« L’urbanisation au Burkina Faso risque d’être un grand échec », prévient l’architecte Francis Kéré

vendredi 10 mars 2017 à 01h03min

Francis Kéré, cet architecte burkinabè vivant à Berlin en Allemagne, pierre après pierre, continue de bâtir l’image de son pays dans l’architecture mondiale. On ne compte plus le nombre de prix qu’il a remportés. Le journal français, Le Monde, dit de lui qu’il réinvente avec brio les techniques traditionnelles, captive des auditoires sophistiqués aux Etats-Unis, enseigne en Suisse, construit en Chine…

« L’urbanisation au Burkina Faso risque d’être un grand échec », prévient  l’architecte Francis Kéré

A 51 ans, le Burkinabè est le premier Africain, à se voir confier la conception du pavillon d’été 2017 de la Galerie Serpentine, haut lieu londonien de l’art contemporain. Pour tous ses travaux, Francis Kéré était en lice pour le très prestigieux prix Pritzker, Nobel d’architecture. Par le truchement du net, il a bien voulu répondre à nos questions. Entretien avec un ambassadeur plein dont les œuvres parlent plus forts que lui-même.

Lefaso.net : Quelle est votre actualité, sur quels projets travaillez-vous en ce moment ?

Francis Kéré  : Le bureau est très occupé en ce moment en raison des nombreux projets en cours. Au Burkina Faso, la fin du chantier du Lycée Schorge à Koudougou approche : le corps principal de l’école est terminé et la construction du parking, du jardin et du potager avance. Nous avons hâte de voir le projet complet. L’extension de la Clinique de Léo est également presque terminée et nous nous apprêtons à lancer le chantier des logements pour les médecins et pour les patients en guérison.

En même temps, au bureau de Berlin nous affinons un projet pour la Fondation Mama Sarah Obama au Kenya dont la construction débutera bientôt. Nous travaillons aussi à un grand projet qui se construira ici à Berlin : un pavillon pour performances théâtrales dans les hangars historiques du fameux aéroport berlinois de Tempelhof, en collaboration avec la Volksbühne, une institution dans le monde du théâtre allemand.

Plusieurs projets d’installations et d’aménagements intérieurs en Europe sont en cours et nous permettent d’être au cœur de la visibilité sur la scène architecturale. En particulier, nous avons récemment été sélectionnés pour représenter l’édition 2017 du Pavillon de la Serpentine Gallery à Londres, qui ouvrira ses portes en juin. C’est un honneur pour nous d’avoir la chance d’exprimer notre vision de l’architecture dans un contexte si prestigieux et international !


Parlez-nous de l’exposition à la Pinakothek des Modernes à Munich, intitulé "Francis Kéré : Radically Simple’’…

Il s’agit d’une grande exposition monographique qui retrace toute ma carrière d’architecte : depuis la première école de Gando, en passant par les autres projets au Burkina Faso, comme le Village Opéra à Laongo et la Clinique de Léo. Tous les projets africains y sont représentés, par dessins, images et maquettes : le Parc National du Mali, le Centre pour l’Architecture en Terre de Mopti, les logements de Tete au Mozambique et bien d’autres.

Une structure en barres d’armature présente toutes les installations que nous avons dessinées pour la Royal Academy of Arts de Londres, pour le Musée Louisiana de Copenhague, pour Camper au sein du Campus Vitra, tout comme pour la Biennale de Venise, pour Philadelphie et Milan. Les projets européens et en cours y sont montrés, comme par exemple l’aménagement du Musée International de la Croix Rouge de Genève et le théâtre de Tempelhof à Berlin. Une section entière est dédiée à la nouvelle Assemblée Nationale du Burkina : c’est un projet qui me tient à cœur et auquel je veux donner beaucoup de visibilité internationale.

Est-ce une première et comment l’exposition est accueillie par le public ?

L’exposition connaît un succès exceptionnel : elle a brisé tous les records pour le nombre de visiteurs, ce qui a poussé le musée à en prolonger l’ouverture jusqu’à fin mars. La presse a également publié des critiques enthousiastes et plusieurs médias l’ont d’ailleurs nommée meilleure exposition de l’année ! Ce succès est absolument remarquable dans un pays comme l’Allemagne, qui a donné vie au modernisme et qui a une culture architecturale incomparable.

Quels sont vos objectifs en organisant cette activité ?

L’exposition a été organisée par le directeur du Musée de l’Architecture de Munich, Andres Lepik, que j’ai rencontré pour la première fois en 2008. A l’époque, il a été le premier à vouloir faire connaître mon travail aux Etats Unis, au MoMA de New York dans le contexte d’une exposition nommée « Small Scale, Big Change », qui signifie « Petite Echelle, Grand Changement ».

Andres Lepik croît qu’il est temps de rendre hommage à l’architecture sociale, durable et bioclimatique, qui est l’architecture qui répond aux besoins de notre époque. C’est pourquoi il a lancé cette exposition monographique sur mon travail. Pour moi, c’est une chance d’avoir pu constater combien de mes projets ont été réalisés en seulement 10 ans !

Vous êtes un nom bien connu dans le domaine de l’architecture pour avoir remporté plusieurs prix. Dites-nous, M. Kéré, quels sont vos futurs projets ?

En ce moment, nous travaillons sur plusieurs projets qui nous occuperont dans les prochaines années. Parallèlement, je continue aussi mon activité d’enseignant à l’Accademia di Architettura di Mendrisio, en Suisse, qui me passionne et que j’essaye d’utiliser pour jeter des ponts de savoirs, de techniques et d’expériences, entre le Burkina Faso et l’Europe. Par mon travail et celui de mon équipe, nous nous efforçons de pousser notre recherche toujours dans de nouveaux contextes.

Au Burkina, votre pays, votre nom a été associé au projet d’érection d’un musée sur le site l’ancienne assemblée nationale après l’insurrection populaire. Où en êtes-vous ?

Le projet de musée de l’Assemblée nationale du Burkina

Pour ce projet, j’ai été appelé à rejoindre un groupe d’intellectuels et d’artistes autour du Professeur Luc Marius Ibriga, pour repenser notre Assemblée Nationale, détruite par les révoltes de 2014. L’Association « Mémoire et Conscience », qui regroupe, entre autres, des personnalités comme Smokey, Youn et Gaston Kaboré, a pour objectif fondamental de faire construire une Assemblée Nationale qui tienne compte des valeurs de la démocratie et qui intègre un Musée à la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie durant la lutte populaire pour un Burkina démocratique.

Pour ce, j’ai exploré une structure architectonique qui reflète les valeurs de la transparence et de la démocratie, de l’implication du peuple dans les décisions communes et non pas seulement d’une élite de quelques décideurs isolés du monde réel. Le projet qui est émergé de cette recherche est déjà connu sur la scène internationale car je l’ai présenté à l’occasion de la récente Biennale d’Architecture de Venise, tout comme dans l’exposition de Munich.

Les critiques ont déjà réagi en qualifiant ma recherche de bouffée d’oxygène. C’est une chose très positive étant donné que ma motivation première, en rejoignant l’association "Mémoire et Conscience", n’était pas de faire réaliser mes propres idées mais plutôt de lancer à travers ma recherche un débat intellectuel sur la conception de projets d’une telle envergure politique. Vous savez, aujourd’hui, il n’est plus concevable que des projets tels que la construction de l’Assemblée Nationale, qui concernent la destinée de toute notre nation, soient traités à l’anonyme et que les marchés relatifs soient attribués de gré à gré sans concours ni débats publics ! Ce serait ignorer la vocation du peuple qui exige désormais une plus grande transparence dans tous les projets qui touchent leur quotidien et leur avenir.

Je suis convaincu qu’il faut prendre au sérieux le processus de démocratisation qui a été établi dans notre pays à travers un combat des masses, et ceci dans tous les domaines ! Cela concerne particulièrement le processus de reconstruction de l’Assemblée Nationale qui incarne la structure la plus emblématique pour notre démocratie.

C’est aussi et justement la position de l’association "Mémoire et Conscience" et surtout celle de son Excellence Salif Diallo, président de l’Assemblée Nationale, qui soutient notre initiative en lui confiant la tâche d’organiser une série de concours nécessaires. Je partage pleinement l’idée de lancer un concours d’architecture sous forme d’appel à idées, afin de recueillir la participation de tous les citoyens burkinabè et de la diaspora, et je suis content que son Excellence félicite l’initiative du groupe « Mémoire et Conscience » de bâtir un « musée vivant » dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale.

Vous aviez à l’idée de créer un centre de recherche en architecture où des étudiants des quatre coins du monde pourraient étudier. Est-il toujours d’actualité ?

Pour l’instant, il s’agit d’un projet en évolution : j’ai déjà amené plusieurs groupes d’étudiants de la Suisse et d’Harvard au Burkina Faso et en Afrique pour mener une recherche pratique qui aboutisse à des constructions réelles. C’est ainsi que la construction de l’Atelier Gando et du Pavillon de Tete au Mozambique ont commencé.
Malheureusement, tout d’abord l’épidémie d’Ebola et ensuite les alerte attentats, ont empêché mes étudiants de voyager en Afrique dans les dernières années. Mais je compte recommencer très bientôt et j’espère que ce projet aboutira un jour à une structure physique de diffusion du savoir.


En tant qu’architecte de renommée internationale, comment appréciez-vous l’architecture au Burkina Faso ces dernières années ?

Merci pour le compliment ! En tant que personne dans une situation privilégiée, il est toujours facile de prononcer des critiques envers les autres, chose que je ne voudrais pas faire. Je voudrais souligner que notre pays, le Burkina Faso, est confronté à un besoin croissant en logements dans les zones urbaines. Il appartient à nous tous, architectes, clients et décideurs politiques, de travailler ensemble pour faire face à ce processus, ou l’urbanisation risquera d’être un grand échec.

Dans vingt-cinq ans, Ouagadougou, notre capitale, sera la ville qui connaîtra la plus haute croissance de sa population dans le monde entier : il faudra donc apporter de nouvelles solutions que l’architecture actuelle ne reflète pas. La politique de lotissement, qui consiste à créer de nouvelles zones d’habitation en attribuant une parcelle à chaque individu, est une mauvaise réponse : d’une part, elle détruit les terres qui servent à nourrir la population, d’autre part elle crée des conflits entres les populations urbaines et les communautés voisines. De plus, elle coûte très chère en termes d’infrastructures comme les routes, l’apport d’eau et celui d’électricité.

Je pense que le Burkina Faso regorge de créativité et si nous savons comment exploiter ce potentiel, nous pourrons rendre service aux populations en créant une architecture contemporaine urbaine, dense et humaine.

Vous êtes beaucoup orienté vers l’architecture écologique, quels sont ses avantages pour un pays comme le Burkina Faso.

Il est connu que le Burkina Faso manque de ressources fossiles ; nous devons importer notre énergie de l’étranger. Il est donc évident qu’une architecture qui tienne compte du climat et des conditions socioculturelles et économiques, qui exploite les matériaux locaux et nos traditions, soit nécessaire : elle permet d’économiser de l’énergie et des ressources tout en fournissant le confort climatique des espaces sans besoin d’avoir recours à la climatisation artificielle.

Un dernier mot aux jeunes pour qui vous êtes un exemple et souhaitent emprunter vos pas ?

Je suis né dans une communauté pas très privilégiée : mon père a eu la sagesse de m’envoyer à l’école, où mon oncle m’a appris à travailler très dur. C’est grâce à ce que j’ai pris avec cœur et beaucoup de force et volonté que j’ai pu concevoir des idées qui sortaient de la masse ; cela m’a permis d’obtenir des bourses et de gagner des prix, toute chose qui ont lancé ma carrière.

Ce que je peux dire aux jeunes de mon pays c’est que la chance ne suffit pas et qu’il faut se battre, s’engager pleinement et savoir exploiter les opportunités qui s’ouvrent à eux au cours de leur vie. C’est seulement ainsi que la chance leur sourira et qu’ils pourront réaliser leurs ambitions.

Interview réalisée par Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Messages

  • Waaoouuhh ! le seul bissa intelligent qu’il a plu à Dieu de gratifier le Burkina Faso. Bon vent à toi, esclave intelligent !

  • Mon frère tu fais la fierté et la dignité de notre pays et de l Afrique en general.
    Que Dieu t accompagne encore plus d avantage dans tes réalisations. Tu as tout dit dans ton entrétien. Nous revoir nos visions pour le future du continent en commençant par notre mode d habitat etc.....

  • Je suis tellement fière en lisant cet article. Bon courage cher compatriote et bon vent. J’espère au moins que la Nation burkinabè t’a accordé une décoration pour ce beau parcours, sinon ce serait dommage. Félicitations encore et que cela fasse tâche d’huile.

  • En voila l’un des seuls burkinabe de la diaspora qui impose le respect. Je dis bien impose. Non par son pédantisme creux, mais par sa compétence alliée à sa simplicité, sa sincérité et son humanisme au service de l’Autre. Il n’a pas émigré pour engranger l’argent facile et rentrer se vanter devant ses frères, mais pour disposer de moyens plus viables qui lui permettent d’exprimer ses compétences et les mettre au service de l’autre. Et Dieu faisant bien les choses, il a fait le bon choix : l’Allemagne et non pas un autre pays et certainement pas la France. Une vraie chance.

    « …il est temps de rendre hommage à l’architecture sociale, durable et bioclimatique, qui est l’architecture qui répond aux besoins de notre époque ». En voila une preuve que la culture africaine est une chance pour l’humanité actuelle. Encore faut-il que les africains eux memes en prennent conscience, et l’aiment et la préservent. Mme Cécile Robert a bel et bien écrit un livre intitulé « L’Afrique au secours de l’Occident » : en voila une preuve. La culture africaine participe du monde, de l’universel. A nous de l’apporter au monde : « …j’essaye d’utiliser pour jeter des ponts de savoirs, de techniques et d’expériences, entre le Burkina Faso et l’Europe ».

    La simplicité qui caractérise si bien le burkinabe en général, en est ici un exemple positif. C’est avec joie et sérénité que je lis que tu as rejoins ce projet "Mémoire et Conscience" pour une nouvelle assemblée nationale. Ca redonne confiance.

    « La politique de lotissement, qui consiste à créer de nouvelles zones d’habitation en attribuant une parcelle à chaque individu, est une mauvaise réponse : d’une part, elle détruit les terres qui servent à nourrir la population, d’autre part elle crée des conflits entres les populations urbaines et les communautés voisines. De plus, elle coûte très chère en termes d’infrastructures comme les routes, l’apport d’eau et celui d’électricité ».

    De telles évidences sont connues de nos dirigeants, mais malheureusement l’égoïsme et la gratification immédiate les amènent chacun à ne voir que ce qu’il peut retirer comme gain pour lui tout seul, et tant pis pour les autres et les générations futures. Mais je comprends votre mesure pour ne pas affirmer que l’urbanisation est une catastrophe au Burkina et en Afrique en général. Et c’est notre tendon d’Achille.

    Malheureusement quand on s’est ingénié à détruire l’éducation et l’enseignement, que peut-on attendre de la jeunesse que l’idée de profiter et faire des deals comme on le lui montre. La jeunesse burkinabe est très courageuse, malheureusement elle ne reçoit pas le soutien nécessaire. Bien au contraire, on fait tout pour la décourager et la corrompre, parce que justement elle possède une certaine conscience et intégrité. Mais l’insurrection de fin octobre montre qu’elle garde sa moralité. C’’est pourquoi ce projet de l’assemblée est un devoir et que des dignes fils comme toi doivent y participer. D’autres ont émigré, ont « réussi » mais ont oublié d’où ils viennent.
    FELICITATIONS BIEN MERITEES
    SOME

  • eh oui !! la propagande de l´homme du balai citoyen et dans quelques jours l´homme de reference de roch à berlin et surement interprete !! pauvre burkina !

    • Y a rien dans la jalousie et la haine gratuites ! Bon vent, M. Kéré et que Dieu vous garde et vous inspire toujours et toujours !

    • M. Said, juste un conseil ; trop d’aigreur sans raison valable est cancérigène à long terme !! Laisse tomber et viens on va reconstruire ensemble notre chère patrie.

    • Le petitesse d esprit conjugué à l aigreur quand tu nous tiens.C est l article du quotidien le monde à lui consacré paru la semaine dernière qui a inspiré cette interview.Si seulement vous suiviez l actualité vous l auriez lu au moins sur facebook car abondamment partagé.Alors ,le monde travaille t-il aussi sous les ordres de Balai ou de Roch ? L on comprend pourquoi l Afrique sera toujours derrière.

    • Tu es vraiment faible d’esprit. Tous les pays du monde et toutes les grandes nations se sont construits en tirant le meilleur de chacun de leur fils et filles pour éclairer les sentiers de leur développement. Des gens comme toi sont à mettre dans le musée de la curiosité de l’histoire comme des espèces dangereuses à s’en méfier comme de la peste. Tu aigres et tu le resteras à jamais.

      Je suis fier d’être BURKINABE à travers ce que fait KERE .

    • Tu es vraiment faible d’esprit. Tous les pays du monde et toutes les grandes nations se sont construites en tirant le meilleur de chacun de leur fils et filles pour éclairer les sentiers de leur développement. Des gens comme toi sont à mettre dans le musée de la curiosité de l’histoire comme des espèces dangereuses à s’en méfier comme de la peste. Tu aigres et tu le resteras à jamais.

      Je suis fier d’être BURKINABE à travers ce que fait KERE .

  • Bonne suite Monsieur KERÉ plusieurs africains sont fiers de vos réalisations.

  • M. Said, soyez explicite. Que voulez vous à la fin. L’intéressé parle de son art, et ce qui vous intéresse, c’est de rester prophète des choses inutiles. M. KERE, toutes mes félicitations ! Tu fais la fierté de toute une nation et même d’un continent. Ceux qui connaissent ou s’informent sur l’Occident savent qu’il est très difficile pour un africain de s’y faire une place honorable.
    Vous êtes un exemple pour une jeunesse qui veut se battre.

  • Le monde est globalisé, quand on est compétent ça ne ment pas. On est valable partout, on peut travailler partout. De plus M.Kéré est d’une extrême humilité, celle qui caractérise ceux qui réfléchissent, qui ne suivent pas la foule et donc qui ne s’arrêtent pas quand la foule s’arrête. Il a acquis ses fondamentaux au pays et il est ce qu’il est sans corruption, ni favoritisme. Du reste, dans les nations où il a fait ses preuves, seule la compétence compte.

  • N’en déplaise à un certain Saïd. Faut aller dans son village voir ce qu’il fait. Il y a un autre architecte bissa qui est bien connu en France et particulièrement à Marseille, Carim Yigo que Kéré connait bien. Bon vent à ces valeureux fils du Faso.

  • Vous parlez de quel développement pour l’ Afrique des lycées et collèges privés comme publics qui n’ont même pas de microscopes pas un seul jusqu’à la terminale....

  • Amis internautes , je suis mal placé pour juger ses oeuvres, au contraire c´est une fierté
    pour tout le burkina. mais quand le politique s´invite, c´est autre chose. dormez et attendez de voir au reveil.....

  • Bel article. Du courage et bon vent dans vos projets.
    Nous souhaitons que vous partagiez les opportunités de financement des études dans votre domaine à vos jeunes frères du Burkina Faso.
    Je suis convaincu que vous n’êtes pas du genre " Je suis le Seul archi.... du Burkina", "Je suis le seul chimiste du Burkina" "Je suis le seul historien du.... ", "je suis le seul...." "je suis le seul....".
    Vous faites notre fierté.

  • Ce brave bissa m en bouche un coin si ce n est pas le tout. Bravo et félicitations cher fils esclave. La prochaine fois que tu seras au pays fais moi signé pour un bon kanzaga !

  • Monsieur KERE est une fierté pour toute l’Afrique.
    J’ai eu la chance d’échanger avec lui et de voir ses étudiants dans son village à GANDO.
    Dieu vous bénisse !
    RAGOMZANGA

  • internaute 8/warsat, je valide tes propos à 200% ; quelle compétence/expertise et le tout moulé dans une grande humilité, whaooooo ! Chapeau bas Mr Kéré, tout est à votre honneur ; nous sommes fiers de vous et vous nous inspirez, please keep it up and may God bless you.

  • Je fonds d’admiration devant vous Mr KERE. Vous êtes la bonne graine qui donne la fierté d’appartenir à une race (la race noire) un continent (l’Afrique Noire), un pays (le Burkina Faso), une communauté (Bissakou). Continuez avec vos projets qui visent à donner la chance à d’autres jeunes. Faites nous rêver. Pour avoir fait mes études en Europe, réussir aussi brillamment dans ce milieu et forcer l’admiration des blancs, Il faut du talent. beaucoup de talent. ça mon vieux vous en avez.

    Bon courage

    Mamadou SANOU

  • bon vent, M. KERE. Bravo, félicitations : nous sommes fiers de vous.

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