Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

Point de vue • mercredi 8 mars 2017 à 15h54min

Ma fille aimée, Denise, merci de grignoter de ton temps pour me lire, moi ta mère Laapoko au village. Par ton cousin rentré de Ouagadougou avant-hier, j’ai appris que tu ne pourras pas venir assister aux funérailles de ta tante Noaga parce que prise pour les préparatifs de la célébration du 08 mars, journée dédiée à la femme.

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Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

Je te comprends, et je ne t’en tiens pas rigueur car c’est avant tout ton travail. « La où est son trésor, se trouve son cœur » dit-t-on. En effet, tu n’as aucune excuse pour faillir à tes responsabilités, ce par quoi tu gagnes ton pain. Donc, à « César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». Je te souhaite du courage pour réussir ta mission. Je suis heureuse que tu sois du cercle restreint des femmes qui participent aux décisions sur l’avenir de la femme au Burkina Faso. Vu les campagnes médiatiques sur l’événement du 08-mars, je comprends que l’organisation de cette fête te coûtera énormément du temps, des efforts physiques et de l’énergie intellectuelle.

Depuis la semaine dernière, les radios locales nous harcèlent les tympans pour l’évènement du 08-mars qui se célèbre à Dori. Le rendez-vous national y regroupera décideurs et partenaires pour la cause de la femme. Le thème choisi est digne d’intérêt : « La valeur morale de la personne humaine, la contribution des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale de la femme ». Comme pour faire résonner en nous que nos connaissances doivent servir à mieux organiser la vie pour chaque être dont la femme. Nos valeurs morales doivent présider à nos choix d’actions qui puissent reconnaitre aux femmes, les mêmes droits que les hommes. Faire de telle sorte que les droits des femmes ne soient plus débattus comme des droits humains séparés. Courage pour cette mission, ma fille !

Ici au village, nous sommes invitées à participer à une cérémonie à la mairie. Mais franchement, j’ai opté de ne pas y aller. Ce que j’ai déjà vu et entendu les années précédentes ne motivent pas mon déplacement. Je ne suis pas prête à aller écouter des discours littéraires des recommandations formulées dans les rencontres internationales sur la femme. Tu te rappelles des résolutions de l’ONU en la matière ? Te souviens-tu des décisions de la 4eme Conférence mondiale sur les femmes en septembre 1995 ? On avait rappelé à cette occasion que les familles et nos sociétés n’auraient de visage authentiquement humain que quand les gouvernements accepteront leurs responsabilités de protéger et de promouvoir internationalement les droits humains. Mais qu’en est-il du faussé entre l’adoption de ces recommandations et les réalités sur le terrain au Burkina Faso ? Je souhaite que l’occasion de ce 08 Mars vous interpelle et vous ravive la conscience que la femme burkinabè se sent toujours moins concernée par ce qui se décide sur elle. Elle semble être plutôt servie seulement en discours.

A Dori, dans vos chambres climatisées, totalement pris en charge par le contribuable, pensez à ces femmes qui manquent de logement pour s’abriter. Quand vous serez invitées à la table des privilégiées pour trinquer les verres, après les cérémonies, pensez à ces mères qui triment jours et nuits pour nourrir leurs enfants. En proie à une pauvreté extrême, elles parcourent les forets à la recherche du minimum nécessaire pour libérer les enfants des emprises de la faim. Quand vous serez dans les bars et maquis, buvant la bière qui coule à flot, sirotant le vin débordant et les liqueurs fortifiants, rappeler qu’à Diébougou, les femmes font la corvée d’eau. Un bidon d’eau de 20 litre y coute 150 f cfa et le baril à 1 500 de nos francs. Même la, pour en disposer, c’est la croix et la bannière. Quand vous serez dans les V8 sur le chemin du retour à Ouaga, pensez à celles qui, poussées de force par le vent glacial de la misère, gravitent les sommets des collines à la recherche du bois, leur gaz naturel. Quand vous allez chez les comptables pour réclamez les frais de missions, pensez à ces filles qui manquent du nécessaire pour aller à l’école etc. Quand aurez l’idée de vous plaindre, parce que épuisées par les travaux de la journée, pensez aux femmes et aux filles du Nord du Burkina qui vivent sous la hantise des terroristes.

Ma fille, quand on évoque les femmes socialement exclues, ne braquez pas vos regards seulement sur les femmes chassée de sorcellerie et qui sont pensionnaires des centres d’accueil de Tanghin (Ouagadougou) ou dans d’autres localités. Vous limiter à cela, c’est évoqué le procès traditionnel de certains milieux qui ont fait de la chasse aux sorcières, un sport favori. Non, levez les yeux et regardez plus loin. Les formes d’exclusion sont variées et multiples. Vous les femmes modernes, vous y contribuez souvent sans en être conscientes. Ne pas permettre à la femme de pouvoir transmettre la vie sans danger est une manière de l’exclure. La femme enceinte qui côtoie la probabilité de décéder en couche (peut-être en tombant même des tables d’accouchement), est une femme exclue.

La femme, tenant son bébé malade dans ses bras et assistant impuissamment à sa descente vers la mort, par manque de traitement, est une femme exclue. La femme qui souffre du palu sans une prise en charge conséquente, est une femme exclue. La brillante étudiante en fin de cycle, mais victime de chantage sexuel de la part des employeurs potentiels est une femme exclue. Les filles de joie que vous condamnées sans pitié mais qui reçoivent les visites très discrètes de plusieurs de vos époux, sont des femmes exclues.

La femme retenue par les populations à la base pour être leur candidate aux élections législatives, mais déclassée par les responsables-hommes de leur parti politique, est une femme exclue. Les femmes boutées hors des instances de décisions au sein de leur service, cependant nantie intellectuellement et jouissant de compétences exceptionnelles, sont des femmes exclues. La liste peut être rallongée. Merci d’y réfléchir car les pièges sont très subtiles et invisibles au commun. Surtout, faites très attention pour ne pas transformer la célébration du 08 Mars au Burkina en une occasion d’exclusion sociale des femmes, par la négligence de leurs réels soucis. Ne célébrez pas le superflu pour jeter aux oubliettes l’essentiel.

Chère fille, je ne serais pas très longue. Excuse-moi d’avoir eu des mots assez durs. L’intention n’est pas mauvaise mais je n’ai pas pu dompter la douleur distillée en moi par le vécu quotidien des femmes autour de moi. J’ai crié fort pour faire taire ce qui hurle en moi. Je te comprends car bien que tu aies été nourrie à ton enfance par mon lait, secrété grâce aux bienfaits naturels des fruits sauvages (karite, raisains et neere), tu vis maintenant dans un autre milieu avec des nouvelles habitudes. Il n’est pas facile de te souvenir des souffrances du passé pour penser à celles qui en sont toujours victimes.

Je suis de ses anciennes générations qui oublient difficilement nos bienfaits d’hier. Je me ferai le devoir maternel de t’en rappeler. Merci de rendre le 08 Mars inclusif pour un développement réel des femmes, sources des premières richesses naturelles d’un pays que sont les enfants. On peut y arriver sans festivités pompeuses. Les pays développés qui en ont donné le concept ne le célèbrent pas à notre manière, mais ils ont accordé à la femme le minimum nécessaire pour lui permettre d’être authentiquement femme : un être pleinement intégré dans sa société et dont les conditions de vie rendent hommage à sa dignité humaine. N’est-pas là, les bonnes politiques d’intégration de la femme dont le Burkina devrait s’inspirer ?

Avec un peu de volonté politique et un engagement éclairé des leaders féminins, nous pouvons bâtir un Burkina où chaque femme sera traitée avec respect et dignité. Que maman Sita KABORE, la nouvelle première des femmes burkinabè, soit l’ambassadrice de cette cause noble. Bonne fête de 08 Mars et que Dieu bénisse la femme Burkina Faso.

Par Sibiri Nestor SAMNE
Email : sasimastor@hotmail.com

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Vos commentaires

  • Le 8 mars à 12:31, par Femme Intègre
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Merci Mr Samné.
    C’est propre. Bonne fête à vous egalement.

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  • Le 8 mars à 12:41, par Mycl
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Lettre pleine d’enseignements. Cette mère nous interpelle sur les diverses formes d’exclusion de la femme qui se prononcent davantage chaque année. Les célébrations festives de cette journée ne doivent pas nous distraire du travail à abattre pour la cause de la femme.

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  • Le 8 mars à 13:14, par Cheikh
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    J’avoue que c’est ce qu’on appelle de belles paroles gaspillées pour rien.
    Certes, il s’agit-là d’une intervention qui regorge d’idées brillantes et de conseils précieux.
    Mais dites-moi quelle est la femme à qui elle est exactement adressée et quelle est celle qui prêtera une oreille attentive à de telles exhortations ? En parcourant ces passages, c’est tout juste si elles ne se sentiront pas encore lésées dans une partie de leurs droits ! ( La "Fête des mères" et la "Journée de la femme", appartiennent aux femmes. Donc ces jours-là, qu’on les laisse s’harnacher, se parfumer, se pavaner et s’éclater à souhait ! Du reste c’est comme çà partout à travers le monde,car les autres jours, elles sont étouffées et martyrisées par les hommes".) Voilà à peu près l’idée qui anime toutes nos femmes, et qui ne leur permettra à aucune condition, d’écouter ces sages conseils. Bref, bravo à SAMNE pour ce bel article et fasse le ciel qu’il ne tombe pas dans l’oreille d’une sourde !

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  • Le 8 mars à 17:24, par Dérives identitaires
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    On constate une tendance accélérée à la promotion générale d’un groupe ethnique et d’une région dans les sphères décisionnelles de l’Etat burkinabè de 2015 à 2017.Ainsi, les patronymes Sawadogo, Ouédraogo majoritairement représentatives d’une région précise du pays sont promus à d’importants postes de responsabilités. Des descendants d’un groupe ethnique peuhl aux patronymes Diallo, Barry sont également devenus brusquement des privilégiés dans de hautes fonctions de l’appareil d’Etat. Le constat se passe de tout commentaire il suffit de suivre la télévision nationale, pour se rendre compte que la plupart des responsables administratifs portent ces patronymes. Qui est à la base de ce phénomène dangereux pour la cohésion sociale ? Le Burkina compte plus de 60 ethnies qui ont toujours mené une cohabitation pacifique. Alors que des personnes qui font fi de l’équilibre géopolitique, prennent garde à ne pas semer les germes de la division entre les peuples.

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    • Le 9 mars à 08:34, par Prudent
      En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

      Mr faites attention à de telles déclarations, nées uniquement de votre dérive à vous.
      Personnellement je n’ai rien à cirrer avec l’administration, mais je trouve que vous êtes un mauvais esprit.
      Les Sawadogo et les Ouédraogo font prêt de 50% des Mussé (Mossi) qui eux représentent environ 50% du BF. Ce qui fait que les sawadogo et ouédraogo fond sensiblement 25% du Burkina. Et s’il n’y a pas une forme d’exclusion, il devrait représenter à eux seuls 25% des ministres, des directeurs, des députés etc. Apprenez à connaître votre pays avant de tenir de tel propos.

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    • Le 9 mars à 14:08, par kuuda
      En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

      A cette allure nous allons créer 60 ministères, créer 60 postes de vice-président du Faso, recruter 60 joueurs à l’équipe nationale,... pour contenter toutes les ethnies. et si il faut voir coté religion, multiplions les 60 par 5 (environs). Chacun continuer à tirer la couverture de son coté en fonction de ses sensibilités (ethnie, religion, région, province, village, race, sexe, etc).
      Mon cher, on ne va pas s’en sortir !

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      • Le 9 mars à 19:55, par abc
        En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

        Grace au regionalisme des mossis ,le Burkina Faso est divise en 3 grandes regions : les kolgweogo a l’est , le grand ouest reste sous le controle de la confrerie des Dozo, et au nord on n’a les Djihadistes. Les Djihadistes ont deja declenche la guerre. Entre les Dozo et les kolgweogo la moindre etincelle suffit pour mettre le feu aux poudres.Le Burkina Faso ne sera jamais sous la domination des mossis.

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  • Le 8 mars à 22:36, par Tiga
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Je valide. Que vivement celles qui sont censées defendre les droits des femmes en prennent bonne note.C’est une analyse objective qui traduit le fossé entre ces femmes "civilisées" et celles de l’autre monde dont elles disent defendre les droits.

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  • Le 9 mars à 04:54, par Lavie
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    De quelle exclusion parle- t’on. Ah oui celle où la femme est victime. La réflexion par l’absurde peut apporte des nuances aux convictions.
    Quand la dot empêche un jeune homme de se marier selon la traduction, la religion ou la loi, n’est ce pas qu’il y a d’exclusion ?
    Quand des femmes belles, instruites et riches refusent de fonder des foyers avec des hommes moins nantis et préfèrent faire du saute montons avec les riches et les puissants du moment, n’est ce pas qu’il y a d’exclusion ?
    Quand l’homme doit se lever seul au cours de la nuit pour vérifier l’origine du bruit, n’est ce pas qu’il y a d’exclusion ?
    Quand les chrétiens constituent des groupes de pierres dévoués l’adoration de la mère de Jésus (Vierge et sainte Marie) ou lui consacrent des mois de prières sans faire autant pour son Père (Saint Joseph) n’est ce pas qu’il y a d’exclusion ?
    L’exclusion ’’genrée’’ fonctionne dans les deux sens:masculin et féminin.
    Donnons nous la main.

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  • Le 9 mars à 05:20, par PAK
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    L’article est riche en son contenu notamment sur les formes d’exclusion relevées mais pèche dans sa forme. Si c’est une mère qui écrit sa lettre à sa fille, c’est à elle de signer à la fin par son nom. Si vous vous êtes contenté de rapporter ses écrits, vous le faites savoir à la fin. Sinon, tel qu’écrit, c’est une lettre de vous-même adressée à une fille ou même à x car on voit que le destinataire varie parfois d’un paragraphe à un autre. Ce style est assez exigeant.

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  • Le 9 mars à 08:16, par Un autre Koro
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Lettre très bien écrite et facile à lire. Seul bémol : l’auteur est un homme avec un prénom comme Nestor. Certains esprits légers diront qu’il faut encore un homme pour réfléchir à la place des femmes. Sans aller aussi loin, je pense que cette lettre aurait plus de valeur si elle émanait d’une femme vraiment femme.

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  • Le 9 mars à 08:25, par Espoir
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Merci Sibiri Nestor. C’est totalement juste et fondé ce que cette mère écrit à sa fille ! Pour ma part, je me demande même pourquoi faire du 8 mars un jour férié ? Du coup chacun se débrouille pour meubler ce jour comme il peut : Qui par des Djanjoba qui par des activités de restauration etc.
    Est ce par là que la cause de la femme sera mieux entendu ?

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  • Le 9 mars à 09:10, par ABDOUL
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Une lettre pleine de substances et d’ensiegnements.je suis séduis.Merci Nestor !Que vivement les femmes en tiennent compte !!!

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  • Le 9 mars à 09:44, par Toutdemême
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Il est temps d’arrêter d’infantiliser les femmes. Par consensus, par la volonté de la majorité ou par leurs élites, qu’elles décident de faire ce qu’elles veulent de leur journée. A qui veut-on faire croire qu’une journée suffit à régler leurs problèmes, fût-elle de méditation ? La question n’est pas là. Il s’agit plutôt de se départir des faux clichés sur les femmes, prétendument lésées, qui font recette pour le plaisir de certains lobbys. Au Burkina, depuis la révolution, les femmes ont gagné bien de galons. Qu’elles travaillent à renforcer leur acquis, sans que des hommes ne jouent forcément aux guides.

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  • Le 9 mars à 17:04, par Mamon Yélé
    En réponse à : Célébration du 8-mars au Burkina : Lettre d’une mère à sa fille

    Lettre d’une mère "testiculard" dirais-je puisque vous osez signer Nestor. N’est-ce pas là déjà un peu d’infantilisation de la femme que devoir se confondre à elle pour donner vos appréhensions en tout cas très justes et très nobles mais qui ne sont que du ressentis pas du du vécu.
    Je propose que nous autres "coqs coquards cocardés de coquilles" restons fièrs de nos .....au lieux de nous sentir en devoir de monter sur nos ergots pour cette unique journée dédiée au combat des femmes.
    La réalité est que la différence entre les jambes est une complémentarité et non pas un avantage unilatéral. Il faut exploiter judicieusement cette complémentarité dans un carcan social à détruire. Au delà des pulsions naturelles, tout est artificiel en commençant par le patriarcat. Si vous rétablissez la matriarcat, jusqu’à la divinité vous saurez que tous les jours, tous le monde est féminin au pluriel, et les hommes les bourgeons morts incapables de procréer saurons qu’ils sont la branche morte de l’arbre généalogique. D’Adam il n’y a pas de descendance, tous est d’Eve ne nous en déplaise.

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