuse et culturelle, notamment à travers des activités socio-économiques bâties autour du « bouli », ce puissant levier de développement à l’échelle village. Aujourd’hui, face à une situation sécuritaire délétère dans le Sahel, le coordonnateur de l’UFC, François Paul Ramdé, est conscient que sans une véritable implication de l’Etat, une revue des mécanismes des projets et programmes et une collaboration civilo-militaire gagnante, le terrorisme gagnera du terrain. Nous l’avons rencontré, le samedi 4 mars 2017 à Dori.

Insécurité au Sahel : « Dieu ne veut pas de sang pour vivre », Paul Ramdé de l’UFC-Dori

Lefaso.net : Vous êtes le coordonnateur des projets et programmes de l’Union fraternelle des croyants de Dori. Comment est née cette organisation ?

Paul François Ramdé : L’Union fraternelle des croyants est née dans un contexte de famine, celle de 1969-1970. Vivait à Dori un père rédemptoriste du nom de Père Lucien Bidaud qui assistait les populations dans ces moments difficiles. Pendant cette famine, des partenaires ont envoyé des vivres pour soutenir les populations. Plutôt que de faire distribuer ces vivres par les chrétiens, le Père Bidaud a souhaité la mise en place d’un noyau interreligieux autour de la distribution. Ainsi naquit l’UFC. Mais, il faut dire que la mise en œuvre de ce noyau n’a pas été aussi simple que cela.

En 1969, c’était la période des Pères Blancs dans une Haute-Volta nouvellement indépendante. Evidemment, les musulmans se posaient beaucoup de questions. Ils se demandaient si le Père Bidaud ne cherchait pas à les baptiser. Dieu merci, ce Père Blanc avait beaucoup d’amis musulmans. Il y avait donc des gens qui connaissaient ses intentions d’aider vraiment les populations. Les gens ont donc adhéré. Par la suite, il y a eu une sorte de conversion de toutes les parties aussi bien musulmane que catholique parce que les gens ne voient plus l’autre comme un étranger mais comme un frère.

Lefaso.net : Vous l’avez dit, au départ il n’y avait que les musulmans et les catholiques. Quid des protestants ?

Paul François Ramdé : Dans les activités, les protestants sont intéressés. Mais, de manière formelle ils n’ont pas fait une demande d’adhésion. Pour être membre statutaire, il faut faire une demande d’adhésion explicite. Mais lorsque nous organisons des activités qui intéressent les communautés religieuses, ils y sont invités et participent activement. Cela est encourageant et nous espérons que demain ils verront qu’il n’y a aucun danger à entrer dans l’UFC, si c’est cela qui limite un peu leur engouement à faire la démarche personnelle d’adhésion. Notre organisation est un cadre pour mieux se comprendre et respecter les différences des uns et des autres. Il n’est pas question pour les catholiques de chercher à baptiser les musulmans et vice versa.

Lefaso.net : L’un des domaines d’intervention de l’UFC, en plus du volet socioéconomique, est la promotion du dialogue et de la paix. Les gens se parlent-ils au Sahel ?

Paul François Ramdé : Il est difficile de se juger. Je sais qu’ici, musulmans et chrétiens trinquent avec des contenus différents dans les verres. Ailleurs, sous d’autres toits, ils ne trinqueront jamais ensemble. Ils seront assis distinctement. Avec l’action de l’UFC, les gens s’acceptent. Il n’est pas rare de voir l’Evêque sur le lieu de la prière des musulmans et leur souhaiter bonne fête de Ramadan ou de Tabaski, ou l’Imam faire pareil à l’église. A Dori, on a compris que c’est Dieu qui a voulu la différence.

Si nous voulons jouer le rôle de Dieu à la place de Dieu, on aura failli. S’il y a différence, c’est parce que Dieu l’a voulu et d’ailleurs c’est déjà mis en exergue dans les livres saints. Dans le Coran, il est dit que si Dieu avait voulu que tous soient musulmans, il l’aurait fait. Sur une échelle de 1 à 10, je pense qu’on dépasse la moyenne à Dori en ce qui concerne le dialogue social même si le contexte actuel dans d’autres provinces du Sahel trouve malheureusement des actes de radicalisation qui font honte d’ailleurs à tous les croyants qu’ils soient musulmans ou chrétiens. Dieu ne veut pas de sang pour vivre.

Lefaso.net : Que fait concrètement l’UFC-Dori sur le terrain pour la promotion du dialogue et de la paix ?

A la 19e Assemblée générale de l’UFC Dori où chrétiens et musulmans ont dressé le bilan de l’année 2016

Paul François Ramdé : Notre zone d’intervention est nationale et même régionale. Nous avons organisé des activités régionales qui embrassent plusieurs pays. Il y a eu la caravane des jeunes pour la paix qui a sillonné le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Nous sommes capables d’aller au-delà de la région du Sahel et nous l’avons déjà fait, que ce soit sur le plan du développement ou de la promotion du dialogue. Pour ce qui est de ce dernier volet, il faut dire que les activités de développement sont pour nous des moyens de promouvoir la paix. Pourquoi ? Parce que ces activités de développement dans les boulis, ces activités de production maraichère permettent aux populations de se frotter, de discuter ensemble. En plus de cela, l’alphabétisation et la promotion de la personne handicapée sont des occasions pour nous de promouvoir une coexistence pacifique.

Nous avons également des stages et des formations, des ateliers spécifiques sur des thématiques du dialogue interreligieux et interculturel que nous organisons au profit des jeunes. Pour des thèmes comme le dialogue et l’exigence de foi, nous invitons un imam, un prêtre, un pasteur de revenir sur les fondamentaux qui sont les ressources de sa foi et de dire en quoi ce dialogue est une exigence de foi. En voyant les leaders religieux prôner le dialogue, les jeunes se convainquent qu’on ne doit pas se combattre parce qu’on est différent, mais qu’on doit plutôt s’enrichir de ces différences.

Nous sommes ici (Lieu de l’entretien, NDLR) dans le centre de dialogue pour la paix « Dudal Jam » qui a connu la formation de plusieurs jeunes du Burkina. C’est d’ailleurs l’ensemble de ces jeunes-là que nous avons récupérés pour faire la caravane des jeunes pour la paix en 2012. Des jeunes de 13 régions du Burkina ont été aussi formés à Ouagadougou.

Suivant les thématiques et suivant les partenariats, on arrive à initier des activités qui sont financées de part et d’autres au profit des jeunes, surtout dans le domaine de la formation, des relations publiques. Si on agit sur la base, il faut agir aussi sur les leaders parce que ceux qui prêchent dans les temples, les églises et les mosquées doivent avoir un message cohérent avec la base. Il ne faut pas que nous allions dire que les différences sont sources d’enrichissement personnel au niveau de la base des différentes communautés alors qu’au sommet, les leaders ont un autre message.

Lefaso.net : Les actes terroristes gagnent du terrain dans le Sahel. Selon vous, qu’est-ce qui facilite l’avancée de l’extrémisme dans cette partie du Burkina Faso ?

Paul François Ramdé : Il y a un certain nombre d’éléments qui sont des terreaux favorables. Le Sahel est l’une des régions les moins favorisées du Burkina. Il y a certaines zones qui sont tellement enclavées que la présence de l’Etat n’est pas aussi sensible qu’ailleurs. Au début des indépendances et même plus tard, affecter quelqu’un au Sahel était synonyme de punition. Nous avons malheureusement laissé perdurer un certain nombre de mécanismes qui ne permettent pas de valoriser les potentialités locales et qui puissent retenir les personnes.

Il faut dire aussi que la région du Sahel est à la croisée des chemins avec le Mali et le Niger. Dans ces deux autres pays, le climat de coexistence n’est pas aussi évident au regard des conflits et des attaques qui s’y déroulent. Nos frontières sont tellement poreuses que les gens circulent de partout. La radicalisation est une réalité et l’Etat doit mettre les moyens pour se placer dans un positionnement qui lui permette de regagner la tête parce que tout est mis en œuvre pour faire fuir l’Etat dans les zones afin de pouvoir les transformer en des zones de non-droit pour des activités de terrorismes mais aussi des trafics de tout genre. Toutes ces activités criminelles ne veulent pas avoir un œil de l’Etat à côté.

Lefaso.net : A qui la faute si le Sahel est délaissé ? A l’Etat ?

Paul François Ramdé : Oui. Mais, il n’y a pas que l’Etat. Certes, il doit jouer sa partition, mais je pense que cette zone a eu beaucoup d’investissements. C’est aussi la faute, je pense, des mécanismes de développement et de mise en œuvre des projets et programmes. J’ai l’impression qu’on a toujours facilité l’installation d’un esprit d’assistanat qui ne favorise pas en réalité un développement endogène. Lorsqu’il y a l’assistanat, quels que soient les millions que tu balances dans une zone, une fois que tu es parti, tes millions s’en iront et la zone deviendra parfois plus pauvre.
Les fils de la zone doivent également jouer leur partition. Rien que dans la coopération civilo-militaire, nulle part l’Etat ne gagnera la bataille sans une coopération gagnante. On ne peut pas mettre un flic derrière chaque Burkinabè. Mais s’il y avait ce système de dénonciation automatique, il y aurait un certain nombre d’informations qui seraient collectées par les forces de défense et de sécurité pour arrêter certains processus.

Lefaso.net : Qui parle de dénonciation parle aussi de protection des sources…

Paul François Ramdé : Malheureusement, tout porte à croire que certaines sources ont été dévoilées. Vous le savez, dans le Soum, des gens qui ont collaboré ont été objets de représailles. Protégeons nos sources, c’est vraiment capital pour améliorer la coopération civilo-militaire.

Lefaso.net : Quelle est l’ambiance ici à Dori lorsqu’il y a une attaque dans l’Oudalan ou le Soum ?

Paul François Ramdé : Dori n’est pas loin de Gorom-Gorom ni de Djibo (chefs-lieux de l’Oudalan et du Soum, ndlr) parce que l’information circule vite. Il y a plus de téléphones portables que n’importe quel autre objet dans nos pays en développement. La communication étant facilitée aujourd’hui, on peut l’exploiter pour gagner la bataille. On est aussi intéressé lorsqu’il y a une attaque ailleurs. C’est chez nous aussi. C’est la région du Sahel d’abord. Peut-être même que celui-là qui est originaire de Djibo, mais qui vit à Kongoussi ne se sent pas plus concerné que nous qui sommes à 200 Km mais dans la même région. Ce qui est arrivé ailleurs peut aussi se produire ici ou à Ouagadougou.

Lefaso.net : Parlons à présent des activités socio-économiques de l’UFC. Vous avez initié depuis 2006 les journées du maraîcher du Sahel. La 12e édition se tient en ce moment. Quel bilan faites-vous des onze dernières éditions ?

Visite guidée à la foire des Maraichers du Sahel au centre Dudal Jam

Paul François Ramdé : En vérité, c’est une initiative que j’ai lancée sans croire qu’on ferait une dixième, voire une douzième édition. Nous avons compris que pour valoriser les produits des maraichers, il fallait créer des opportunités de vente. Les boulis ne sont pas créés pour l’autoconsommation même si cette production maraichère par ricochet améliore la ration alimentaire des familles et diminue les carences nutritionnelles.

Si on ne résolvait donc pas le problème de vente, on ne pouvait pas résoudre le problème de la production. Ces journées du maraicher du Sahel étaient vraiment un test au départ. Et ce sont les producteurs eux-mêmes qui ont demandé que soit organisée une deuxième édition. Et si vous remarquez, cet événement a toujours lieu dans la même période au mois de mars. C’est une période où les productions sont en murissement dans les sites maraichers et c’est aussi une période où il y a beaucoup de spéculations comme la pomme de terre sur le marché.

Nous avons fait des images de la première édition jusqu’à maintenant. Lorsqu’on compare ces images-là, l’on voit que la qualité des produits s’est améliorée, la quantité de la production s’est accrue et ces deux éléments par ricochet améliorent les revenus des producteurs, donc la qualité de leur vie. Les boulis sont donc de véritables outils de développement local et je pense que même si l’UFC n’existe plus, il y aura cet esprit d’ouverture parce qu’au-delà de ces journées, il y a l’accompagnement à l’ouverture des marchés.

Lefaso.net : Combien coûte la construction d’un « bouli » et combien en avez-vous construit ?

Bouli situé à cinq kilomètres de Dori

Paul François Ramdé : Nous ne faisons pas les boulis clés en main pour les communautés. Elles rassemblent les agrégats et offrent la main d’œuvre. C’est une obligation pour la communauté villageoise qui veut le bouli qu’au-delà de la contribution financière, il y ait une contribution en nature et une contribution physique. Si on prend tout cela en compte, l’on peut réaliser un bouli de 25 000m3 avec moins de 40 millions de francs CFA.

Nous avons près de 70 boulis mais, nous avons choisi seulement d’accompagner quelques-uns. Nous avons fait des boulis aussi bien pour la production agricole mais aussi des boulis pour l’abreuvement des animaux ou boulis pastoraux. Nous avons enfin des boulis fauniques pour permettre aux animaux sauvages de ne pas trop s’éloigner pour s’abreuver. Nous réalisons plus les boulis maraichers. C’est bien d’avoir un grand barrage, mais l’inconvénient pour la communauté villageoise, c’est qu’il est difficile d’appropriation parce qu’il ne concerne pas seulement le village, mais plusieurs villages.

Le bouli, lui, ne concerne qu’un village. C’est vraiment l’affaire de la communauté et elle sait que si elle n’entretient pas l’ouvrage et qu’il se dégrade, elle aura à payer plus. Quand un bouli est donc bien élaboré, nous n’avons pas besoin d’intervenir car avant qu’il y ait ravinement, les producteurs arrivent grâce à la bonne tenue de leur caisse villageoise, à faire des travaux qui permettent au bouli de tenir.

Lefaso.net : Pensez-vous que le message de l’UFC est bien compris des populations à travers toutes ces actions de développement économique et social ?

Paul François Ramdé : Au cours des travaux que nous avons eu tout à l’heure (19e assemblée générale ordinaire de l’UFC, ndlr), des producteurs d’autres groupements nous ont réclamé des boulis. Cela veut dire que les gens ont compris non seulement la nécessité d’avoir cette mare artificielle, mais aussi ce que ça permet comme transformation sociale dans le village. Ce sont des cas concrets. Nous sommes satisfaits qu’ils aient compris.

Notre bataille aujourd’hui, c’est de faire en sorte que les politiques comprennent qu’il est important d’avoir de gros ouvrages mais aussi de petits ouvrages au niveau village pour faciliter l’appropriation et l’ancrage de cet investissement-là. On ne doit pas prioriser l’un et laisser l’autre. Ces gros investissements que nous menons ne doivent pas dormir. Il faut des investissements qui travaillent et permettent aux communautés de vivre de leur travail.

Lefaso.net : Quels sont les défis actuels de l’UFC ?

Les défis sont énormes. Il nous faut un certain nombre de moyens sur le plan économique pour créer des occasions et montrer que loin de diviser la différence enrichit. Ce, grâce aux travaux que les populations vont mener ensemble et aux paroles qu’elles vont s’adresser afin de mieux se connaitre. C’est important.

Lefaso.net : Un dernier mot ?

Je voudrais vous dire merci pour ces engagements mutuels à nos côtés. Sans lisibilité et visibilité dans tout ce que nous faisons, il n’y aura pas d’avenir. La communication est essentielle et nous devons montrer qu’il est possible de s’entendre dans la différence.

Interview réalisée par Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Messages

  • Ceci est l’évidence même. Les sources d’informations sont, on ne saurait le dire encore plus fort, doivent avoir été et sont constamment dévoilées et bien sues des jihadistes. La question qu’on peut se poser, c’est "de qui partent ces trahisons ?" Des populations elles-mêmes, pourquoi pas ? des FDS dans une mauvaise organisation de leurs systèmes, c’est possible. Des Presses, je dirai avec beaucoup de certitudes à en croire à ce qui est dispatché, je dirai OUI. En effet, elles le font avec une si grande inconscience qu’elles nous desservent plus qu’elles ne nous servent. Il reste aux Ministères en charge de la chose (terrorisme) et à nos FDS d’en tenir compte et sevrer ces Presses irresponsables des communications jugées stratégiques pour notre Sécurité. Personne ne les en voudra pour cela car, le souci de tout le monde est d’en finir avec ces banditismes, ces délinquences.

    • Bonjour, on pourrai penser à une sources d’information très puissante qui trouve son compte dans le fait que le terrorisme existe dans le sahel.Ces derniers créent la flamme et l’entretiennent à distances avec des moyens de communication très développés. les terroristes qu’on voit ne sont que des prestataires de service. Analyser la situation, vous comprendrez.

    • Belle Analyse Espoir_Burkina !
      ’Les terroristes ne sont que des Prestataires de service’

  • Il faut qu’on constitutionalise le port des armes à feu comme aux USA. Permettez qu’il y’ait dans chaque famille une AK47 et vous ne verrez plus de soit-disants terroristes par ici. Il faut éteindre le feu par le feu.

    • Soit raisonnable, ce n’est la jungle. Nous n’avons pas besoin des armes par famille pour résoudre ce problème

    • Sauf que, comme aux USA, vous verrez des gens tirer sur tout ce qui bouge et les morts innocents seront plus nombreux que le nombre de jours dans l’année ! Au pays de TRUMP, c’est l’INDUSTRIE DE L’ARMEMENT QUI DONNE LE TEMPO....

  • Monsieur RAMDE que pensez-vous des propres paroles de Jésus lui-même qui dit dans l’évangile de Jean 14 verset 6 : "Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" et dans Mathieu 7 verset 13, il dit : "Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie et il y en a peu qui les trouvent. Vous croyez à ces paroles ou pas ??? Et si vous y croyez, pourquoi proclamez-vous que "s’il y a différence c’est Dieu qui l’a voulu"... Les non chrétiens ont parfaitement raison de ne pas croire en ces paroles mais pas vous, si du moins vous avez la foi en Jésus Christ. La paix TERRESTRE voulu par tous est une excellente chose, le dialogue interreligieux est quelque chose de merveilleux que chacun reste dans les limites de sa foi et évite de justifier l’injustifiable.

    • Les justes iront a la vie éternelle Et les justes sont définis ci-dessous par Jésus lui - même (Il ne parle pas de chrétiens, de musulmans ou d’animistes). Ceux qui passent par Jésus sont ceux qui sont justes. Pas un groupe de personnes qui se réunissent, qui se revendiquent de Jésus et qui excluent les autres. Qu’il est difficile d’être juste ? d’où l’étroitesse de la porte.

      "Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs ; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

      Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger ; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli ; ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

      Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi : Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté ? Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle".

    • Jésus lui-même qui dit dans l’évangile de Jean 14 verset 6 : "Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi"

      Je ne connais rien du coran mais je suis convaincu qu’en y cherchant on trouvera une formule du genre sur laquelle se fonde la lutte des djadistes.

    • "...nul ne vient au père que par moi". Au temps de Jésus il n’y avait pas beaucoup de religions monothéiste ,il voulait simplement dire à ceux qui croyaient en plusieurs dieux que le Dieu unique que lui, prie est le seul vrai Dieu.La multiplication des religions croyant en un Dieu, travesti la parole de Jésus.

  • Un très bel article, bravo à vous Monsieur BASSOLE. En ces temps qui courent, nous avons plusieurs méthodes de luttes et de résistances face à l’extrémisme violent ou au radicalisme religieux...
    Ceci est un message de paix à véhiculer partout et dans tous les lieux.
    S’il y a crise au nord Mali actuel, c’est bien le fait de l’absence de l’Etat....Il faut trouver le moyen de faire de cette région du sahel un paradis, car il y a plusieurs potentialités, pareil pour l’EST du pays et autres....Aucune province ou région ne doit être négliger par l’ETAT.
    IMAGINEZ-VOUS :
    1- Un CAMP MILITAIRE de la trame du camp Lamizana à DORI
    2- IMAGINEZ de grands espaces d’exploitation agricole ou d’élevage dans le sahel ou une usine de laiterie qui emploi des millions de burkinabè
    3- IMAGINEZ de grands espaces hôteliers où se tiennent de grandes rencontres, séminaires des agents du nord, et de la région grand sahel....
    4- IMAGINEZ un grand festival de musique et de cinéma au sahel.....
    LE PNDS a-il un projet création d’emploi, des infrastructures administratifs et culturels au sahel ?
    RAGOMZANGA

  • Je voudrais appeler nos journalistes à plus de responsabilité. Il me semble que l’entretien a porté sur les activités de l’UFC-Dori, dont nous apprécions l’action en matière d’intégration et de développement. Le titre est donc fantaisiste. Pire, il expose inutilement l’interviewé, dont vous publiez par ailleurs la photo. L’on a suivi récemment comment le déplacement de nos plus hautes autorités en zone à haut risque a été médiatisé. Il y a là de la légèreté, à proscrire.

  • Le Djihadisme n’est pas une religion. C’est un conglomérat d’extrémistes qui ont une autre vision de l’Islam, aux antipodes de ce que le prophète a souhaité pour l’humanité. Quand vous regardez du coté du monde arabo-musulman, les djihadistes tuent les musulmans en masse chaque jour. Les vrais musulmans devaient sensibiliser le sahel par le canal des radios privées afin d’éloigner la jeunesse de ces fous. Regardez au Nigeria, ils utilisent même des bébés comme bombes. Des bébés qui n’ont même pas de religion d’abord puisqu’ils ne sont pas obligés de suivre leurs parents. Ce sont des fous qui se croient illuminés et ce qui rend difficile le combat.

    • Je suis parfaitement d’accord avec toi,les djihadistes sont de très mauvais musulmans qui interprètent le saint coran selon leur logique d’idiot.Ils tuent de soit disant impies et pensent qu’ils font plaisir à Dieu.
      Dieu de tous les autres croyants qui est aussi le leur ,n’a pas besoin d’aide pour quoi que ce soit.Il peut tuer tout ce qu’il veut quand il veut et s’il ne le fait pas c’est qu’il ne le veut pas.
      Un impie d’aujourd’hui est un potentiel saint.

  • SI LE MAINTIEN DE L’SND MILITAIRE POUR TOUT FONCTIONNAIRE ETAIT TOUJOURS DACTUALITE,LES ENSEIGNANT N’ALLAIENT PAS DESERTER LES CLASSES FACE AUX DJIHADIS DANS LE NORD.IL SUFISAIT DE LES RECYCLES EN UN TEMPS RECORD ET DE LES ARMEES POUR RESISTER AUX TERRORISTES.NOUS ASSISTON AUSSI A UNE EXAGERATION DE LA PART DES POPULATIONS,QUI TERRORISE PLUS QUE LES MALFRA.IL SUFIT DE PORTER UN TURAN SUR SOIT ET TRAVERSE UNE ECOLE POUR VOIRE ET TOUT ENTENDRE.

  • Ragomzanga , redescends sur terre !
    Le développement d’une région est à l’image de celui des consciences qui y habitent ! Les Gouins de Banfora n’iront pas développer le sahel pour des nomades. A Dori j’ai vue des gens casser des lampes des rues à coups de lance-pierres parce que les ampoules les empêchaient de vaquer à leurs activités de promiscuité nocturne. Allez-y comprendre ! Sans rancune ! J’ai une question à poser de "paysannoir" : Pourquoi, seule l’islam présente ce sombre visage ?

  • Une petite rectification : le Père Bidaud, que j’ai connu, était bien un Rédemptoriste, donc en aucun cas un Père Blanc. Il était seulement blanc de peau !

    • Lisez bien monsieur Polo. C’est déjà bien dit que le Père Lucien Bidaud était redemptoriste. Le paragraphe suivant parle de l’époque des pères blancs en Haute-Volta. Bye !

    • Lisez bien mr Lisezb : "Dieu merci, ce Père Blanc avait beaucoup d’amis musulmans..."
      Sans rancune !

  • si des sources sont devoilees il faut bien voir du cote de ceux qui devraient bien les garder.

  • Un très bel article, bravo à vous Monsieur BASSOLE. En ces temps qui courent, nous avons plusieurs méthodes de luttes et de résistances face à l’extrémisme violent ou au radicalisme religieux...
    Ceci est un message de paix à véhiculer partout et dans tous les lieux.
    S’il y a crise au nord Mali actuel, c’est bien le fait de l’absence de l’Etat....Il faut trouver le moyen de faire de cette région du sahel un paradis, car il y a plusieurs potentialités, pareil pour l’EST du pays et autres....Aucune province ou région ne doit être négliger par l’ETAT.
    IMAGINEZ-VOUS :
    1- Un CAMP MILITAIRE de la trame du camp Lamizana à DORI
    2- IMAGINEZ de grands espaces d’exploitation agricole ou d’élevage dans le sahel ou une usine de laiterie qui emploi des millions de burkinabè
    3- IMAGINEZ de grands espaces hôteliers où se tiennent de grandes rencontres, séminaires des agents du nord, et de la région grand sahel....
    4- IMAGINEZ un grand festival de musique et de cinéma au sahel.....
    LE PNDS a-il un projet création d’emploi, des infrastructures administratifs et culturels au sahel ?
    RAGOMZANGA

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